BSEL - Juillet-Septembre 1998 - Gilbert Foucaud

 sel_100.gif (7490 octets)
© Société des
Études du Lot
Reproduction interdite

 

Un article de :
Gilbert
Foucaud

titre_bsel_1.gif (1789 octets)
titre_bsel_2.gif (4992 octets)
3e fascicule 1998 - Juillet-Septembre - Tome CXIX

La société des Études du Lot | Sommaire complet du fascicule

 

FIGEAC
VILLE FORTIFIÉE

  

On peut dire sans paradoxe que les murailles de la ville sont antérieures à la date généralement admise pour la création de Figeac. Selon un renseignement aimablement communiqué par un de nos confrères (1) on lit dans le cartulaire de Beaulieu, la belle abbaye bénédictine des bords de la Dordogne, que dans les années 820-830 le roi Pépin Ier d’Aquitaine trouva refuge derrière les murailles de Figeac. Est-ce que la reconnaissance du roi n’expliquerait pas la fondation de l’abbaye quelques années plus tard en 838 ? Il est bien dit, mais y prête-t-on attention, que cela se fit "dans un lieu nommé Figeac",donc préexistant.

Où placer ces premières fortifications sinon sur notre seule éminence : la terrasse du Puy, que sa hauteur, bien que modeste, suffit à protéger des inondations ou d’une attaque surprise. Il est fort possible que la nouvelle abbaye vécut ses premiers temps sur cette colline. Après sa construction dans la plaine, on peut tenir pour assuré qu’elle eut sa propre ligne de défense, cet enclos de forme ovoïde qui apparaît fort bien sur les plans ou les photographies aériennes et qui ne faisait partie d’aucune gache. On aurait donc eu ainsi, pendant une durée indéterminée, deux ensembles fortifiés.

La ville s’agrandit, forte de son commerce au long cours et il faut protéger ce nouvel et plus vaste espace. Nous ne savons pas le tracé de ces fortifications ni non plus leur mode de construction. Il était fréquent que les défenses soient constituées par le mur aveugle des maisons accolées qui, dans ce cas, devait être construit à chaux et à sable, ce qui en dit long sur les autres ! Les entrées : portals ou portails, étaient simplement d’épaisses portes de bois avec barres de consolidation. Un tel système ne permettait sans doute pas de soutenir un siège en règle mais il mettait à l’abri des surprises. Nos faubourgs, semble-t-il, étaient protégés de semblable façon. Le faubourg Saint-Martin, dit aussi faubourg d’Outre pont (de l’autre côté du Célé) avait trois portals : celui de l’Angaliega en amont de la rivière, celui qui menait au couvent des frères prêcheurs à l’autre extrémité, et enfin le plus important : celui des Estraniers au débouché de la voie romaine. De là, on accédait au pont du Griffoul, entrée Sud de la ville. L’image de fossés pleins d’eau cernant les murailles ne peut évidemment pas convenir à notre ville pentue, mais on peut poser la question pour le faubourg Saint-Martin. Vers l’Est les Fonts Redondes qui coulent dans les fossés, et vers l’Ouest la fontaine "arcuati",contribuaient sans doute à la défense (2).

Le faubourg d’Aujou avait aussi son portal avec toutefois la protection supplémentaire du ruisseau des Carmes.

Le faubourg du Pin s’ouvrait à la route d’Aurillac par le portal de la Laute (3).

