![]() © Société des Études du Lot Reproduction interdite
Un article de : |
[institutions/sel/2_1999/menu_haut.html]
MÉMOIRE RÉDIGÉ
Né à Souillac en 1810, Jean-Baptiste Cessac fait ses études de droit à Toulouse. Après avoir exercé quelque temps la profession davocat à Saint-Céré, il est nommé, en 1848, chef du Parquet au Tribunal de Gourdon. En 1852, il obtient un poste administratif à la Préfecture de Police de Paris. Nommé commissaire de police en 1855, il exercera ses fonctions au quartier du Jardin des Plantes, puis au quartier du Val de Grâce. Jean-Baptiste Cessac, était persuadé dune erreur dattribution sur limplantation dUxellodunum (1). La Commission (2) lavait placé en 1862 dans la boucle de la rivière du Lot, à la Pistoule, en face de Luzech. Il osa protester contre la décision officielle et publia, de 1862 à 1865, plusieurs brochures (3), respectueuses mais fermes, pour soutenir son opinion. Finalement, bien que peu fortuné, il résolut dexécuter des fouilles pour retrouver la fontaine et les galeries de captage dont parlait César. Pour exécuter ces fouilles à la fontaine de Loulié, il obtiendra neuf congés de son administration. Le 6 avril 1866, J.-B. Cessac fait le compte rendu de ses travaux à la réunion annuelle des sociétés savantes qui se tient à la Sorbonne. Sa thèse est adoptée et, dans lHistoire de Jules César, publiée sous le nom de Napoléon III, loppidum du Puy-dIssolud est considéré comme le site dUxellodunum. Note sur la communication de J.-B. Cessac "M. J.-B. Cessac, membre de la mission des fouilles du Puy-dIssolu, a fait, en présence de Son Excellence le Ministre de linstruction publique, qui est venu présider à ce moment la séance, un lucide exposé de la question de lemplacement dUxellodunum, ainsi que le récit des fouilles exécutées à Puy-dIssolu, tant par lui-même et avec ses propres ressources quau moyen de fonds votés par le conseil général du Lot, et enfin avec la coopération dofficiers chargés dune mission dans ce département par lEmpereur. La publication du tome II de lHistoire de Jules César, survenue depuis la séance du 6 avril 1866, donne un intérêt dactualité particulier à cette question, qui paraît résolue, puisque lopinion soutenue par M. Cessac, et adoptée par lEmpereur, a été applaudie par lAssemblée toute entière, et en conséquence proclamée comme définitivement acquise à la science par M. le Ministre. Sans analyser la chaleureuse exposition de M. Cessac, qui, sur notre demande, a bien voulu en rédiger le sommaire pour le volume des lectures de la Sorbonne, je renverrai au livre dont jai cité le titre tout à lheure ; indépendamment dun historique de la question résumé en quelques pages, avec la magistrale concision qui caractérise lauguste écrivain, on y verra que cest bien à M. Cessac quon doit le mot de cette énigme topographique qui a produit presque autant dopinions diverses que celle de lemplacement dAlesia. Uxellodunum, loppidum assiégé par César dans la campagne de lan 703 de Rome, était sur le plateau nommé Puy-dlssolu et même dlssolud, dénominations évidemment dérivées du nom gaulois, et, comme la dit lEmpereur, "la découverte la plus intéressante est celle de la galerie souterraine". Or cette découverte est une de celles que lon doit à M. Cessac, qui a également retrouvé la fontaine dont parle Hirtius ; et ce sont surtout les deux traits saillants du récit du continuateur de César, qui ont fait cesser les hésitations de la science. M. Cessac, à lappui de sa démonstration, a pu montrer à lassemblée des photographies de la localité, ainsi que divers fragments darmes, de poteries, mais surtout les étais de la galerie souterraine creusée par les Romains. Ces divers objets, qui appartiennent aujourdhui au musée de Saint-Germain, avaient été mis à la disposition de M. Cessac, par ordre spécial de lEmpereur, et expressément pour quils fussent portés à la connaissance de MM. Ies délégués des Sociétés savantes. Après le témoignage si honorable pour M. Cessac que nous venons de citer, après les félicitations adressées au zélé et patient explorateur du Puy-dIssolu par M. le Ministre de linstruction publique, après les marques non équivoques et unanimes de ladhésion de lassemblée à ces félicitations, il ne me reste, pour conclure, quà rappeler, sinon les termes eux-mêmes dont sest servi M. V. Duruy, au moins le sens de son allocution que je retrouve dans ma mémoire : "Vous avez lutté longtemps et avec persévérance, Monsieur, mais ce qui narrive pas toujours aux chercheurs les plus infatigables, alors même quils sont dans la bonne voie, vous avez trouvé et tout le monde en convient. Cest là un rare bonheur, et je vous en félicite sincèrement". Le 17 septembre 1870, il était révoqué comme "âgé et très sourd", mais plus vraisemblablement à cause de ses relations avec lempereur. La IIIe République, à peine installée, reprocha à Cessac davoir, par ses travaux sur la recherche dUxellodunum, rendu un service personnel à lempereur pour son livre la Guerre des Gaules. Il avait épousé Marie-Léontine Noémie Lacombe. A la suite de sa révocation, il écrivit en 1872 : "Dénonciations calomnieuses contre un fonctionnaire et un ancien fonctionnaire, mémoires et défenses...". Pendant plusieurs années, il multipliera les démarches pour obtenir sa réintégration, mais sans succès. Il se retire à Souillac, où il meurt le 12 octobre 1882. Par ses recherches persévérantes et courageuses J.