Mercuès
19 décembre 1771
Paris 8 novembre 1844
L'école de
Cahors fut une des premières organisées. Dès l'an IV Rouziès, qui avait
enseigné dans les collèges et « qu'un goût naturel avait appelé de bonne
heure vers le genre d'enseignement adopté depuis peu », était nommé
professeur de grammaire générale. Agar, plus tard confident de Murat,
comte de Mosbourg et pair de France, était chargé d'enseigner l'anglais et
l'italien, puis les belles-lettres. Poncet-Delpech et ensuite Rivière
professaient la législation. La Décade [.....
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Extrait de : François Picavet (1851-1921)
- LES
IDÉOLOGUES. Essai sur lhistoire des idées et des théories
scientifiques, philosophiques, religieuses,
etc. en France depuis 1789.
Photographie du Comte de Mosbourg, secrétaire d'Ambassade
- Auteur : Anonyme
- Crédit photographique : (C) Photo RMN - © Jean-Gilles Berizzi - 19e siècle
- Épreuve sur papier albuminé
Hauteur : 0.920 m. Longueur : 0.550 m. - Paris, musée d'Orsay
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Elève au Collège royal de Cahors, Homme
politique,
Ministre des Finances du roi de Naples
Jean Antoine Michel Agar
naît à Mercuès, le 19 décembre 1771. Son père, conseiller de
préfecture, appartient à l'une des plus anciennes et honorables
familles de Mercuès.
Agar fait ses
études au Collège royal de Cahors où il a pour camarades : Murat,
Bessières, Galdemar, Ambert, Dufour, Ramel, Jean Sarrazin, tous de
futurs généraux d'Empire !
Après des études
de Droit à Toulouse, Agar, prisonnier à Port-au-Prince, s'enfuit
en Amérique pour revenir en France en 1795.
Il s'établit
avocat au tribunal de Cahors. En 1799, avec la protection de
Murat, il est reçu premier à l'unanimité au concours de la chaire
des Belles-Lettres à l'École Centrale du Lot.
Il devient
professeur de Belles-Lettres.
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Buste
de J. A. M. Agar, comte de Mosbourg, pair de France, Né à Mercuès (Lot) en 1772, mort en 1866. Buste
commandé au sculpteur Antoine Etex en 1846 pour la salle du
Conseil général.
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Extrait du
Dictionnaire
des Parlementaires français de 1789 à 1889
(biographies).
Site internet de l'Assemblé Nationale. |
Le premier
Frimaire an IX, Murat recommande Agar au ministre de l'Intérieur
qui le nomme alors Commissaire près du Gouvernement provisoire de
Toscane. Sa mission terminée, il regagne le Lot où il devient
Président du Conseil général.
En 1804, il est
élu député.
Murat s'attache définitivement Agar comme conseiller technique et
intime. C'est pourquoi il devient en 1806 ministre, secrétaire d'État
des Finances et des Affaires Étrangères des duchés de Berg et de
Clèves, duchés donnés à Murat par Napoléon.
Le Grand Duc
étant absent de ses terres, la direction de toute l'administration
échoue à Agar, désigné le 8 juillet 1808 pour présider le Conseil
d'État.
En 1807, Agar
épouse une nièce de Murat, et devient en 1808 ministre des
Finances à Naples du général promu
"Roi des deux Siciles ". Il
le restera jusqu'en 1815.
C'est au domaine des Bouysses à Mercuès qu'Agar vit, oublié,
sous la première période de la Restauration. Mais Louis XVIII lui
confirmera son titre de Comte de Mosbourg le 11 mai 1816.
En 1827, il est candidat de lopposition libérale pour le
département du Lot. Il est battu. Avec lappui du roi
Louis-Philippe, il est élu député du Lot en 1830. Son mandat est
renouvelé en 1831 et 1834.
Il a présidé, pendant près de quatorze ans, le Conseil général du
Lot : on lui doit le pont Louis-Philippe de Cahors.
Le 3 août 1837, il est fait pair de France.
Commandeur de la Légion d'honneur le
27 avril 1840, il s'éteint à Paris le 8 novembre 1844 à l'âge de 73
ans, il est inhumé avec sa femme, ainsi que sa première épouse, dans
une chapelle latérale de l'église de Mercuès.
Le buste d'Agar de Mosbourg peut
être vu au pied du grand escalier de la très belle bibliothèque
ancienne de Cahors.
D'après La Mémoire vive, Sophie Villes, Cahors, 1998.
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Le
Château Les Bouysses à Mercuès qui a appartenu à Agar de Mosbourg |
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La maison Beauséjour à Mercuès, ayant elle aussi appartenue à
Jean-Michel Agar |
Photos : Michel Delfour, Mercuès, 2005. |
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