BSEL - Juillet-Septembre 1999

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Études du Lot
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Un article de :
Henry
de Warren

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3e fascicule 1999 - Juillet-Septembre - Tome CXX

La société des Études du Lot | Sommaire complet du fascicule

 

LA CHEMINÉE MONUMENTALE
DE L'ANCIEN PRIEURÉ DE CARENNAC

 

La vente des Biens Nationaux, à la Révolution, fut à l’origine de nombreuses destructions et de la perte d’innombrables œuvres d’art. Le Lot ne fut pas épargné. Pour nous limiter au Haut Quercy et à deux monuments majeurs, citons simplement la disparition quasi complète du magnifique monastère des Dames Maltaises à Issendolus et le saccage du prieuré bénédictin de Carennac.

Carennac, qui appartenait à l’ordre de Cluny, devait être riche en manifestations artistiques. Il y a quelques années une fresque de qualité était mise à jour sous un badigeon. Elle représente la légende - souvent reprise à une époque de guerres et d’épidémies - des Trois Morts et des Trois Vifs 1. Nous en voyons un exemple (partiel et très abîmé) sur le mur de la chapelle Notre Dame à Rocamadour.

Le chanoine Albe et Armand Viré, déploraient déjà 2 la perte d’une cheminée " qui se trouvait dans les bâtiments conventuels et qui fut vendue à Paris, le 30 avril 1881, boulevard de Clichy, 75, par M.M. Charles Pillet et Charles Rannheim, en même temps que les sculptures du château de Montal ".

L’acquéreur, Monsieur Cibiel, député de l’Aveyron, devait la transporter et remonter dans sa propriété située dans le même département.

" Cette cheminée, précisent Albe et Viré, languissait dans une chambre éclairée par une fenêtre de 50 centimètres d’ouverture, et au-dessous grouillaient les porcs d’une porcherie ".

Les auteurs décrivent ensuite le thème de la décoration : la Parabole évangélique du Mauvais Riche et du Pauvre Lazare (Luc, 16, 19 à 31).

Dans les années qui suivirent la première Guerre Mondiale, Henri Ramet publiait, à Toulouse, une brochure intitulée " Carennac en Quercy. Le prieuré de Fénelon ", où il écrit :

" Du côté sud-ouest du cloître, se trouvaient le réfectoire, la cuisine et le chauffoir du monastère ; tout cela est en fort mauvais état ; on y voit une ou deux cheminées sculptées… " Il poursuit : "Un vestige remarquable de ces mêmes bâtiments, vendu en 1881, subsiste encore (en Aveyron). C’est la cheminée dite " du Mauvais Riche… ".

Malgré ces textes, les souvenirs des anciens du pays étaient parfois contradictoires. La cheminée achetée par M. Cibiel était-elle bien dans l’ex-prieuré ? Une tradition, en effet, fait état d’une cheminée du Mauvais Riche dans une maison importante de Carennac connue sous la désignation d’ancien logis Teilhac. Des données apparemment contradictoires.

Madame Anne-Marie Pécheur, historienne et archéologue, spécialiste de Carennac, étudiant le style de l’œuvre, situait son exécution dans une fourchette resserrée fin XVe siècle et très près de 1500.

D’autre part, de concert avec Monsieur Robert Merceron 3, elle établissait la liste probable des prieurs du dit monastère aux XVe et XVIe siècles.

Il s’agissait de les confronter aux armes figurant sur la dite cheminée ; armes appartenant, selon toute probabilité, au personnage ayant pris l’initiative d’en commander l’exécution.

