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Le
Safran
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Le Safran ou Or rouge du Quercy est un crocus sativus linnaeus,de la
famille des iridacées qui nécessite l’intervention de l’homme pour
sa culture. Ce n’est donc pas une plante sauvage comme la Colchique avec
laquelle il est souvent confondu. La fleur très fragile, apparaît la
première en octobre avec ses six pétales de couleur violette, trois étamines
jaune d’or et surtout son pistil qui se termine par trois fils rouge
sang : les stigmates.Ces stigmates contiennent les alcaloïdes donnant les vertus médicinales,
tinctorielles
et gustatives de cette plante. Il faut environ 140 fleurs pour obtenir 1
gr de safran ce qui explique son prix élevé et sa parité or !
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Tout
le monde connaît plus ou moins le safran sur le plan culinaire, mais
très peu de personnes connaissent ses racines ! Cette plante
mystérieuse serait originaire du Cachemire, et introduite en Gaule par
les Phéniciens, et plus tard par les croisés au retour de Palestine.
Les médecins des Pharaons la prescrivait pour tous les maux d’estomac
(papyrus Eberth).
Avicenne le fameux médecin
persan la recommandait dans tous les troubles circulatoires,
Hippocrate dans les dyspepsies et les névralgies dentaires. |
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Relancée
depuis quelques années, la production de safran permet de faire
redécouvrir les utilisations et les vertus du safran du Quercy |
Celsus le médecin de l’empereur Claude la
recommandait comme antispasmodique digestif, l’incorporait dans le sel aux
épices qu’il mettait dans tous les plats… d’autant plus qu’il devait en
connaître les propriétés digestives et aphrodisiaques !
Son implantation dans le Quercy remonte au XIIIe
siècle au moins, puisque certains actes notariés datés de 1292 signalent
la présence de safranière au monastère d’Espagnac Sainte Eulalie, quand
celui ci fut cédé aux religieuses par le seigneur Hébrard de Saint
Sulpice ! Certains écrits signalent la culture du safran dans la
vallée du Lot et du Célé depuis Saint Cirq Lapopie, Cajarc, Montbrun, et
même Figeac.
Sur le plan gastronomique il existe depuis fort longtemps
dans le Quercy des spécialités au safran : les tripes à la
cadurciennes, le mourtayrol (pot au feu au safran), les pieds de
cochon au safran, la mamonia (ragout de mouton au safran)…
On
utilise toujours le pouvoir tinctoriel du safran pour colorer en jaune d’or
certains tissus comme les robes des bouddhistes, les voiles des mariées
dans certains pays du magreb, surtout dans les tapis puisqu’il aurait
aussi un pouvoir antimite …
Enfin le Crocus sativus est toujours prescrit
en Homéopathie dans tous les troubles circulatoires chez la femme et
notamment dans les dysménorrhées ou règles douloureuses.
Cette
recherche a été réalisée par une équipe de l’association de
sauvegarde de l’environnement de Cajarc : A.S.P.E.C., et surtout Christian Agrech responsable de la commission environnement au sein de
notre Association.
Le Président : Docteur P. Fleury
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| Parfumer, colorer,
cuisiner |
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 Sur le plan gastronomique il existe depuis fort longtemps
dans le Quercy des spécialités au safran : les tripes à la
cadurciennes, le mourtayrol (pot au feu au safran), les pieds de
cochon au safran, la mamonia (ragout de mouton au safran)…
On
utilise toujours le pouvoir tinctoriel du safran pour colorer en jaune d’or
certains tissus comme les robes des bouddhistes, les voiles des mariées
dans certains pays du magreb, surtout dans les tapis puisqu’il aurait
aussi un pouvoir antimite …
Enfin le Crocus sativus est toujours prescrit
en Homéopathie dans tous les troubles circulatoires chez la femme et
notamment dans les dysménorrhées ou règles douloureuses.
En cuisine, le safran se présente dans
de petites boîtes en filaments. Il nécessite
quelques minutes d'infusion dans un liquide chaud
avant utilisation. Il apporte, outre son arôme,
une couleur jaune safranée. À cause de son coût
d'achat, on le remplace souvent par du curcuma qui
teinte de la même couleur sans en posséder
toutefois l'arôme. On le désigne très souvent
comme le safran des Indes dont le pays est grand
producteur. |
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| LES RECETTES... |
Venez découvrir
- ou redécouvrir - la tradition gastronomique du
Quercy, transmise
depuis deux générations.
Avec les recettes de Mamie Mona, de Pierre Andrieu restaurateur à
Concots, de Geneviève, de Jean-Pierre ou de Solange,
des
Causses de Gramat aux vallées du Lot ou du Célé, de la
Bouriane aux Causses de Limogne, gardez
près de vous l'accent du terroir de Quercy.
Les ingrédients ou les temps de cuisson, ne sont pas toujours donnés
avec précision : dans les fermes, en Quercy, on fait au mieux, avec ce
que l'on a "sous la main", et le temps... mais, au fait, c'est
quoi le temps ?... Ce qui
compte c'est le régal des convives !
N'hésitez pas vous aussi à nous communiquer les petits secrets de
vos grands-mères... Fouillez vos greniers, vos fonds de
tiroir, vos mémoires...
Faites nous partager le plaisir de la cuisine de "chez
nous".
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LIENS
:
Site internet
de L'Association
des Safraniers du Quercy |
Utilisation |
En Espagne comme en
Cornouailles on prépare toujours les petits pains au safran. En Scandinavie les
biscuits au safran sont toujours présents aux repas de Noël.
On le retrouve dans les pilafs indiens et bien sûr dans la paella, la
bouillabaisse, le risotto, la soupe de poissons, la zarzuella (ragoût de
poissons espagnol). La safran s'accommode très bien aussi des plats à l'ail.
Enfin il faut savoir qu'il entre dans la composition de la célèbre Chartreuse
dont la recette est toujours tenue secrète.
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