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Il existe
environ 100 000 espèces de champignons comprenant des
champignons vénéneux dont l'ingestion est susceptible
d'entraîner une intoxication pouvant se manifester soit
immédiatement soit après une période d'incubation (période
allant de la pénétration du produit toxique contenu dans les
champignons jusqu'à l'apparition des premiers signes
d'intoxication) variable selon le type de champignon ingéré.
On distingue plusieurs sortes d'intoxication en relation
directe avec la toxine responsable et les effets qu'elle
entraîne.
Il apparaît à l'évidence qu'il est
formellement déconseillé de manger des champignons non
identifiés avec certitude. Il semble indispensable d'autre
part d'apprendre à reconnaître les espèces dangereuses.
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CE QU'IL FAUT :
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Sabstenir de manger des champignons inconnus.
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Craindre par-dessus tout de confondre un cèpe
délicieux avec une amanite phalloïde.
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Montrer les champignons cueillis à un pharmacien
en prenant soin de ne pas mélanger les espèces.
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Conserver les restes du repas si cela est encore
possible, afin de pouvoir identifier le champignon
responsable. Cela peut être important pour la suite
du traitement.
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Elles débutent généralement par des troubles digestifs :
nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhées.
L'évolution se poursuit par des atteintes hépatiques, rénales
ou neurologiques en fonction des espèces consommées. Le délai
d'apparition des premiers symptômes est extrêmement important.
Les intoxications précoces, survenant moins de 6 heures après
l'ingestion, sont le plus souvent bénignes. Par contre, les
syndromes tardifs (plus de 6 heures après le repas) sont plus
graves et parfois mortels.
Le syndrome phalloïdien apparaît après 6 à
12 heures et se traduit par un malaise général avec sueurs et
gastro-entérite aiguë.
Le décès survient quelques jours après
la consommation. II est dû à la destruction des cellules du
foie. Trois signes caractéristiques permettent de reconnaître
les amanites phalloïde, vireuse ou
printanière, mortelles : lamelles et spores blanches, anneau
plus ou moins visible et volve membraneuse à la base du pied.
Les petites lépiotes brunes et la galère marginée déclenchent
le même type d'intoxication. Mieux vaut donc éviter les
confusions (voir tableau), et ne consommer que des lépiotes
dont le pied est élevé et dont le chapeau mesure au moins 10
cm de diamètre.
Le syndrome orellanien survient plusieurs
jours, parfois même plusieurs semaines après l'ingestion de
coronaires (coronaires couleur de rocou, resplendissant,
pourpre...).
II provoque une atteinte rénale gravissime. II
est donc plus prudent de rejeter tout spécimen portant la
moindre trace de rouge ou d'orangé sur le pied ou le chapeau,
et dont les lamelles ont des reflets rouges ou jaune chamois.
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La double vie des champignons |
Plusieurs
champignons, considérés jusque-là comme comestibles, sont
aujourd'hui totalement déconseillés.
LE GYROMITRE, autrefois largement
consommé, a été retiré du marché en France depuis 1991.
Désormais classé comme mortel, il est à l'origine du syndrome
gyromitrien qui apparaît 6 à 48 heures après le repas. Après
une première phase de troubles digestifs, des symptômes
hépatiques, rénaux et neurologiques se développent, pouvant
conduire au décès. LE PAXILLE ENROULÉ, consommé par certains
sans dommages, peut se révéler mortel chez d'autres notamment
à l'état cru ou s'il est mal cuit. Pourtant réputé inoffensif,
le tricholome équestre est lui aussi mis sur la sellette à la
suite de décès observés dans le sud ouest de la France.
L'intoxication se traduit par des atteintes musculaires avec
sueurs, survenant après une ingestion excessive et répétée. Un
problème de sensibilité personnelle et le milieu dans lequel
pousse le champignon sont sans doute en cause. Quoi qu'il en
soit, la plus grande prudence est donc de rigueur, même si les
personnes de votre entourage ont l'habitude de consommer ces
espèces... |
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