Par 
Pierre DALON

Vice-président
de la Société des Études du Lot
 


ARTICLE PUBLIÉ
EN PARTENARIAT
 AVEC

LA SOCIÉTÉ
DES ÉTUDES
DU LOT

 

 

 

 

 

 

 

3. Il peut s'agir soit du saint titulaire qui a donné son nom à l'église, soit du patron secondaire, considéré par la communauté comme le vrai protecteur de la paroisse (c'est lui qui est honoré le jour de la fête patronale). Mais le même saint peut être à la fois titulaire et patron.

 

4. M. LARTIGAUT nous en a signalé plusieurs dont il a trouvé mention dans des actes du XVe siècle.

 

5. Cf. Michel GINESTE. Contribution à l'étude des eaux minérales de Busqueilles en Quercy. Toulouse, 1951.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

   

ASPECTS de la PIÉTÉ POPULAIRE en QUERCY

SOURCES CHRISTIANISÉES, SAINTS
GUÉRISSEURS, VIERGES MIRACULEUSES
 

Dans deux précédentes publications nous avons présenté, pour la partie méridionale du Lot, d'une part les sources réputées miraculeuses (1), d'autre part les dévotions particulières attachées à la Vierge ou aux saints guérisseurs (2).

Ce travail partiel demandait à être étendu à l'ensemble du département. C'est ce que nous avons essayé de faire, tout en mesurant la difficulté, sinon l'impossibilité, de dresser un inventaire complet dans un domaine où la documentation écrite est rare, souvent laco­nique et parfois erronée. Dans la plupart des cas, seule l'enquête sur place permet de recueillir éventuellement les dernières bribes d'une tradition orale, seuls vestiges de pratiques cultuelles déjà éteintes ou en voie de disparition. Toutes les expressions de la piété populaire en effet ne bénéficient pas, ou ne bénéficient plus, de la bienveillance du clergé dont l'intérêt semble essentiellement polarisé sur le culte marial.

Sources, saints, culte marial :

LES LIEUX DE DÉVOTIONS


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CULTE DES SOURCES

 

Ne pouvant éliminer le vieux culte gaulois des fontaines, l'Église avait pris le parti d'en christianiser un certain nombre. On trouve dans maintes localités une source située dans les environs de l'église, ou de l'ancienne église, et placée sous le vocable du saint patron de la paroisse (3). Sans procéder à des recherches systématiques nous en avons noté plus d'une cinquantaine (4).

Si toutes les sources « sanctifiées » ne sont pas, ou ne sont plus, l'objet d'un culte, il y a par contre des sources non christianisées dotées de vertus bienfaisantes ou curatives. Nous avons par exem­ple les deux sources de Térondel à Saint-Chels (l'une bénéfique pour les yeux malades, l'autre pour les cors au pied), la source de Capdeau à Cardaillac (souveraine contre les diarrhées) et la Font Roumive (fontaine des pèlerins) à Lunegarde, qu'on utilisait pour le soulagement des engelures et la toilette des nouveau-nés. Nous retiendrons cependant deux sources de cette catégorie, non guérisseuses, mais auxquelles la croyance populaire attribuait le pouvoir de susciter la pluie (Lantouy à Saint-Jean-de-Laur et Bonnefont à Mayrinhac-Lentour).

Par ailleurs, sur une trentaine de sources minérales recensées dans le département et connues du corps médical (5) deux seulement sont sous le patronage d'un saint : la source Saint-Félix (Saint-Michel-de-Bannières) dont on ne sait pas avec certitude si elle fut l'objet d'un culte, et la source Saint-Martial (Saint-Martin-le-Redon) dont nous parlerons plus loin.

En résumé, nous avons répertorié les sources placées sous le voca­ble d'un saint et renommées soit pour leurs propriétés thérapiques, soit pour leur pouvoir d'appeler la pluie. Quelques-unes sont polyvalentes (6). Il est à remarquer que, sur une quarantaine de fontaines « baptisées », deux seulement sont sous le patronage de la Vierge (7).

L'attitude du clergé a été manifeste dans l'évolution de ces cultes collectifs. Dans la plupart des cas la dévotion officielle a été, pro­gressivement ou brutalement, transférée vers l'église paroissiale. Vénération des reliques du saint et célébration de neuvaines, complé­ments habituels et recommandés du rite fondamental, se sont purement et simplement substituées à celui-ci. Les visites à la source, devenues simples pratiques individuelles, se sont raréfiées. Beaucoup de fontaines ont cessé d'être entretenues et, quand elles n'ont pas été comblées, elles ont peu à peu disparu au milieu des ronces et des taillis.
 

AUTRES CULTES NATURISTES

 

En dehors des sources nos ancêtres vénéraient aussi des pierres, des rochers ou des arbres.

Le culte litholâtrique n'a guère laissé de traces en Quercy depuis que certains évêques ont fait détruire nombre de mégalithes que les populations rurales entouraient d'une vénération suspecte (8). C'est à peine si l'on connaît quelques pierres évoquant un saint per­sonnage, telles le pied de la Vierge à Rampoux (9) ou « la piado » de saint Pierre à Saint-Pierre-Toirac.

Du culte des rochers, et des grottes, nous trouverons quelques exemples, de Rocamadour à Meyronne, en passant par Sauliac-sur-Célé. Culte parfois associé à celui de l'eau, comme à Sainte-Eulalie (Espagnac) ou à Crégols, sans parler de certains sites caractéristi­ques comme le « gour » et la cavité de Saint-Georges à Montvalent, lieu probable d'un ancien culte dont on ne sait plus rien.

Quant au culte des arbres, il serait sans doute hasardeux d'en voir une survivance dans les diverses légendes qui, détail curieux, concernent exclusivement la dévotion mariale. Ici Notre-Dame de l'Olm, là Notre-Dame du Mas-du-Noyer, ailleurs Notre-Dame de l'Aubé­pine ou Notre-Dame du Sorbier. C'est toujours une statue de la Vierge que l'on trouve par un miraculeux hasard dans un buisson ou dans le creux d'un arbre, ce qui justifie l'implantation d'un ora­toire en ces lieux prédestinés.
 

CULTE DES SAINTS

 

Une étude sur la dévotion aux saints populaires aurait demandé à elle seule un volume. Plusieurs bienheureux ont été largement vénérés dans de nombreuses paroisses quercynoises : saint Jacques de Compostelle, saint Antoine (l'ermite), saint Barthélemy, saint Vincent, saint Saturnin, etc. Mais aucun de ceux-ci ne parait avoir laissé son nom attaché à une source renommée ou à des reliques miraculeuses, contrairement à saint Loup, saint Eutrope, saint Martin, saint Clair, saint Jean-Baptiste, saint Caprais et quelques autres dont il sera question. Saints thérapeutes, spécialisés dans le traitement d'une maladie bien déterminée, ou saints providentiels, capables de mettre un terme aux méfaits de la sécheresse par une pluie bienfaisante. Ou encore personnages aux capacités plus éten­dues, bons généralistes, qu'on a fini par invoquer pour toutes sortes de démarches souvent bien éloignées du domaine de la médecine : c'est surtout le cas des nouveaux élus du siècle dernier et bien entendu de la Vierge, honorée dans ses nombreux sanctuaires.

Un cas est assez remarquable, celui de saint Roch, guérisseur de la peste et protecteur du bétail. Dans toutes les paroisses on procédait, le 16 août, à la bénédiction des animaux. Plusieurs ora­toires ou chapelles lui ont été dédiés, la plupart en témoignage de reconnaissance pour avoir, du XVe au XVIIIe siècle, préservé la communauté des épidémies. On mentionnera huit exemples typiques de ce culte à saint Roch qui, dans deux paroisses, se complé­tait par des dévotions pour obtenir la pluie.

Selon une coutume venue du Moyen Age, de culte des saints s'appuie en principe sur des reliques plus ou moins importantes allant du « corps saint » au plus minuscule débris d'os. A défaut de restes « ex-?ssibus » on savait se contenter d'un morceau de vêtement (fragment du manteau de saint Joseph ou du voile de la Vierge par exemple).

On peut ajouter qu'en vertu du vieil adage « mieux vaut prévenir que guérir », beaucoup d'enfants étaient voués à un saint, à charge pour ce dernier de les préserver des maladies en général ou de telle affection en particulier.
 

CULTE DE LA VIERGE

 

Le culte marial reste le culte privilégié, instauré et encouragé par l'Église. Souvent au détriment d'autres saints jugés moins glo­rieux ou moins puissants. Nous examinerons une vingtaine de dévo­tions à la Vierge, dont une dizaine de pèlerinages toujours bien por­tants.

Il a fallu laisser de côté les innombrables chapelles et oratoires qui ont poussé un peu partout, notamment depuis le siècle dernier (10) pour s'attacher aux sites majeurs ou aux lieux présentant un intérêt particulier.
 

AUTRES DÉVOTIONS

 

Quelques paroisses détiennent des reliques liées à la passion du Christ, en provenance directe de Terre Sainte, et qui ont suscité des manifestations de piété exceptionnelles : la sainte coiffe de Cahors, la sainte épine de Creysse, un morceau de la « vraie croix » à Saint-Cirq-Lapopie. Ce sont là des dévotions remontant habituellement au Moyen Age.

A Lherm, près d'une source, il y a une chapelle du Saint-Esprit (1757), mais c'est une Vierge que l'on venait y prier (image plus familière et plus convaincante que la représentation picturale d'une colombe symbolique aux ailes déployées).

On peut déjà donner un aperçu des diverses maladies traitées par nos saints guérisseurs.