Revenons à la ville elle-même et à ce que nous pouvons savoir de ses fortifications. Tenons d’abord pour assuré qu’elles ne sont pas un monument figé, érigé une fois pour toutes, mais un espace évolutif selon la paix, selon la guerre, selon les progrès des moyens de siège. En temps de paix on trouve bien incommode ce corset de pierre : on y perce des trous pour accéder plus vite à son jardin et, dans le cas des maisons à murs aveugles formant rempart, on ouvre des fenêtres au soleil. On laisse s’écrouler des pans entiers qui servent plus ou moins clandestinement de carrière. Il n’est pour s’en rendre compte que de regarder d’un peu plus près ce qui reste des fortifications en bordure de l’école Jeanne d’Arc. Des reprises apparaissent nettement avec ruptures d’assises et formats différents des blocs les constituant. C’est qu’en effet, lorsqu’une présence ennemie est signalée, on rebâtit à la hâte, utilisant pour ce faire les pierres que les carriers avaient laissé au rebut. On ne trouve jamais dans nos hôtels ou maisons, des pierres de grès ayant autant de cailloux inclus que dans nos murailles. On utilise parfois aussi des pierres provenant de démolitions, ce qui peut aider pour des datations (4).

Et puis il faut tenir compte des modifications de l’art de la guerre. L’artillerie a bouleversé toutes les règles du jeu. Les hauts murs étaient une défense statique avec un effet répulsif sur d’éventuels grimpeurs à l’échelle ou autrement. Les tours qui commandaient le paysage, étaient, autant qu’une défense, un symbole de prestige, de puissance et leur vue apportait aussi un sentiment de crainte. Il existait bien des machines de guerre pour projeter sur les murs et les ébranler, de lourds quartiers de pierre pouvaientt peser jusqu’à cent kilos. Mais la poudre donna aux boulets, de pierre d’abord puis de métal, une autre puissance destructrice. On taluta la base des fortifications vers l’extérieur, par des murailles basses faites de plus de terre que de pierre. Les boulets s’y perdaient sans grand dommage. C’est le sens du mot fausse-braye sur le plan de 1622 analysé dans un article précédent (5).

On trouve nos premières mentions de fortifications dans les longs textes d’arbitrage des années 1250 et suivantes où d’éminentes personnalités ecclésiastiques tentent de réaliser des compromis entre l’appétit de pouvoir des bourgeois et la volonté de l’abbé de garder sa puissance et ses sources de revenu. Les murailles, les tours, les fossés, est-il précisé, seront sous la responsabilité des consuls qui devront en assurer la garde, le guet (gache). D’un texte fort peu clair, écrit dans un latin qui n’a rien de cicéronien, il semble résulter que des maisons bordent les murailles ; nous ignorons leur tracé précis mais de façon certaine ce n’est pas celui qui apparaît sur nos plans car la ville n’a pas encore achevé son extension. En 1302 et années suivantes, la ville a pris sa pleine indépendance, ou plutôt est devenue la vassale lointaine d’un roi de France lointain. Elle va revoir ses défenses, les adapter à l’accroissement de sa population.

Quand, en 1342, le roi ordonne aux consuls de fortifier la ville, étant donnés les risques de guerre, la construction est sans doute déjà commencée (7). Le roi en effet autorise les consuls a acenser les fossés, à les faire cultiver (8) pour compenser un peu les dépenses qu’ils avaient engagées en achetant divers biens pour les construire. Il leur accorde aussi la permission de bâtir le long des murs, le tout pouvant être remis en cause si la défense l’exige.

Les murailles n’étaient peut-être pas achevées quand la ville fut prise par les routiers gascons, dits anglais, en 1371 : on avait dû avoir quelque peine à trouver assez d’ouvriers après les pestes de 1348 et 1361. Par ailleurs des notations postérieures indiquent qu’en 1405 par exemple les consuls donnent à faire à deux fustiers (charpentiers) la toiture de la tour d’Aujou (9) "de novo edificata" ce qui peut se traduire, il est vrai, par neuve ou restaurée. Mais en 1407 9bis on précise que c’est sur la tour du Griffoul neuve que se fait la charpente.

