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Acteur
de théâtre et de cinéma, Charles Boyer est né à Figeac le 28 août 1899. Fils d'un marchand de machines agricoles, il
fit ses études secondaires à Toulouse et acquit une licence de philosophie à la
Sorbonne.
Passionné de théâtre, il suivit les cours de Maurice Escande au
Conservatoire, avant de s'engager dans une carrière cinématographique
internationale qui le fit jouer un rôle, souvent de séduction, dans près de 80
films. Apparu dans le cinéma muet des années 20, il s'adapta si bien au cinéma
parlant des années 30 qu'il se produisit avec les plus grandes actrice de son
temps - de Greta Garbo à Brigitte Bardot, en passant par Claudette Colbert,
Ingrid Bergman ou Marlène Dietrich.
Marié à
une actrice anglaise, Pat Paterson, Charles Boyer s'installa aux Etats-Unis en
1934, et devint citoyen américain en 1942. Nommé quatre fois aux Oscars
d'Hollywood, il se vit attribuer un Academy Award spécial en 1943 pour
avoir créé une Fondation française de recherche culturelle.
Ses
principaux films ont pour noms : Mayerling (1936), Marie Walewska
(1937), La Casbah (1938), Hantise (1944), Madame de
(1953), Fanny (1960). Son dernier rôle, il le tint dans Nina
(1976).
Doté
d'un physique agréable et d'une voix chaude, Charles Boyer reste dans les
annales cinématographiques comme le latin sophistiqué et séducteur type.
Il mourut le 25 août 1978, deux jours
avant son 79ème anniverssaire, d'une dose de bartituriques qui lui a été fatale.
Il est enterré au Holy Cross Cemetary à Los Angeles.
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A PROPOS
DE CHARLES BOYER
ET DE FIGEACLe 28 Août 1899 à cinq heures quinze minutes du soir naît dans la maison
familiale boulevard Labernade, Charles Boyer qui à partir de 1930 sera un acteur
romantique célèbre. Nul doute que de nombreux livres et articles vont rappeler
son souvenir. Nous évoquerons les relations de lacteur avec sa ville natale,
notamment, dans les années de guerre et daprès guerre qui ne sont pas exemptes
de malentendus. Au moment de la déclaration de guerre, Boyer fut mobilisé au
milieu du tournage dun film Français qui devait sappeler "Le Corsaire".
Démobilisé à la suite de diverses démarches, il abandonna le film et reprit le
chemin de Los Angeles. Le 27 Décembre 1939, il écrit cependant à Joseph Loubet,
sénateur maire de Figeac, la lettre qui suit
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«
Berverly Hills 27
Décembre 39 Cher Monsieur et ami
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Me
voici réinstallé en Californie, où jai reçu dès mon arrivée un accueil
vraiment réconfortant. Jai - enfin ! - la sensation bien agréable dêtre
un peu utile. En collaboration, avec mes collègues anglais, nous nous
occupons activement de plusieurs uvres et avons déjà obtenu des résultats
très importants. |
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En dehors de ces efforts, mon salaire pendant la durée des hostilités sera
naturellement intégralement versé aux différentes uvres que lon ma
signalées à Paris au Ministère de la Guerre. Je tiens à vous dire que je
vous serais reconnaissant de faire appel à moi pour vos réfugiés, ou pour
tout besoin particulier intéressant notre cher Figeac. |
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Je me souviens avec émotion de votre sollicitude pendant mon bref séjour
et jespère bien vous y retrouver bientôt sous le signe des temps
paisibles, sinon heureux.
Latmosphère ici est cent pour cent favorable et cette impression
saccentue de semaine en semaine. Je crois
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sincèrement pouvoir servir utilement dans ce pays le prestige du nôtre et
vous remercie dêtre parmi ceux qui lont compris dès le début. Encore une fois, mettez-moi à contribution autant que vous le voudrez.
Jai déjà demandé à ma mère de vous remettre un chèque, mais je sais que
quelques lettres ségarent, de toutes façons, je vous demande doublier toute
discrétion. Je vous serais reconnaissant de toutes les demandes que vous voudrez
bien madresser.
Trouvez ici mes souhaits bien sincères et croyez, je vous prie à mon
souvenir reconnaissant et fidèle.
Charles Boyer ».*
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Par la suite, cest la mère de lacteur qui soccupera de fournir des secours
aux réfugiés figeacois (outre ce que lacteur fait pour les uvres de guerre
nationales). Trente mille Francs seront ainsi versés en mai 1940. Par la suite,
les liens semblent se distendre entre Figeac et Charles Boyer. En 1942, il
acquiert la nationalité américaine. Coupé des ses premiers compatriotes, de
leurs problèmes quotidiens, puis de leur martyre, pratiquant à la Libération une
"charité" trop ostentatoire même si elle est réelle, Charles Boyer ne parvient
pas à rétablir le contact avec une population traumatisée que gagne en outre un
antiméricanisme aggravé par la guerre froide. Peut-être la production de ce
document rétablira t-elle un peu les choses.
* Cette lettre a été déposée aux archives de la Société
des Études du Lot à Cahors.
Article
écrit par Philippe Calmon, paru dans le Bulletin de la
Société des Études du
Lot, Octobre-décembre 1999, 4e fascicule, Tome CXX.
Sites internet sur Charles Boyer
(en anglais) :
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