Saint Clair (au nom prédestiné), saint Ferréol, saint Julien, saint Martin, saint Jean-Baptiste sont invoqués pour les affections de la vue. Saint Loup pour les maux de ventre (spécialement pour les coli­ques infantiles) et pour les maux de dents. Saint Martial et sainte Rufine pour les maladies de la peau. Saint Eutrope et saint Sevin pour les estropiés. Saint Caprais soigne les « crampes » et les ankyloses. Saint Jean-Baptiste les abcès et les tumeurs, aussi bien que les rhumatismes et les lumbagos. Saint Aureil (on s'en serait douté) et sainte Radegonde les maux d'oreilles et la surdité. Saint Namphaise est le recours des épileptiques et saint Louis celui des scrofuleux. Saint Laurent s'occupe des maux de dents, saint Bronde des tumeurs, saint Perdoux des femmes enceintes et saint Léobon des jeunes filles anémiques. Saint Cloud (comme son nom l'indique) et saint Georges chassent les « clous » et les furoncles. Saint Pierre arrête les saigne­ments de nez et sainte Spérie guérit des fièvres. Saint Rémi, comme Notre-Dame de Pradines, pouvait protéger des morsures de chiens enragés.

Souvenir des temps, pas si lointains, où sévissait une redouta­ble mortalité infantile, de nombreux saints sont spécialisés dans la pédiatrie. En tête saint Eutrope, providence des estropiés et des hydropiques, mais surtout invoqué pour les enfants rachitiques, souffrant de malformation des jambes, suivi de saint Martin, saint Pantaléon, saint Avit, saint Maurillon, sainte Eulalie, saint Barnabé, saint Nazaire, saint Gervais, sainte Geneviève et saint Aignan. Sainte Rufine et saint Martial, bons dermatologues, sont le recours des mères dont les nourrissons sont atteints de « croûtes de lait ». Saint Brice est efficace pour donner la parole aux enfants qui tardent à parler (ce sont surtout des garçons, paraît-il). A sainte Rodène (ou Rondine) on conduisait les marmots geignards et souffreteux, tandis qu'à sainte Fleur on confie les enfants malades ou infirmes.

Il y a aussi les saints généralistes, aptes à soigner un peu tout comme les inséparables Côme et Damien (patrons il est vrai des médecins, chirurgiens et pharmaciens). Et bien entendu la Vierge Marie, recours suprême et universel.

Jadis on pensait aussi aux défunts quand la médecine avait échoué, et saint Amadour était connu pour assurer le repos des âmes du purgatoire.

Et pourquoi ne parlerait-on pas aussi des saints vétérinaires ? Chez nous c'est saint Roch qui a la quasi-exclusivité de cet art dans lequel il a totalement supplanté saint Blaise. Mais il n'était pas interdit de s'adresser à d'autres praticiens puisque nous verrons que saint Benoît-Labre et le bienheureux Alain de Solminihac ont été parfois appelés à se pencher sur le sort du bétail (10 bis).

Certains saints étaient invoqués pour conjurer la sécheresse. D'autres étaient sollicités pour la protection des récoltes contre la grêle ou les gelées (11).

Quant à sainte Fleur, elle passait pour écarter la foudre.

Il n'a pas semblé inutile, enfin, de mentionner quelques thau­maturges dont le culte, oublié depuis longtemps, n'a pas survécu à la disparition des reliques. On en trouve mention dans de vieilles chroniques ; c'est le cas de saint Didier à Cahors ou de saint Vivien à Figeac.

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Sans approfondir ici tous les éléments de réflexion qui ont pu apparaître au cours de nos recherches, il faut bien constater que depuis un siècle on assiste à une régression irréversible des vieux cultes populaires qui avaient traversé sans grand dommage la période révolutionnaire.

Cette désaffection s'est surtout manifestée au cours de cinq périodes : les années 1870-1880, les années 1910-1914, les années trente précédant la deuxième guerre mondiale, les années 1945-1950 et enfin les années soixante.

Les causes générales de cette évolution sont trop connues pour y insister. D'abord les phénomènes périodiques de déchristianisation et d'exode rural, liés à des facteurs politiques et économiques. Ensuite les progrès de la médecine et l'instauration de la Sécurité sociale qui ont mis au chômage les saints guérisseurs (de même les assu­rances contre la mortalité du bétail et les syndicats d'adduction d'eau ont démonétisé les saints vétérinaires et les saints dispensateurs de pluie). Enfin la nouvelle vague issue du concile Vatican II a fini de nettoyer le terrain, ne laissant subsister que quelques dévotions fossiles et les pèlerinages privilégiés tournant pour la plupart autour du culte marial.

Quant aux causes particulières, elles tiennent essentiellement à l'attitude, positive ou négative, du clergé paroissial. Positive quand tel prêtre s'est employé à susciter, à restaurer ou à maintenir une dévotion. Négative quand tel autre a jugé bon de négliger, de déva­luer ou de condamner ces mêmes pratiques (non sans se heurter parfois à la résistance des fidèles). Il suffit d'observer que certains cultes séculaires n'ont pas survécu à la fermeture d'un presbytère ou que l'arrivée d'un nouveau curé a marqué le déclin ou l'extinc­tion de vieilles dévotions populaires.

Pierre DALON.

 


ESSAI D'INVENTAIRE


 

Les communes sont classées par ordre alphabétique. Les dévotions déjà répertoriées en 1977 et en 1980 sont simplement mentionnées avec les références bibliographiques (B.S.E.L. : bulletin trimestriel de la Société des Études du Lot.)


LES ARQUES (Canton de Cazals).

CHAPELLE NOTRE-DAME DE L'AUBÉPINE.

Sur la route de Gindou, à 250 m du bourg, se trouve une chapelle dédiée à N.-D. de l'Aubépine. Le bâtiment actuel, couvert de lauses, est daté de 1756, mais il a été construit sur l'empla­cement d'une chapelle plus ancienne citée en 1679 dans le pouillé Dumas (12).

La légende raconte que des payrouliés (chaudronniers) auvergnats passant par là trouvèrent une statue de la Vierge dans un buisson d'aubépine et l'emportèrent. Arrivés à la limite de la paroisse, au lieu dit l'ort des fatsilièros (jardin des sorcières) leurs chevaux s'arrêtèrent et refusèrent d'aller plus loin. Les chaudron­niers rapportèrent donc la statue à l'endroit de la découverte et décidèrent d'y faire bâtir une chapelle. Une autre version dit que les auvergnats ayant emporté la statue (en pierre précise-t-on) ils la jetèrent plus loin dans un champ, mais elle revint miraculeu­sement à sa place primitive (13).

Autrefois on célébrait la messe à N.-D. de l'Aubépine le dernier dimanche de mai. Les habitants des paroisses voisines (Cazals, Montgesty, Montcléra, etc.) venaient nombreux. L'office y est encore célébré occasionnellement et quelques paroissiens y vien­nent faire leurs dévotions. Dans la chapelle on peut voir une Vierge à l'enfant, oeuvre populaire en bois redoré, et deux ex-voto.

AUJOLS (Canton de Lalbenque).

SOURCE SAINT-MARC.

Où l'on allait en procession pour demander la protection des récoltes. B.S.E.L. 1977/4, p. 179.

AUTOIRE (Canton de Saint-Céré).

CHAPELLE SAINT-ROCH.

A 200 mètres au sud du bourg d'Autoire on voit un petit bâtiment au toit de lauses sommé d'une croix de pierre. Dans le mur ouest, une large baie munie d'une grille en fer permet aux pas­sants d'apercevoir, à l'intérieur de la chapelle, des vestiges de peintures murales (personnages difficiles à identifier). Sur le linteau monolithe de l'ouverture, comme sur le linteau en acco­lade de la porte d'entrée, est gravée l'inscription S. Roch pour la peste, surmontée d'une petite croix.

A cette chapelle on célébrait la messe trois ou quatre fois l'an (14). Le 16 août les habitants s'y rendaient en procession pour assister à un office et faisaient bénir du pain, des grains et du sel destinés au menu bétail. La bénédiction du gros bétail avait lieu dans le bourg, autour de l'église.

Les personnes âgées se rappellent que les paysans qui avaient acheté des bêtes à la foire de Saint-Céré s'arrêtaient à la cha­pelle sur le chemin du retour et y laissaient une pièce de mon­naie pour demander la protection de ces animaux. Ceux qui avaient une bête malade faisaient souvent de même.

BACH (Canton de Lalbenque).

FONTAINE SAINT-ALBY.

Processions pour la pluie. B.S.E.L. 1977/4, pp. 177-178.

BEAUREGARD (Canton de Limogne).

PÈLERINAGE A SAINT-LAURENT.

Guérison des maux de dents. B.S.E.L. 1980/2, p. 86.

CAHORS.

FONTAINE SAINT-GEORGES.

Protection contre la peste, guérison des maladies, processions pour la pluie. B.S.E.L. 1977/4, pp. 180-181.

DÉVOTION A LA SAINTE COIFFE (Cathédrale).

Relique de la sainte coiffe (linge qui recouvrait la tête du Christ au tombeau). Guérison des maladies de la vue, protection contre la peste, dévotions diverses. B.S.E.L. 1980/4, pp. 92-93.

DÉVOTION AU BIENHEUREUX ALAIN DE SOLMINIHAC.

Reliques de l'ancien évêque de Cahors (1636-1659). Réputation de saint thérapeute. B.S.E.L. 1980/4, pp. 93-96.

CULTE DE SAINT DIDIER.

Evêque de Cahors au VIIe siècle, saint Didier (ou saint Géry) fut un des plus populaires prélats du Quercy. Après sa mort, son tombeau au monastère de Saint-Amans (15) devint le lieu d'un pèle­rinage continu de malades et d'estropiés. Fouilhac nous dit : « son bâton pastoral fut suspendu au dessus de son sépulcre et de ce bâton coulait une eau miraculeuse qui servait à guérir beaucoup de malades... l'huile de la lampe qui brûlait devant ce tombeau servait également à oindre certains malades qui ne tardaient pas à recouvrer la santé » (16).

