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Description
géomorphologique
Le Puy d'Issolud est constitué par un petit plateau calcaire (surface
approximative 1,5 km2), faiblement incliné en direction du Sud-Ouest,
séparé du causse de Martel par la vallée de la Tourmente. Sur sa limite
sud, il domine de 150 à 200 m environ la vallée de la Dordogne, vers l'Est
la plaine de Vayrac et la vallée de la Sourdoire, en direction du nord ses
soubassements se rattachent aux collines argileuses liasiques.
La surface du Puy d'Issolud, présente plusieurs types de paysages, qui
sont hérités directement de la nature du sol. Une végétation caractérisée
permet de les différentier sans difficultés.
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Le substratum calcaire arme les falaise périphériques ; sur le plateau, il
est souvent masqué par des formations superficielles d'altération. A
proximité des versants et lorsque les calcaires sont sub-affleurants la
végétation est calcicole, les bosquets sont formés de chênes pubescents
auxquels se mêlent le genévrier, le cornouiller et l'érable de
Montpellier,
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Plusieurs affleurements, d'argiles à graviers et galets tertiaires, sont
dispersés préférentiellement sur la bordure orientale du plateau (les
Temples). Ces affleurements se repèrent facilement à cause de la
végétation silicicole (châtaigniers, fougères, bruyères) qu'ils génèrent.
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Entre la ferme du Puy d'Issolud et l'éperon limitant le plateau en
direction du Sud, le substratum calcaire est masqué par des cailloutis de
gélifration (grèzes) est des argiles d'altérations ; ce secteur est
cultivé (verger et céréales).
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A la base des falaises périphériques, les marnes et argiles
toarciennes forment un talus incliné supportant des prairies. Ces terrains
argileux sont partiellement masqués par des colluvions, des travertins et
des éboulis issus d'effondrement localisé de falaise ; ces éboulis
supportent quelques maisons habitation aux environs de la source de Loulié.
A l'Est et au Nord-Est, un banc calcaire (Domérien supérieur) s'intercale
dans le talus argileux à proximité des fermes du Verdié, Belcastel,
Maraval et Lastournayries. Une accumulation de travertin masque le
substratum argileux en aval de la fontaine de Loulié.

Coupe géologique schématique du Puy d'Issolud
Description
des terrains
Les formations jurassiques forment le substratum du plateau et de
son environnement. Elles sont représentées de la base vers le sommet par :
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Les calcaires bioclastiques, roux, du Domérien supérieur.
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Les marnes et argiles noirâtres du Toarcien.
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Les calcaires bioclastiques, à oncolites, gris de l'Aalénien inférieur et
moyen.
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Les calcaires oolitiques gris clair de l'Aalénien supérieur et du
Bajocien. Dans le sommet des calcaires oolitiques s'intercale un niveau
silicifié décimétrique.

Coupe géologique entre la vallée de la Tourmente et le Puy d'Issolud
Les formations superficielles nappent les talus bordiers et forment
des affleurements discontinus sur le plateau. On peut différencier :
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Les alluvions de la Dordogne s'étalent largement, au Sud du
plateau, à l'intérieur de la vallée (large de près de 2 km à son confluent
avec la Tourmente). Cet épandage, épais de 8 à 10 m, est composé de
galets, graviers et sables peu argileux à stratifications laminaires et
obliques. Les galets ont une une taille moyenne de 10 cm, pouvant
atteindre jusqu'à 60 cm sur le substratum, ils sont souvent assez plats.
Les constituants de ce matériau détritique, peu altérés, sont représentés
par des roches variées, souvent siliceuses, provenant du Massif central
(quartz, granites, gneiss, basaltes etc...), on notera la rareté des
roches carbonatées. La Dordogne qui divague sur la totalité de sa basse
plaine, et coule sur ses alluvions dans une vallée remblayée.
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Les alluvions des vallées de la Tourmente et de la Sourdoire sont
composées presque exclusivement de graviers de quartz à matrice argileuse.
Cette différence proviendrait de la présence de nombreux affleurements
d'argiles à graviers tertiaires dans le bassin versant de ces deux
vallées.
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Les colluvions argilo-limonaux, issus de la reptation de
l'altération des terrains argileux du Lias supérieur, masquent souvent le
substratum sur les talus périphérique du plateau.
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Les travertins, à débris végétaux, forment des masses caverneuses
très ponctuelles. Ces encroûtements, en relation avec des fronts de
cascades, sont formés par la précipitation des carbonates de calcium
dissous dans les eaux issues du karst. Appuyé sur les marnes toarciennes
les ruisselets issus des griffons de la fontaine de Loulié ont déposé une
masse épaisse de plusieurs mètres de travertins.
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Les éboulis, formés de très gros blocs issus de la falaise
«bajocienne», couvrent localement les marnes toarciennes. Ces éboulis
forment des zones aux sols plus stables sur les versants.
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Les cailloutis à éléments calcaires, subanguleux émoussés, à
matrice argilo-silteuse brune renfermant quelques graviers de quartz
occupe la plus grande partie du plateau. Ces cailloutis et leurs résidus
de dissolution, peu roulés, proviennent principalement de la gélifraction
des calcaires sousjacent, ils comblent partiellement les lapiaz et sont
lentement soutirés en profondeur par l'activité du karst.
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Les argiles à graviers et galets forment des affleurements
discontinus au voisinage du sommet du plateau. La formation, telle qu'elle
apparaît aux affleurements est constituée par des graviers argileux et des
galets de quartz (< 20 cm), souvent rubéfiés, pouvant atteindre une
épaisseur de 10 m. Des karstification (antérieures et postérieures au
dépôt) sont responsables de variations d'épaisseur localisées et brutales
comme le montrent les travaux de terrassement récents effectués à
proximité de la ferme.
Hydrogéologie
Le plateau du Puy d'Issolud est drainé sur sa périphérie par plusieurs
sources issues de trois réservoirs aquifères distincts :
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Le réservoir domérien : ce sont de petites sources jalonnant le
"banc" calcaire suportant les fermes de Belcastel, Maraval et
Lastournayries. Les sources issues de ce réservoir ont un débit souvent <
0.5 litre/seconde. Cet aquifère "captif" est limité au toit et au mur par
les terrains argileux du Lias supérieur. L'eau est stockée dans les
fissures élargies par des karstifications discrètes.
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Le réservoir "Bajocien" dont l'exutoire principal est la fontaine
de Loulié (débit d'étiage environ 1 litre/seconde). C'est un aquifère
karstique perché sur un mur constitué de marnes et argiles toarciennes.
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Le réservoir des argiles à graviers, à matrice argilo-sableuse,
forme un aquifère localisé sur la marge orientale du Puy d'Issolud. Des
remplissages de poches karstiques ou paléokarstiques, très localisées,
constituent des réservoirs aquifères, discontinus, à porosité
d'interstices. Un réservoir de ce type est exploité par excavation
pour l'irrigation à proximité de la ferme du Puy d'Issolud. L'eau stockée
dans le réservoir des argiles à graviers percole lentement à travers les
calcaires fissurés sous-jacent. Cette drainance soutient en étiage le
débit de la fontaine de Loulié.

Structure des réservoirs aquifères du Puy d'Issolud
© Jean,
Guy Astruc
et Quercy Net, 2003
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Essai de reconstitution
du site de la fontaine gauloise au moment du siège.
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