Quoiqu’il en soit, la ville, en ces premières années du XVe siècle a édifié la ceinture de murailles qu’indique encore notre plan actuel, soit un périmètre de 1700 m environ. Si on prend pour module le distance existant entre les tours qui subsistent leur nombre devrait être d’une vingtaine. Nous ignorons s’il y en eut de rondes parmi elles, mais celles qui subsistent sur la face Ouest ainsi que les vestiges de la tour Ste Alauzie dans l’ancien collège sont toutes carrées. C’était aussi la forme des tours qui protégeaient les entrées.

Un étroit passage longe les murailles, séparant celles-ci des jardins ou des maisons de la ville : "passata consueta in medio" (10). Nous ignorons la façon dont il est fait, mais il semble bien qu’on ne le considère pas comme une rue et qu’on n’y circule pas habituellement car toutes les voies qui y aboutissent portent le nom d’impasses (11). De loin en loin, sur ce passage, des escaliers devaient permettre d’accéder rapidement aux postes de guet ou aux chemins de ronde.

Photo 1

Fig. 1. La courtine entre la porte Montferrier et une des tours de l'enceinte. On voit très nettement que la partie inférieure était talutée. Le couronnement de la tour a été modifié sans doute aux XVIIe ou XVIIIe siècles lorsque les Clarisses occupaient l'enclos fermé par ces murailles

Cinq portes principales ouvrent la ville sur l’extérieur : Porte du Pin, dite aussi des Tours, et porte d’Aujou sur l’axe Est-Ouest  ; porte et pont du Griffoul, et porte Montviguier sur l’axe Sud-Nord ; enfin porte Caviale qui donne accès à la route de Cahors.

Il faut ajouter la porte de Montferrier à l’angle Nord-Ouest des murailles, indéfendable et ne menant nulle part, et le portail neuf (en 1291) dit aussi d’Ortabadial à l’extrémité de la rue Cavalié actuelle. Il donnait accès à un pont de bois reliant la ville au couvent des frères prêcheurs (12). Pont éphémère qui fut détruit au temps des guerres anglaises.

Photo 2

Fig. 2. La chapelle expiatoire de 1826 accolée à la porte Montferrier

On a souvent parlé aussi de la porte Garine (13) comme porte secondaire. Dans le Cadastre de la gache d’Aujou en 1400 il n’en est pas fait mention. En revanche le portail à l’entrée de la rue du même nom conserve des traces de gonds : on pouvait donc clore pour la nuit le quartier qui fait suite. On trouve de semblables clôtures dans des villes de Toscane ou d’Ombrie. Est-ce que ce portal pourrait être la porte Garine ?

Notre connaissance au sujet des portes consiste essentiellement dans la description qui en fut faite au XVIIIe siècle lorsque leur inutilité et leur mauvais état incitèrent à les détruire. On ne les entretenait plus depuis longtemps puisqu’on n’avait plus d’ennemis à craindre et on les traitait parfois avec un réel dédain des règles de sécurité. C’est ainsi qu’on établit un passage sous les tours du Griffoul (14) pour mettre en communication les berges Est et Ouest. Comprises entre la grande muraille et une "murette" côté Célé, elles étaient occupées en permanence par les animaux que l’on menait boire ou par les servantes qui venaient puiser de l’eau et laver le linge.

Revenons sur la porte du Grilfoul. Elle était la plus importante avec ses deux tours carrées (15) et son corps de garde avancé dans un des becs du pont. L’entrée était un passage voûté entre les tours.

La porte du Pin est peut-être elle aussi accostée de deux tours (cf. son appellation constante : les Tours). Elle est certainement la plus complexe : c’est ici que le Canal pénètre dans la ville et il a fallu tout un ensemble de ponts plus ou moins perpendiculaires et de grilles pour empêcher des entrées clandestines.