Cathala-Coture rapporte lui aussi la guérison d'Arédius, évêque de Rodez, lequel « envoya chercher quelques gouttes de la liqueur qui distillait, dit-on, du tombeau de saint Géry, la but et fut guéri » (17).

Les restes de saint Didier connurent diverses mésaventures. Sauvés lors de la destruction du monastère de Saint-Amans par les sarrasins, on les retrouva à la cathédrale, d'abord à l'entrée de la porte du cloître, puis dans la chapelle du Saint-Sauveur. En 1526, lors de cette dernière translation, il fut accordé vingt jours le « vray pardon... à ceux qui iraient visiter et faire le tour dudit tombeau et de l'autel » (18). Au cours du saccage de la cathédrale par les huguenots, en 1580, le sarcophage fut détruit, mais les reliques furent recueillies par un paroissien, emportées on ne sait pourquoi en Catalogne, se retrouvèrent à Narbonne et fini­rent tout de même par revenir à Cahors dans l'église des pères de la Merci au faubourg Saint-Georges (19). Nous ne savons pas ce qu'elles sont devenues.

Quoi qu'il en soit, on pense que le culte de saint Didier a commencé à décliner dès le Moyen Age. Seule la translation de 1526 lui a redonné une vogue éphémère, encore que l'on n'ait pas trouvé mention de miracles pouvant lui être attribués.

CULTE DE SAINT AMBROISE.

Evêque de Cahors au VIIIe siècle, en butte aux reproches du clergé qui lui reprochait ses libéralités envers les pauvres, saint Ambroise se retira dans une grotte sur les bords du Lot et s'y fit attacher à une chaîne dont il ordonna de jeter la clé dans la rivière. Seul un de ses diacres, chargé de le ravitailler, était dans le secret et avait juré de ne révéler sa cachette que si le ciel se manifestait par quelque signe concret. Trois ans plus tard des pêcheurs apportèrent au successeur d'Ambroise un gros poisson à l'intérieur duquel on trouva la fameuse clé. On alla donc chercher l'ermite et on le conduisit en grande pompe à la cathédrale. Il refusa toutefois de remonter sur le siège épiscopal, partit en pèlerinage à Rome, puis alla se retirer dans un village du Berry où il mourut (20).

La grotte de saint Ambroise ne tarda pas à devenir un lieu de pèlerinage pour les cadurciens. En 1308 l'évêque Raymond de Pauchel y fonda un oratoire (21) que l'on rebâtit après la guerre de Cent Ans. Au XVIe siècle, grotte et oratoire furent englobés dans une chapelle plus importante. Celle-ci, saccagée par les protestants en 1580, restaurée par la suite, fut rasée en 1881 lors de la construction de la voie ferrée Cahors-Capdenac (22).

On sait peu de choses sur la dévotion populaire à saint Ambroise. Sans doute avait-il quelque réputation de thérapeute puisqu'en 1482, lorsque sévissait à Cahors une curieuse maladie appelée maniaca et que la peste rôdait aux environs de la ville, on fit des processions à la chapelle Saint-Ambroise (23).

Pendant longtemps le clergé et les fidèles de Cahors se rendi­rent en procession à cette chapelle le 16 octobre, jour de la fête du saint évêque. Lorsque ce pèlerinage officiel cessa, peut-être au XVIIIe siècle, il paraît que des personnes allaient encore à Saint-Ambroise faire quelques dévotions et que celles-ci ne s'éteignirent définitivement qu'avec la complète disparition de la chapelle.

DÉVOTION AU BIENHEUREUX CHRISTOPHE.

En 1216 un disciple de saint François d'Assise, originaire de Romagne, vint à Cahors pour participer à la lutte contre l'hérésie albigeoise. Il y mourut centenaire en 1272.

D'après une biographie du XIIIe siècle, il avait une solide renommée de thaumaturge et son tombeau, au couvent des fran­ciscains, devint le théâtre de nombreux miracles (24). Il guérissait les malades en faisant sur eux le signe de croix et en leur donnant à boire de l'eau bénite par ses soins. Parmi ses miracles on cite la guérison de plusieurs enfants moribonds, d'un enfant muet, d'un épileptique. Après sa mort les miracles continuèrent. On ne lui attribue pas moins de cinq résurrections d'enfants et quatre guérisons d'aveugles. Une femme, par exemple, fut guérie par l'apposition d'une cordelière ayant appartenu au bienheu­reux (25). Il n'était pas seulement guérisseur puisque, paraît-il, un suppliant lui dut de retrouver son manteau perdu et une femme de voir stopper l'incendie de sa maison. La grâce obtenue était suivie du don d'un ex-voto, généralement en cire (représentant une maison, une tête, une main, un pied, des yeux, etc.).

Notre bienheureux faisait aussi des prophéties. Ne dit-on pas qu'il prédit un jour la chute d'un rocher du Mont Saint-Cyr, sau­vant ainsi la vie à plusieurs personnes (26).

En 1580 lors de la prise de Cahors par les huguenots, le tombeau du bienheureux Christophe disparut et on ne retrouva pas ses restes, à l'exception de quelques bribes de reliques qui avaient été prélevées antérieurement et qui continuèrent à être vénérées jusqu'à la Révolution (27).

Il fallut attendre plus de trois siècles pour que Mgr Enard (Emile Christophe), évêque de Cahors, rétablisse le culte du bienheureux. Par ordonnance du 3 novembre 1900 il décida qu'un tableau le représentant serait placé dans la cathédrale, qu'une lampe brûlerait continuellement devant son image et, pour faire bonne mesure, attribua 40 jours d'indulgence aux fidèles qui vien­draient y prier. A cette occasion réapparut un reliquaire, attri­bué au XVIle siècle, contenant un fragment d'os du bienheureux. Cet objet, détenu par une famille des environs de Cahors et supposé provenir du couvent des Clarisses, fut remis à l'évê­que (27 bis).

Les marques de dévotion ne tardèrent pas à se manifester. Des ex-voto apparurent. La Revue religieuse du 24 novembre 1900 signale la guérison d'une religieuse de la Gironde après une neu­vaine au bienheureux Christophe. Et puis l'enthousiasme faiblit. La guerre survint et la dévotion au compagnon de saint François d'Assise ne tarda pas à s'éteindre. Le tableau qui le représente est toujours dans une chapelle de la cathédrale où il voisine avec saint Antoine de Padoue, autre franciscain fort sollicité dont il n'a pu concurrencer la popularité.

CALES (Canton de Payrac).

SAINT-SAUVEUR (Sources de lOuysse).

L'église de Saint-Sauveur, qui se trouvait sur un mamelon près du gouffre du même nom et des sources de l'Ouysse, était fort ancienne puisque vers 1163 elle fut unie à Obazine. Ruinée par la guerre de Cent Ans, puis par les guerres de- religion, elle était pratiquement abandonnée au XVIIe siècle (28).

Il fut un temps où les habitants de Rocamadour se rendaient en procession à Saint-Sauveur pour demander la pluie lors des périodes de grande sécheresse. « Le prêtre devait, rapporte le chanoine Sol, plonger trois fois le pied de la croix dans la source après la récitation des prières pour que la cérémonie fut réellement efficace » (29). Cette pratique a vraisemblablement disparu vers la fin du XVIIIe s.

CAMBAYRAC (Canton de Luzech).

SOURCE DE SAINT-PERDOUX.

Processions pour la pluie. « Bonne délivrance » des femmes enceintes. B.S.E.L. 1977/4, pp. 182-184.

CAMBES (Canton de Livernon).

PÈLERINAGE A SAINT CLAIR.

Si le titulaire de l'église de Cambes est saint Maurice, le patron de la paroisse est saint Clair.

Ce saint Clair, que l'on fête le 1er juin et dont on ne sait pas grand chose, est vénéré dans le Sud-Ouest comme apôtre de l'Aqui­taine. D'après une légende médiévale il aurait subi le martyre à Lectoure à une époque non précisée. Son culte a été propagé dans nos régions par le monachisme bénédictin (30).

A Cambes, les reliques de saint Clair étaient réputées pour guérir les affections de la vue : cataracte, myopie, ophtalmie, etc. (31). On y venait de toute la région (de Figeac en particulier) et principalement le jour de la fête patronale, date doublement importante puisqu'on procédait ce jour là à l'embauche des valets et domestiques agricoles (32).

Ce pèlerinage, que les doyens de la commune ont bien connu, semble s'être perdu dans les années trente. Mais quelques personnes viennent parfois invoquer saint Clair pour le soulagement de leur mal.

CANIAC-DU-CAUSSE (Canton de Labastide-Murat).

PÈLERINAGE A SAINT NAMPHAISE.

Saint-Namphaise (Nanfazi ou Naufari en langue d'oc) était un officier de Charlemagne qui, au retour de l'expédition d'Espagne, décida de se faire ermite sur le Causse de Caniac. Il s'établit près d'un oratoire dédié à saint Martin et, pour venir en aide aux paysans de cette contrée aride, il creusa dans le sol rocheux de nombreux réservoirs d'eau appelés depuis « lacs de saint Namphaise ». Un jour qu'il était en prières, un taureau se pré­cipita sur lui et l'éventra. L'ermite ramassa ses entrailles à deux mains et alla mourir dans son oratoire où il fut enseveli (33).

