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Préhistoire du Sud-Ouest
Publication semestrielle - ISSN 1268-7944
Résumés / Resumen / Abstracts du numéro 7 (2000)

BULLETIN N°1


ball4.gif (1896 octets)LE GISEMENT DE PENNON (commune d'Eyres - Moncube, Landes), QUELQUES ELEMENTS POUR UNE INTERPRETATION NOUVELLE. 

Michel Lenoir. A la mémoire de Cl. Thibault, géologue et préhistorien (1933-1980).

  • Résumé : Le gisement de Pennon a été fouillé par Cl. Thibault qui en a effectuéŽ l'étude géologique et en a décrit les industries, signalant la présence de Châtelperronien, de Moustérien et d'Acheuléen. Une révision récente du matériel lithique remet en question la présence de Moustérien et de Châtelperronien dans les niveaux supérieurs de ce gisement et suggère l'appartenance ˆ des technocomplexes plus récents (Epipaléolithique).

Mots clefs : Moustérien, Châtelperronien, Chalosse, affleurements de silex.

  • Abstract: The site of Pennon was dug by Cl. Thibault who studied it as a geologist and a prehistorian , mentioning there, Chatelperronian, Mousterian and Acheulean. The revision of the lithic assemblages of this site calls in question the attribution of the upper levels to the Chatelperronian and the Mousterian: they more probably belong to the Epipalaeolithic.

Key-words : Mousterian, Chatelperronian, Chalosse, flint outcrops.

  • Resumen: Las excavaciones del yacimiento de Pennon han sido efectuadas por el Sr.Cl. Thibault, realizando tambièn el estudio geológico y la descripciòn de sus industrias señalando la presència del Chatelperroniense, del Musteriense y del Achelense. Una reciente revisiòn del material lítico pone en duda la presencia del Musteriense y del Chatelperroniense en los niveles superiores de este yacimiento, sugeriendo su pertenencia a tecnocomplejos màs recientes (Espipaleolítico).

Palabras-claves : Mousteriense, Chatelperroniense, Chalosse, afloramientos de sílex.


ball4.gif (1896 octets)LE PLUS GRAND MAMMOUTH TOTEMIQUE DE LA PREHISTOIRE ? LE PONT-D'ARC ET SON POSSIBLE RAPPORT AVEC L'ORNEMENTATION DE LA GROTTE CHAUVET (Vallon-Pont-d'Arc, Ardèche)

Daniel André et Michel Chabaud

  • Résumé : Deux des sept explorateurs de la grotte Chauvet, dans le département de l'Ardèche, ont identifié dans le célèbre Pont-d'Arc les contours exacts d'un mammouth, curieux lusus naturæ qui aurait fort bien pu intéresser les premiers artistes de la Préhistoire. Cet article se veut un appel aux spécialistes (pour datation isotopique plus particulièrement) afin de savoir si la plus vaste arcade de pierre de toute l'Europe était grosso modo identique il y a 32 000 ans.

Mots-clés : grotte Chauvet, Pont-d'Arc, Mammouth, art pariétal, géomorphologie, Ardèche, France.

  • Abstract: two of the seven explorers of the ornamented Chauvet cave, in the departement of Ardèche, in Southeast of France, have identified in the very famous natural stone bridge " Pont-d'Arc ", the exact outlines of a mammoth, strange lusus naturae which might have attracted the first artists in prehistory. This feature intends to be a call to specialists (for isotopic dating more particularly), for them to demonstrate if the widest stone arch in the whole Europe was roughly identical 32 000 years ago.

Key-words : Chauvet cave rock art, Pont-d'Arc, Mammoth, geomorphology, Ardèche, France.

  • Zusammenfassung: Zwei von die sieben Erforscher die gezieren Chauvet Höhle in die Ardeche Departement (Süd-Frankreich) haben identifiziert in der berühmte Pont-d'Arc die genau Umkreis von ein Mammut, seltsam lusus naturae , der hätte siecher die erste Vorgeschichte Kunstler angezogen. Diese Aussatz ist ein Anruf an die Spezialisten (besonders für isotopische Datum angeben) umzu wissen, ob die ausgebreiter Steinbogen in Europa war die Gleiche, dreizig tausend Jahre vorher.

Erklärungwörter : gezieren Chauvet Höhle, Pont-d'Arc, Mammut, Ardèche, Frankreich.

  • Resumen: Dos exploradores de la cueva Chauvet, que pertenece al departamento de Ardèche (Sur de Francia), han identificado dentro del célebre Pont-d'Arc (puente natural de piedra) los contornos exactos de un mamut, muy curioso lusus naturae que, quizas, hubieran podido atraer los artistas prehistóricos.


ball4.gif (1896 octets)LA FAUNE DU PONT-DE-LONGUES (Les Martres-de-Veyre, Puy-de-Dôme) : ANALYSE ARCHEOZOOLOGIQUE DES RESTES FAUNIQUES D'UN SITE MAGDALENIEN DE PLEIN AIR

Laure Fontana

  • Résumé : L'étude archéozoologique des restes fauniques du Pont-de-Longues issus de deux couches magdaléniennes a mis en évidence :

- la chasse préférentielle au renne et au cheval

- des chasses au renne durant l'été et l'automne

- le traitement différentiel des divers éléments des carcasses et la fonction spécialisée du secteur fouillé, liée à une partie du traitement boucher.

Cette analyse a suggéré que ce site n'aurait pas été un site d'abattage, mais plutôt un site d'habitat. Ces données sont replacées dans leur contexte chronologique et régional afin de mieux apprécier l'apport de cette étude dans la compréhension des stratégies de subsistance au Magdalénien supérieur dans ce secteur de la vallée de l'Allier.

  • Abstract: A zooarchaeological study performed on faunal remains from two Magdalenian layers at Pont-de-Longues documented :

- selective hunting of reindeer and horse

- reindeer hunting during Summer and Fall seasons

- selective treatment of body parts and

- the function of the excavated area specialized in part of the butchering process.

This analysis suggests that the site would have been a base camp rather than a killing site. The data presented here, when put in their chronological and regional context, can help to better appreciate the contribution of this study to the understanding of Upper Magdalenian subsistence strategies in this section of the Allier Valley.

  • Resumen: El estudio arqueozoológico de los restos faunísticos de Pont-de-Longues extraidos de dos capas magdalenienses, ha puesto en evidencia :

- una preferencia por la caza del reno y del caballo

- las cacerias de reno durante el verano y el otoño

- el tratamiento diferencial de los diversos elementos de las osamentas y la especializada funciòn del sector excavado unido a une parte del tratamiento carnicero.