-B Cessac est sans aucun doute lun des meilleurs archéologues quercinois de son époque. A la bibliothèque de la Société Historique et Archéologique de Brive (5) se trouvent les cahiers où Jean-Baptiste Cessac a consigné minutieusement toutes ses recherches sur laffaire dUxellodunum, le déroulement des fouilles à la fontaine de Loulié, les correspondances diverses (notamment avec Napoléon III, le colonel Stoffel, le Préfet du Lot, les Ministres, etc.). * * * Nous reproduisons le Mémoire réalisé par J.-B Cessac à Monsieur le ministre de lIntérieur, et, nous laissons aux lecteurs le soin de juger cet homme de bonne foi qui fut découragé par les intrigues de la politique. "En écrivant ce mémoire, jai eu à faire violence à tous mes instincts, à refouler même des sentiments de pitié pour les méchants qui, de parti pris, ont outragé la justice, la vérité, et persécuté odieusement le bienfaiteur de lun deux. A mesure que se dérouleront mes justes griefs à lencontre de ces hommes, leur perfidie sera démasquée, et lopportunité et les légitimes ardeurs de ma défense seront approuvées. On jugera quil est des situations où la mansuétude et la miséricorde ont le rigoureux devoir de se montrer inexorables, sans merci. Victime dune proscription inique, en butte à des incriminations abominables, je devais à mon honneur, à lhonneur des miens, je devais aux hommes considérables qui me furent sympathiques et bienveillants, je devais à la vérité de stigmatiser le mensonge, de protester avec énergie contre des agissements scélérats. Jai demandé avec instance louverture dune enquête sérieusement dirigée par un esprit droit et dune inflexible équité. Cette mesure mayant été promise ; mais je nai pas tardé à me convaincre que trop souvent, il y a loin de la coupe aux lèvres. Jaborde donc les étapes de ma voie douloureuse. Sedan venait de combler la mesure de nos maux, et les désastres de la patrie étaient sans seconds dans nos annales. - Paris avait sonné le glas de lempire, et, désespérément anxieux pour mon pays, je poursuivais, moi, au quartier du Val de Grâce, ma dixième année dexercice dans les fonctions de Commissaire de police. - On sait les hécatombes qui, aux premières heures de lère nouvelle, décimérent le personnel des services extérieurs de la Préfecture de police. On connaît les faits et gestes du Citoyen Antonin Dubost, espèce de proconsul au petit pied, qui, avec Raoul Rigault, avait été imposé au Préfet par la Commune, déjà une puissance occulte et redoutée. Je passerai sur certains incidents qui, pour être dune moindre importance, ont pourtant une signification sérieuse et seront lobjet dune note spéciale, circonstanciée et qui, si lenquête sollicitée est enfin ordonnée, me permettront, je lespère, déteindre un à un, les rayons de lauréole dont MM. Lestiboudois et Rousseau se couronnent mutuellement. Le citoyen Dubost trônait donc au Secrétariat général de la Préfecture de police ; mais les attributions et les arcanes de cette administration étaient pour lui lettres closes. Il eut la fortune davoir sous sa main un esprit simple, délié, dit-on, et qui, chef adjoint au personnel, faisant lintérim de lestimable mais valétudinaire M. Coti. Cétait M. Lestiboudois qui depuis mais alors le citoyen Dubost était pour lui la loi et les prophètes. Dans une réunion du corps, le Préfet, M. Kératry, avait eu, le onze septembre 1870, de bonnes et loyales paroles pour la masse des Commissaires de police : quelques uns seulement devaient porter le poids dun événement lointain. On était rassuré, mais le programme dapaisement fut de courte durée, et six jours plus tard, le 17 septembre, un décret du Gouvernement me relevait de mes fonctions. Le 22 au soir jétais informé de la décision, et le 23, un ancien secrétaire de lun de mes Commissariats antérieurs prenait possession de la fonction et du poste que joccupais. Mon successeur, lex Officier de Paix Rousseau aîné, fut accueilli avec une politesse qui sembla le mettre fort mal à laise, peut être se souvient-il quen dautres temps je lavais sauvé dune disgrâce imminente, et quun peu plus tard, dautres causes ayant amené sa révocation je lui avais encore été efficacement secourable. Mes démarches, en effet, mes conseils, et surtout un expédient, qui me fut inspiré par ses protestations dinnocence, purent