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© QUERCY NET, 2002
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Istòria de
l'estampariá Les autres métiers du livre ■ A côté des métiers de libraire et d’imprimeur, gravitent toute une série de métiers à l’activité économique non négligeable. Il faut ainsi mentionner l’existence des colleurs d’affiches, dont le métier est défini par le règlement édicté par le Conseil d’Etat du Roi le 13 septembre 1722. Le colleur d’affiche doit savoir lire et écrire, il est nommé par le Lieutenant de police et doit vérifier que les affiches qu’il colle ont l’autorisation de ce dernier. Il doit également remettre un exemplaire à la chambre des libraires imprimeurs. Les affiches à Toulouse ne sont guère remarquables du fait du peu de bois gravés utilisables pour les illustrations. On trouve toutefois souvent sur les affiches les armes du Parlement, du Roi ou de l’évêque en frontispice ainsi qu’une colonne centrale illustrée. Le 15 septembre 1724, les métiers de relieurs et de doreurs de livres sont séparés de ceux de libraires et d’imprimeurs. Un arrêt de la Cour du Parlement de Toulouse enregistre le 14 avril 1733, la création de la Communauté des Maîtres relieurs et Doreurs de livres de Toulouse. Il est alors interdit aux imprimeurs et aux libraires de relier des livres, ce qui fera grincer quelques dents. Enfin, il faut mentionner l’existence des colporteurs, qui parmi leur bric à brac proposent également à leur clientèle campagnarde des livres. Un Edit de 1686, complété par un autre de 1723, règlemente cette forme de commerce. Le colporteur qui veut vendre des livre doit savoir lire et écrire et ne pas ignorer le contenu de des ouvrages qu’il propose. Ceci n’empêchera pas les colporteurs de se spécialiser dans la distribution de livres prohibés surtout protestants. La production toulousaine au XVIIIe siècle ■ Au XVIIIe siècle, les ateliers toulousains travaillent pour les administrations locales (Parlement), les autorités religieuses (Evêque et congrégations), les institutions scolaires et universitaires et les particuliers. Par ailleurs, le marché du livre s’ouvre légèrement avec la (relative) baisse de l’illétrisme en Languedoc: au XVIIIe siècle, moins de 20% de la population masculine sait signer son nom, ce qui est en progrès par rapport au XVIIe.
Peu de littérature générale a été éditée dans la capitale du Languedoc, et quand on en trouve, les ouvrages sont souvent contrefaits. Quelques ouvrages de poésie ont toutefois été imprimés tels le Recueil qu’imprime Colomiès à partir de 1696 et qui édite les travaux de l’Académie des Jeux Floraux, la plus vieille académie de ce type en Europe. L’ouvrage sera successivement repris au XVIIIe siècle par Lecamus, Dijon, Dalles, Rayet et Robert. Les almanachs ■ Les productions les plus demandées aux imprimeurs toulousains sont les almanachs et les calendriers. Pratiques, vendus à bas prix, et diffusé à grande échelle par les colporteurs, ils sont lus par 90% de la population lettrée. Les premiers almanachs imprimés à Toulouse sont des œuvres de Jean Boude; il s’agit d’une traduction française du Véritable almanach universel de Milan et d’un Ordo (1694). En 1728, le Calendrier perpétuel... du Père Emmanuel de Viviers est imprimée chez la Veuve Hénault, et vendu chez le libraire Pierre Dalles. Le premier almanach local est tiré des presses de Pierre Robert en 1731; il est intitulé: Almanach très curieux pour la ville de Toulouse. Le même Pierre Robert, associé à son fils, publiera avec privilège royal, le Calendrier, sous le titre de Calendrier pour la ville de Toulouse. Rebaptisé en 1757, Calendrier de Toulouse utile et nécessaire aux gens d’affaires, cet almanach qui donne des indications sur la lunaison, la météo des saisons et toute une série d’informations pratiques, sera imprimé sans interruption jusqu’à la Révolution. Le créneau s’avérant rentable, d’autres