Este anàlisis ha sugerido, que este yacimiento no habría sido un lugar de matanza, más bien un lugar de habitación. Estos datos son repuestos en sus contextos cronológico y regional, con objeto de una mejor apreciación de la aportación de este estudio a la comprensión de las estrategias de subsistencia en el Magdaleniense superior, en este sector del valle del Allier.


ball4.gif (1896 octets)L'ABRI DE LAGRAVE A FAYCELLES (LOT). UNE NOUVELLE CAVITE ORNEE PALEOLITHIQUE 
EN QUERCY : PRISE DE DATE

André Ipiens, Michèle Luraine et Thierry Salgues

  • Résumé : L'abri de Lagrave est une cavité naturelle qui a subi au cours de l'histoire d'importants remaniements. Il présente la particularité d'être creusé dans le grès. Au mois de mars 1999, dans le secteur profond de l'abri, des gravures paléolithiques ont été découvertes sur la paroi naturelle, préservée des aménagements historiques. Parmi les représentations clairement déchiffrables, on remarque une frise de chevaux se déplaçant sur une ligne de sol, une figuration féminine et un aurochs. De nombreux autres traits gravés, actuellement indéterminés, sont présents.

Le style et la thématique permettent une attribution chronologique des gravures au Magdalénien supérieur.

  • Abstract: Lagrave rockshelter is a natural cavity which has undergone several arrangements during its past. Its main originality consists of being formed in sandstone. At the end of the 1999 winter, in the deepest part of the shelter, palaeolithic engravings were discovered on the rock surface preserved from historical transformations. Among the clearly identifiable figurations a frieze of horses moving on a ground line is visible. A female figure and an aurochs are also present with many other engraved lines which are actually undetermined.

Style and themes allow a chronological attribution of the engravings to the Upper Magdalenian.

  • Resumen: El abrigo de Lagrave es una cavidad natural que, en el curso de la historia, ha sido objeto de importantes modificaciones y su particularidad es la de ser excavada en el gres. En el mes de marzo de 1999 y en la parte profunda del abrigo, han sido descubiertos grabados paleolíticos incisos en la pared virgen de todo arreglo histórico. Entre las representaciones claramente descifrables se observan : un friso de caballos desplazàndose sobre una línea de suelo, una figuración femenina y un uro. Son presentes tambièn numerosas otras incisiones grabadas, actualmente sin determinar.

El estilo y la temàtica permiten una atribución cronológica de los grabados al Magdaleniense superior.


ball4.gif (1896 octets)DOLMENS ET TERRITOIRES : UNE ANALYSE DES PAYSAGES SUR LES GRANDS CAUSSES

Rémi Azémar

  • Résumé : Les premières architectures monumentales que sont les dolmens ont été pendant longtemps les seuls témoins spectaculaires d'une volonté de maîtrise de l'espace par les communautés agropastorales du Néolithique. Aujourd'hui sur les Grands Causses, les territoires des populations de la Préhistoire récente où sont les dolmens, avec la mise en évidence des habitats de surface et la contribution de nouvelles approches scientifiques, sont mieux cernés. Les unités territoriales apparaissent logiquement comme des espaces où s'organisent en complémentarité terroirs et ressources nécessaires pour des économies de subsistance qui vont perdurer dans nos campagnes caussenardes jusqu'à l'aube des temps contemporains avant la transition démographique. Les dolmens sont pour les morts. Dans ces cryptes collectives, les défunts sont ensemble, unis à l'intérieur de monuments issus du choix et de l'investissement de la communauté des vivants. Les morts fécondent la terre comme les vivants la labourent, les uns comme les autres sont inscrits dans une logique d'établissement permanent dans l'espace. Espace de labour, de parcours, d'échanges, forêt, et ressources en eau dictent la composition des territoires pour des populations dont l'espace central est sur le Causse, et non dans les cavités des bordures de plateaux qui, tout comme dans un passé plus récent, n'ont été que le théâtre d'occupations périphériques et plus épisodiques. L'étude des dolmens, de leur architecture, de leurs morts, de leur intégration dans les paysages, permet ainsi de décrypter la géographie du passé.

  • Abstract: Dolmens are the earliest monuments known. They have long been the only spectacular witnesses to the will of mastering space shown by the farming and pastoral communities of the Neolithic. Nowadays, on the Grands Causses, the territories of the peoples during late prehistoric times - those that built dolmens - are better known thanks to the discovery of open air habitation sites and to the developing of new scientific methods. Territorial units can logically be seen as spaces where the necessary resources are drawn from a number of varying landscapes. Those subsistence economies will last there until the beginning of modern times before the demographic transition. Dolmens are meant for the dead. In those collective crypts, the dead are together, united inside monuments that came from the choices and investment of the living. The dead fertilise the earth just as the living plough it. Both are permanently fixed in space. Space for ploughing, for travelling and exchanging, forests and water supplies are the bases of territories for people whose central space is the Causse (the limestone plateau), not so the cavities on the edges of plateau where - as in a recent past - only peripheral and less lasting occupations took place. The study of dolmens, of their architecture, of their dead and of their integration in the landscape, thus allows us to decipher the geography of the past.

  • Resumen: Las primeras arquitecturas monumentales : los dolmenes, fueron durante mucho tiempo los únicos testigos espectaculares de una voluntad de dominio del espacio por la comunidades agropastorales del Neolítico. Hoy día sobre los "Grands Causses", los territorios de las poblaciones de la Prehistoria reciente donde se encuentran los dolmenes, con las áreas de viviendas evidenciadas, y la contribuciòn de nuevas investigaciones científicas, estàn mejor delimitados. Las unidades territoriales aparecen lógicamente como espacios donde se organizan complementariamente terruños y recursos necessarios para economías de subsistencia que perdurarán en nuestros campos "caussenards" hasta comienzos de los tiempos contemporàneos antes de la transición demogràfica. Los dolmenes son para los muertos. En estas criptas colectivas, los difuntos estàn juntos, unidos en la parte interior de los monumentos nacidos de la elección y la inversión de la colectividad de los vivos. Los muertos fecundan la tierra como los vivos la aran, unos como otros se hallan en una lógica de instalación permanente en el espacio. Espacio de labranza, de pastoreo, de cambios, bosque, y los recursos en agua imponen la composición de los territorios para poblaciones cuyo espacio céntrico esta sobre el "Causse", y no en las cavidades de los rebordes de las mesetas que, usí como en un pasado más reciente, no han sido sino el teatro de ocupaciones periféricas y más episódicas. El estudio de los dolmenes, de la arquitectura, de los muertos, de su integración en los paisajes, permite pues decifrar la geografía de lo pasado.