De bonne heure le tombeau de saint Namphaise devint le but d'un pèlerinage pour les malades souffrant de mal caduc (épilep­sie). Au XIIe siècle une église fut construite sur le même empla­cement. De cette église subsiste la crypte où les restes du saint sont conservés dans un petit sarcophage sous lequel les malades devaient passer pour obtenir la guérison. Au XVIIe le chroni­queur Guyon de Maleville notait que les reliques de saint Namphaise étaient « honorées par un grand concours de personnes, non seulement de tous les endroits du royaume mais encore des pays étrangers (34). »

Il y a des années que l'on ne voit plus le grand défilé des pèlerins le 16 novembre, jour de la Saint-Namphaise. Pourtant quelques visiteurs viennent encore, de temps à autre, prier le saint guérisseur. Sur l'autel de la crypte on voit une statue de bois le représentant en ermite barbu, un taureau couché à ses pieds (35).

A la sortie du village il y a également une petite chapelle dédiée à saint Namphaise où les paroissiens se rendaient en procession, le jour de la fête patronale et lors des principales fêtes religieuses, derrière un reliquaire porté par quatre jeunes gens. Cette coutume a disparu depuis une trentaine d'années.

CAPDENAC-LE-HAUT (Canton de Figeac-Ouest).

DÉVOTION A SAINT BRONDE.

L'église de Capdenac-le-Haut possède des reliques d'un cer­tain saint Bronde invoqué pour la guérison des « grosseurs » et tumeurs diverses. On a également recours à lui pour le traitement des eczémas.

Quel est ce saint dont on ne possède pas dimage : statue, tableau ou vitrail ? (36). On peut sans doute l'identifier à saint Brendan, abbé irlandais du VIe siècle et grand navigateur. La cathédrale de Rodez possédait des reliques de ce saint, reliques dont elle a pu rétrocéder quelques bribes à Capdenac dans des cir­constances que nous ignorons (37).

Quoi qu'il en soit le culte de saint Bronde est toujours assez actif. S'il attire moins de monde qu'au XVIIIe siècle où, à la veille de la Révolution, douze à quinze personnes venaient chaque jour à Capdenac solliciter ses bons offices (38), le curé de la paroisse célèbre annuellement une centaine de messes à la demande de malades se recommandant au saint guérisseur (des lettres parviennent d'un peu partout : Toulouse, Bordeaux, Limoges, Orléans...).

Précisons qu'il n'y a pas de fête particulière en l'honneur de saint Bronde. Les dévotions se font toute l'année.

DÉVOTION A SAINT CÔME ET A SAINT DAMIEN.

Saint Côme et saint Damien (27 septembre) sont les patrons secondaires de Capdenac-le-Haut. Leur réputation professionnelle en a fait, outre les patrons des chirurgiens, barbiers, médecins et apothicaires, des saints thérapeutes que l'on invoque particulièrement dans les cas de maladies rebelles (39).

C'est en 1418 que l'église de Capdenac reçut en don « un bras de bois recouvert d'argent contenant des reliques de saint Cosme » (40).

Ces deux personnages sont encore l'objet d'une certaine dévo­tion. Deux ex-voto ont été déposés devant les tableaux du XVIII° représentant respectivement saint Côme, muni d'une plume et d'un encrier, venant de rédiger un texte qu'il tient à la main, et saint Damien portant un traité de plantes médicinales (41).

CARDAILLAC (Canton de Lacapelle-Marival).

SOURCE SAINT MARTIN.

Au Pech Lasserre se trouve une source coulant sous un rebord rocheux et alimentant un abreuvoir. On y accédait par un sentier au bord duquel avait été placée une auge de pierre (42). C'est dans ce récipient, rempli d'eau de la source, qu'on plongeait les jambes des enfants qui les avaient malformées ou qui tardaient à marcher. Il paraît qu'on faisait parfois boire de cette eau aux enfants sujets aux convulsions.

D'après les derniers témoignages recueillis, l'usage thérapeuti­que de cette fontaine a dû disparaître vers la fin du siècle dernier.

CARENNAC (Canton de Vayrac).

CULTE DE SAINT LÉOBON.

Dans l'église paroissiale dédiée à saint Pierre (ancienne église du prieuré) on vénérait particulièrement sainte Foi, saint Roch (patron secondaire) et saint Léobon.

Saint Léobon attirait de nombreux pèlerins à Carennac où l'on venait « même du Limousin » pour obtenir la guérison des jeu­nes filles « qu'ont les pâles couleurs » (43). Le reliquaire du saint que possédait l'église a été « réquisitionné » pendant la Révolu­tion et on ne sait ce que sont devenues les reliques (44).

Mais qui est ce saint Léobon ? Les hagiographies parlent d'un personnage de ce nom qui, au VIe siècle, vivait en ermite à Salagnac (département de la Creuse). Vénéré dans le diocèse de Limoges, il se serait montré fort efficace lors d'une épidémie de mal des ardents qui sévissait en 994. On avait sorti ses ossements de la châsse qui les renfermait, on les avait trempés dans .du vin et on avait fait absorber ce breuvage aux malades qui s'en étaient, paraît-il, fort bien trouvés. Nous ne savons pas si ce traitement a été expérimenté pour redonner du tonus aux jeunes filles ané­miques.

La statue de saint Léobon est toujours là, mais son culte a cessé depuis longtemps, sans doute depuis la disparition des reli­ques.

CARLUCET (Canton de Gramat).

SOURCE DE SAINT-CRÉPIN.

A 500 m au sud du hameau de La Croix et à 150 m environ de l'ancienne église Saint-Crépin, aujourd'hui disparue, on peut voir le « puits de saint Crespi », alimenté par une source qui ne tarit jamais. Pendant les périodes de grande sècheresse, les habi­tants de Carlucet et des alentours y allaient en procession pour obtenir la pluie. Ce qui fut fait, par exemple, le 15 août 1804 et le 15 août 1836 d'après un chroniqueur qui précise que le prêtre trempait la croix dans l'eau et que les fidèles, rentrant chez eux « étaient mouillés jusqu'aux os » (45).

Ces processions, si l'on en croit la tradition locale, se fai­saient encore vers 1850-1860.

CARNAC-ROUFFIAC (Canton de Luzech).

SOURCE SAINTE-RUFINE A ROUFFIAC.

Guérison des affections de la peau (spécialement des croûtes de lait des nourrissons). B.S.E.L. 1977/4, pp. 184-185.

CASTELFRANC (Canton de Luzech).

DÉVOTION A SAINT ROCH.

A Castelfranc, une chapelle dédiée à saint Roch a été construite vers 1840 à la sortie ouest du village. Elle était destinée à rempla­cer un modeste oratoire qui se trouvait un peu en contrebas, au bord de l'ancien chemin qui venait de Prayssac (46). C'est dans cet oratoire, qui pourrait dater de la fin du XVe ou du début du XVIe, que se trouvait, dit-on, le bas-relief de facture très fruste représentant saint Roch et son chien que l'on peut voir actuellement dans l'église.

Une tradition recueillie à la fin du siècle dernier par l'insti­tuteur rapporte que la peste de 1508 s'est arrêtée à cet endroit grâce à la protection de saint Roch. On aurait vu « les miasmes pestilentiels... soit sous la forme d'une nuée qui tourbillonnait sur le toit du petit édifice pour aller s'abattre dans d'autres contrées moins privilégiées, soit sous la figure d'une femme maigre, folle, échevelée, qui dansait sur la route, cherchant en vain à franchir la chapelle protectrice » (47).

On se rendait en procession à la chapelle le 16 août pour entendre la messe. Cet usage a persisté jusqu'en 1958.

DÉVOTION A NOTRE-DAME (Chapelle du cimetière).

La chapelle du cimetière abritait naguère une Vierge à l'enfant, oeuvre en bois polychromé (sans doute du XVIIle).

Une notice placardée dans le petit édifice raconte que la sta­tue aurait été trouvée en cet endroit, au milieu des ronces, par des paysans occupés à faucher. Comme elle refusait d'être hébergée ailleurs, on du bâtir une chapelle sur place. Pendant la Révolution, elle aurait été cachée par une famille du village. Une autre notice rappelle qu'une collection de bijoux offerts en ex-voto a été volée en 1904.

Cette dévotion, essentiellement locale, était déjà en déclin avant le transfert de la statue à l'église paroissiale.

CASTELNAU-MONTRATIER.

PÈLERINAGE A SAINT-AUREIL.

Guérison des maux d'oreilles et des troubles de l'ouïe. B.S.E.L. 1977/4, pp. 191-192.

CATUS.

FONTAINE DE SAINT-BARNABÉ.

Barnabé de Chypre, saint guérisseur du Ier siècle, était le patron d'un petit monastère qui existait avant le XIe siècle et dont on situe les vestiges 'de l'église à l'ouest du bourg. Près de cette église se trouvait la fontaine ou « puits » de Saint-Barnabé (48).

D'après la légende, une femme dont l'enfant était atteint du mal de Saint-Barnabé (sorte de rachitisme) eut l'idée de le tremper dans cette fontaine en invoquant le saint. L'enfant ayant été guéri, la nouvelle se propagea et l'on bâtit à côté de la source une église qui devint un lieu de pèlerinage. L'église ayant été détruite en 1562 lors d'un épisode des guerres de religion et la fontaine ayant disparu (on ne sait quand), on n'alla plus baigner les enfants dans l'eau miraculeuse et on prit l'habitude de faire bénir du vin et de leur en frotter les membres (49).

Du culte de saint Barnabé il ne reste qu'un reliquaire (qui figure dans un inventaire de 1739) et une croix de pierre qui fut longtemps une station sur l'itinéraire des processions paroissiales. La fête patronale se célèbre toujours le 11 juin, jour de la Saint-Barnabé (50).

CAZALS.

ANCIEN PÈLERINAGE A SAINT CÔME ET SAINT DAMIEN.