Robert Merceron, après de patientes recherches, identifiait Jean Dubrueilh, doyen de Carennac de 1484/85 à 1507. Sa curiosité lui faisait écrire des lignes qui ne sont pas sans intérêt pour l’histoire du quercy :

" Nous voulions trouver l’origine de ce doyen de Carennac… consultant le dictionnaire du Cantal, t.III, page 234 et suivantes, nous avons relevé : … " Villages et hameaux de la commune de Saint-Constant : … Le Breuil, qui a donné son nom à une ancienne famille propriétaire du château de Merle. (Il ne s’agit pas de Merle, en Corrèze)… Chaule ou Chourle de Merle, ruines d’un fort bâti sur une petite élévation qui domine un vallon resserré… Dans les temps de troubles, en 1617, le seigneur de Merle, avec les seigneurs de la Blanquie et de Fabrègues, ses frères, qui étaient de la famille Du Breuil, s’emparèrent du fort de Chaule…, il y avait une chapelle dans le fort…

" Merle, hameau très connu par le château de Chaule qui en est tout près et par ses seigneurs qui primitivement en ont porté le nom. Noble Foulques de Merle, damoiseau, vivait en 1308. Du mariage de sa sœur, N. de Merle, avec Pons de Corbi, naquit au château de Merle, en 1300, Flore de Corbi qui fut religieuse à Issendolus, de l’ordre de Malte, en Quercy, et mourut en odeur de sainteté en 1347, le 11 juin. Son corps fut levé en 1360 et vénéré des fidèles sous le nom de sainte Fleur, par autorisation de l’évêque de Cahors.

" Ce fief passa dans la famille de Breuil ou de Broglio en 1450. Le château fut démoli par ordre de M. de Canilhac, gouverneur. En 1614, Jean-Antoine de Lauzeral de Breuil épousa la fille unique de Jacques de Breuil, prit le nom et les armes de la famille de Breuil et demeura seigneur de Merle… etc "

(Lettre privée en date du 9 octobre 1981).

Tout ceci permettait à Madame Pécheur, d’écrire :

"… Heureusement que Monsieur Merceron était-là ! Savez-vous qu’au delà de la datation de votre belle cheminée, on peut à présent dater les parties gothiques du cloître de Carennac dont quelques sculptures qui subsistent sont de la même main ? On peut aussi dater les sculptures du cloître de Cadouin qui reprennent les mêmes motifs iconographiques et le même style…"

(Lettre privée du 24 juin 1981).

* * *

Une question se pose :

Où se trouvait cette cheminée ?

D’après Henri Ramet (op.cit. p. 66) : " … dans la grande salle des bâtiments conventuels, côté nord, au premier étage, lieu de réunion probable du chapitre de Carennac. "

N’ayant pas une connaissance approfondi de l’évolution historique et topographique du prieuré de Carennac, il ne nous est pas possible de préciser un emplacement, d’autant plus que le plan type des monastères bénédictins semble ici avoir subi, au cours des âges, des modifications dues aux destructions et reconstructions successives, à l’évolution des coutumes, du genre de vie, du nombre des moines, etc.

Primitivement (précisons : à la grande période du monachisme ; au XIIe siècle surtout) les usages monastiques n’admettaient de foyer (la cuisine mise à part) que dans une seule pièce : le " chauffoir ". Avec le relâchement de l’observance, d’autres locaux ont été pourvus de cheminées.

La cheminée de Carennac à laquelle nous nous intéressons n’était certainement pas affectée au " chauffoir " monastique tel qu’il était conçu et situé aux " temps héroïques ", et dont l’accès était rigoureusement réglementé par les codes bénédictins (Cluny et autres). Albe et Viré la situent dans une pièce sombre en dessous de laquelle " grouillaient les porcs d’une porcherie ". Et Henri Ramet (déjà cité) parle de " la cheminée du Mauvais Riche, qui se trouvait dans la grande salle des bâtiments conventuels, côté nord, au premier étage, lieu de réunion probable du chapitre de Carennac ".