ball4.gif (1896 octets)NOUVEAU POIGNARD CAMPANIFORME A SOULAC-sur-MER (Gironde)

par Julia Roussot-Larroque, Jacques Moreau et Jean-Roger Bourhis

  • Résumé : Un poignard de cuivre à languette, de type campaniforme, a été fortuitement découvert en août 1999 par un touriste sur la plage centrale de Soulac-sur-mer, sur la côte atlantique du Nord Médoc, soumise à une forte érosion. Il ne s'y trouvait pas en position primaire, mais sans doute déplacé par les engins qui nettoient la plage et y rapportent du sable prélevé aux alentours. Un premier poignard campaniforme et une pointe de Palmela en cuivre avaient déjà été recueillis sur une autre plage de Soulac, celle de la Glaneuse, ainsi que plusieurs haches plates. A quelques kilomètres seulement au Sud, le site côtier de la Lède du Gurp à Grayan-et-l'Hôpital recelait deux niveaux ˆ campaniformes de style maritime, que le 14C a datés entre 2600 et 2300 av. J.-C. environ. Longtemps méconnue, la présence du Campaniforme dans ce secteur s'avère désormais incontestable. La pointe du Nord Médoc, entre l'Atlantique et l'estuaire de la Gironde, occupait une position stratégique pour un trafic maritime et fluvial du cuivre. Que les deux poignards campaniformes de Soulac soient demeurés bruts de fonte - comme certaines pointes de Palmela et de nombreux autres objets provenant du même secteur de la côte - incite à se demander sous quelle forme le métal parvenait dans cette région dépourvue de ressources cuprifères. Importait-on des objets déjà coulés dans leur forme définitive, auxquels il ne restait plus qu'à donner les dernières finitions ? Ou bien existait-il déjà des ateliers métallurgiques locaux capables de refondre le cuivre ?

  • Abstract: In August 99, a tongued copper dagger of Beaker type was found on the central beach of Soulac-sur-Mer, on the Atlantic coast of the Médoc, submitted to strong eroding processes. Laying in white sand, it was certainly out of place, probably removed by the cleaning machines operating on the strand. A similar dagger, a Palmela point, and several flat axes, had been previously found on the beach of la Glaneuse, in the same locality. A few kilometres further South, excavations at the coastal site of La Lède du Gurp revealed two occupational levels with a Beaker assemblage including decorated shards of maritime type. They have been 14C dated around 2600-2300 cal. B.C. Unsuspected for a long time, the Beaker presence is now consistently documented in this area. On the maritime and river routes, the North Médoc occupied a strategic position between the Atlantic Ocean and the Gironde estuary. It may be worth mentioning that the two daggers were left as-cast, like some Palmela points and numerous other copper implements from the same area. Under which form did copper reach this region, devoid of suitable ores? Were the copper implements imported as-cast, the ultimate finish only being left to the 'customers'? Or should we suppose early local workshops, able to recast imported copper?

  • Resumen: En agosto 1999 tuvo lugar el hallazgo fortuito, por parte de un turista, de un puñal en cobre, con lengüeta, de tipo campaniforme, en la playa central de Soulac-sur-Mer, en la costa atlántica del Médoc norte, presentando una fuerte erosión. Probablemente no se encontraba en positión original, más bien desplazado por las máquinas que limpian la playa, y que vacian en ella la arena recogida en los alrededores. Un primer puñal campaniforme y una punta de Palmela en cobre, ya habian sido recogidas en otra playa de Soulac, blamada La Galneuse ; asi como también otras hachas planas. A algunos quilómetros solamente al Sur, el sition costero de la Lède du Gurp en Grayan-et-l'Hôpital presentaba dos niveles campaniformes de estilo maritimo, que el C14 ha fechado entre 2600 y 2300 a. C. aproximatamente. Largo tiempo desconocida la presencia del campaniforme en este sector se confirma, de ahora en adelante de modo indiscutible. La punta del norte Médoc, entre el Atlántico y al estuario de la Gironde ocupaba una posición estratégica para un tráfico maritimo y fluvial del cobre. Que los dos puñales campaniformes de Soulac hayan permanecido brutos de fundición, asi como ciertas puntas de Palmela y numerosos otros objetos procedentes del mismo sector de la costa, incitan ha pedírse bajo que forma el metal llegaba a esta región, desprovista de recursos cupriferos. Es que se importaban los objetos ya colados en su forma definitiva, a los cuales no habia más que dar las ultimas afinaciones? O bien esistian ya talleres metalùrgicos locales, capaces de refundir el cobre?


ball4.gif (1896 octets)UNE OCCUPATION DE LA FIN DU PREMIER AGE DU FER DANS LA DOLINE DES ESCABASSES (Thémines, Lot)

Karim Gernigon, Nicolas Valdeyron, Jeannie Kerebel

  • Résumé : La campagne 1999 a vu la réalisation d'un sondage implanté dans le cœur de la doline, dans un secteur éloigné du débouché de la galerie d'entrée de la cavité, où s'étaient jusque-là concentrés les travaux de fouilles. Ces nouveaux travaux ont notamment permis d'explorer les restes bien conservés d'un sol archéologique rapporté à la fin du 1er Age du Fer, dont la présence dans la doline invite à reconsidérer la nature des occupations mises au jour dans le secteur porche du gisement.

  • Abstract: The entrance of the Escabasses cave (which contains in its remote galleries Palaeolithic engravings and paintings) has been explored, because of the Mesolithic levels it encloses. Above those levels, Neolithic and Bronze age occupations were excavated and were seen as temporary ones by hunters and/or herders. In order to verify those assumptions, a test excavation was dug into the sinkhole, onto which the cave opens. It revealed an important first Iron age occupation under two meters of sediment. Also Neolithic and Bronze age levels couldn't be reached, it is now quite sure that the shelter was a specialised sector into a more important site and not a specialised site.

  • Resumen: La entrada de la cueva de las Escabasses (la cual contiene Paleolíticos grabados y pinturas) fue explorada, porque contiene mesolíticos niveles. Sobre esos niveles, Neolítico y edad del Bronce ocupaciones fueron excavadas y consideradas como temporadas por unos cazadores y/o gañaderos. Para verificar esas hipótesis, se hizo un sondeo en la dolina donde se abre la cueva. Eso revelado una ocupación importante datanda de la edad del Hierro bajo dos metros de sedimentos. Aunque los niveles del Neolítico y de la Edad del Bronce no pudieron estar alcanzado, ahora es casi cierto que l'abrigo fue un sector especializado en un yacimiento más importante y no un especializado asentamiento.


BULLETIN N° 2


 

ball4.gif (1896 octets)LA GROTTE ORNEE DE PERGOUSET (SAINT-GERY-LOT)

Michel Lorblanchet et Guy Bariviéra

  • Résumé : Echelonnée sur une dizaine d'années, l'étude collective et pluridisciplinaire de la grotte de Pergouset (Saint-Géry, Lot), dans la vallée du Lot en Quercy, montre qu'au Magdalénien moyen ou supérieur, la cavité, étroite et d'accès difficile, était un sanctuaire secret réservé à de rares individus. Ses 153 gravures pariétales dominées par les chevaux, les bouquetins et les rennes, comportant également trois vulves et une douzaine de monstres, étaient vraisemblablement liées à une mythologie de la création du monde dans laquelle la grotte jouait symboliquement le rôle de génitrice.