Le chroniqueur Guyon de Maleville rapporte qu'en 1588 l'église de Cazals perdit les reliques des saints Côme et Damien « pour lesquels on venait aussi des Espagnes » (51).

Avec les reliques durent disparaître aussi les statues des deux guérisseurs, mais les paroissiens, soucieux d'en perpétuer la dévo­tion, en firent sculpter de nouvelles qui figurent toujours en bonne place dans l'église paroissiale bien que ce culte populaire ne soit plus qu'un souvenir (52).

CAZILLAC (Canton de Martel).

FONTAINE SAINT-FERRÉOL A PAUNAC.

A Paunac, paroisse de la commune de Cazillac, est une fon­taine placée sous le patronage de saint Ferréol dont l'eau est réputée pour le traitement des affections oculaires et, accessoirement, pour la guérison des engelures.

Cette source, mentionnée en 1581 (53), est située à 200 m à vol d'oiseau de l'église. Couverte d'un abri voûté, elle est quelque peu envahie par la végétation.

La fête patronale est toujours le 17 septembre, jour de la Saint-Ferréol (54) dont la paroisse conserve les reliques, mais on n'y voit plus l'affluence d'antan avec les groupes de pèlerins des­cendant à la fontaine. Quelques personnes y vont de temps à autre pour chercher une eau dont les vertus curatives sont encore appré­ciées.

CENEVIERES (Canton de Limogne).

FONTAINE DE SAINT-CLAIR.

Guérison des maladies de yeux. B.S.E.L. 1977/4, p. 175.

COMIAC (Canton de Sousceyrac).

ANCIENNE DÉVOTION A SAINT SEVIN.

Avant les guerres de religion il y avait contre l'église de Comiac une chapelle dédiée à saint Sevin (ou Savin) (55), fort fréquen­tée par les habitants de la paroisse et des environs, notamment par les estropiés des bras et des jambes qui venaient vénérer ses reliques pour obtenir leur guérison.

Si les huguenots détruisirent la chapelle, les reliques furent sauvées. Mais ce n'est qu'en 1649 qu'on entreprit de reconstruire l'édifice sur l'initiative d'une famille de Comiac, pour la plus grande satisfaction des pèlerins qui, paraît-il, venaient quotidiennement se vouer à saint Sevin (56).

Ce culte du subsister jusqu'à la Révolution. Les reliques disparurent, la chapelle fut désaffectée et transformée en débarras, et on oublia saint Sevin.

CONCORES (Canton de Saint-Germain).

FONTAINE SAINT-NAZAIRE A LINARS.

A 200 m à l'est de l'église de Linars, près de la route de Goulème, au pied du château de Clermont, coule une source ali­mentant un petit bassin et dédiée à saint Nazaire (57).

On y plongeait autrefois les enfants malades du « carreau » (troubles digestifs), en retard pour marcher ou estropiés. On leur faisait également boire l'eau de la fontaine et on les présentait au curé qui leur faisait baiser une relique de saint Nazaire, les bénissait et célébrait une messe. Certains parents jetaient une pièce de monnaie dans la fontaine, d'autres suspendaient des linges « blancs » à la croix qui se dressait près de la source (58). Les pèlerins venaient surtout le jour de la fête votive, le dimanche après le 15 août (59).

Vers 1890 le culte de saint Nazaire a fortement décliné, sans qu'on sache exactement pourquoi. La tradition orale, recueillie notamment auprès d'une octogénaire de la paroisse, fait état d'une fréquentation occasionnelle de la source jusque vers 1910 par des personnes de Concorès et des environs qui amenaient leurs enfants chétifs boire l'eau de Saint-Nazaire.

CREGOLS (Canton de Saint-Géry).

SOURCE SAINTE-RUPINE DU BOURNAC.

Processions pour demander la pluie. B.S.E.L. 1977/4, p. 177.

CREMPS (Canton de Lalbenque).

SOURCE NOTRE-DAME.

Guérison des estropiés (particulièrement des enfants aux jambes malformées). B.S.E.L. 1977/4, pp. 178 et 179.

CREYSSE (Canton de Martel).

LA SAINTE ÉPINE ET LES QUATRE CORPS SAINTS.

Jusque vers 1950 la paroisse de Creysse vénérait une relique de la sainte épine que l'on portait en procession le premier dimanche de mai et qui aurait été donnée par saint Louis lorsqu'il vint à Rocamadour en 1244 (60).

Objet de grande vénération étaient également, jusque vers 1940, quatre corps saints qui en fait étaient quatre bustes reliquaires de saints plus ou moins obscurs, en tout cas fort peu connus dans le diocèse : sainte Réparate, saint Magnus, sainte Célestine et saint Bénigne « qu'on portait en procession à toutes occasions » (60). En 1898 le curé de Creysse jugeait l'authenticité de ces reliques « assez contestable » mais témoignait que le dernier dimanche d'août, jour de la fête votive (61), on les portait triomphalement en procession à vêpres. Et il précise : « la fête profane est suspendue, la jeunesse et la musique accompagnent les corps saints. Jusqu'ici tout le monde suivait la procession ; depuis quelques années il y a des curieux (sic) » (62).

DURAVEL (Canton de Puy-l'Evêque).

CULTE DE SAINT AVIT.

A 2,500 km de Duravel, au milieu des champs et des bois, on peut voir les ruines d'une église romane sous le vocable de Saint-Avit (63) détruite peut-être pendant la Révolution.

Citons l'instituteur qui rédigea en 1880 une monographie de la commune : « on prête encore à ce saint une puissance que tous les raisonnements philosophiques ne pourraient détruire ni amoindrir puisque, disent nos paysans, les faits sont là, consta­tés d'ailleurs par mille expériences. On porte à cette église isolée, qui n'est plus aujourd'hui qu'une masure, les jeunes enfants des communes de tous les cantons voisins qui sont anémiques ou qui n'ont jamais pu marcher par suite d'une atrophie des jambes. Après avoir récité quelque légère prière, on dépose une offrande sous une pierre du portique du choeur que les bergers ne tardent pas à se disputer. L'enfant recouvre bientôt la santé et il peut marcher au bout de quelques jours » (64).

Si l'on en croit une tradition orale, il y avait jadis près de l'église une source qui a été comblée mais dont on ignore l'em­placement exact. L'eau de cette source avait sans doute des pro­priétés thérapeutiques en relation avec le culte de saint Avit. On a dit aussi que les femmes stériles venaient autrefois à Saint-Avit pour obtenir la guérison de leur infirmité.

On ne vient plus prier à Saint-Avit. Pourtant un témoin nous a rapporté qu'il y a quelques années un jeune homme est venu demander l'emplacement de l'église pour y faire un pèle­rinage, racontant qu'à l'âge de sept ans, souffrant de malforma­tion des jambes et ne pouvant marcher normalement, ses parents l'avaient voué à saint Avit et qu'il avait été guéri.

LES TROIS CORPS SAINTS DE DURAVEL (HILARION, AGATHON ET POEMON).

Selon la tradition l'abbaye de Moissac aurait reçu de Charle­magne les corps de trois solitaires d'Égypte : Hilarion, Agathon et Poemon (ou Piamon). Ces saintes dépouilles furent données en 1065 à l'église de Duravel, prieuré dépendant de Moissac (65).

Depuis leur translation les trois corps sont vénérés dans l'église de Duravel. Momifiés mais à peu près entiers, ils reposent ensem­ble dans un grand sarcophage de pierre derrière le maître autel (il a été dit qu'ils se trouvaient à l'origine dans la crypte). Tous les cinq ans, le 21 octobre (fête de saint Hilarion), et jusqu'à la Toussaint, le couvercle du tombeau est déplacé pour que les visiteurs puissent voir les reliques à travers une vitre de pro­tection.

La paroisse possède aussi trois bustes reliquaires que l'on por­tait en procession le dimanche de la fête. Cette procession a encore eu lieu en 1975, mais lors de l'ostension quinquennale de 1980 le curé a renoncé à cette vieille tradition, jugeant que les curieux observant le cortège devenaient plus nombreux que les fidèles escortant les reliques. Les cérémonies ont cependant été assez largement suivies (on a compté quelque trois cents personnes pour la grand-messe dominicale concélébrée par l'évêque) et de nombreux visiteurs sont venus contempler les vénérables restes, déposer une obole dans le tronc des offrandes et allumer un cierge. On est loin évidemment des six mille pèlerins qui en 1895 ont défilé devant le tombeau (66).

Saint Hilarion et ses compagnons sont invoqués pour diver­ses causes, souvent avec succès, nous a-t-on assuré, mais rien ne permet de les classer dans la catégorie spéciale des saints gué­risseurs. On peut ajouter que la tradition leur attribue la déli­vrance de la ville assiégée par les Anglais en 1369 (67).

ESPAGNAC-SAINTE-EULALIE (Canton de Livernon).

FONTAINE DE LA GROTTE DE SAINTE-EULALIE.

Cette grotte a été étudiée par les spéléologues, les préhisto­riens et les archéologues. On y a trouvé, en plus d'ossements humains, de l'outillage et des gravures du Magdalénien, des tessons de poteries de l'âge du fer, de l'époque gallo-romaine et du Moyen Age.