éditeurs se lancent dans l’impression d’almanachs. En 1738, Claude Gille Lecamus imprime son Calendrier de la Cour du Parlement. En 1769, c’est la Veuve Pijon qui édite un Almanach journalier, dans lequel on peut trouver le calendrier des foires et des conseils de jardinage. En 1777, ce sont les Affiches de Toulouse (cf supra) qui éditent un Agenda du Commerce. Mais les deux almanachs toulousains les plus célèbres sont celui de Furst et celui de Baour. En 1751, Furst imprime un Almanach historique et chronologique du Languedoc dans lequel est compilé des informations sur le clergé, l’état civil et des informations littéraires et commerciales. Cet almanach sera repris par Crozat en 1752 puis à nouveau par Furst en 1753, 1754 et 1755. L’almanach de Jean-Florent Baour, qui sera imprimé de 1779 à 1790, est tout à fait remarquable. Almanach historique de la ville de Toulouse, est un ouvrage de près de 300 pages, esthétiquement réussi avec ses bandeaux et ses culs de lampes. Il est complété de 1783 à 1786 par un Almanach historique de la province du Languedoc dans lequel sont indiquées des informations sur Pamiers, Foix, St Papoul et Castelnaudary. Les affiches et annonces de Toulouse et Jean-Florent Baour ■ Le premier journal authentiquement toulousain est les Affiches et annonces de Toulouse, dont la parution commence en 1759 par Nicolas Caranove. Ce dernier tient ce droit du fermier général Lebas de Courmont qui a, pour toute la France, le privilège d’imprimer et de vendre des affiches. En 1764, Jean Dalles reprend l’imprimerie de Caranove et perpétue son œuvre jusqu’en 1775. Les Affiches se composaient à l’époque de quatre pages divisées en deux colonnes; elles étaient vendues six livres à Toulouse, ce qui a favorisé son succès commercial. Par la suite les propriétaires des Affiches vont se succéder rapidement. De 1775 à 1777, c’est Jean-Florent Baour qui va en assurer la gestion. En 1777, après un arrêt temporaire de parution, Rayet reprend le flambeau et rebaptise le journal Affiches et annonces de la ville et Généralité de Toulouse et du Haut Languedoc: c’est un échec commercial. En 1781, Baour redevient le directeur-imprimeur du journal et ce jusqu’en 1785, date à laquelle Brouilhet, avocat au Parlement et libraire rue St Rome en devient directeur et Robert, imprimeur rue St Ursule, l’imprimeur. En 1786, le nom du journal est simplifié en Affiches de Toulouse. On y trouve les réglements provinciaux et municipaux, des informations administratives, des nouvelles scientifiques, littéraires et artistiques, des chroniques de spectacles ou des comptes rendus des séances des différentes académies de la ville. Pratique, on peut y lire les annonces des ventes, des décès, des naissances. Culturel, on peut s’initier à la littérature en lisant des morceaux choisis d’ouvrages littéraires. Ludique, on peut jouer aux charades et apprendre des chansons. En revanche, et c’est un choix délibéré de l’éditeur, on ne trouve pas d’informations politiques si ce n’est quelques épisodes de la vie de la famille royale. Tout au plus, va-t-il jouer un rôle non négligeable dans la défense des idées philosophiques à Toulouse. Sa ligne éditoriale restera toutefois fort prudente jusqu’en 1788. Les journaux se développeront également dans tout le Languedoc. A Montauban, Jean-Vincent Teulières, édite à partir de 1777, le premier périodique montalbanais intitulé La feuille de la génération sur le modèle du journal de Jean-Florent Baour avec qui il entretient des relations commerciales. Il est nécessaire de revenir sur Jean-Florent Baour est un des imprimeurs les plus remarquables de Toulouse en cette fin de siècle. Né en 1724, il a épousé en seconde noce Marie-Barthélémy Fontès de qui il a eu un fils connu sous le nom de Baour-Lormian et qui siègera à l’Académie française. Il est installé depuis 1769 au 45 rue St Rome, mais connait de nombreux problèmes avec la puissante Communauté