  • Abstract: Spread on more than 10 years, the collective and multidisciplinary study of the cave of Pergouset (Saint-Géry, Lot) in the Lot valley in Quercy, reveals that this narrow cave with a difficult access was a secret sanctuary reserved to very few people, during the Middle or Upper Magdalenian period. Its 153 rock engravings with mainly horses, ibex and reindeer, with three vulvae and a dozen monsters also, were probably linked to a creation mythology in which the cave itself played a symbolic central role.

  • Resumen: Escalonada sobre unos diez de años, el estudio colectivo y multidisciplinario de la cueva de Pergouset (Saint-Géry, Lot) en el valle del Lot en Quercy, revela que esta cueva estrecha con un acceso difícil era un santuario secreto reservado a pocos personas, durante el período medio o superior del Magdaleniense. Sus 153 grabados predominadas principalmente por los caballos, los íbices y los renos, con tres vulvas y una docena de monstruos también, fueron ligados probablemente a una mitología de la creación en la cual la cueva ella misma desempeñó un papel central simbólico.


ball4.gif (1896 octets)LES GRAVURES DE LA GROTTE DE PESTILLAC (MONTCABRIER, LOT)

Julien Sentis

  • Résumé : L'étude de la grotte de Pestillac a débuté en 1999. Une topographie précise a été établie afin de localiser les dizaines de gravures répertoriées dans la cavité. Chaque figure a ensuite été étudiée en détail. La présence de plusieurs silhouettes féminines stylisées montre que les représentations artistiques appartiennent à la fin du Magdalénien. Les six ou sept animaux sont assez frustes et semblent n'appartenir à aucune période bien définie hormis le cheval. En revanche, la présence de possibles claviformes pourrait faire penser à une phase de décoration de la cavité au Magdalénien moyen.

  • Abstract : The study of Pestillac cave was engaged in 1999 by the achievement of a precise topography, which permitted to localise the dozens of identified engravings. A detailed study of each figure has then been conducted. The presence of several stylised female figures of Lalinde-Gönnersdorf type may date the artistic representations to the far end of the Magdalenian. They are quite tall and all are very different one from each other. The 6 or 7 engraved animals, common in the Palaeolithic art (except a bird), are rather unsophisticated but the horse is reminiscent of the same period. On the contrary, the presence of potential claviformes would indicate a decoration phase dating up to the middle Magdalenian. Maybe the future test-excavations will permit to better understand the chronology of the cave.

  • Resumen : Los estudios de la cueva de Pestillac empezaron por una precisa topografía, la cual permitía localizar las decenas de grabados ya identificadas. Cada figura fue además estudiada en detalle. La presencia de varias siluetas femininas estilizadas de tipo Lalinde-Gönnersdorf están a favor de una datación al extremo fin del Magdaleniense. Son de tamaño bastante grande y son todas diferentes una de otra. Los 6 o 7 animales grabados, frecuentes en el arte paleolítico (excepto un ave), son bastante torcos pero el caballo evoca el mismo periodo. A contrario, la presencia de posibles claviformas indicaría una fase de decoraciòn del Magdaleniense medio. Los futuros sondeos quizá permetirán comprender mejor la cronología de las frecuentaciones de la cueva.


ball4.gif (1896 octets) LAURENT COULONGES ET LA NAISSANCE DU SAUVETERRIEN

Julia Roussot-Larroque

  • Résumé : Sur le Sauveterrien dont il fut le seul véritable père, les idées de L. Coulonges ont été parfois mal comprises, sinon même caricaturées. En 1928, lorsqu'il propose ce terme pour la première fois, le hiatus Paléolithique/Néolithique commence à peine à se combler : l'Azilien a déjà été identifié, mais les industries à microlithes géométriques sont encore indistinctement réunies sous l'appellation "Tardenoisien" et l'on envisage une possible synchronie Azilien/Tardenoisien, ou l'existence d'un "Azilo-Tardenoisien". Pour les industries à microlithes on évoque une origine égyptienne ou maghrébine.

A contre-courant des idées ambiantes, Coulonges préconise la recherche des origines de ces industries dans le fonds local. Une idée-force sous-tend sa réflexion : la continuité du Paléolithique aux industries post-glaciaires. Les racines des industries à microlithes géométriques du Mésolithique sont à chercher dans le Paléolithique supérieur, non pas dans l'Azilien périgourdin, mais "dans les industries à lamelles presque triangulaires et triangulaires du Paléolithique supérieur", gravettien ou épigravettien, "ce bloc paléolithique à lamelles, puis à micro-lamelles géométriques" qui reparaît à la fin des temps glaciaires, avec un outillage en partie microlithisé mais encore reconnaissable.

La méthode qu'il préconise, à l'exemple de son maître D. Peyrony, est la primauté de la recherche sur le terrain et la fouille de gisements stratifiés. Les discussions sur "la question tardenoisienne" s'enlisent, car appuyées sur des sites de surface au mobilier souvent mélangé. Coulonges va fouiller des niveaux stratifiés d'abris de la région de Sauveterre-la-Lémance : le Martinet, la Borie del Rey et le Roc-Allan. Après cinq ans de fouilles dans le premier site, il définit le Sauveterrien, industrie à armatures microlithiques dominées par les triangles. Il le distingue fermement des industries des niveaux sus-jacents, où apparaissent successivement les trapèzes et la retouche rasante. Pour ces dernières, il conservera curieusement l'appellation "Tardenoisien", bien qu'il pressente qu'elles n'appartiennent déjà plus au Mésolithique.

Après plus d'un demi-siècle, l'œuvre de Coulonges a bien sûr vieilli : on a critiqué la pertinence de ses observations de terrain, la finesse de ses tamisages, la dispersion du mobilier issu de ses fouilles… Pourtant, dans ses grandes lignes, le Sauveterrien demeure solidement établi. Contrairement à ce que d'aucuns ont affirmé, il n'est nullement prouvé qu'il n'ait fouillé, au Martinet, que les mêmes niveaux remaniés rencontrés lors de la reprise récente des travaux sur le site. Comment aurait-il pu, dans de telles conditions, définir le Sauveterrien comme il l'a fait, à une époque où aucun autre site comparable n'offrait une base à son individualisation ? En effet, le Cuzoul de Gramat, d'ailleurs publié neuf ans plus tard, présente des problèmes stratigraphiques autrement plus sérieux que le Martinet. En dépit de critiques plus ou moins justifiées, la contribution de Laurent Coulonges à la construction du Mésolithique européen demeure donc fondamentale.