Pour notre part nous avions toujours été frappé (avant la restauration récente de cette aile) par la perfection et l’importance d’une haute cheminée partant du milieu du mur extérieur, à l’étage traditionnellement affecté au dortoir des moines. Ce beau conduit (hexagonal ? à vérifier) de pierres soigneusement taillées et appareillées, ne pouvait qu’avoir sommé un imposant foyer. Je pense aussitôt à l’œuvre démontée et vendue en 1881. Le dit conduit pouvait être la continuation de la mitre surmontant la cheminée du Mauvais Riche démontée, transportée à Paris chez un marchand de biens et rachetée par M. Cibiel.

Mais, dira-t-on, une cheminée dans un dortoir ? Impensable. Exact. Mais n’oublions pas qu’aux XVe-XVIe siècle les moines n’étaient plus, la nuit, rassemblés dans un seul local et que le plan monastique traditionnel était souvent bouleversé, les locaux réaménagés selon l’humeur des religieux, leurs besoins et leurs moyens.

Un relevé rigoureux des cotes, tant à Carennac qu’en Aveyron serait instructif et peut-être déterminant.

En tous cas l’hypothèse est confortée par les témoignages (pas assez précis malheureusement) d’Albe et Viré ainsi que de Ramet.

* * *

Deux sceaux ont été pris en considération par Robert Merceron, et l’ont servi, dans son identification du prieur à l’origine de la cheminée du Mauvais Riche. L’un, conservé aux Archives Nationales à Paris (sous la cote S. 2056), reproduit ici (figure 1) peut être ainsi décrit :

Au registre supérieur Vierge avec enfant Jésus ; au milieu, de gauche à droite, saint Paul avec une épée, saint Pierre avec une clé et un livre, sainte Foy avec un gril ; en bas à gauche écusson de Jean du Breuil avec bâton prieural (comme sur la cheminée), à droite armes de Cluny. Sur le rebord gauche du sceau " S. Johannis de Bruglio " et sur le bord droit " Decani de Carennaco ".

[La chronique de la Société des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze, Réunion du 19 août 1879 à Tulle, faisait erreur en identifiant St Laurent au lieu de Ste Foy et en lisant " satis " sous la figure de cette dernière au lieu de " S. Fides ".]

Dans la Sigillographie du Bas-Limousin de Bosredon et Rupin, t.1, p. 179, parue en 1886, l’appendice N° XI parle du " sceau de la juridiction d’Argentat " et dit : " L’attribution au doyenné de Carennac des armoiries figurées sur le sceau de la juridiction d’Argentat est d’autant moins douteuse qu’on les retrouve sur les clefs de voûte de l’église de Carennac et sur un sceau de Jean du Breuil de Carennac :

" Sceau ogival de 60 millimètres sur 45. XVe siècle… etc… Ce magnifique sceau, qui n’est pas moins remarquable par sa belle exécution que par ses grandes dimensions, appartient à M. Teilhac, percepteur à Saint-Céré (Lot) ".

Robert Merceron, à qui nous devons cette recherche, exprimait ensuite la quasi impossibilité de savoir " ce qu’il est advenu du sceau qui appartenait, il y a un siècle, à ce monsieur Teilhac ".

Il devait, évidemment, être le " frère " de l’exemplaire conservé aux Archives Nationales et que nous reproduisons (fig. 1).

La recherche qui a été résumée ci-dessus peut paraître austère. Elle illustre le long et difficile cheminement des divers spécialistes, souvent inconnus ou méconnus, dont les résultats sont ensuite exploités par d’autres.

* * *

Au début de cet exposé nous avons dit que des doutes, pour certains, existaient quant à la localisation de la cheminée. En effet une tradition solide situait la cheminée du Mauvais Riche et du Pauvre Lazare dans une maison du bourg. Or la cheminée rachetée en 1881 par M. Cibiel qui lui fit prendre le chemin de sa résidence en Aveyron (alors qu’elle était sur le point d’être acquise par un Américain qui l’aurait transportée Outre-Atlantique) comportait des sculptures prouvant son origine monastique. Et, par ailleurs, nulle autre cheminée, à Carennac, ne pouvait se mettre sur les rangs, traitant du même thème. C’est alors qu’un hasard assez extraordinaire allait donner la solution, au moment même où Robert Merceron identifiait les armes du prieur Jean du Breuil sur la cheminée acquise par M. Cibiel. En effet, au cours d’une recherche portant sur un autre sujet, nous fûmes mis en face de deux cartes postales anciennes reproduites ici (fig. 7 et 8) avec les inscriptions manuscrites qui y figurent, au dos.