amener sa réintégration. Les témoignages de mes efforts et de ma sollicitude doivent se trouver à son dossier. Cest ainsi, comme on voit, que ma bienfaisance sest traîtreusement retournée contre moi. Le Sieur Rousseau eut cependant la pudeur dimaginer une version fantastique pour expliquer une fortune, à son dire, encore inespérée la veille. Jeus la bonhomie de le croire, et pendant près dun mois nos rapports furent des plus courtois. Un jour, il me fut démontré quil avait impudemment menti, et, sans récrimination, sans quune parole lui apprit que son hypocrisie était percée à jour, je cessai de le voir. Entre temps, cependant, je nétais pas demeuré inactif, et, pour obtenir réparation je me présentai au Secrétaire Général Dubost qui me reçut, mécouta un moment, et à mes explications répondit sans ombrager : Vous avez servi lEmpire. vous ne pouvez me convenir. - A cette répartie, je répliquai naturellement que, dans ce cas, il me semblait étrange, illogique davoir été remplacé par un Officier de paix du même régime impérial. Le citoyen Dubost mopposa un démenti quil fut aisé de rétorquer, et alors, je lentendis murmurer entre ses dents : On ma donc trompé ! Tel fut, mot pour mot, lincident que le Sieur Rousseau, je lai appris plus tard, sest efforcé délever aux proportions dune criminelle dénonciation. Lentretien se continua un moment encore, mais non sans quelque tension. Somme toute, jobtiens cependant de M. Dubost la promesse dune prochaine réintégration, et je fus ajourné par lui à 48 heures. A cette deuxième entrevue, je compris bien vite que, dans lintervalle, le terrain avait été miné sous mes pas. A peine en présence, en effet, je fus, à brûle-pourpoint interpellé comme suit : "Non seulement vous avez servi lEmpire, fit Dubost tout en fièvre, mais vous avez exécuté des travaux particuliers pour lEmpereur, et publié des études historiques qui ont été utiles au livre de la Vie de César , vous ne pouvez dès lors me convenir etc." Je navais pas à me disculper dune uvre et de publications, inspirées à lorigine par le patriotisme, et je me bornai à dire : " Et ajouter encore, Monsieur, quune note de ce livre a signalé mon nom et mes recherches persévérantes, et que ce fut là tout le dédommagement de mes fatigues, de mes veilles et de mes sacrifices." - Ceci est dû uniquement pour répondre aux allégations du sieur Rousseau, touchant les prétendus trésors reçus de la munificence impériale par lintervention de personnages dont je produirai les démentis. Mais Dubost mécoutait à peine et, après quelques autres paroles aigrement échangées, je me retirai. Voilà, pris sur le vif, lhistorique et les péripéties de mes rapports avec le Secrétaire Général Dubost. La récrimination que jai relevée de la part du Sieur Rousseau, démontre péremptoirement quentre mon premier et mon deuxième entretien avec M. Dubost, il dut se produire une crise entre celui-ci, se plaignant davoir été trompé sur les antécédents du Sieur Rousseau, et de M. Lestiboudois se défendant, de son mieux, pour expliquer ou excuser sa manuvre en faveur de son protégé. Cest là que gît le nud de toutes les questions à débattre, cest là le point de départ de ces atroces enchaînements de perfidies qui ont paralysé et mes efforts et les bons vouloir de mes protecteurs. Et dabord, il est de mon droit de déchirer tous les voiles, dindiquer, de faire toucher du doigt lorigine, la cause, le moteur des tendresses, du dévouement absolu de M. Lestiboudois envers le Sieur Rousseau aîné. Mes révélations, basées sur des faits patents que jai soupçonnés trop tard, sur des renseignements exacts, positifs que jai songé, trop tard aussi, à ramasser, à recueillir, à contrôler les uns par les autres, jetteront comme un jour sinistre sur lentassement dinfamies dont les miens et moi sommes depuis dix mois les victimes et les martyrs. Comme premier exemple de la moralité des choses et des hommes, jévoque lépisode qui va suivre et qui atteste que le Sieur Rousseau avait eu le flair opportun de séveiller républicain socialiste, le lendemain de létablissement de la République. Le secrétaire général Dubost était si convaincu de navoir que des fidèles autour de lui que, avant même la nomination du candidat dont il sagit, il crut pouvoir souvrir à lui cur à cur et lui poser cette question : "le cas échéant, sur un ordre régulier, serez vous homme à mettre résolument la main sur nimporte quel membre du Gouvernement ?" Pas nest besoin dajouter que la réponse de Rousseau fut catégoriquement affirmative. Jaffirme, à mon tour, et lincident et le pacte, à dautres que moi den déduire les conséquences. Si lAdministration préfectorale a le souci de sa dignité et de celle de ses agents, dautres que moi encore jugerons à propos sans doute, déclairer le passé, de fouiller la vie de ceux qui ont fouillé dans la mienne. Si, comme je lai demandé, une