des libraires et imprimeurs de Toulouse. Il est en effet inscrit comme libraire dans cette ville depuis 1776 mais a le statut d’imprimeur pour la ville de Pamiers depuis 1759. Il va échanger cette charge avec un imprimeur toulousain, Jean-Pierre Faye, et ne sera admis officiellement que le 9 août 1772 comme imprimeur à Toulouse. Sa production est extrêmement diversifiée est ses titres de glore resteront les Affiches et son célèbre Almanach. La concurrence avignonaise ■ En 1767, on comptait près de trois cent ouvriers et maîtres relieurs, libraires et imprimeurs en Languedoc. A priori, leur situation économique aurait dû être florissante, à cause de coûts de production inférieurs à leurs concurrents lyonnais ou parisiens, d’un marché du livre relativement actif et de l’affaiblissement de la censure royale. Mais de fait, c’était loin d’être le cas, et la situation économique des imprimeurs toulousains et languedociens était plus que précaire. C’est que s’abattait à cette époque sur les ateliers languedociens une menace qui s’avèrera destructrice: la concurrence avignonnaise. A partir de 1758 en effet, Avignon va prendre le dessus sur Lyon, Rouen et Toulouse comme principal centre d’impression de province. La cité, enclave papale, qui ne dépend pas encore de la couronne de France, bénéficie de libertés qui vont permettre aux imprimeurs locaux de se spécialiser dans la contrefaçon et dans l’impression de livres prohibés en France. Grâce aux rabais considérables qu’ils consentent, les 24 libraires-imprimeurs avignonnais ont stérilisé une bonne partie des ateliers provinciaux: les imprimeurs de Marseille, Arles, Montpellier ou Toulouse, ne se risquent guère à entreprendre la publication d’un livre nouveau qui sera immédiatement contrefait pour peu qu’il ait un peu de succès. Cette concurrence déloyale ne durera certes pas longtemps, mais elle affaiblira durablement la situation des ateliers typographiques dans le Midi. En 1777, Toulouse a réussi à conserver dix ateliers d’imprimerie, ce qui finalement n’est pas si dramatique si on compare ces chiffres à ceux de Lyon (12 ateliers), de Rouen (10 ateliers), de Nancy (10 ateliers) et de Bordeaux (8 ateliers), voire ceux de Paris (36 ateliers). La censure à Toulouse dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle ■ En 1767, est créé à Toulouse un poste d’inspecteur de la librairie dont le rôle est de recenser et de contrôler les publications. La censure, en la personne de Raynal, s’installe dans la ville rose. Ce dernier, responsable de l’ordre public, va pour exercer son contrôle visiter les ateliers et vérifier systématiquement le contenu des ballots de livres. Dans chaque atelier, il va ainsi contrôler l’organisation du métier, la légalité des impressions, les stocks. De fait toutefois, ces contrôle s’avèrent inopérant. Rayet, imprimeur toulousain en situation irrégulière notoire ne sera ainsi jamais inquiété car sa boutique se trouvant dans l’enclos du parlement, il va profiter d’une brouille entre les juges du palais et le Juge Mage. Son moyen de pression le plus efficace reste encore le contrôle systématique des cargaisons de livres. Les peines encourues par les imprimeurs et les libraires qui diffusent des livres contre l’Etat, la Religion ou les Mœurs peuvent être très lourdes: elles peuvent aller du caracan jusqu’à la peine de mort en passant par les galères ou le bannisement. Toutefois, le pouvoir central se limite bien souvent à l’application de sanctions financières (amendes et confiscation du stock). La censure prospère d’autant plus à Toulouse que les imprimeurs locaux se livrant une concurrence féroce, n’hésitent pas à se dénoncer mutuellement à l’inspecteur. Dans un rapport datant des années 1780, un commis voyageur de la Société Typographique de Neufchatel, note que les libraires sont en train de détruire le commerce des « livres philosophiques (...) en se vendant les uns les autres par