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GénéLot
: groupe
de discussion
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Les
actes notariés
aux Archives départementales |
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Les notaires gardent dans leurs études les
minutes d'actes de moins de cent ans.
Passé ce délai, les documents sont versés dans
les services d'archives :
-
aux ARCHIVES DEPARTEMENTALES pour les
actes passés en province ;
-
aux ARCHIVES NATIONALES pour les actes
passés à Paris.
I.
Classement par étude dans la série E
Aux Archives départementales, les actes
notariés sont conservés dans la série E et
classés par étude.
-
Si on connaît le nom du notaire et la date
de l'acte :
La recherche est aisée : les minutes sont
classées par étude et, dans chaque étude, par
ordre chronologique.
On se reporte aux instruments de recherche
propres à la série E : ils indiquent les noms
des notaires, les lieux d'exercice et les dates
des documents.
-
Si on connaît le nom du notaire, mais pas
la date de l'acte :
Il faut consulter les répertoires
chronologiques de l'étude : ces
répertoires, établis par les clercs de
notaires, donnent la liste des actes passés
jours après jour avec les noms des parties.
Ces répertoires sont signalés, dans
l'instrument de recherche, immédiatement à la
suite des documents de l'étude.
-
Si on ne connaît pas le nom du notaire :
1 - Le critère de localisation
permet d'orienter les investigations.
Les inventaires de la série E indiquent le lieu
d'exercice de chaque étude : cet élément est
souvent déterminant pour les recherches sur une
famille "implantée" dans telle
localité ou tel canton.
Une fois repéré l'étude ou les études
concernées, on parcourt les répertoires
chronologiques comme précédemment.
2 - On consulte - quand il existe - l'inventaire
sommaire de la série E.
En de nombreux départements, pour l'époque
antérieure à la révolution, on dispose d'un
inventaire sommaire qui comporte une analyse des
actes notariés avec mention des noms des
parties.
Cet instrument, même dépourvu d'index, est à
dépouiller absolument par quiconque veut
poursuivre sa généalogie avant 1789. Cet ouvrage
est présent sur place ou aux Archives nationales
(salle des inventaires du CARAN).
3 - On recourt aux tables et registres de l'Enregistrement
et des Hypothèques.
II.
Enregistrement et hypothèques après 1790
Depuis 1791 tout acte notarié est soumis aux
formalités de l'enregistrement. Les
actes de translation de propriété sont, en outre,
inscrits au service des hypothèques.
Les tables
ou fichiers de ces deux
administrations constituent un moyen efficace de
repérage d'un acte, simplement en fonction du nom
d'une des parties.
-
A. LES TABLES DE L'ENREGISTREMENT (SOUS-SERIE
3 Q)
Les fonds de l'Enregistrement, conservés
dans la sous-série 3 Q des Archives
départementales, sont classés par bureaux (le
ressort d'un bureau correspond habituellement à
un canton).
Prenons l'exemple du bureau de Moissac
(Tarn-et-Garonne), ses archives comprennent :
-
- 3 Q 2769 - 2989 : actes civils publics
(1790 - 1899) (ce sont les actes passés
devant notaires)
-
- 3 Q 2990 3030 : actes sous seing privé
(1799 - 1900) (accords entre particuliers :
contrats, inventaires...)
-
- 3 Q 3031 - 3094 : déclarations de
mutations par décès (1790 - 1899)
-
- 3 Q 3095 - 3261 : actes judiciaires (1792
- 1900) (tutelles et curatelles)
-
- 3 Q 3262 - 3265 : baux d'immeubles (1896 -
1902)
A la suite de ces registres d'enregistrement,
le chercheur trouve un certain nombre de tables
:
-
tables des vendeurs, des acquéreurs
-
tables des contrats de mariage
-
tables des testaments et donations
-
tables des décès et successions...
Grâce à ces tables et - il faut le
souligner - moyennant quelques manipulations
de registres, il est possible de repérer
tous les actes relatifs à une famille. En se
reportant aux registres d'enregistrement à la
date donnée par les tables, on obtient le nom
du notaire a passé l'acte.
Dès lors, ce n'est plus qu'un jeu de
rechercher le document dans la série E
parmi les minutes versées par ledit notaire.
