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La fondation de la ville de Cahors a été attribuée par les anciens auteurs
aux gallo-romains, aux alentours du Ie siècle de notre ère. Cette
hypothèse est confirmée par les découvertes archéologiques de ces
dernières décennies (études de Michel Labrousse (1) et René Pauc (2)), qui
démontrent l'existence de la ville au début du Ie siècle à l'époque
augustéenne .
Les gallo-romains furent de grands urbanistes comme le montre le choix du
site pour la fondation de la ville, fruit d'une recherche élaborée par des
hommes de l'art tels qu'urbanistes, géomètres, hydrauliciens.... qui
tinrent compte de critères, géomorphologiques, économiques et religieux.

Le méandre du Lot à Cahors
Les critères essentiels, qui sont quasiment tous liés à l'environnement
géologique, furent la présence :
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de nombreuses sources : fontaines des Chartreux et de Saint-Georges et
nombreux griffons localisés dans le lit de la rivière et dans son
environnement immédiat, comme celui qui existe dans le lit du Lot, juste
en aval du pont Louis-Philippe. Ces sources jaillissantes devaient être
alors spectaculaires, car à cette époque le lit de la rivière, non
surélevé par les chaussées actuelles devait être fort différent. Elles
jaillissent le long de flexures et de failles annexes de l'accident
géologique Ouest-Quercynois, de direction N 145° E, qui recoupe la vallée
du Lot à Cahors. Cette multitude de sources en ce lieu, dont certaines ou
la totalité ont été sacralisées avant la création de la ville
gallo-romaine, fut à l'origine du nom de Divona donné à la ville dès le
début du Ie siècle;
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du méandre enveloppant la presqu'île, où s'est établie l'antique Divona,
celui-ci s'inscrit au cur d'une vaste dépression héritée d'un sillon,
creusé au Tertiaire, qui s'étire entre Le Montat et Boissières ;
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d'un gué, localisé au confluent de la combe du Bartassec et de la vallée
du Lot permettait une traversée aisée de la rivière en étiage.
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de la vallée du Lot, principale voie de communication antique ;
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du vallon du Bartassec, d'orientation Nord-Sud,
qui permettait la
communication avec les grands domaines agricoles du Bas-Quercy et les
villes de Cosa et Toulouse (3) ;
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du ruisseau de Vers, situé en amont.
Seul, ce ruisseau possédait une eau assez abondante et d'une pureté
suffisante pour être acheminée par un aqueduc et distribué dans la ville.
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de la proximité de substances minérales variées, tels les argiles à
briques et céramiques de Boissières, Saint-Denis-Catus et du Montat, les
gisements de fer abondants sur les plateaux dominant la vallée du Lot et
les sables siliceux des terrains crétacés et tertiaires utilisés pour la
fabrication du verre;
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enfin,
de la présence en amont, sur les rives du Lot, dont très
facilement transportables au fil de l'eau, des grès à Faycelles et
Frontenac (formation géologique des grès de Lamagdeleine) très prisés dans
l'architecture gallo-romaine.
Cette situation privilégiée fut donc à l'origine de la création et du
développement de la ville gallo-romaine qui deviendra, très rapidement, un
centre commercial, artisanal et religieux (4) au carrefour des grandes voies
de communications reliant les principales citées voisines : Bordeaux,
Périgueux, Limoges, Rodez, Cosa et Toulouse.
(1)
Labrousse Michel, 1954 - A Cahors et en Quercy au temps des Romains. Bull.
soc.ét.lit.sc. et art. du Lot, p. 87.
Labrousse Michel, 1969 - Inventaire archéologique du département du Lot
pour la période gallo-romaine. Thèse de Doctorat d'État, Sorbonne.
(2)
Pauc René, 1977 - Cahors gallo-romain d'après les sauvetages. Extrait des
actes du XXXIIe congrès (tenu à Cahors) des Sociétés Académiques et
Savantes Languedoc - Pyrénées - Gascogne.
(3)
Labrousse Michel, 1978 - Le réseau des voies antiques du Lot.
Quercy-Recherche n° 22.
(4)
Fau Laurent, 1995 - Le culte de Divona et la cité des Cadourques.
Catalogue de l'exposition Divona.
© Jean,
Guy Astruc
et Quercy Net, 2003
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