La partie inférieure de la grotte est parcourue par un ruisse­let coulant d'une sorte de vasque toujours remplie d'eau où l'on venait naguère, de toute la région et de l'Aveyron voisin, baigner les enfants rachitiques ou « noués » (mal de sainte Eulalie). Expé­dition méritoire car, pour accéder au « sanctuaire », il fallait pas­ser par un orifice assez étroit et ramper sur plusieurs mètres. Le rite nous a été conté par le chanoine Albe et Armand Viré voici une soixantaine d'années : « Les parents vont trouver le curé pour luifaire dire une messe, messe que celui-ci s'empresse de refuser s'il en>soupçonne le but superstitieux. Puis ils portent l'enfant dans la fontaine de Sainte-Eulalie après avoir allumé un cierge devant la grossière stalactite qui est censée représenter la sainte. Après avoir bien trempé l'enfant dans l'eau, ils l'en sortent, lui enlèvent tous ses vêtements sans aucune exception et l'habillent tout à neuf. Les vieux vêtements sont déposés au bord de la fontaine où ils doivent pourrir afin que le mal pourrisse avec eux. Après l'exé­cution de tous ces exercices rituels, le malade doit mourir ou être guéri dans la huitaine, chose assez compréhensible. Ces faits que nous voyons pratiquer encore couramment tous les jours n'indi­queraient-ils pas une survivance, déformée et altérée au cours des âges, des vieux rites paléolithiques ? » (68).

Un autre texte, plus ancien d'une trentaine d'années, dû à l'ins­tituteur de Bio, dit à peu près la même chose : « Les mères qui ont des enfants malades, longs à guérir, les vont tremper dans cette eau en l'honneur de sainte Eulalie. Et la sainte les guérit vite ou les prend avec elle. Et comme pour prouver leur foi, les mères laissent à la fontaine un bonnet, une jupette, une chemisette ou quelque autre chose de l'enfant trempé » (69).

Il paraît fort probable, comme le pensent Albe et Viré, que l'on se trouve en présence d'une survivance de quelque culte préhistorique.

Si nos renseignements sont exacts, il y a près de cinquante ans que l'on n'a plus recours à cette fontaine miraculeuse et la grotte est aujourd'hui fermée.

FAJOLES (Canton de Payrac).

SAINT-LAURENT DE CAMINEL.

Le hameau de Caminel est bien connu par la célèbre foire qui, depuis le Moyen Age, se tient traditionnellement le 11 août. Au milieu du foirail se trouvait l'église Saint-Laurent dont la légende attribue la fondation aux Templiers (c'était en fait un prieuré de chanoines réguliers).

En 1831, bien qu'en ruine, cette église était toujours le but de processions des habitants de la région pour réclamer la pluie en temps de sécheresse. On disait : « allez à Saint-Laurent deman­der la pluie mais prenez le capuchon, il vous sera nécessaire avant le retour ». Le curé de Fajoles, sous la pression des paroissiens accepta une année de faire la procession, non aux ruines de l'église mais à la croix de Saint-Laurent plantée au bout du foirail. Voici ce qu'il raconte : « le temps était très chaud et le ciel couvert de quelques rares nuages. Le bon Dieu voulut exaucer encore cette confiance. Avant le retour il plut assez copieusement pour déran­ger ceux qui ne s'étaient pourvus ni de capuchon ni de parapluie. La même faveur avait été accordée à mes prédécesseurs, à ce qu'on m'a assuré » (70).

Il semble qu'on n'ait plus fait de processions à Saint-Laurent depuis la fin du siècle dernier.

FARGUES (Canton de Montcuq).

DÉVOTION A SAINT LOUP (MASCAYROLES

La petite église de Mascayroles, dont le patron titulaire est saint Barthélémy, a pour patron secondaire saint Loup (71) qui est invoqué pour les enfants souffrant de maux de ventre.

Voyons ce qu'en disait, à la fin du siècle dernier, le curé de la paroisse : « Le septembre, fête en l'honneur de saint Leu ou saint Loup. On vient en foule des paroisses voisines assister à la messe. Ce sont des personnes abonnées (72) à saint Leu qui l'invo­quent en l'honneur de leurs enfants atteints de maux d'entrailles. Elles sont abonnées pour leurs enfants, c'est-à-dire que leurs enfants sont voués à saint Leu. Le prêtre, après la messe, lit l'évan­gile du jour et fait baiser une petite croix en disant : sancte Lupe ora pro nobis. C'est là tout l'extraordinaire de la cérémonie. Je ferai mon possible pour conserver et développer cette tradi­tion » (73).

Ce culte collectif s'est poursuivi, avec plus ou moins d'assi­duité, juqu'en 1951. Là encore c'est la désignation d'un nouveau desservant, peu favorable à ces manifestations de piété populaire, qui en a provoqué la disparition. Une messe est toujours célébrée à l'occasion de la Saint-Loup, mais elle ne rassemble que les habi­tants du hameau.

L'église ne possédant pas de relique du saint patron c'était une relique de saint Vincent de Paul qui était présentée à la vénéra­tion des fidèles.

FAYCELLES (Canton de Figeac-Ouest).

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DU MAS DU NOYER.

Si l'on en croit la légende, un jour de 15 août vers l'an 1400, un enfant aveugle de Cajarc porté par son père passait à l'em­placement de la chapelle actuelle. Il y avait là un gros noyer dans le tronc duquel l'enfant, subitement guéri de sa cécité, aperçut une statue de la Vierge. Le curé de la paroisse emporta la statue dans l'église de La Madeleine, mais elle disparut mysté­rieusement et on la retrouva dans le creux du noyer. De nou­velles tentatives aboutirent au même résultat. Les habitants du lieu résolurent alors d'y bâtir un oratoire qui devint un lieu de pèlerinage (74). En 1690 on construisit une chapelle plus vaste à la place du petit oratoire.

Le pèlerinage se déroule le 15 août avec procession et consé­cration des enfants, en présence d'un millier de participants venant principalement des cantons voisins et des secteurs limitro­phes du Cantal et de l'Aveyron.

N.-D. du Mas du Noyer, protectrice des enfants, est spécia­lement invoquée pour la guérison des convulsions et des parasito­ses intestinales (les fameux « vers » qui préoccupaient tant les mères soucieuses de la santé de leur progéniture). On trouve dans la chapelle, récemment restaurée, les ex-voto habituels qui sont pour la plupart, nous a-t-on dit, le témoignage de guérisons obte­nues.

FIGEAC

CULTE DE SAINT VIVIEN (ÉGLISE SAINT-SAUVEUR).

Saint Vivien était évêque de Saintes au début du Ve siècle. En 846, selon les moeurs du temps, des moines de Figeac allèrent s'empa­rer de son corps, ou plus exactement d'une importante partie de ses restes. Dès leur arrivée à Figeac les reliques de saint Vivien opérèrent des guérisons spectaculaires. Celles-ci se manifestaient plus particulièrement, paraît-il, les jeudis et pendant tout le Carême. La fête de saint Vivien était célébrée le 2 août.

Après une période d'oubli, ces reliques conservées dans l'église Saint-Sauveur en compagnie de quelques autres, furent retrouvées en 1329 et le culte reprit jusqu'en 1568, c'est-à-dire jusqu'à la prise de Figeac par les protestants qui s'emparèrent notamment du « corps » de saint Vivien. On ne sait ce qu'il en advint (75).

DÉVOTION A SAINT EUTROPE (ÉGLISE N.-D. DU PUY).

L'hôpital Saint-Eutrope, qui dépendait de l'église N.-D. du Puy, était un établissement de pèlerinage fort actif au Moyen Age. Il hébergeait les malades venant se vouer à ce saint guérisseur. En 1486, par exemple, un habitant de Maurs en Auvergne, atteint d'hydropisie, y faisait son testament (76). On connaissait déjà à cette époque une confrérie de Saint-Eutrope.

La dévotion à ce saint évêque a d'ailleurs subsisté jusque vers les années 1950 et le jour de sa fête (30 avril) le prêtre don­nait ses reliques à baiser aux fidèles.

CHAPELLE NOTRE-DAME DE LA PERGUE OU DE LA CAPELETTE.

Ce petit sanctuaire du XVIIe siècle, sur la route de Rou­queyroux à 800 mètres au nord de Figeac, attirait de nombreux habi­tants de la ville quand sévissait quelque calamité publique. On y allait en procession lors des grandes sécheresses.

L'entretien de la chapelle avait dû être longuement négligé puisqu'en 1677, année particulièrement sèche, on jugea opportun de la restaurer pour y accomplir décemment les dévotions appro­priées (77).

Ces « processions pour la pluie » à la Capelette se faisaient encore au début du siècle.

FLAUGNAC (Canton de Castelnau-Montratier).

SOURCE SAINT-FERRÉOL A SAINT-PRIVAT.

Utilisée pour le traitement des affections de la vue. B.S.E.L. 1977/4, pp. 192-193.

PÈLERINAGE AU RUISSEAU ET A LA CHAPELLE DE SAINT-GERVAIS.

Pour les enfants chétifs, infirmes ou rachitiques. Dévotions diverses. B.S.E.L. 1977/4, pp. 193-195.

FONTANES (Canton de Lalbenque).

SOURCE SAINT-LOUP.

Pour le soulagement des maux de dents. B.S.E.L. 1977/4, pp. 179-180.

FRANCOULES (Canton de Catus).

RUISSEAU DE SAINT-PIERRE-LIVERSOU.

A une trentaine de mètres de l'église de Saint-Pierre-Liversou coule un petit ruisseau qui alimente un bassin aménagé en lavoir (78).

Un texte publié par la Revue religieuse en 1897 nous dit : « La vallée est arrosée par un ruisseau. L'eau de ce ruisseau, d'après une ancienne tradition, a la vertu de guérir les petits enfants infirmes ou perclus. On les y portait, il n'y a pas longtemps encore, même de très loin, et on y laissait en souvenir des ex-voto. Par suite d'un regrettable incident, ce concours a été interrompu il y a quelques années. Nous espérons qu'il recommen­cera. Nous en avons pour garant le zèle du pasteur de la paroisse » (79).