enquête est faite sérieusement par un homme dune inflexible équité, je promets une moisson instructive plus quédifiante. Je promets quil me sera loisible alors de rejeter sur ceux qui lont agitée la fange dont ils ont voulu me couvrir. Pour atteindre ce but, jai eu la pensée de recourir à la justice, dintroduire une action contre mes dénonciateurs calomnieux ; mais jai dû, à mon grand regret, me détourner de cette voie, lorsque des conseils éclairés et compétents mont démontré que la base à donner à ma cause, que la production en justice de certains dossier administratifs feraient, sans nul doute, défaut à la religion des juges et à la légitimité de mon droit. Ainsi, pendant de long mois je me suis épuisé à pénétrer les mystères dinfamies dont je me sentais étreint ; et, lorsque les colères vertes du Sieur Rousseau, les aveux mêlés de réticences significatives dune personne amie de mes accusateurs, ont fait jaillir un éclair des ténèbres où je me débattais impuissant ; lorsque je pouvais saisir et invoquer autre chose quune ombre, japprends que, de par des errements juridiques, le terrain de la loi manquera sous mes pieds. Il ne me reste dès lors que lexpédient auquel jai recours à cette heure ; la production dun mémoire. Je souhaite que, retournant contre moi, mon dessein den appeler à la justice, mes ennemis essaient dinvoquer son intervention ; alors du moins il me sera donné duser des immunités et des dispositions de la loi, et la réparation qui mest due, et la confusion des calomniateurs nen seront que plus profondes, plus éclatantes. A ce défaut, comme à défaut de la justice administrative que jimplore, je ne me sentirai ni vaincu, ni désarmé, et mon opiniâtre vouloir aura pour vengeurs, je lespère, les échos de lopinion publique. Grâce à lamitié et aux agissements de son protecteur, le Sieur Rousseau est arrivé du coup à la double fortune de me remplacer dans la fonction et dans le quartier où je lexerçais depuis bientôt dix ans. Il a eu la satisfaction dêtre à quelques pas de lasile providentiel où depuis longtemps il a son couvert, au besoin sa couche, et dautres privilèges encore. Il a eu aussi le privilège sans précédent peut être, de ne pas se sentir sur le dos un censeur incommode dans lOfficier de paix de larrondissement. M. Lestiboudois na pas fait les choses à demi ; sentant que son protégé avait, peut être, besoin dêtre à labri des regards indiscrets qui avaient déjà menacé sa carrière, il a choisi pour Officier de paix du 5e Arrondissement le frère même du Commissaire de police Rousseau. Ainsi, la police et ses exigences se traiteront en famille dans cette circonscription. Ainsi, la plantureuse table des époux L , et les agapes, où M. Lestiboudois ne dédaigne pas dassister pourront continuer de réunir les convives ordinaires qui, couverts par la présence du suzerain, nauront pas à trop se préoccuper des nécessités de leur service. Ce nest pas que je prétende faire un crime à M. Lestiboudois davoir accepté les invitations du Sieur Rousseau ; je comprends même quil permette que son office soit approvisionné par les succulents et réitérés cadeaux de la Dame L mais, avec plus de dignité et de respect de soi, il eût compris que ces capitulations auraient pour résultat fatal dêtre étrangement commentées dans la rue Lacépède et ses alentours. Si, pour combler les vides des exécutions, plus ou moins légitimes, des fonctionnaires, réputés Bonapartistes, qui furent sacrifiés après le 4 septembre, le Sieur Rousseau, par la tolérance dument éclairée du Secrétaire général Dubost, avait été carrément introduit dans les fournées des nouveaux élus, M. Lestiboudois neût point dépassé alors les limites de son droit absolu. Mais abuser son chef demploi sur la qualité et les antécédents du candidat, provoquer, par des imputations mensongères qui seront prouvées, la révocation de celui dont les dépouilles étaient particulièrement à la convenance du susdit candidat, cétait plus quun abus insigne, cétait une double forfaiture envers le supérieur trompé, envers la victime calomniée. Tel est mon premier grief contre lui qui a traîtreusement édifié sur ma ruine la position de son protégé. Je devais, à plus dun titre, protester contre ma disgrâce, je devais essayer de démontrer, quen me brisant, la République avait tiré sur un de ses vieux soldat. Je le fis dans la plénitude de ma conscience, parce que cétait la vérité et, quà loccasion, je nai jamais dissimulé mes sentiments. Je le fit parce que, dans des publications qui ont passé sous les yeux de lEmpereur je nai pas craint de laisser courir le souffle non équivoque de mes aspirations. Un esprit de haute portée, lillustre historien Henri Martin, ne sy était pas mépris, et, plus dune fois, il ma témoigné sa surprise de ce quun Commissaire de police en exercice eût osé écrire avec une ferme indépendance de pensée et