Ainsi était confirmée la provenance clunisienne de l’œuvre qui nous intéresse ici et, en même temps étaient confortés dans leur idée ceux qui plaçaient dans une maison du bourg une cheminée du Mauvais Riche : car il y avait deux cheminées dont la décoration traitait un tel sujet !… "Tout le monde avait raison "… Henri Ramet écrit : " Cette œuvre saisissante dut faire à Carennac une profonde impression, car le même sujet a été traité dans un bas-relief se trouvant aujourd’hui dans la maison Verdier (ancien logis Teilhac), où on a découvert voilà deux ans, trois panneaux reproduisant le repas du riche, la mort de Lazare, la mort du riche et paraissant appartenir à la même époque que la cheminée émigrée en Aveyron."(op. cit., p. 67).

Laquelle de ces deux œuvres copia l’autre ? La " rusticité " des panneaux provenant du logis Teilhac ne doit pas faire illusion. Il est probable qu’ils sont dus à un artiste local dont l’expérience et le talent ne pouvaient se hisser à la hauteur de ceux [ou celui] qui travaillèrent pour le prieuré ? A moins que…

Carennac a été habité, au début de la Renaissance artistique qui suivit la fin de la guerre de Cent ans, par des bourgeois apparemment fortunés qui se plurent à allumer les flammes qui les réchauffaient dans un habillage de pierres savamment ornées ; d’ou la multiplication des belles cheminées dont un certain nombre existe encore de nos jours dans des maisons particulières de la petite cité.

* * *

Sortons de l’ " érudition " (relative !) et livrons-nous, pour finir, à l’ " admiration ", en examinant sommairement le linteau de cette cheminée (fig. 2). Les photographies qui illustrent cet article nous y aideront.

La meilleure présentation de cette iconographie est encore le texte de l’Evangile de Saint Luc (16, 19 à 31) : " Il y avait un homme riche qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Un pauvre appelé Lazare, était couché devant sa porte, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche, mais c’était plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. Alors il cria : " Abraham, mon père, prend pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise ". "Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie et Lazare le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir" … ".

La suite de la Parabole n’est pas évoquée sur les bas-reliefs de notre cheminée.

Quatre scènes principales s’y retrouvent :

- Le riche fait la fête. Lazare tend en vain la main pour apaiser sa faim. Seul, un chien s’occupe de lui et lèche ses plaies. (fig. 3)

- Décès du riche, entouré des siens. Les démons s’emparent de son âme (fig. 4).

- Lazare meurt ; les anges prennent possession de son âme et l’emportent au Paradis (fig. 5).

Dans l’écoinçon, au dessus des figurations, Abraham reçoit l’âme de Lazare (fig. 6).

Signalons aussi :

- Les armes du doyen Jean du Breuil.

- Dans de petites lucarnes des moines du prieuré passent la tête pour regarder la scène (Ils sont reconnaissables à leur tonsure monastique en forme de couronne). Leur présence est une preuve de plus de l’appartenance de l’œuvre au prieuré cluniste.

- La belle "guirlande" de raisins et feuilles de vigne qui entoure les scènes.

- La perfection et l’harmonie de l’ensemble.

* * *

Cette présentation sommaire, purement axée sur le thème religieux, ne préjuge nullement de l’étude archéologique de ce chef d’œuvre, à remettre dans le contexte de l’activité artistique de l’époque charnière à laquelle il appartient.