 

  • Abstract: The pioneer work of Laurent Coulonges on the Sauveterrian he was the first to individualise has sometimes been underestimated and even unjustly devaluated. In 1928, when he gave the first definition of the Sauveterrian, the question of the hiatus between the Palaeolithic and Neolithic was still widely discussed. The Azilian had yet been recognised, but its eventual synchronism with the "Tardenoisian" was currently disputed. For this "Tardenoisian", including different industries with geometric microliths, the most favoured hypotheses invoked African origins from Egypt or the Maghreb. Against these hypotheses, Coulonges looked for the origins of the Mesolithic industries in antecedent European sources.

The continuity from the Palaeolithic to the Post-glacial times was his leading idea. For him, the lithic assemblages of the Mesolithic with geometric microliths, especially the Sauveterrian, are deeply rooted in the Upper Palaeolithic. Their origins must not be looked for in the Azilian of the Perigord type as defined by Peyrony, but in the industries with bladelets (and then micro-bladelets) of the Gravettian and Epi-Gravettian, a complex which should reappear near the end of the Upper Palaeolithic.

His method was based on fieldwork and excavation of stratified sites, the only way to put an end to the long-lasting discussions of the '30 about the "Tardenoisian question", with data from mixed surface collections. So he started excavating around Sauveterre-la-Lémance several rockshelters with stratified sequences: le Martinet, la Borie del Rey, Roc Allan. After a five year excavation at le Martinet, he defined the Sauveterrian, a lithic assemblage with geometrics, produced by the microburin technique, dominated by triangles and triangular points, with backed and/or truncated bladelets and segments. The Sauveterrian levels were clearly distinguished from the upper levels with blade and trapeze industries. For these only Coulonges retained the name "Tardenoisian", though clearly expressing the idea that they probably don't belong to the Mesolithic any longer – thus rejecting in advance the misleading concept of a "Sauveterrian with trapezes".

Of course, more than a half century later, Coulonges's work may look somewhat out of date. Criticism arose about the accuracy of his field observations, the meticulousness of his sieving, the dispersion of his collections… Nevertheless, in its main features, the Sauveterrian as Coulonges defined it is still recognised as an important component of the European Mesolithic. The distinction he made between this technocomplex and the subsequent complex with trapezes has been widely confirmed by the later research. Recent re-excavation at le Martinet did not succeed in authenticating the sequence described by Coulonges. Deeply perturbated levels were encountered. It doesn't mean that Coulonges had to face the same situation when excavating a distinct (and now destroyed) part of the Archaeological deposits,. Clearly enough, had not the sequence of le Martinet been reliable. Coulonges could not have been able to define the Sauveterrian, since at that time, in Southern France, no other stratigraphical sequence was available for that period. It can't be alleged – as has been tentatively done – that he simply transposed there the results of the excavations at le Cuzoul de Gramat. In fact, this site was published nine years later than Coulonge's monograph of Sauveterre. Moreover, the Mesolithic levels of Cuzoul suffered from far more severe perturbations. So the importance of Coulonge's contribution to the construction of the European Mesolithic must now be re-estimated in a positive sense.

 

  • Resumen: El trabajo pionero de Laurent Coulonges sobre el Sauveterriense, que él era el primer a individualizar, se ha subestimado a veces e igualar injustamente desvalorado. En 1928, cuando él dio la primera definición del Sauveterriense, la cuestión del hiatus entre el Palaeolítico y el Neolítico todavía fue discutida extensamente. El Aziliense todavía había sido reconocido, pero su sincronismo eventual con el " Tardenoisiense " era intesamente disputado. Para este " Tardenoisiense ", lo cual incluido diversas industrias con microlitos geométricos, las hipótesis favorecidas invocaron orígenes africanos desde Egipto o el Maghreb.

Contra estas hipótesis, Coulonges buscó los orígenes de las industrias del Mesolítico en fuentes europeas antecedentes. La continuidad del Paleolítico a los tiempos post-glaciales era su idea principal. Para él, los ensamblajes líticos del Mesolítico con microlitos geométricos, especialmente el Sauveterriense, se arraigan profundamente en el Paleolítico superior.

Sus orígenes no se deben buscar en el Aziliense del tipo del Perigord, según lo definido por Peyrony, sino en las industrias con las laminillas (y entonces micro-laminillas) del Gravettiense y del Epi-Gravettiense, un complejo que deba reaparecer cerca del final del Paleolítico superior.

Su método fue basado en el trabajo de campo y la excavación de sitios estratificados, la única manera de poner fin a las discusiones duraderas de los '30 sobre la " cuestión del Tardenoisiense ", con datos de colecciones superficiales mezcladas. Él comenzó tan a excavar alrededor de Sauveterre-la-Lémance varios abrigos con secuencias estratificadas: le Martinet, la Borie del Rey, Roc Allan. Después de una excavación de cinco años en le Martinet, él definió el Sauveterriense, una ensamblaje lítico con geométricos, producidos por la técnica del microburil, dominada por los triángulos y los puntos triangulares, con láminas a dorso y/o truncadas y segmentos. Los niveles sauveterrienses eran claramente distinguidos de los niveles superiores con industrias láminares y con trapecios. Para estos solamente Coulonges conservó el " Tardenoisiense ", aunque claramente expresando la idea que no pertenecen probablemente al Mesolítico más de largo - así rechazando por adelantado el concepto engañoso de un " Sauveterriense con trapecios ".

Por supuesto, más que un medio siglo más adelante, el trabajo de Coulonges puede parecer algo anticuados. La crítica se presentó sobre la exactitud de sus observaciones de campo, la meticulosidad de su tamizado, la dispersión de sus colecciones. Sin embargo, en sus características principales, el Sauveterriense como Coulonges definió todavía se reconoce como componente importante del Mesolítico europeo. La distinción que él hizo entre este technocomplejo y el complejo subsecuente con los trapecios ha sido confirmado extensamente por la investigación posterior. La re-excavación reciente en le Martinet no tuvo éxito en la autenticidad de la secuencia descrita por Coulonges. Niveles profundamente mezclados fueron encontrados. No significa que Coulonges tuvo que hacer frente a la misma situación al excavar (y ahora destruido) una parte distinta de los depósitos arqueológicos. Claramente bastante, tenía no la secuencia de le Martinet sido confiable, Coulonges no habría podido poder definir el Sauveterriense, puesto que en aquella época, en Francia meridional, no hay otra secuencia estratigráfica disponible para ese período. No puede ser alegado - como se ha hecho tentativo que él transportó simplemente allí los resultados de las excavaciones en le Cuzoul de Gramat. En hecho, este sitio fue publicado nueve años más tarde que la monografía de Coulonge sobre Sauveterre. Por otra parte, los niveles mesolíticos de Cuzoul sufrieron de perturbaciones lejos más severas. La importancia de la contribución de Coulonge a la construcción del Mesolítico europeo se debe ahora re-estimatada tan en un sentido positivo.


