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François Certain CANROBERT, Général et aide de camps de Louis Napoléon Bonaparte, il participe à la conquête de lAlgérie et est promu Maréchal de France |
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François Marcellin Certain de CANROBERT est né le 27 juin 1809 à Saint-Céré. Il décède à Paris le 28 janvier 1895, à l'âge de 86 ans. Ancien général, maréchal de France et sénateur du Lot, il était le dernier maréchal de Napoléon III encore en vie. Il est inhumé à Paris, aux Invalides. Notice biographique : François-Marcellin Certain de Canrobert (1809-1895) se signala, dès 1835, par sa bravoure, en Algérie, notamment à lassaut de Zaatcha. Général et aide de camp du prince Louis-Napoléon en 1850, il prit une part active à lexécution du coup dEtat du 2 décembre 1851. En 1854, il partit en Orient comme commandant de la 1re division, fut blessé à lAlma, puis reçut du maréchal Saint-Arnaud mourant le commandement de larmée dOrient. Ses difficultés avec lord Raglan, qui commandait larmée anglaise, lobligèrent à passer son commandement à Pélissier en 1855. Canrobert reçut, à son retour en France, le bâton de maréchal. Commandant du 6e corps à larmée du Rhin en 1870, il défendit Saint-Privat-la-Montagne mais du se replier à Metz où il fut fait prisonnier. Après la guerre, membre du Conseil supérieur de la guerre, il fut sénateur du Lot (1876-1879) puis de la Charente (1879-1894).
Il débloque le poste de Bou Saada et monte l'un des premiers à l'assaut de Zaatcha en 1849. Il en hérite la cravate de commandeur de la Légion d'honneur. Nommé général de brigade le 13 février 1850, il est rappelé à Paris et y commande différents corps de troupes. Il adhère au coup d'Etat et sa brigade est l'une de celles qui opèrent sur les boulevards dans les jours qui suivent. Tout en conservant le commandement de la 3ème brigade de la 1ère division de l'armée de Paris, il est nommé aide de camp du prince président le 17 février 1852. Général de division le 14 janvier 1853, il est maintenu dans ses fonctions d'aide de camp de l'Empereur. Lorsque la campagne d'Orient est décidée, Canrobert est désigné pour accompagner Saint-Arnaud, Bosquet, Forey, et le prince Napoléon. Après la victoire de l'Alma où il est blessé, il remplace Saint-Arnaud, mourant, à la tête du corps expéditionnaire en Crimée. Le 16 mai 1855, en mésentente avec lord Raglan commandant le corps expéditionnaire anglais, ne supportant plus les pressions en provenance de Paris, Canrobert abandonne son poste au profit de Pélissier. Cet évènement ne porte pas atteinte au courage de Canrobert, mais il illustre son incapacité à assumer des responsabilités trop lourdes et à supporter des situations conflictuelles. Commandant du 1er corps de l'armée d'Orient le 16 mai 1855, Canrobert reprend à sa demande le commandement de son ancienne division, devenue 1ère division d'infanterie du 2ème corps. Cette situation étant moralement difficile, Napoléon III insiste pour qu'il renter en France et après plusieurs refus, par fierté, de Canrobert, il le nomme à nouveau aide de camp et lui intime l'ordre de rentrer à Paris occuper ses fonctions. De retour en France et toujours aussi populaire, Canrobert est nommé d'abord sénateur le 17 août 1855, puis maréchal en même temps que Bosquet et Randon, le 18 mars 1856. En Italie, Canrobert commande le 3ème corps de l'armée et s'illustre à la bataille de Magenta en tenant la position clé de Ponte-di-Magenta. A Solferino, un malentendu l'oppose à Niel quant à l'assistance qu'il lui prêta pendant la bataille. Mais le différend est aplani et les deux hommes restent ensuite en bons termes. De 1859 à 1862, Canrobert exerce les fonctions