une discorde et une jalousie sans égale ». Toulouse n’est pas la seule cité méridionale ou le commerce du livre philosophique est difficile. Ainsi, en 1774, une édition en seize volumes de l’Encyclopédie est saisie à Carcassonne et entièrement brûlée. En 1778, trois cités du Languedoc sont dotées d’une chambre syndicale. Il s’agit de Toulouse qui regroupe les villes d’Agde, d’Aurillac, d’Albi, de Cahors, de Carcassonne, de Castres, de Condom, de Montauban, de Pamiers, de Rodez, de Tarbes et de Villefranche, de Montpellier qui regroupe les villes de Bézier, de Bourg Saint Andéol, de Mende, de Narbonne, de Perpignan et de Pézenas et enfin de Nîmes qui est plus particulièrement chargée de contrôler la production avignonaise. A Toulouse, le syndic est assisté de quatre adjoints. Sa mission est de veiller au respect des règlements corporatifs et royaux en visitant régulièrement les boutiques des libraires et les ateliers des imprimeurs. Comme le directeur de la librairie, avec qui il fait souvent double emploi, il contrôle les livres, le nombre d’apprentis, l’état des presses et des caractères. Enfin, les ballots de livres doivent être ouverts en sa présence. Toutefois, ce contrôle s’avère peu contraignant pour les imprimeurs dans la mesure où bien souvent les syndics sont très complaisants. Syndic et directeur de la librairie sont aidés dans leur tâche par les fonctionnaires des douanes et octrois qui devaient depuis le Grand Règlement de 1723, repris en 1744, veiller à ce que les ballots pénétrant à Toulouse soient portés à la chambre syndicale. Par deux fois toutefois, la chambre se plaindra du manque de zèle de la part des employés de l’octroi (1779 et 1788). Pour contrôler la diffusion d’ouvrages protestants par les colporteurs, les Capitouls feront passer en 1747 une ordonnance interdisant aux forains de vendre des livres en dehors des périodes de foire, afin de faciliter le travail des censeurs. Le marché du livre en Languedoc à la veille de la Révolution ■ A la veille de la Révolution, Toulouse est encore un bastion du commerce du livre dans le Midi. Avec ses quinze libraires et ses dix imprimeurs, dont les Desclassan, les Rayet, les Pigon ou les Baour, elle représente près de 12% des exemplaires réédités avec permission simple antre 1778 et 1789. Les libraires des petites villes du Midi font souvent appel aux services des imprimeurs toulousains, surtout les clercs qui résident dans des cités anciennement protestantes. C’est particulièrement le cas à Montauban. Sera ainsi édité en 1764, à la double adresse de Jean-Pierre Fontanel à Montauban et d’Antoine Birosse à Toulouse, Le droit de la Religion catholique sur le cœur de l’homme de l’abbé Charles Bellet. L’évêque de cette ville Mgr Le Tonnelier de Breteuil commandera en 1765 un Catéchisme du diocèse commun à tous les pasteurs à Jean-François Robert ou en 1773 un Missale montalbanense à Jean-Joseph Douladoure. A Montpellier, Isaac Rigaud, qui imprime non seulement des livres légaux mais également des ouvrages interdits, réussi à détruire toute concurrence dans sa ville. Librairies et imprimeries dans le Midi en 1781 :
(librairies + imprimeries) A la fin du siècle, les dernières grandes villes à résister péniblement à l’impitoyable concurrence parisienne sont, outre Lyon et Toulouse, Rouen, Troyes, Bordeaux, Aix, Grenoble, Angers, Nantes et Saumur. Par ailleurs, les libraires, qui se fournissent en papier en Provence, Languedoc et Guyenne, sont concurrencés par une nouvelle forme de distribution du livre, les colporteurs, qui dans les coins les plus reculés vendent en plus de leur bazar, des romans de Mélusine, des almanachs, des ABC et des journaux. Ces «libraires furtifs», se sont également spécialisé dans la vente de livres prohibés, ce que ne peuvent (en principe) pas pratiquer les libraires ayant pignon sur rue et qui ne peuvent donc réagir face à cette concurrence déloyale. En 1789, la librairie