Madame Pécheur, citée plus haut, en a parfaitement senti la nécessité et pressenti les fruits qui en résulteraient pour notre Quercy et son voisinage. Elle est bien placée pour cela. Entendra-t-elle notre appel et y donnera-t-elle suite ?

Nous aimerions, pour finir, avouer un rêve souvent fait : Des initiatives heureuses ont été prises, depuis une vingtaine d’années surtout, pour restituer au prieuré de Carennac un petit peu d’un lustre difficilement imaginable aujourd’hui : restauration du cloître et de la salle capitulaire, sauvetages divers, création d’un musée…

A défaut de cette cheminée que les habitants de Carennac n’ont pas su garder, - appauvrissant ainsi leur patrimoine, - ne pourrait-on pas implanter, dans une salle de l’ancien monastère, une réplique de l’œuvre que nous venons de décrire ?

On fait, maintenant, d’excellents moulages qui reproduisent, à s’y méprendre, les originaux. Ce serait un enrichissement considérable pour le monument, pour l’histoire locale et une sorte de réhabilitation.

Les visiteurs en tireraient grand profit et les amoureux de Carennac y verraient un acte tout à la fois de "culture" , de "piété", et de "fidélité" envers un passé qui a encore beaucoup à nous apprendre.

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 Notes

1 - Voir l’intéressant article, bien illustré, de Madame Anne-Marie Pêcheur : " un Dit des Trois Morts et des Trois Vifs à Carennac ", paru dans le " Bulletin de la Société des Etudes du Lot ", octobre-décembre 1977.

2 - E. Albe et A. Viré. Le prieuré-doyenné de Carennac. Archéologie et histoire. Brive, 1914 (Extrait du Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze).

3 - Robert Merceron, parisien, tenait un commerce d’objets d’art. Prisonnier en Allemagne durant 4 ans, il utilisa ce temps d’inaction en s’initiant à l’art héraldique. Après la guerre, il reprit ses activités dans la capitale. Arrivé à l’âge de la retraite, il se retire en Corrèze, à Argentat, où il se lance avec passion dans la spécialité étudiée lors de sa captivité. Il devint une référence en recherches généalogiques et interprétation ou composition de blasons, secondé par sa femme, Pierrette, historienne pertinente et critique.

- Poulbrière ayant publié en 1894 un " Dictionnaire historique et archéologique des paroisses du diocèse de Tulle" , véritable mine de renseignements mais de consultation difficile, il réalise et publie (1964) un " Index onomastique ".

- En 1990 R. Merceron fait paraître la 2ème édition d’un autre travail : " Les blasons de la Corrèze et de ses communes ". (Editions Lemouzi).

- Dans la revue Lemouzi, parait une série d’articles sur l’" Armorial des Cardinaux Limousins de la Papauté d’Avignon " (1980 - 1982).

- En 1979, en collaboration : " Nouvelles découvertes avignonnaises : les fresques et les blasons de la livrée de Gaillard de la Mothe ". (Etudes de l’Ecole Palatine).

Mais ces quelques titres ne sont que la " partie visible de l’iceberg " de son travail. Car, plus que tout, il faut insister sur les mille recherches entreprises, avec un désintéressement complet, en réponse aux sollicitations de tous ceux qui avaient recours à ses compétences et à l’anonymat de ses services.

Notre Quercy en bénéficia en de multiples occasions. Citons-en deux particulièrement fécondes :

En juillet-septembre 1979, le Bulletin de la Société des Etudes du Lot publiait son étude portant sur le Cardinal du Pouget, fondateur (en 1321) du monastère des Clarisses près de Castelnau-Montratier, en Bas Quercy. Il y relatait la découverte, faite par lui, de sculptures et inscriptions, fort intéressantes, se rapportant au dit prélat.

Ici même nous faisons état de ce que nous lui devons concernant notre cheminée du Mauvais Riche et du Paubre Lazare, à Carennac.

Robert Merceron est mort en octobre 1991, léguant aux archives de Tulle le petit trésor de sa documentation personnelle.

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