ball4.gif (1896 octets)SAUVETERRIEN ET SAUVETERRIENS

Julia Roussot-Larroque

  • Résumé : "Diviseurs" et "rassembleurs" s'affrontent régulièrement en Préhistoire. Le Sauveterrien n'a pas échappé à ces courants contraires. Dans la définition assez lâche qu'en avait donné Coulonges, il couvrait une vaste zone dépassant les limites du Sud de la France : des faciès différents pouvaient coexister. Vers la fin des années 70, J.-G. Rozoy tente de lui substituer un modèle géographico-culturel. L'entité sauveterrienne est fractionnée en plusieurs groupes, définis par des différences quantitatives dans le rapport armatures/outillage commun dont la coïncidence avec des implantations géographiques différentes autoriserait à y voir des "groupes ethniques" distincts : le Sauveterrien sensu stricto (sites-types : Saint-Laurent-Médoc et Rouffignac), le groupe des Causses, et le Montclusien. Ce "modèle Rozoy" a été critiqué par nous en 1985 : les sites pris pour représentatifs du Sauveterrien stricto sensu (surtout Saint-Laurent-Médoc) ne présentent pas toutes les garanties nécessaires ; de plus, les critères quantitatifs considérés comme discriminants ne correspondent pas nécessairement à des choix culturels.

A partir de 1990, en réaction contre le "modèle Rozoy", M. Barbaza et N. Valdeyron ont proposé un "modèle réunifié", réintégrant "dans un seul et même ensemble culturel les industries rapportées auparavant au Sauveterrien classique et au groupe des Causses", le Montclusien pouvant correspondre à un stade évolué du Sauveterrien. Ce Sauveterrien couvrirait le Sud-Ouest de la France, de la Gironde aux Pyrénées et même au-delà, sur une période assez longue. Sa périodisation repose essentiellement sur la stratigraphie de Fontfaurès et les deux datations 14C y afférentes, et sur l'étude morphologique et morphométrique des armatures triangulaires.

A son tour, ce "modèle réunifié" suscite des difficultés, car l'Aquitaine occidentale s'individualise par des différences assez importantes. Le nombre des microburins par rapport aux armatures croît significativement du Sud-Est au Nord-Ouest, ce qui semble cette fois constituer un choix culturel. L'importance des pointes à base transverse, en particulier concave (pseudo-pointes du Tardenois) croît également selon ce même gradient SE/NW. Enfin dans ce Sauveterrien occidental, la "montclusianisation" du Sauveterrien ne s'observe pas comme dans le Quercy, le Languedoc ou les Pyrénées. C'est sans doute pourquoi, d'après le "modèle réunifié", les séries girondines et périgourdines réexaminées par N. Valdeyron (Saint-Laurent-Médoc, Jacques à Naujan-et-Postiac, Le Rocher à Valeuil) se situeraient toutes, par une curieuse coïncidence, dans la phase ancienne ou, au plus tard, le début de la phase moyenne du Sauveterrien. A la Lède du Gurp (Grayan-et-l'Hôpital, Gironde) nos fouilles récentes ont révélé une séquence de niveaux stratifiés datés par le 14C de 9200 ± 70 BP à 7360 ± 85 BP. Les résultats confirment le maintien de la technique du microburin tout au long de la séquence, et le pourcentage relativement important des pointes à base concave, tandis que la montclusianisation de l'industrie lithique n'apparaît pas évidente. L'Aquitaine occidentale ne s'intègre donc pas aisément dans le "modèle réunifié" du Sauveterrien. Elle pourrait occuper une position transitionnelle vis-à-vis de groupes mésolithiques de l'Ouest atlantique encore pauvrement définis, dans l'attente de stratigraphies incontestables.

  • Abstract: The first definition of the Sauveterrian by Coulonges was broad enough to allow this techno-complex to cover a wide area in Southern France and the neighbouring countries where different facies could possibly coexist. By the end of the '70, J.-G. Rozoy promoted a new 'geographico-cultural' model breaking the Sauveterrian entity into several 'ethnic' groups: the classical Sauveterrian (now confined to Gironde and Perigord only), the Groupe des Causses (in the Causses of Quercy and Aveyron) and the Monclusian (in the Midi). These groups were supposedly recognisable by quantitative differences in the percentage of microliths against the 'common' tools, with corresponding differences in their spatial distribution. In 1985, we started scrutinising this model. Firstly, the type-sites selected for the Sauveterrian stricto sensu appeared not to be representative enough, especially Saint-Laurent-Médoc, a surface site contaminated with Neolithic implements. Secondly, the comparative percentages of microliths versus 'common' tools did not seem to reflect exclusively cultural choices, but maybe functional differences and/or different sectors of activity as well. As for the spatial distribution, it appeared that in the westernmost parts of the so-called 'classical Sauveterrian' territory – for instance in the Médoc – most sites did not conform to the model, being closer to the Groupe des Causses for their high rate of microliths and low number of 'common' tools.

Starting around 1990, a reaction against the 'Rozoy model' was conducted by M. Barbaza and N. Valdeyron after excavations in Fontfaurès (Quercy) and Troubat (Pyrenees). Their new 'reunification model' reintegrated into the same cultural entity the Sauveterrian (in Rozoy's restricted sense) and the Caussenard, with the Montclusian appearing as a later step in the evolution of the Sauveterrian entity. This entity should cover South-West France, from the Gironde to the Pyrenees and even wider area, during a long period of at least two millennia. The periodisation of the Sauveterrian rested mainly on the stratigraphic sequence of Fontfaurès (two 14C datings for the whole period) and on the morphological and morphometrical analysis of the triangles, the most important category of microliths on this particular site.

But, in turn, this 'reunification model' has to cope with some difficulties, especially when applied to Aquitaine. The relative percentage of 'microburins' vs. microliths undergoes deep changes from Quercy in the South East to Médoc in the North West. In Fontfaurès, 'microburins' are scarce and almost disappear as the time goes on. Going to the West, in Rouffignac, Saint-Laurent-Médoc, Jacques – and the sites around Sauveterre as well – they are comparatively much more numerous. The main part of the microlithic implements have been produced using the 'microburin' technique – a difference which must reflect a cultural choice since these implements could as well be produced using another technique. Correlatively, microlithic points with a transverse, often concave basis (pseudo-Tardenoisian points), very scarce in the Quercy assemblages but documented in the Sauveterra area, present higher frequencies in Western Aquitaine (Jacques, Saint-Laurent-Médoc). Moreover, in this part of South-Western France, the evolution toward the Montclusian cannot be conclusively felt, at least not at the same degree as in the Quercy, Languedoc or the Pyrenees. It could explain why the Sauveterrian sites of Gironde or Perigord re-examined by N. Valdeyron (Valeuil, Jacques, Saint-Laurent-Médoc) were all ascribed to an early or early middle step of the Sauveterrian. Recent excavations at la Lède du Gurp, on the Atlantic coast of North Médoc, has evidenced a detailed stratified sequence with coherent 14C dates running from 9200 ± 70 BP to 7360 ± 85 BP. There we could observe that the 'microburin' technique did not significantly decrease with time, nor did the relatively high rate of the pseudo-Tardenoisian points. As for the 'monclusianisation', it seems highly probable that the evolution there didn't follow the same lines as in more southern parts of the Sauveterrian area. So the 'reunification model' doesn't fit very well to Western Aquitaine. This area seems to occupy a transitional position related to Mesolithic groups of the Atlantic West still poorly defined as long as reliable stratigraphic sequences are not available there.

