Recettes
 
  Conseils de cueillette
   
 

La recherche
des champignons ne doit
en aucun cas nuire
à l'équilibre
du milieu naturel. Pendant votre promenade pensez à respecter la nature,
la faune, la flore... et la
propriété d'autrui !

N'allez surtout pas croire que les champignons sont à tout le monde et que vous pouvez impunément en ramasser partout. 

Ils ne sont pas, non plus, comme dit le jargon juridique, res nullius (« la chose de personne ») ; ils appartiennent bien à quelqu'un : le propriétaire du terrain.

La loi du 24 avril 1979, qui « fixe pour les champignons les conditions de ramassage et de cession à titre onéreux et gratuit ». Le texte est signé conjointement par le ministre de l'Environnement et du Cadre de vie et le ministre de l'Agriculture. 


L'essentiel de cette loi, précisé dans son article 1er c'est que l'autorité en la matière est déférée aux préfets ! Quelques arrêtés préfectoraux ont été effectivement pris dans les deux années qui ont suivi la promulgation de cette loi, en 1980 et 1981.

Ils limitent, par exemple, les récoltes à 2 kg par jour et par personne, et interdisent l'usage d'outils de ramassage, l'arrachage, la destruction des espèces non comestibles ou inconnues et fixent les espèces sauvages qui peuvent être récoltées, vendues ou achetées (4 à 8 espèces suivant les départements en cause), à moins qu'ils ne réservent exclusivement le droit de vendre aux propriétaires et aux fermiers du terrain.

La loi n'est pas la même sur l'ensemble du territoire, ce qui n'est pas fait pour simplifier la vie des vacanciers changeant souvent de lieu de villégiature. Il y a donc toujours intérêt à savoir où l'on met les pieds et, précisément, à qui appartient le pré, le champ, le bois ou même la friche que l'on compte explorer.

Si l'on parvient à connaître le nom du propriétaire, il est préférable de se renseigner sur les usages locaux, sur les éventuelles réactions de propriétaires grincheux, ou même sur les situations de « petite guerre des champignons », comme il en existe parfois. Pour ce genre de problème, les préfectures, sous-préfectures, mairies, offices de tourisme, syndicats d'initiative et, bien entendu, les sociétés mycologiques locales pourront vous apporter de précieux renseignements.

Mais, dans tous les cas, quelle que soit la réglementation en vigueur, l'imporant est de se conduire en ramasseur responsable et bien élevé :

  • Respectez la nature, n'abîmez ni les arbres, ni les plantes, ni les champignons qui ne vous intéressent pas.
  • Ne laissez derrière vous aucun détritus ou relief de pique-nique.
  • Respectez les panneaux d'interdiction et la propriété d'autrui.
  • Demandez la permission d'y accéder.
  • Refermez bien les barrières et les portes derrière vous.
  • Ne dérangez pas les animaux domestiques dans les prés.
  • En forêt, restez silencieux pour ne pas effrayer les animaux sauvages.
  • Rebouchez le trou laissé par la cueillette pour protéger le mycélium (partie invisible, constituée de fins filaments qui se développent sous terre).
  • Ne cueillez ni les champignons trop jeunes ou trop petits, difficiles à identifier et sources de confusion. Même chose pour les champignons trop vieux ou véreux : peu savoureux, ils assurent la dissémination des spores.
  • Ramassez uniquement les espèces connues, en les séparant dans le panier. Ne prélevez que la quantité nécessaire à vos besoins.
C'est généralement 2 kg par personne et par jour, avec un maximum de 10 kg pour l'ensemble des passagers d'un même véhicule.
   
   
 

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