Faute d'autres renseignements et en l'absence de tradition orale, nous n'en savons pas davantage et nous ne connaîtrons pas la nature de « l'incident » qui a mis fin à la fréquentation du ruis­seau de Saint-Pierre-Liversou. Les anciens de la paroisse n'ont jamais entendu parler de ces pratiques. Étaient-elle rattachées au culte de saint Pierre, patron de l'église, ou au culte de saint Eutrope, providence des enfants infirmes, dont l'église possédait des reliques qui auraient été transportées à Francoulès vers la fin du XVIIe siècle ? (80) On pencherait plutôt pour cette seconde hypothèse.

FRAYSSINET-LE-GELAT (Canton de Cazals).

DÉVOTION A SAINT LOUP.

L'église de Frayssinet-le-Gélat (titulaire Sainte Radegonde) a pour patron secondaire saint Loup dont elle possède de substan­tielles reliques (un fragment de la mâchoire inférieure et une parcelle de côte) et qui était solennellement fêté les 1er et 2 sep­tembre. Le premier jour était la fête de la paroisse, le second la fête des pèlerins. A cette occasion on portait les reliques en procession et on procédait à la consécration des enfants (saint Loup est en effet particulièrement invoqué pour les enfants souffrant de convulsions) (81).

Ces festivités, qui étaient coutumières jusqu'en 1945, sont tombées en désuétude.

GIGOUZAC (Canton de Catus).

CHAPELLE SAINT-ROCH.

La petite chapelle dédiée à saint Roch, sur le foirail de Gigou­zac, est un petit bâtiment du XIXe qui était le but de la plupart des processions, notamment le 16 août pour la bénédiction rituelle du bétail.

Mais cet oratoire possédait une pierre quelque peu « miraculeuse », en l'occurrence un gros galet brunâtre « de la grosseur d'une tête » nous a-t-on dit. Quand sévissait une sécheresse catastrophique, les habitants s'y rendaient en cortège. On prenait cette pierre et on allait la tremper dans le ruisseau Le Vert qui coule de l'autre côté de la route (un escalier permettait de descendre jusqu'au lit du cours d'eau). Après les prières d'usage on remettait la pierre dans la chapelle.

Cet usage pour le moins insolite a disparu peu avant 1930 (82). Le chanoine Albe, dans sa monographie de Gigouzac, parle de la chapelle Saint-Roch, récemment restaurée, et se contente de noter : « objet de superstition pour avoir la pluie » (83).

Il est intéressant de noter qu'en dépit de la cessation des céré­monies collectives (84) il subsiste une certaine dévotion à saint Roch. L'oratoire attire encore des visiteurs qui marquent leur passage en jetant une pièce de monnaie à l'intérieur.

GINDOU (Canton de Cazals).

CULTE DE SAINT LOUP A MAUSSAC.

L'église de Maussac (titulaire saint Jean-Baptiste) possédait une relique de saint Loup (patron secondaire) « que l'on venait vénérer d'assez loin » si l'on en croit le compte rendu d'une visite pastorale de 1875 (85).

Saint Loup y était invoqué pour les enfants souffrant de maux de ventre. Le jour de la fête patronale (premier dimanche de septembre) les parents amenaient leurs bambins pour les vouer au saint guérisseur. Ce petit pèlerinage a survécu jusque vers 1940-1945.

La fête de saint Loup se célèbre toujours par une messe mais, le reliquaire ayant été volé en 1981, on ne présente plus les reli­ques à la vénération des paroissiens.

GOUJOUNAC (Canton de Cazals).

DÉVOTION A SAINT MATHURIN.

Le chroniqueur du XVIIe siècle Guyon de Maleville signale que « a Goionac ont des reliques de saint Mathurin ou s'en rend un grand peuple » (86). Répondant à l'enquête diocésaine de 1898, le curé de l'époque mentionne comme titulaire de l'église saint Pierre-ès-Liens mais précise que la « fête mondaine » est le diman­che après le 10 mai et il ajoute, perplexe, « je ne sais à quel titre saint Mathurin est honoré ici » (87).

Patron secondaire de la paroisse, saint Mathurin figure dans l'église par une statue en bois polychromé et doré représentant un prêtre portant chasuble et manipule. Mais il semble qu'on ait égaré les reliques qui attiraient jadis les foules.

Qui est ce Mathurin, patron des goujounacois ? Ce ne peut être le saint du Gâtinais dont la fête est le 9 novembre. En rap­prochant les dates on trouve un personnage de ce nom, assez obscur, qui vécut et mourut en solitaire à Montchaude (diocèse d'Angoulême). Une foule de malades affluait régulièrement à son tombeau pour le pèlerinage du 10 mai et on relatait diverses gué­risons obtenues à la suite de neuvaines et autres dévotions (88).

On ignore par quelles voies le culte de ce saint de l'Angoumois (s'il s'agit bien du même) a pu parvenir dans un village du Quercy.

GOURDON.

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DES NEIGES.

Notre-Dame des Neiges (dite N.-D. de Levège ou de Nevège au XIVe siècle) patronne une chapelle bâtie sur une source, au bord du Bléou, sur l'ancienne route de Gourdon à Labastide-Murat.

En 1323 c'était déjà un lieu de pèlerinage (89). En 1645 un rap­port destiné à l'évêque de Cahors mentionne qu'il y vient un grand concours de peuple « non seulement de tous les endroits de notre diocèse mais encore des étrangers et que plusieurs personnes affligées de maladies ou autres infirmités s'étant vouées à ladite chapelle, y ayant rendu leurs voeux, auraient ressenti de notables effets et assistance par l'intercession de la Vierge » (90). L'eau de la source était particulièrement bénéfique, paraît-il, pour les femmes et les enfants.

La chapelle fut agrandie en 1646 en raison d'une affluence croissante de pèlerins. Mais au siècle suivant les pèlerinages avaient pratiquement cessé et ne devaient reprendre qu'en 1840 sous l'impulsion du curé de Saint-Romain, paroisse voisine de N.-D. des Neiges. A titre indicatif, les manifestations du pèlerinage de 1918 ont rassemblé quelque deux mille participants (91).

Depuis une quinzaine d'années le pèlerinage annuel du 5 août ne se fait plus. On célèbre parfois un office dans la chapelle qui reçoit quelques visiteurs désireux d'admirer le magnifique retable ou de voir la source miraculeuse, sorte de puits s'ouvrant près du choeur (une plaque de marbre, fixée au sol, porte ces mots : L'anti­que source de N.-D. des Neiges. Bien des grâces ont été obtenues par l'usage de cette eau).

Il est curieux d'observer, sur ce qui reste des crépis extérieurs du bâtiment, une multitude de graffiti, essentiellement des prénoms (masculins et féminins associés) ou de simples initiales acco­lées ou non à un coeur. On n'y relève pas de dates mais certaines inscriptions paraissent relativement récentes. S'agirait-il là d'une pratique quasi rituelle, pâle survivance d'un culte oublié ? On pourrait alors supposer que N.-D. des Neiges passe encore pour favoriser les idylles. Beaucoup de jeunes gourdonnaises d'ailleurs tiennent à se marier dans la vieille chapelle.

GREZELS (Canton de Puy-l'Evêque).

PÈLERINAGE A N.-D. DU REMÈDE (ÉGLISE DE SAINT-JEAN).

N.-D. de Grézels est surtout invoquée pour la guérison des maladies. B.S.E.L. 1980/2, pp. 99-100.

ISSENDOLUS (Canton de Lacapelle-Marival).

PÈLERINAGE A SAINTE FLEUR.

Sainte Fleur (ou Flore) est née près de Maurs, d'une famille de petite noblesse auvergnate. Dès quatorze ans elle entra au couvent des religieuses de l'ordre de Malte à l'Hôpital-Beaulieu, près d'Issendolus. Elle acquit une certaine notoriété en racon­tant ses apparitions des anges, de sainte-Cécile et du Christ. Après sa mort, en 1347, son tombeau devint le centre d'un pèlerinage. Un texte anonyme de la fin du XVe raconte 126 miracles qui lui ont été attribués (92).

La fête de sainte Fleur, le 5 octobre, attirait une grande foule de pèlerins à l'Hôpital-Beaulieu. Il faut croire que ces manifes­tations populaires ne se déroulaient pas toujours dans le calme et le recueillement puisqu'en 1786 une ordonnance épiscopale ordonnait aux moniales de tenir fermée la porte du monastère lé jour de la Saint-Jean et le jour de la Sainte-Fleur (93).

En 1793 la sépulture de la sainte fut profanée et on brûla ses ossements, à l'exception de la tête et d'un morceau de tibia qui furent recueillis par des témoins. Après la Révolution le crâne fut fractionné pour distribuer des reliques et le fragment de tibia fut attribué à l'église d'Issendolus (94). Mais ce n'est qu'en 1861 que le culte public de sainte Fleur fut rétabli à la demande du curé de la paroisse.

A l'heure actuelle une retraite assez suivie précède la fête qui se célèbre le premier dimanche d'octobre. Le dimanche on compte environ cinq cents personnes à la grand-messe et une centaine d'enfants sont « voués » à sainte Fleur. Le culte est surtout pratiqué par les habitants de la région, mais on voit des visi­teurs venir d'un peu partout (95). Sainte Fleur est surtout sollicitée pour la protection des enfants et la guérison des malades (96). Autrefois on l'invoquait pendant les orages pour se préserver de la foudre (97). Il fallait se signer en récitant ce quatrain, bien connu dans la région de Figeac et dans le Rouergue voisin :

Sainte Barbe, Sainte Fleur
Vive la croix de mon sauveur.
Tant que le monde priera
Le tonnerre ne tombera pas.

LABASTIDE-MARNHAC (Canton de Cahors-Sud).

SOURCE SAINT-LOUP A SALGUES.

Bénéfique pour les maux d'entrailles. B.S.E.L. 1977/4, pp. 181-182.

