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Joachim Murat est
né à Labastide-Fortunière,
(aujourd'hui Labastide-Murat), Lot, le 25 mars 1767, fusillé à Pizzo
(Calabre) le 13 octobre 1815. Il fût Maréchal de France, Prince, grand
amiral de France, grand duc de Clèves et de Berg, roi de Naples

Tableau de A. Gros (Musée du
Louvre) |
En novembre 1803, le Lot lui fait un accueil triomphal. Le 10 novembre il
est élu député du département. Nommé à la place de Junot, en disgrâce,
commandant de la première division militaire de Paris, et gouverneur de
Paris, il dirige 60 000 hommes. Responsable de la sécurité du
gouvernement, il est en relation constante avec Bonaparte. Chargé, de par
sa fonction, de nommer la commission militaire qui devra juger le duc
d'Enghien (condamné par avance), il s'y oppose courageusement, malgré la
fureur de Bonaparte.
E xtrait de
"La Mémoire Vive", Sophie Villes, Cahors, 1998.
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Fils d'aubergiste,
il entre au Collège royal de Cahors avec Bessières et Ambert, puis au séminaire
des Lazaristes à Toulouse. Pas très passionné par l'étude de la théologie, il
s'enfuit et s'engage
dans l'armée en 1787. Il devient officier en 1792 et fait partie de la garde
constitutionnelle de Louis XVI. Il seconde Bonaparte lors du 13 Vendémiaire et devient
son aide de camp lors de la campagne d'Italie (1796). Nommé général pendant la campagne
d'Egypte, il participe activement au 18 Brumaire et devient commandant de la garde
consulaire.
En 1800, il épouse Caroline
Bonaparte. Napoléon le comble d'honneurs : il est maréchal en 1804 puis prince d'Empire
en 1805. Il participe aux campagnes de l'Empire en faisant preuve d'un remarquable courage
physique. Il accepte le royaume de
Naples en juillet 1808 et règne - avec faste - sous le nom de Joachim Napoléon en
poursuivant les réformes inspirées du Consulat entamées par son prédécesseur, Joseph
Bonaparte. Rappelé par Napoléon, il participe à la campagne de Russie. En 1812,
l'empereur, rentrant à Paris, lui laisse le commandement. Mais, après une violente
dispute avec Davout, il abandonne son poste en janvier 1813 et rentre dans son royaume où
il intrigue avec l'Autriche. Cela ne l'empêche pas de participer avec Napoléon à la
campagne d'Allemagne de 1813.
Finalement, le
Congrès de Vienne rend Naples à l'Autriche et Murat échoue à soulever les
nationalistes italiens. Au moment des Cent-jours, il les incite à lutter pour leur
indépendance et déclare la guerre à l'Autriche (30 mars 1815). Après Waterloo, il se
réfugie en Corse et tente un débarquement en Calabre. Il y est capturé, condamné et
fusillé sur ordre de Ferdinand IV, le 13 octobre 1815.

LE CHÂTEAU DE LABASTIDE-MURAT
Le
château de Labastide-Murat a été édifié par Joachim Murat (1767-1815).
André Murat son frère fut chargé de la bonne exécution du château destiné
à la famille. André Murat, frère de Joachim, fut maire de
Labastide-Fortunière de 1800 à 1816 et de 1819 à 1841.
Le fils d'André, Pierre Gaétan, puis son petit-fils, Joachim, seront élus
tour à tour député du Lot.
Du plus pur style Empire, le château s'élève au sud du village au centre
d'un parc magnifique. Le premier plan a été dressé par Lecomte, architecte
de Joachim Murat alors grand duc de Berg. Ce plan établi sur le modèle du
palais de l'Élysée, résidence de Murat, gouverneur de Paris, fut modifié
par la suite. Les travaux commençaient le 30 août 1807 se
poursuivirent jusqu'à décembre 1814. Des
aménagements se prolongèrent jusqu'en juin 1817. |
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