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Jean-Baptiste
Bessières est né à Prayssac le 6 août 1768. Après des études au
Collège royal de Cahors, où il est très bien noté, il se destine à
faire des études de médecine à Montpellier, pour succéder à son père
dans sa charge de chirurgien-barbier. Mais sa famille étant
subitement ruinée, le jeune Jean-Baptiste reste à Prayssac où il
s'initie au métier avec son père.
Envoyé par ses concitoyens dans la garde constitutionnelle de Louis
XVI en 1791, garde à cheval en avril 1792, licencié le 5 juin, entré
dans la légion des Pyrénées, devenue le 22e Régiment de chasseurs à
cheval, le 1er novembre 1792, il connaît un avancement qui n'a rien
de vertigineux surtout pour un garçon instruit.
A l'armée des Pyrénées, il gagne ses grades de lieutenant et de
capitaine avant de passer en Italie et de servir sous Bonaparte
comme commandant des guides. D'une très grande bravoure, il est
plusieurs fois cité pour ses exploits.
C'est la campagne
d'Italie qui va le mettre en pleine valeur : un rare coup de main
devant Crémone le signale à l'attention du général en chef
Napoléon-Bonaparte qu'il ne quittera plus guère et qui lui donne à
former, organiser, commander la Compagnie des Guides (qui deviendra
la Garde Impériale). Chef de brigade le 9 mars 1798, Bessières fait
merveille en Égypte, où il participe avec Murat et Lannes à la
victoire d'Aboukir..
Bonaparte l'emmène avec lui lorsqu'il quitte l'Égypte en catimini.
Lors du coup d'État de Brumaire, tandis que Murat chasse les
députés, Bessières assure la protection de Bonaparte. Murat comme
Bessières sont originaires du Lot, mais de tempérament opposé, Murat
hâbleur et fonceur, Bessières taciturne et réfléchi, tous deux d'un
égal courage. L'inimitié entre ces « pays » si différents se
renforcera lors du mariage de Caroline Bonaparte, Bessières ayant
soutenu la candidature malheureuse de Lannes contre Murat. Nommé
commandant des grenadiers à cheval de la garde consulaire, Bessières
charge à Marengo. Promu général de brigade un mois plus tard,
général de division en 1802, fait maréchal d'Empire le 19 mai 1804,
le même jour que Murat ; en 1805, Bessières marche sur l'Autriche à
la tête de la cavalerie de la garde impériale.
Sa charge à Austerlitz est un des temps forts de la bataille. A
Eylau, c'est encore son intervention et celle de Murat qui emportent
la victoire. En 1808, Bessières part pour l'Espagne et gagne la
bataille de Medina del Rio Seco (14 juillet 1808). Rappelé par
l'Empereur pour la guerre contre l'Autriche, il écrase la cavalerie
ennemie à Landshut (21 avril 1809). A Wagram, son cheval est fauché
par un boulet. Duc d'Istrie depuis mai 1809, il passe quelques mois
en Espagne en 1811. A la tête de la cavalerie de la garde impériale.
Il fait la campagne de Russie. Son principal fait d'armes est le
dégagement du quartier général de l'Empereur, attaqué par 8000
cosaques à Maloiaroslavets, les 24-25 octobre 1812. Quand débute la
campagne de Saxe en 1813, l'Empereur lui confie toute la cavalerie
de l'armée, mais Bessiéres est tué parmi les premiers près de
Weissenfells,
le 1er mai 1813 par un boulet de canon,
lors d'une reconnaissance la veille de la bataille de Lützen.
Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Etoile, sur le coté
est.
Bessières a été un des plus habiles lieutenants de Napoléon, un
homme de guerre de premier ordre, doté d'une probité et d'un
dévouement rares.
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