Les autres portes, Caviale, Aujou, Montviguier ainsi que les deux précédentes sont disparues au XVIII° siècle et c’est à partir des registres municipaux de cette période que nous allons tenter de décrire la porte Caviale telle qu’elle était en 1726 (15bis). A cette date nous dit-on, il faut "démolir son avant-mur déjà ruiné. La seconde porte de la ville qui est à cet avant-mur pourrait être posée à peu de frais à la première face de l’arceau de la tour du côté de la ville, l’autre porte se trouvant placée à l’extrémité dudit arceau, en sorte que par ce moyen on conserverait deux portes à cette entrée comme aux autres. L’épaisseur dudit arceau étant d’environ deux canes, les deux portes se trouveraient à une distance convenable l’une de l’autre". L’avant-mur est évidemment celui de l’ouvrage avancé qui défendait l’entrée de l’autre côté du pont-levis ; il possédait sa propre porte. L’arceau n’est pas autre chose que la voûte ouverte sous la tour dont on nous apprend qu’elle a quatre mètres de largeur. Le haut de la tour (16) comporte des créneaux et un toit sans doute à quatre pans, assez pointu pour porter une girouette. De herse il n’est pas question, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en avait point.

En 1726 (17) pour la porte de Montviguier, le petit couvert de son avant-poste est en péril. On ne le refera pas et les quatre cents tuiles qu’on en tirera seront utilisées pour la toiture voisine de N.D. du Puy. En 1765 (18) une partie de la tour carrée qui se trouve bâtie sur ladite porte s’est écroulée. On ramènera la tour au niveau des courtines et on relogera le valet de ville qui occupait le troisième étage. Deux ans plus tard (19) on crée une nouvelle entrée ornée de deux pilastres "vis-à-vis de la grande rue de l’église du Puy alors que l’autre entrée aboutissait uniquement en face du mur de clôture des Capucins", donc un peu plus à l’Ouest.

A l’emplacement de la porte Montferrier alias la Caussette (20) il existe actuellement une chapelle expiatoire (21) depuis 1826. Peut être cette chapelle reproduit-elle assez exactement le toit à quatre pans de nos portes, mais elle est trop peu haute pour être vraiment la tour ancienne et par ailleurs elle s’inscrit dans la muraille sans en faire partie. Debons précise que Marty, acheteur du clos des Clarisses, donna cette ancienne porte avec sa tour pour construire la chapelle. Dernière à subsister parce que n’ouvrant que sur un jardin, cette entrée fut le théâtre de la prise de la ville par les protestants en 1576.

Photo 3

Fig. 3. Meurtrière sur l'abside Sud de l'église du Puy, ouverte à la fin du XVIe siècle lorsque les protestants utilisèrent l'église comme partie de leur citadelle

C’est par là qu’ils pénétrèrent par suite, nous dit-on, de la traîtrise de la femme d’un consul qui leur en donna la clé. La ville fut occupée jusqu’en 1622 ce qui donna lieu au dernier avatar de nos fortifications. Les Huguenots construisirent leur citadelle sur la colline du Puy, là où avait commencé l’histoire de la ville. Longeant sur sa droite la rue de Colomb dans sa montée, bordant la rue St Jacques (la muraille existe toujours), s’appuyant sur l’église du Puy, dont le mur Sud servait de courtine (22), et le clocher de donjon, utilisant enfin les murailles de la ville pour le surplus, la citadelle modifia profondément le quartier en créant autour d’elle un glacis devenu depuis ceinture de jardins.

Comme partout en France il s’agit là des derniers sursauts, des dernières velléités d’autonomie des protestants ou, dans d’autres lieux, des seigneurs. Un pouvoir central plus fort, un roi absolu balaieront tout cela et par voie de conséquence rendront inutiles les villes fortifiées à l’intérieur du pays.