dans le Midi, comme dans le reste de la France, est donc traversée par des tensions multiples. Et tout d’abord celles d’un capitalisme sauvage, appuyé par des institutions corporatives mises au service des plus forts, qui détruit les plus maladroits et enrichit les plus déterminés. Ensuite, celles qui résultent, dans toutes les villes, de l’affrontement entre les libraires autorisés, solides et respectables, qui ne touchent que de loin au livre prohibé trop dangereux, et tout un monde d’aventuriers et de marginaux qui cherchent fortune dans le commerce sous le manteau de livres interdits. La marginalisation de l’industrie typographique toulousaine ■ En 1833, l’archevêque de Toulouse, Mgr d’Astos, fonde une des premières grandes bibliothèques de Toulouse, l’œuvre des bons livres. A la différence de bon nombre d’institutions de cette époque, cette bibliothèque s’avèrera très efficace. Toulouse à cette époque possède alors trois collections publiques ainsi que quelques bibliothèques congrégationnistes. Le XIXe siècle est pour l’industrie de l’imprimerie dans le Midi, une période sombre, et le milieu du siècle force est de constater que Toulouse a disparu de la liste des grands centres typographiques de province. Les petites imprimeries de Toulouse s’approvisionnent en papier auprès de l’entreprise Paul et Cardaillac, qui possèdent une grande papeterie mécanique à Toulouse ainsi qu’une seconde usine à Bagnères. La concurrence régionale vient des entreprises tarnaises Coste et Degatz-Ricole, qui ont connu un fort développement au XIXe siècle, mais existaient depuis la fin du XVIIIe. L’exception qui confirme la règle: les Éditions Privat ■ En 1839, Édouard Privat, Aveyronnais d’origine, ouvre à Toulouse une maison d’édition. Muni d’un brevet de libraire et fort de son expérience de cinq ans chez le libraire-éditeur Paya, il se lance dans l’édition et la vente de livres, d’abord en association puis seul.
Il
se spécialise dans un premier temps dans les ouvrages pédagogiques et
historiques. Il s’intitule alors «libraire d’enseignement» et devient le
libraire exclusif du lycée de Toulouse tout en fournissant en gros les
établissements scolaires de la région. Il édite des livres classiques,
textes grecs, anthologies de littératures étrangères. Dans les années
1860, sourd aux querelles scolaires, Privat publie des manuels
d’enseignement pour les établissements religieux et devient l’imprimeur de
l’archevêché de Toulouse. La maison édite alors le Bulletin théologique
scientifique et littéraire de l’Institut catholique de Toulouse puis
le Bulletin de l’Université de Toulouse (1897). Après la mort
d’Edouard (1887), son fils Paul devient le libraire attitré de
l’Université et collabore avec les professeurs de cette dernière, dont
Maurice Grouzet dont la Grammaire latine (1903) fit l’objet de nombreuses
rééditions. En 1905, Privat fondait la Bibliothèque méridionale.
Maison familiale et régionale, ancrée dans son terroir (Edouard entretenait d’excellentes relations commerciales avec St-Gaudens, Mirande, Tarbes ou Périgueux), Privat diffuse ses ouvrages sur tout le territoire national. Après Paul, ce sera son fils Edouard, l’archiviste-paléographe de la famille, puis après 1934 la veuve de ce dernier. En guise de conclusion ■ C’est sur Privat, aujourd’hui rachetée par une grande maison d’édition parisienne, que s’achève ce bref exposé de l’histoire de l’imprimerie à Toulouse. Il est évident que cette histoire n’a rien de franchement exaltant. En effet, le XVe siècle mis à part, Toulouse n’a pas joué un grand rôle dans l’histoire générale de la typographie européenne. Avec ses Colomiès, ses Baour voire ses Privat, l’imprimerie toulousaine a quand même réussi à produire une large sélection d’ouvrages généraux qui ont puissamment contribué au développement intellectuel du Languedoc. Dossier préparé en Juin 2000 par Jean-Christophe Loubet del Bayle, Natif de Toulouse |