de commandant supérieur du 3ème corps d'armée à Nancy. Chargé du commandement des troupes réunies au camp de Châlons le 10 mars 1862, quelques mois plus tard, le 14 octobre, il prend le commandement supérieur du 4ème corps d'armée à Lyon, en remplacement de Castellane, décédé le 16 septembre. Le 22 juin 1865, il est nommé au commandement supérieur du 1er corps d'armée et de la 1ère division militaire à Paris, en remplacement de Magnan, décédé le 29 mai. Canrobert exerce ce commandement jusqu'à l'entrée en guerre contre la Prusse et le 17 juillet 1870, il est à la tête du 6ème corps de l'armée du Rhin. Le 12 août, il refuse de prendre le commandement de l'armée du Rhin, effrayé par les responsabilités qui en découlent ; il abandonne ce commandement vicié à Bazaine et est un subordonné obéissant. Il ne prend aucune part à la bataille de Borny, le 14 août 1870, mais s'illustre par son héroïque résistance à Gravelotte, le 16 août. Deux jours plus tard, le 18 août, à Saint-Privat il décime la garde royale prussienne ; faute de munitions et de renforts il abandonne sa position. Il participe encore aux combats de Sainte-Barbe, Noisseville et Ladonchamps mais encerclé dans Metz avec l'ensemble de l'armée du Rhin, il est prisonnier le 28 octobre 1870. Après plusieurs mois de captivité il est libéré et regagne la France en mars 1871. Il occupe dès lors différentes fonctions militaires jusqu'en 1883 et fait une carrière politique dans le groupe de l'Appel au peuple, en étant élu sénateur du Lot en 1876 puis sénateur de la Charente en 1879, fonction qu'il occupe jusqu'en 1894. Fidèle à la mémoire de Napoléon III, il assiste aux funérailles de l'Empereur, le 15 janvier 1873 en Angleterre. Lui-même s'éteint dans son domicile parisien le 28 janvier 1895. Il était le dernier maréchal de Napoléon III encore en vie. Agréable de sa personne, le maréchal était éloquent à ses heures, doué d'une chaleur de langage imagée et inspirait une confiance sans borne à ses soldats. Au feu il était d'un entrain irrésistible mais dans le commandement il se montrait parfois incertain, manquant de confiance en lui. Extrait de http://napoleontrois.free.fr/ Bataille de Saint-Privat (18 Août 1870) A sept heures du soir, 50.000 hommes et 150 pièces marchent sur ce village; le maréchal Canrobert est obligé dévacuer progressivement, Roncourt et tout le terrain situé au nord de Saint-Privat. Depuis deux longues heures, le maréchal avait vainement réclamé le secours de la Garde impériale toujours immobile en avant du fort de Plappeville Le Petit Journal MILITAIRE, MARITIME, COLONIAL, 15 Septembre 1907, n° 197
La
campagne d'Italie
...Au
début de 1859 les rumeurs de guerre commencent à se faire plus précises.
Napoléon III veut aller au secours du roi de Sardaigne en butte à
l'empereur François Joseph qui s'oppose à la formation de l'unité
italienne.
Bataille de Magenta, 1859, Victoire
Française sur les Autrichiens
.. À mesure qu'ils se déploient sur la
ligne de feu, les débris des régiments qui luttent depuis le matin les
acclament . Les cris redoublent quand les vétérans de Crimée,
reconnaissant Canrobert, toujours aux endroits les plus exposés .
La bataille
de l'Alma
... Emportées par l'élan des unités de l'Armée d'Afrique, les divisions
françaises emportent la décision avec celle du prince Napoléon à gauche,
celle de Canrobert au centre et celle de Bosquet à droite, celle de
Forey restant en réserve.
Campagne dItalie ...La campagne de
Crimée navait employé que deux des éléments modernes, la vapeur et
lélectricité ; la guerre dItalie en introduisit un autre, lartillerie
rayée. Examinons pas à pas linfluence de chacune de ces données. |
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