dappréciation. Après tout, les frères Piétri, tour à tour mes supérieur, nignoraient ni mes tendances, ni mon culte pour les dieux quils avaient servi, quils avaient même invoqués lorsque lintérêt de leur avenir sétait trouvé en jeu. Est-il nécessaire, à ce sujet, de démontrer, preuves en mains, quen 1848 et 1849, mon intervention efficace auprès damis au pouvoir, avait été sollicité au nom dune foi commune, et que, par les bons vouloirs mis à leur service, les deux frères virent souvrir la carrière qui les conduisit à la fortune que lon sait. Dévoué au devoir jusquau sacrifice de la vie, jétais corps et tête, au service de ma fonction, mais javais le droit de réserver mon âme, comme le font à cette heure, avec moins de loyauté peut-être, nombre de ceux qui servent la République. Porté au bien par nature et le Sieur Rousseau en est la démonstration pour moi trop amère, mon temps, mes conseils, des soins même étrangers à la charge, étaient constamment au service des administrés. Pendant huit mois dune crise épouvantable, jai eu, du moins la satisfaction de recueillir, en égard, en témoignages de sympathie, en offres de protection, au besoin, le fruit du bien que javais semé. Sous le bombardement prussien, comme sous la Commune, je nai pas eu à déserter un moment le domicile, comprenant mon ancien bureau. Les obus qui ont visité la maison, veuve de ses autres locataires, neurent pas même, sur ma femme et sur moi, la puissance de nous intimer la précaution, la prudence par tant dautres mises en pratique, de nous faire en un mot déserter nos couches habituelles pour le séjour de nos caves. Cette évocation dune fermeté de cur qui fut trop rare, na ici dautre but que démettre cette thèse, à savoir que les lâches seuls conçoivent ou imputent aux autres la conception des atroces desseins. Lindignation que jai peine à contenir, rejette sur le Sieur Rousseau lui même le complot quil ma attribué publiquement, davoir voulu le faire arrêter et livrer aux sbires de la Commune. Le mobile et la portée perfide de ce vomissement à lheure où Paris était encore frémissant, exaspéré des crimes de linfernale association, sautent à lesprit comme aux yeux. Cet homme me connaît assez pour que sa conscience lui mordit le cur à chacune des paroles échappées de ses lèvres. Je le connais trop aussi pour navoir pas labsolue conviction quil caressait lespoir de voir quelque janissaire zélé se jeter sur ma trace, mappréhender au corps et le délivrer ainsi des angoisses, des représailles quil redoute et quil sait avoir méritées par ses faits et gestes à mon encontre. Heureusement pour lui que laudace lui a manqué en chemin, car il ne se doutait pas vraisemblablement du bouclier que jaurais à opposer à ses insinuations venimeuses. Il ne savait pas, laccusateur Rousseau, quelle réponse javais faite le 27 mars à linvitation de reprendre mes anciennes fonctions. Il ne savait pas qualors quil fuyait à travers champs le fantôme de la Commune, jétais aux premiers rangs dune protestation en faveur de lordre et de la loi, et en butte aux fusillades des bandits de la place Vendôme. Il ne savait pas quaprès avoir lu les versions odieuses des journaux de lanarchie, javais opposé un démenti indigné à leurs calomnies ; et, dans un journal répondu, voué les actes et les hommes à lexécration publique. Il ne savait pas que lun des membres les plus redoutés de cette même Commune avait trouvé dans mon jeune fils ingénieur civil, le premier citoyen peut-être, qui eut résisté face à face à ses réquisitions. Mais lodieux épisode que je viens de caractériser ne serait, au dire du Sieur Rousseau, quun spécimen des méfaits quil a eu à mimputer. Cest vers moi encore quil a fait remonter la responsabilité dun article de quelques lignes inséré, en novembre dernier, au journal la Patrie en danger : article que je jure navoir connu quaprès que Rousseau eût fait lecture au Bureau du Commissariat. Lidée fixe de cet homme ou plutôt de sa tactique est de me faire léditeur responsable, le bouc émissaire de tout ce que les feuilles, plus ou moins révolutionnaires, ont pu ressasser à propos des fonctionnaires ou agents de police qui navaient pas été submergés par la marée anti-Bonapartiste. Cest encore moi, ou bien ma femme, qui selon Rousseau et la Dame L serions les auteurs de lettres anonymes, versant sur eux dignobles immondices. Jai déjà fait allusion à ces prétendues lettres qui, disent ils, auraient été adressées à M le Préfet de Police, et jai à signaler à leur sujet, une divergence assez étrange entre les dires des accusateurs. Cherchant la signification des réserves réciproques, je me suis souvenu quen novembre ou décembre 1870, un propos, venu par ricochet jusquà moi, prétendant que le Commissaire Rousseau se targuait de mavoir enfin bridé. Ni la chose ni le mot ne me préoccupèrent alors, par la raison que je me sentais abrité par