A partir de 1865, les tables de
l'enregistrement sont remplacées par un fichier
unique qui renvoie à un répertoire
chronologique.
Les tables de successions se
poursuivent, quant à elles, jusqu'au 20e
siècle. Ces tables constituent un excellent
instrument pour les recherches généalogiques,
puisqu'elles mettent sur la voie des testaments
et partages.
-
B. LES REGISTRES DES HYPOTHEQUES DANS LA SERIE
4 Q
Créée en 1799, l'administration des
hypothèques est chargée de l'inscription des
actes relatifs aux mutations immobilières
(ventes, donations...). Chaque conservation des
hypothèques a pour ressort un arrondissement.
Le généalogiste peut, grâce aux tables
alphabétiques notamment, reconstituer
rapidement la circulation des biens immeubles
entre les familles.
La recherche à partir d'un patronyme
s'exécute en plusieurs étapes dans la sous-série
4 Q.
-
1 - Consulter d'abord le "registre
indicateur" des tables
alphabétiques.
Les tables alphabétiques, en effet, ne sont
pas rigoureusement ordonnées : faute de
place, des noms peuvent être reportés à
d'autres pages ou sur d'autres volumes.
-
2 - Les tables alphabétiques
renvoient aux répertoires des formalités
(avec indication du volume et de la case).
-
3 - Les répertoires de formalités
: pour chaque titulaire est ouverte une case
où sont indiquées toutes les opérations
hypothécaires qui le concernent.
-
4 - Les mentions permettent de se reporter
aux "registres de transcriptions"
des actes.
Le recours aux registres des hypothèques
est particulièrement recommandé :
-
en cas de lacune dans les actes
notariés (les services des hypothèques
transcrivent intégralement
les actes dans les "registres de
transcriptions").
-
en cas de déficience des tables de
l'enregistrement.
Depuis 1956, les conservations des
hypothèques tiennent un "fichier
immobilier" : pour chaque commune, on
dispose :
-
d'une fiche par propriétaire
-
et d'une fiche par immeuble.
III. Insinuation et contrôle sous l'Ancien
Régime
L'enregistrement a été mis en place
progressivement sous l'Ancien Régime. Selon les
catégories d'actes, il convient de distinguer :
-
A. LES INSINUATIONS (SERIE B)
L'"insinuation judiciaire"
est la plus ancienne (1539) : elle s'effectue
auprès des juridictions royales (prévôtés,
bailliages, présidiaux, sénéchaussées) dont
les archives sont conservées dans la série
B des Archives départementales.
L'insinuation judiciaire concerne d'abord les
donations, puis s'est étendue à
d'autres actes : contrats entre particuliers,
contrats de mariage, successions, scellés,
inventaires...
Un grand nombre de ces actes font l'objet
d'une présentation détaillée dans l'inventaire
sommaire de la série B. L'ouvrage mentionne
de ce fait quantité de noms de familles
que le généalogiste averti se doit de
parcourir !
-
B. CONTROLE DES ACTES (SOUS-SERIE 2 C)
- Le contrôle des actes est
créé dans un but fiscal : à partir de 1693,
tous les actes doivent être déclarés au
bureau de contrôle le plus proche.
Les actes sous seing privé sont également
soumis au contrôle, à partir de 1706.
Les registres du contrôle, conservés dans
la sous-série 2 C, sont classés par
bureau et par ordre chronologique.
L'accès à ces registres, conservés dans la
sous-série 2 C, est facilité par :
-
- le classement par bureau (un par canton
généralement)
-
- l'existence de tables :
-
tables des vendeurs
-
tables des acquéreurs ;
-
tables des contrats de mariage ;
-
tables des testaments, etc.
Les indications relevées dans les registres
du contrôle permettent de retrouver l'acte dans
le fonds du notaire (série E).
REMARQUE :
La sous-série 2 C comporte, à partir de
1703, classés également par bureau :
-
- des "registres d'insinuation
suivant le tarif" ;
-
- et des "registres du centième
denier".
Les actes passés au contrôle sont en effet soumis
ensuite à l'insinuation afin d'en assurer
la publicité.
Ainsi, un acte est mentionné à la fois :
-
- dans les registres du contrôle
-
- et dans les registres d'insinuation
(suivant le tarif ou - s'il s'agit de
mutations d'immeubles - au centième denier).
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