Le premier empiétement daté est celui de M. de Laborie obtenant à la fin du XVII° siècle de bâtir son séminaire (futur collège de la ville ) en utilisant les fossés comme cave. Bien d’autres bâtiments publics ou privés seront construits avec les pierres des murailles, en particulier l’Hôpital à la fin du XVIII° siècle. On laissera se combler les fossés (23). Dès 1720 et par mesure d’hygiène on accélère le processus pour celui qui longe la gache d’Aujou et qui était, au dire du temps, un affreux cloaque. En 1752 on plante des mûriers blancs dans les fossés qui descendent vers la porte du Pin et les feuilles en seront vendues à une manufacture de soie de Montauban. Vers la même époque d’autres plantations d’arbres d’ornement, ormeaux surtout, sont faites le long du Célé entre le grand mur et la "murette". La berge devient ainsi un lieu de promenade en attendant que des surhaussements qui dureront jusqu’au début du XIXe en fassent des quais. Devenus lieux de passage, ils désengorgeront les étroites rues du centre.

Ainsi disparaîtra en à peine plus d’un siècle le passé militaire de la ville. Il ne reste pour en témoigner que quelques pierres ici ou là et surtout un vestige important à l’angle Nord-Ouest : un peu plus de cent mètres de murs avec deux tours. Leur conservation a été assurée par leur rôle de clôture pour des propriétés monastiques, Clarisses d’abord, Sainte-Famille ensuite. La ville, nouveau propriétaire, en fera certainement un pôle touristique important.

carre.gif (935 octets) 

Notes :

1 - Lettre de M. Tibor Pataki.

2 - G. Foucaud. Le quartier Saint-Martin de Figeac. B.S.E.L. 2° fasc. Avril-Juin 1992.

3 - Est-ce la porte de l’Est celle de l’autan (auto) qui pénètre par là dans la ville ?

4 - C’est le cas d’une pierre qui apparaît dans les substructions de la muraille à 50 m. environ au Sud de la chapelle expiatoire. Moulure torique qui pourrait être datée de la deuxième moitié du XIIIe siècle, elle milite pour faire de cette partie de courtine une construction du début du XIVe.

5 - G. Foucaud. Un quartier de Figeac du XVIe siècle à nos jours. B.S.E.L. 3° fasc. Juillet-Septembre 1981.

6 - Arch. Dép. Lot. F 132, Juillet 1258.

7 - Arch. Nat. JJ 74 n°523, Février 1342. Renseignement recueilli par L. d’Alauzier.

8 - C’est une habitude pendant les période de paix. Cf. infra pour le XVIIIe siècle.

9 - A.D. Lot 3E 7/4 f°27.

9 bis - A.D. Lot 3E 7/5 f°21.

10 - Arch. mun. Figeac (désormais notées A.M.F.) BB 21 - 18/12/1747. Les Dames Clarisses demandent la cession du chemin qui est entre la muraille de la ville et leur enclos.

11 - G. Foucaud. Un cadastre de 1400 à Figeac. B.S.E.L. 4e fasc. Octobre-Décembre 1994.

12 - Cahiers de Fanjeaux : Mendiants en pays d’Oc au XIIIe siècle. Privat 1973, p. 266.

13 - G. Foucaud. Un cadastre… op. cit.

14 - d° Un quartier… d°.

15 - 8m x 8m, selon A. Noèl qui habitait l’emplacement de la tour Ouest.

15 bis - A.M.F. BB 20. 15/3/1726.

16 - d° BB.22. 14/12/1766 pour la toiture.

BB. 20. 28/7/1727 pour la girouette.

17 - d° BB.20. 15/3/1726.

18 - d° BB.22. 20/6/1765.

19 - d° BB.22. 27/8/1767.

20 - d° BB.21. 23/7/1747.

21 - E. Debons. Annales ecclésiastiques et politiques de la ville de Figeac en Quercy, Toulouse 1829, p. 278.

22 - Il subsiste encore une meurtrière dans l’absidiole Sud.

23 - A.M.F. BB.21. 29/3/1752.

Haut de bullet_b.gif (912 octets) la page


Quercy Médiéval Quercy historique Sommaire BSEL Le Quercy sur le Net
Quercy Médiéval Histoire du Quercy Sommaire du B.S.E.L. Le Quercy sur le Net