le bon vouloir et lintérêt de trois honorables membres du Gouvernement de la défense nationale. Naurait-il pas fallu être doué dailleurs dune prescience diabolique pour avoir même le soupçon des uvres et manuvres qui, pour me diffamer et ruiner ma cause, se nouaient, sartisaient dans lombre. Je savais avec quel zèle sympathique mes protecteurs soccupaient de ma réintégration dans la position perdue. Je savais que lun deux, ayant qualité pour se montrer pressant avait adressé à M. le Préfet Cresson ce que jappellerai une mise en demeure, à mon sujet et au sujet dun ancien collègue. Je savais également que le Préfet antérieur à M. Cresson métait favorable, et ce serait, paraît-il, lorsque les circonstances me souriaient ainsi que jaurais eu lindignité, le crétinisme incommensurable danéantir, de compromettre au moins mes rêves et mes espérances, pour la satisfaction de débiter des sottises ou des saletés dans des lettres anonymes ! Maccuser, me suspecter même est un outrage que je ne pardonnerai jamais. La connaissance de mon dossier et de celui du Sieur Rousseau me donnerait sans doute la clef de cet infernal mystère, et cest pour cette raison que jai demandé et que je demande une enquête et la production des deux dossiers énoncés. Hic fecit cui prodest dit une façon daxiome juridique ? Toute hypothèses sont dès lors autorisées pour les nécessités de ma défense. Qui me dit que les armes retournées contre moi nont pas été forgées par celui là même qui les a maniées avec une aussi perfide dextérité. Je le répète, les dossiers seuls seraient pour moi et pour ladministration, le fil qui permettrait de suivre, déclairer les détours de cet affreux labyrinthe? Admettant encore que ces lettres soient luvre de méchants appartenant au quartier du Jardin des plantes ou à tout autre, nest-il pas criminel de me les attribuer par ce seul et unique motif que cette incrimination me sera funeste ? Là a été lunique mobile du Sieur Rousseau, qui nignore pas cependant que si sa vie nous est connue, en légère partie, vingt personnes peut-être ont pu la fouiller bien plus profondément que nous. Une enquête en dirait plus encore, si jen crois des bruits venus jusquà moi. En ce qui me concerne, je ne sais à son sujet que ce que je tiens personnellement de la dame L qui, mise en face de moi, noserait, je le pense, me démentir. Le Sieur Rousseau, au surplus, nignore pas que je suis au-dessus même du soupçon, et en présence de gens respectables, en présence aussi de personnes nous connaissant lun et lautre, je le défie doser reproduire ses imputations. Jai hâte, je lavoue, déchapper à ce bourbier, et pourtant, je suis contraint de retomber dans un second. Jai dit que ma vie avait été fouillée par mes ennemis, les émissaires de M. Lestiboudois et du Sieur Rousseau ont battu le pavé du quartier du Val de grâce ; mais jai des raisons de croire que la récolte na répondu ni à leur espérances, ni à leur animosité. Et, ce qui serait un indice des préoccupations qui les rongent, cest que pour la sauvegarde de son protégé Rousseau, et pour le salut dune cause quil a faite sienne, M. Lestiboudois a jugé nécessaire de faire uvre dinquisiteur acharné, de porter ses mains, de plonger son regard dans mon dossier du ministère de la Justice. Cest au Sieur Rousseau que je dois cette révélation quil croyait intimidatrice, sans doute. Jignore, il est vrai, quelle moisson le Sieur Lestiboudois aura recueillie de ce côté. Je sais seulement que les infamies dont je me plains en 1871, eurent une première édition dans les années 1848, 1849, et même suivantes. Appelé, en avril 1848, au poste de Chef du parquet du tribunal de Gourdon (Lot), jy donnai constamment la preuve, sinon dune compétence extrême, tout au moins dune persévérante et impartiale équité. Je me préoccupais fort peu si ces errements donnaient ou ne donnaient pas satisfaction aux passions politiques contraires de lun des arrondissements les plus agités du pays. La justice était mon guide, le reste mimportait peu. En janvier 1849, une sorte de jacquerie fut fomentée par les ennemis de la forme républicaine. Le chef lieu fut envahi par des bandes en armes qui trouvèrent un renfort dans la Ville elle-même. Les autorités civiles, militaires et judiciaires furent misent à une rude épreuve, je ne veux pas le méconnaître. Et pourtant, au milieu des défaillances dont jétais environné, mon mépris du péril, mon énergie luttèrent pour la loi jusquau sein du prétoire de la justice. Les exigences, les pressions menaçantes avaient éteint toutes les virilités et jusquà la conscience du devoir impérieux ; et ce fut à moi, magistrat de la veille, quincomba la charge, la tâche de sauvegarder lhonneur du fonctionnaire, la dignité de la magistrature. Jéprouve quelque honte davoir à évoquer ces tristes épisodes, qui, deux fois au nom de la Cour dAgen, me valurent des