 

  • Resumen: La primera definición del Sauveterriense de Coulonges era bastante amplia permitir que este tecno-complejo cubra un área amplia en Francia meridional y los países vecinos en donde diversas facies podrían coexistir. Para el final de los años setentas, J.-G. Rozoy promovió un nuevo modelo ' geografico-cultural ' que rompía la entidad Sauveterriense en varios grupos ' étnicos ': el Sauveterriense clásico (ahora confinado a Gironde y a Perigord solamente), el Grupo des Causses (sobre los Causses de Quercy y de Aveyron) y el Montclusiense (en el Mediodía). Estos grupos eran supuesto reconocibles por diferencias cuantitativas en el porcentaje de microlitos con respecto a los útiles ' comunes ', con diferencias correspondientes en su distribución espacial. En 1985, comenzamos a escudriñar este modelo. En primer lugar, los sitios-tipo seleccionados para el Sauveterriense sensu stricto aparecían no ser bastante representativos, especialmente Saint-Laurent-Médoc, un sitio superficial contaminado por instrumentos neolíticos. En segundo lugar, los porcentajes comparativos de microlitos con respecto a los útiles ' corrientes ' no se parecían reflejar exclusivamente opciones culturales, sino quizá diferencias funcionales y/o diversos sectores de actividad también. En cuanto a la distribución espacial, aparecía que eso en las partes más occidentales del territorio supuesto del ' Sauveterriense clásico ' – por ejemplo en el Médoc - la mayoría de los sitios no se conformaron con el modelo, estando más cercano al Grupo des Causses para su alto índice de microlitos y el número bajo de útiles ' corrientes '.

Comenzando alrededor 1990, una reacción contra el ' modelo Rozoy ' fue conducida por M. Barbaza y N. Valdeyron después de excavaciones en Fontfaurès (Quercy) y Troubat (Pirineos). Su nuevo ' modelo reunificado ' reintegria en la misma entidad cultural el Sauveterriense (en el sentido restringido de Rozoy) y el Grupo des Causses , con el Montclusiense apareciendo como paso posterior en la evolución de la entidad Sauveterriense. Esta entidad debe cubrir el sudoeste Francia, del Gironde a los Pirineos e incluso una área más amplia, durante un período largo por lo menos de dos milenios. El periodisación del Sauveterriense se reclinó principalmente sobre la secuencia estratigráfica de Fontfaurès (dos dataciones 14C para el período entero) y sobre el análisis morfológico y morfométrica de los triángulos, la categoría más importante de microlitos en este sitio particular.

Pero, alternadamente, este ' modelo reunificado' tiene que hacer frente a algunas dificultades, especialmente cuando está aplicado a l'Aquitania. El porcentaje relativo de microburiles respectivo a los microlitos crece significamente del Sureste al Nordoeste. En Fontfaurès, los microburiles son escasos y casi desaparecen pues se enciende el tiempo. Yendo al oeste, en Rouffignac, Saint-Laurent-Médoc, Jacques - y los sitios alrededor de Sauveterre también - son comparativamente mucho más numerosos. La pieza principal de los instrumentos microlíticos se ha producido usando la técnica del microburil - una diferencia que debe reflejar una opción cultural puesto que estos instrumentos se podrían también producir usando otra técnica. Correlativo, puntos microlíticos con una base transversal, a menudo cóncava (pseudo-puntos de Tardenois), muy escasa en las ensambladuras de Quercy pero documentada en el área de Sauveterre, presentan actuales frecuencias más altas en Aquitania occidental (Jacques, Saint-Laurent-Médoc). Por otra parte, en esta parte del sudoeste Francia, la evolución hacia el Montclusiense no se puede sentir concluyentemente, por lo menos no en el mismo grado que en el Quercy, Languedoc o los Pirineos. Podría explicar porqué los sitios Sauveterriense de Gironde o de Perigord reexaminado por N. Valdeyron (Valeuil, Jacques, Saint-Laurent-Médoc) eran todos atribuidos a un paso antiguo o medio antiguo del Sauveterriense. Las excavaciones recientes en el la Lède du Gurp, en la costa atlántica del norte de Médoc, han evidenciado una secuencia estratificada detallada con las fechas 14C coherentes que funcionaban a partir 9200 ± 70 hasta 7360 del ± 85. Allí podríamos observar que la técnica del microburil no disminuyó perceptiblemente con tiempo, ni el índice relativamente alto de los pseudo-puntos de Tardenois. En cuanto al ' monclusianisación ', se parece altamente probable que la evolución allí no siguió las mismas líneas que en partes más meridionales del área del Sauveterriense. El ' modelo reunificado ' no cabe tan muy bien a l'Aquitania occidental. Esta área se parece ocupar una posición transitoria relacionada con los grupos Mesolíticos del oeste atlántico todavía mal definido tan de largo como las secuencias estratigráfica confiables no están disponibles allí.


ball4.gif (1896 octets)PALEOMETALLURGIE DU SUD-OUEST DU NEOLITHIQUE FINAL AU BRONZE ANCIEN

André Coffyn

  • Résumé : L'exploitation des analyses spectrographiques d'objets du Chalcolithique et du Bronze ancien dans le Sud-Ouest de la France permet d'affirmer l'existence de groupes métallurgiques. L'arsenic domine nettement, non seulement avec les poignards campaniformes, mais également pour des objets du Bronze ancien (hallebardes, poignards).

  • Abstract: The exploitation of a large number of spectrographical analysis of Chalcolithic and early Bronze age artefacts allowed to assert the existence of metallurgic groups in South-western France. The arsenic predominate not only in Beaker daggers but also in early Bronze age objects (halberds, daggers).

