I
- ÉTAT CIVIL DE MOINS DE CENT ANS
Lieu de conservation :
S'adresser à la mairie de la commune concernée :
les registres d'état civil sont conservés sur
place.
Règles de communicabilité
:
Les registres d'état civil ainsi que les tables
décennales de moins de cent ans ne peuvent être
communiqués que sur autorisation du procureur de la
République (loi du 3 janvier 1979).
En ce qui concerne la
délivrance de copies et d'extraits, les conditions
sont précisées par les décrets du 3 août 1962,
du 15 février 1968 et 2 octobre 1968 :
- les copies d'actes de
décès peuvent être délivrées à toute
personne ;
- les copies intégrales
d'actes de naissance ou de mariage ne peuvent
être délivrées qu'à l'intéressé lui-même ou
à sa famille (ascendants, descendants, conjoint)
et à l'administration publique.
Il convient donc de produire
à l'appui de sa demande, les pièces prouvant des
liens de parenté (livret de famille par exemple).
- les tierces personnes
(n'appartenant pas à la famille) peuvent - sans
avoir à justifier des motifs de la demande -
obtenir des extraits d'acte de naissance ou de
mariage.
Les extraits, à la
différence des copies intégrales, ne comportent
aucun renseignement sur les parents de l'enfant
(acte de naissance) ou des époux (acte de mariage).
II
- ETAT CIVIL DE PLUS DE CENT ANS
Lieu de conservation :
- Aux Archives communales :
Les communes de plus de 2
000 habitants gardent un exemplaire de leur
registres d'état civil.
En revanche, les petites
communes déposent généralement leur exemplaire
aux Archives départementales.
- Aux Archives
départementales :
Aux Archives
départementales est conservé pour toutes les
communes l'exemplaire versé par le greffe du
tribunal.
Règles de communicabilité
:
La communication d'actes
d'état civil de plus de cent ans est libre.
La recherche des actes n'entre
pas dans les obligations du service public. Les
Archives départementales ou communales n'ont pas à
se substituer au particulier pour le dépouillement
des registres.
La reproduction des actes
n'est pas un droit pour le public. Elle est
effectuée aux frais du demandeur. La délivrance
d'une photocopie peut être refusée, lorsque
celle-ci est susceptible d'endommager le document.
III
- MICROFILM
Pour préserver les registres
et en faciliter la communication au public, le
microfilmage systématique de l'état civil de plus
de cent ans et des registres paroissiaux est en
cours.
A partir du microfilm, on peut
obtenir immédiatement une photocopie grâce aux
appareils lecteurs-reproducteurs dont sont équipés
la plupart des services d'archives.
IV
- AIDE A LA RECHERCHE
Les cercles généalogiques
:
Les cercles généalogiques
qui existent dans chaque département peuvent vous
apporter une aide appréciable, soit en mettant
leurs bases de données à votre disposition, soit
en vous proposant - moyennant une participation aux
frais - d'effectuer les dépouillements et les
recherches que l'éloignement vous empêche de mener
vous-même.
Bien des cercles de province
disposent en outre d'une antenne parisienne où le
chercheur peut trouver revues, fichiers et
microfilms relatifs à sa région.
Pour avoir l'adresse d'un
cercle, il suffit d'appeler le Service d'archives du
département concerné.
Quelques centres situés à
Paris concernent toute la France :
- Bibliothèque
généalogique : 3 rue de Turbigo, Paris
3e.
- Centre d'Entraide
généalogique de France : 119 rue de
Clignancourt, Paris 18e.
- Bibliothèque historique
des Mormons : 66 rue de Romainville, Paris
19e. Cette dernière détient un immense
fichier, résultat de dépouillement de l'état
civil dans une quarantaine de départements (Région
parisienne, Normandie, Bretagne, Charente, Nord,
Alsace, Lorraine, Franche- Comté...) les anciennes
Colonies et des pays étrangers tels que
l'Allemagne, la Suisse.
Des
sources autres que l'état civil :
Les registres d'état civil
(et les registres paroissiaux qui les
précèdent) sont les premiers documents à
consulter par le généalogiste.
Une autre sources
particulièrement appropriée aux recherches sur une
famille est offerte par les actes notariés (titres
de propriété, successions, contrats de
mariage...). Les notaires déposent aux Archives du
département les minutes des actes passés il y a
plus de cent ans. Pour Paris, les actes notariés
sont versés aux Archives nationales.
Fichiers et registres
d'enregistrement permettent la recherche d'actes
dont on ne connaît pas la date précise.
Pour l'époque antérieure
à la Révolution, le généalogiste consultera
notamment :
- la série E (aux Archives
départementales) : notaires et tabellions. En de
nombreux départements, cette série a fait l'objet
d'un inventaire analytique qui mentionne la nature
des actes et les noms des parties ;
- la série B (aux Archives
départementales) : actes passés devant les
juridictions locales (bailliages, présidiaux...).
Un grand nombre d'actes de succession, de donation,
de contrats de mariage, de baux sont signalés avec
les noms des familles concernés dans les
inventaires analytiques de cette série ;
- les recensements, registres
de bourgeoisie, dénombrements de feux : séries BB
ou CC des Archives communales ;
- les rôles d'imposition
(rôles de taille, de fouage, de capitation, etc.) :
série CC des Archives communales et série C aux
Archives départementales.
Des ouvrages fondamentaux :
Les inventaires précités
peuvent être consultés non seulement aux Archives
du département concerné mais aussi dans tout autre
département. Les inventaires imprimés figurent en
particulier au CARAN (Centre d'accueil et de
recherche des Archives nationales, 13 rue des
Quatre-Fils, Paris 3e).
De plus en plus de
départements publient un Guide de leurs archives,
présentant l'ensemble des fonds et des instruments
de recherche qui s'y rapportent.
Ces ouvrages sont également
présents au CARAN. Certains comportent de
véritable introduction à la recherche
généalogique : par exemple le Guide des Archives
de la Seine-Maritime, de l'Allier, des Hautes-Alpes,
de la Savoie...
Enfin, il existe des manuels
publiés par les Archives à l'intention des
généalogistes.
Le classement des fonds étant
identique dans tous les départements, ces guides
sont utilisables partout.