témoignages de satisfaction exprimés par son procureur général, M. Phiquepal, président de chambre, et qui avait été le chef du Parquet de la même cour dès les premières heures de la république. Ce que je fis alors, je leusse fait sous lempire pour laccomplissement du devoir ; je le ferais encore, avec un zèle égal, pour la république nouvelle. Jai assez montré que mon âme est inaccessible à lintimidation, à la peur. Quoi quil en soit, les passions réactionnaires, les animosités personnelles se courbèrent devant cette manifestation éclatante de mon dévouement à lordre, à la paix publique, à la loi. Mais le temps emporta dun même vol et les effarements de la crainte et les tributs de gratitude des jours de crise, et ceux qui mavaient si peu imité dans le péril retrouvèrent dans le calme toute leur audace et leur méchant vouloir. Il ne me pardonnèrent pas la pusillanimité dont javais été le témoin. Les dénonciations et les calomnies ne me furent pas épargnées auprès du Ministère de la Justice.... et je fus brisé. Mon successeur lui-même fit ensuite cause commune, on me la certifié, avec les plus acharnés de mes contempteurs, avec le juge B notamment. Morts lun et lautre, jépargnerai leur mémoire. Toutefois, en ce temps là comme plus tard lhorizon nétait pas sans nuages. Demain était toujours un problème, il fallait donc me fermer le lendemain, me clore, en un moi, lavenir. Je ne sais à quelles menées ténébreuses ils se vouèrent, parce que je quittais temporairement le département. Jy retournai avec les miens peu de temps avant la nuit sinistre du 2 décembre 1851. Cétait revenir me jeter dans la gueule des loups, car je névitai lexil, et peut être pis, que, grâce à lintervention, auprès de la Commission mixte, dun camarade décole, à la faculté de Toulouse, dun ami dont les opinions étaient aux antipodes des miennes. Le Conseiller de préfecture Carb.... se souvient de ma conduite et des gages donnés à la cause de lordre en 1849, et on nosa pas me frapper. Je nappris que plus tard ce que je devais à cette loyale intervention. Enfin jabandonnai le Lot pour Paris vers le milieu de lannée 1852. Et cest à Paris, comme je lai déjà dit, que le Préfet de police, M Piétri aîné, recueillit en moi une épave des temps troublés, une victime des sentiments politiques quil avait partagés. M. Piétri avait dautres tendances, dautres vues que ses prédécesseurs ; sa maxime, son objectif étaient lapaisement. Il me connaissait depuis 20 ans et, après un noviciat quil crut obligatoire, il me confia la mission acceptée, sous certaines réserves, qui était le plus en harmonie avec mes études et mes penchants. Las de la politique et de ses retours, je crus quun Commissariat de police me permettrait dassurer mon avenir sans faillir à mon passé. Je fus heureux surtout de pouvoir, fidèle à ses conseils, à ses inspirations, être utile et faire le bien. On sait combien le Sieur Rousseau, dans ses mésaventures, eût à mettre à profit et les latitudes de la consigne, et les entraînements de ma sollicitude pour ceux qui souffrent. Faut-il expliquer maintenant pourquoi le Préfet de police, M. Cresson, se montra si peu soucieux de se conformer aux désir de mes protecteurs ? Voici encore le mot de lénigme. M. Cresson, prenant possession de la Préfecture de police, avait trouvé en M. Lestiboudois un ancien condisciple du lycée de Versailles Les conséquences de cette rencontre se déduisent delles mêmes se préoccupa-t-il de moi, comme, à la fin de décembre 1870, me laffirmait, en me pressant les mains avec effusion, le beau frère et Chef de Cabinet de M. le Préfet, cest ce que jignore parfaitement. Toujours est-il que je suis resté échoué sur la plage de la Préfecture de police et jai quelques raisons de supposer que, sans initier son chef aux mystères me concernant, afin de ne pas courir la chance dinvestigations compromettantes, M. Lestiboudois se contenta, sans doute, dopposer au bon vouloir de son chef cette force quon dit souveraine, la force dinertie. Je sais aujourdhui que ces lignes font honneur à M. Lestiboudois dune réserve quil neut pas. Me résumant en quelques mots, joppose la dénégation la plus absolue à toutes les dénonciations calomnieuses dont jai été lobjet et le martyr ... au sujet de Rousseau comme de M. Lestiboudois, je nai jamais écrit une ligne qui nait été signée de mon nom. Pour mieux dire, je nai rien écrit, ni inspiré du tout qui put être lobjet de la moindre interprétation fâcheuse à légard du Sieur Rousseau, pendant la période antérieure au mois de février 1871. Si je fus agressif alors, si je lai été depuis, cest quavant, comme après, je fus initié à bon nombre des faits qui constituent le dossier de mes griefs, mais, écuré que je fus toujours par les turpitudes anonymes, jai constamment écrit à visage découvert. Et, à visage découvert encore, je persévère à demander une enquête avec