  • Resumen: La explotación de los análisis espectrográficos de los objetos del Calcolítico y del Bronce antiguo, en el Suroeste de Francia, permiten afirmar la existencia de grupos metalúrgicos. La preponderancia del arsénico es neta, non solamente en los puñales campaniformes, sino también en los objetos del Bronce antiguo (alabardas, puñales).


ball4.gif (1896 octets)LES TUMULI 2 ET 4 DE SOL DE SABRAZAT I, COMMUNE DE DURBANS (LOT)

Jean-Michel Beausoleil, Laure Gros

  • Résumé : L'intervention archéologique présentée ici a permis l'étude exhaustive d'un tumulus (tumulus n°2) et l'exploration restreinte d'un second (tumulus n°4), partiellement détruit à une date inconnue. Ces monuments ont été édifiés au premier âge du Fer ou au début du second.

Ce travail rend compte des pratiques mises en œuvre pour construire le tumulus n°2 : étude des aménagements périphériques (anneau de pierres, pierres de chant, contrefort) –une bordure de pierres grossièrement ovale, de 7,50m de diamètre dans son grand axe, marque la limite du tertre – et des éléments architecturaux notables de la zone centrale (dispositifs de signalisation et marqueurs). Ce monument comporte une structure centrale s'apparentant à un coffre. L'absence de tous ossements et de mobilier dans cette cavité exclut une utilisation mortuaire. Par contre, une apparence funéraire, symbolisée par la délimitation de l'espace (fosse, orthostates et anneau de pierres), a de toute évidence été recherchée. L'interprétation que nous donnons de ce tumulus propose d'y reconnaître un monument utilisé à des fins cultuelles, peut-être élevé en l'honneur d'une divinité de la mort et/ou destiné à la mémoire d'un défunt (cénotaphe).

La fouille limitée du tumulus 4 met en évidence son état de dégradation avancée. Le matériel (tessons, ardillon de fibule, calcaires brûlés) et les restes humains non brûlés découverts à la base et au centre de ce monument prouvent cependant qu'il s'agit bien d'une sépulture.

  • Abstract: The archaeological intervention presented here allowed the exhaustive study of a barrow (barrow n°2) and the restricted exploration of a second (barrow n°4), partially destroyed at an unknown date. These monuments were built during the first Iron age or the beginning of the second.

This work accounts for the practices implemented to build the barrow n°2: study of peripheral installations (stone ring, stones on edge, buttress) - a stone border roughly oval, of 7,50m of diameter in its large axis, marks the limit of the mound - and of the notable architectural elements of the central zone (signal devices and markers). This monument comprises a central structure resembling a cist. The absence of any bone nor artefact in this cavity excludes a funeral use. On the other hand, a funerary appearance, symbolised by the delimitation of space (pit, orthostats and stone ring), obviously was required. Interpretation that we give of this tumulus proposes to recognise it as a monument used at religious ends, perhaps erected in the honour of a death divinity and/or intended for the memory of a deceased (cenotaph).

The limited excavation of the barrow n° 4 shows its state of advanced degradation. The objects (shards, tongue of fibula, burned limestones) and the unburned human remains discovered at the base and in the centre of this monument prove however that it is indeed a burial.

  • Resumen: La intervención arqueológica presentada aquí permitió el estudio exhaustivo de un túmulo (túmulo n°2) y la exploración restricta de un segundo (túmulo n°4), destruido parcialmente en una fecha desconocida. Estos monumentos fueron construidos durante la primera edad del hierro o el principio del segundo.

Este trabajo considera las prácticas puestas en ejecución para construir el túmulo n°2: estudio de las instalaciones periféricas (anillo de piedra, borde de piedras, contrafuerte) - una cerca de piedras ásperogroseramente oval, de los 7,50m del diámetro en su eje grande, marca el límite del montón - y de los elementos arquitectónicos notables de la zona central (dispositivos y marcadores de señalización). Este monumento abarca una estructura central que se asemeja a una cista. La ausencia de cualquier hueso ni artefacto en esta cavidad excluye un uso fúnebre. Por otra parte, un aspecto funerario, symbolizado por la delimitación del espacio (hoyo, ortostatas y anillo de piedra), fue obviamente requerido. La interpretación que damos de este túmulo propone reconocerlo como monumento usado por fins religiosos, quizás erigido en el honor de una divinidad de la muerte y/o previsto para la memoria de un difunto (cenotafo).

La excavación limitada del túmulo n° 4 demuestra su estado de degradación avanzada. Los objetos (cascos, lengüeta de fibula, piedras calizas quemadas) y el restos humanos incombustos descubiertos en la base y en el centro de este monumento prueban sin embargo que es de hecho una sepultura.


ball4.gif (1896 octets)LE TUMULUS DE L'AGE DU FER DU BOIS DE MAGNENS A LUNEGARDE (LOT)

Jean-Michel Beausoleil

  • Résumé : La fouille de sauvetage du tertre du Bois de Magnens à Lunegarde (Lot) a révélé l'existence d'un monument structuré, presque parfaitement circulaire, de 7m de diamètre environ. La zone centrale, bouleversée par une fouille ancienne, a livré des fragments d'un gobelet et d'une coupe ainsi qu'un bracelet en fer. Aucun vestige osseux et charbonneux n'a été mis en évidence dans le remplissage du tertre. L'interprétation de ce dépôt de mobilier demeure problématique compte tenu de l'état de conservation des vestiges (sépulture, cénotaphe ou monument dédié à une divinité de la mort ?). Quoi qu'il en soit, les vestiges dégagés s'insèrent parfaitement dans le contexte de la fin du premier âge du Fer lotois et le début du second (entre la seconde moitié du VIe et le milieu du Ve av. J.-C.).

  • Abstract: The rescue excavation of the Bois de Magnens mound in Lunegarde (Lot) has revealed the existence of a structured monument, perfectly circular. The diameter is about 7 m. The central zone, wreaked by an ancient excavation, delivered fragments of a beaker, a cup and an iron bracelet. The filling of the mound didn't contain any bone nor charcoal remnants. The interpretation of this hoard remains problematic, given the state of conservation of the vestiges (burial, cenotaph or monument dedicated to a death deity?). What ever, the remains discovered fit perfectly in the context of the end of the first Iron age in the Lot (between the second half of the VIth century and the first half of the Vth century BC).

  • Resumen: La excavación de salvaje del túmulo del Bois de Magnens en Lunegarde (Lot) reveló la existencia de un structurado monumento, perfectamente circular, de 7 m de diámetro aproximademente. La zona central, revuelda por una antigua excavación, entreguó los fragmentos de un cubilete, de una copa y de un brazalete en hierro. El llenado del túmulo contenía ninguno residuo de hueso o de carbón. La interpretación de este depósito de objetos queda problemático (¿sepultura, cenotaf o monumento dedicado a una divinidad de la muerte?). Sea como sea, los vestigios descubiertos se integran completamente en el contexto de la fin del primero edad de Hierro en el Lot (dentre la segunda mitad del VIo y la primera mitad del Vo centenario a.C.).

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