production du dossier du Sieur Rousseau, ainsi que des dossiers me concernant qui sont à la préfecture de police et au Ministère de la Justice, duquel jai relevé en ma qualité dancien Commissaire et dancien Procureur de la République. A défaut dune enquête ... je demande la comparution simultanée de toutes parties devant un fonctionnaire chargé de nous entendre et de faire rapport. Ce tempérament dune équité vulgaire montrera, je lespère, la nécessité dune enquête administrative que sera la réhabilitation ou la confusion de qui de droit. Je ne me dissimule pas que jeusse tourné bien des difficultés, aplani bien des obstacles graves si, mettant lhabilité à la place de la conscience, de la probité rigide, je métais ingénié à laisser M. Lestiboudois hors de procès et à diriger exclusivement mes attaques et mes légitimes récriminations contre le Sieur Rousseau. Cet expédient, cette capitulation ne mont pas semblé de bonne loyale guerre défensive. Solidaires, comme ils le sont à mes yeux, dagissements élaborés de concert, je me serais jugé le plus méprisable des êtres de songer à me dérober devant le suzerain, devant le chef demploi, afin de mieux écraser le comparse. Jai un bouclier, ma conscience , jai un levier, la vérité et sans lâcher compositions, armé de ce double engin, je me sens dune volonté à essayer de soulever un monde. Or, le monde, les individualités que je bats en brèche, mauront par le poids dun fétu, parce que, dans ma ferme croyance, les puissants auxquels sadressent mon appel, mes doléances, mentendront, et, selon leur coutume, sinspireront de la plus rare et de la plus noble des vertus de lesprit de justice." Paris, ce 17 Juillet 1871. Notes 1 - Lempereur Napoléon III ayant résolu décrire la vie de Jules César, une portion de son ouvrage devait nécessairement être consacrée à la guerre des Gaules. Sous le nom de Commission de topographie des Gaules, un corps de savants fut constitué, qui fut chargé de recueillir toute la documentation nécessaire. En particulier, il sagissait pour la Commission didentifier les principaux points sur lesquels César ou ses lieutenants eurent à soutenir des combats. Comme méthode de travail, la Commission ajouta à la critique littéraire des textes, qui seule avait prévalu jusqualors, les fouilles directes dans lintérieur du sol. Et ce fut là une heureuse initiative. Si cette manière dopérer ne donna pas, dès labord, tous les résultats attendus, si certains points indiqués par la Commission durent plus tard être révisés, il serait souverainement injuste de déprécier les efforts qui furent alors tentés. 2 - Cette commission était dirigée par le général Creuly, du génie, et Alfred Jacobs, de lEcole des Chartes. 3 - Cessac (J.B.). - Etudes historiques, Uxcllodunum, aperçus critiques touchant lexamen historique et topographique des lieux proposés pour représenter Uxellodunum, de MM. le Général Creuly et Alfred Jacobs. Extrait de la Rev. des Soc. Sav. des Départements, février 1860, Paris, E. Dentu, Librairie-Editeur, Palais-Royal, 1862, in-8°, 79 p. - Cessac (J.B.). - Etudes historiques. Commentaires de César. Uxellodunum. Notices complémentaires touchant lexamen historique et topographique des lieux proposés pour représenter Uxellodunum. Paris, E. Dentu, Librairie-Editeur, Palais-Royal, 1862, in-8°, 31 p. - Cessac (J.B.). - Lettre au directeur du Collège Sainte-Anne à Augsbourg. Moniteur Universel, 6 mars 1863. - Cessac (J.B.). - Un dernier mot sur Uxellodunum. Paris, E. Dentu, Librairie-Editeur, Palais-Royal, 1863, 47 p. - Cessac (J.B.). - Mémoire sur les dernières fouilles dUxellodunum. Paris, Dentu, 1864. - Cessac (J.B.). - Etudes Historiques, commentaires de César, observations touchant les fouilles exésutées à Luzech. Paris, E. Dentu, Librairie-Editeur, Palais-Royal, 1864, 16 p. - Cessac (J.B.). - Uxellodunum, fouilles exécutées à Luzech, a Capdenac et au Puy-dIssolud. Paris, Dentu, 1865. - Cessac (J.B.), Bial (Paul), Lunet (Abbé). - A propos dUxellodunum. Congrès arch. de France, XXXII, 1865, p. 437-440 et 443-450. - Cessac (J.B.). - Notes sur les fouilles exécutées à Puy-dlssolu. Rev. des Soc. Sav., 1866, p. 464, 569-570. - Cessac (J.B.). - Le véritable emplacement dUxellodunum démontré au moyen des fouilles. Manuscrit à la bibliothèque du Musée de lHomme à Paris, daté de 1866, 14 p., 7 pl. - Cessac (J.B.). - Mémoire sur les dernières fouilles dUxellodunum, (Mémoire lu à la Sorbonne en 1866). Paris, Imp. Impériale, 1867, in-8°, 17 p. - Cessac (J.B.). - Le véritable emplacement dUxellodunum sous les auspices de la Soc. dEmulation du Doubs. Comm. Rev. Soc. Sav., 1867, p. 48-50. 4 - Note sur les fouilles exécutées à Puy-dlssolu. Rev. des Soc. Sav., 1866, 4e série, t. III, p. p. 569-570. Une autre note se trouve p. 464. 5 - Un double se trouve au Service Régional de lArchéologie à Toulouse dans le dossier du Puy-dIssolud.. |