LACAMDOURCET (Canton de Sousceyrac).

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DE VERDALE.

La chapelle de N.-D. de Verdale est située dans le cadre sauvage et pittoresque des gorges du Tolerme, à trois kilomètres de Latouille-Lentillac.

Plusieurs légendes se racontent. L'une parle d'un berger qui découvrit là une statue de la Vierge portant l'enfant Jésus, et des habitants des alentours qui décidèrent d'y élever un oratoire (98). Une autre relate une apparition de la Vierge à une bergère, lors de la peste de 1349, en même temps qu'un bûcheron trouvait une statue de la Madone à l'endroit où devait s'élever la chapelle... (99). La fondation de celle-ci est très ancienne. Au XIIIe siècle elle a été donnée en même temps que l'église de Gorses, dont elle dépen­dait, aux Hospitaliers de Latronquière (99). Détruite par les protestants, elle fut rebâtie en 1615 et on y célébrait même des mariages. En 1636 un bref d'Urbain VIII accordait une indulgence plénière aux pèlerins qui visiteraient N.-D. de Verdale le jour de la Conception de la Vierge (98).

En 1793 le sanctuaire fut incendié. Un habitant de Gorses put sauver la statue et la cacha dans les bois, au creux d'un châ­taignier (100). En 1800 elle fut déposée dans l'église de Gorses. La chapelle fut reconstruite en 1847 (101). Les pèlerins affluèrent de nouveau. Il n'était pas rare d'en compter un millier le jour de la fête, venant du Lot mais aussi de l'Aveyron, du Cantal ou de la Corrèze.

Le pèlerinage connut une éclipse si l'on en croit le maire de Latouille qui, en 1903, répondait au Préfet « depuis dix ans environ on n'y fait plus de retraites annuelles qui avaient lieu en sep­tembre et pendant huit jours » (102). Mais la dévotion n'était pas éteinte puisqu'en 1898 le curé de Lacamdourcet disait une messe à Verdale tous les vendredis (103).

Le pèlerinage devait reprendre avant la guerre de 1914 et, depuis, il se célèbre régulièrement du 11 au 18 août. Dans le cou­rant de l'été de nombreux touristes, partant du moulin d'Aubié, montent à pied jusqu'à la chapelle.

LACAPELLE-CABANAC (Canton de Puy-l'Evêque).

DÉVOTION A SAINT CLOUD.

Patron secondaire de Lacapelle-Cabanac (le titulaire de l'église est saint Avit), saint Cloud y était invoqué, en raison de son nom, pour la guérison des « clous » et des furoncles. Ses reliques étaient exposées le jour de la fête patronale (8 septembre).

Cette coutume a disparu après le décès, en 1960, du dernier curé qui résidait dans la paroisse. Celle-ci a été rattachée à une paroisse voisine dont le desservant n'a pas jugé opportun de maintenir une dévotion qu'il jugeait sans doute périmée.

LALBENQUE

PÈLERINAGE A SAINT BENOIT LABRE (ÉGLISE DE SAINT-HILAIRE).

Dévotions diverses. Protection du bétail. B.S.E.L. 1980/2, pp. 86-89.

LARAMIERE (Canton de Limogne).

SOURCE SAINT-GEORGES DE CINDROUZE.

Traitement de la furonculose. Processions pour la pluie. B.S.E.L. 1977/4, pp. 173-175.

LAROQUE-DES-ARCS (Canton de Cahors-Nord).

CHAPELLE SAINT-ROCH.

Édifice construit vers 1862 sur le rocher du Pech Clary, qui domine le village, pour remplacer un oratoire démoli en 1842 lors de la construction de la route Cahors-Figeac. La chapelle primitive avait été bâtie, on ne sait exactement à quelle époque, à la suite d'une épidémie de peste (104).

Il y a une trentaine d'années on allait encore en procession à la chapelle Saint-Roch pour les Rogations et le 16 août on y célébrait la messe et on vénérait ses reliques.

Aujourd'hui la chapelle n'est plus qu'un but de promenade. Victime d'actes de vandalisme, elle est en voie de restauration.

LASCABANES (Canton de Montcuq).

SOURCE DE SAINT-JEAN.

Traitement des rhumatismes et maux de reins. Invocations diverses (cf. graffiti de la chapelle). B.S.E.L. 1977/4, pp. 187-190.

LEOBARD (Canton de Salviac).

ANCIEN CULTE DE SAINT GERVAIS A L ' ABBAYE NOUVELLE.

De l'Abbaye Nouvelle, à 2 km de Léobard, fondation cister­cienne du XIIIe siècle, il ne reste que des ruines. L'église parois­siale actuelle occupe une partie de l'ancienne église abbatiale. Elle a pour titulaire saint Antoine abbé, mais elle était autrefois sous le patronage des saints Gervais et Protais (105).

Rien ne reste aujourd'hui d'une ancienne dévotion à saint Gervais qui avait cours au XVIIe siècle si l'on se réfère à Guyon de Maleville. Citant les « jours d'assemblées et concours de peu­ple », notre chroniqueur mentionne en effet qu'on allait le 19 juin, jour de la Saint-Gervais, à l'Abbaye Nouvelle « pour cerveaux imbéciles » (106).

LEYME Canton de Lacapelle-Marival).

DÉVOTION A SAINT EUTROPE.

L'église de Leyme, construite en 1858, a pour patron saint Eutrope. C'était auparavant l'église de l'abbaye qui servait d'église paroissiale et on y vénérait déjà ce saint guérisseur.

A la fin du XVIIe siècle l'abbesse J.-F. de Noailles fit bâtir une chapelle de Saint-Eutrope, mais on ignore si c'est elle qui institua la dévotion ou si celle-ci existait antérieurement (107).

D'après le chanoine Sol, on faisait baiser le reliquaire de saint Eutrope aux enfants atteints de lymphatisme et le fouassou béni le 30 avril était censé préserver des fièvres (108).

Si on n'a plus recours aux pouvoirs thérapeutiques du saint évêque, la fête patronale attire encore du monde à l'église de Leyme. On y voit un tableau de la fin du XVIIe montrant le saint patron bénissant des malades et des estropiés agenouillés à ses pieds.

LHERM (Canton de Catus).<

DÉVOTION A SAINT AIGNAN (SAINT-CHIGNES).

A 1 500 m du village de Lherm, au lieu-dit Mas Sarrat, il reste l'abside d'une petite église romane dédiée à saint Aignan (l'appel­lation locale est saint Chignes) qui fut peut-être l'église paroissiale primitive (109).

Dans une monographie du siècle dernier on lit ceci : « Saint Aignan a la réputation de guérir les pauvres petits êtres qui ne peuvent se tenir sur leurs jambes, bien qu'ils aient l'âge voulu et au delà. On prétend que beaucoup de guérisons ont été opérées, surtout à l'époque où régnait la foi » (110).

La foi régnait encore vers la fin de la guerre 1914-1918, puisque des anciens de la commune se souviennent que l'on conduisait à Saint-Aignan des enfants qui ne pouvait pas marcher. Il paraît qu'on les « trempait dans un bénitier » (sic).

Le pèlerinage aux ruines de l'église se doublait vraisemblablement de dévotions à la paroisse avec messes et neuvaines à la clé. Il s'y ajoutait la vénération de la petite relique de « saint Anianus », toujours conservée dans un reliquaire en bois, mais dont personne ne semble plus se soucier aujourd'hui.

LINAC (Canton de Figeac-Est).

DÉVOTION A SAINT CLAIR.

Saint Clair, patron secondaire de Linac (l'église est sous le vocable de saint Georges) était invoqué pour la guérison des affec­tion oculaires. Un tableau du XVIIIe le représente apposant sa main sur les yeux d'un malade agenouillé.

Jusque vers 1950 la fête patronale (1er juin) était l'occasion d'un pèlerinage assez fréquenté. On y a même vu des cars ame­nant des pèlerins de la région d'Aurillac. Aujourd'hui ne survi­vent que de rares dévotions isolées autour de la relique du saint (un fragment de côte donné au siècle dernier par l'archevêque de Bordeaux) (111).

LISSAC (Canton de Figeac-Ouest).

SOURCE SAINTE-GENEVIÈVE.

Au sud du bourg, à 150 m environ de l'église et en contrebas de la D. 18, sous le cimetière, coule une source à laquelle on accédait depuis la route par un escalier de pierre. Cette source, aujourd'hui envahie par les broussailles, se jette dans le Drauzou. C'est la source Sainte-Geneviève (du nom de la patronne de la paroisse).

On y trempait les enfants qui ne parvenaient pas à marcher. On cite le cas de deux enfants, dont une fillette de cinq ans, guéris par ce traitement (l'un vers 1910, l'autre vers 1920). La fontaine a cessé d'être fréquentée peu après la Grande Guerre.

Dans les années 1960 un curé de Lissac ayant eu l'idée de fouiller le lit de la source y aurait trouvé des pièces de monnaie en bronze, dont certaines « anciennes ». Il est malheureusement décédé et n'a pu être questionné sur ses trouvailles.

Un habitant de Lissac a également entendu dire que certaines personnes avaient utilisé l'eau de la fontaine pour se soigner les yeux (112).

LIVERNON

ANCIENNE CHAPELLE SAINT-REMI.

Saint Remi, le célèbre archevêque de Reims, est le patron de Livernon. A 200 m du bourg il y a une fontaine dite de Saint-Remi près de laquelle se trouvait jadis l'église, ou chapelle, de Sant Remezi.

Il paraît que chaque année (sans doute le 1er octobre, fête du saint) les paroissiens de Livernon et des villages circonvoisins se rendaient en procession à Saint-Remi où le curé bénissait du pain qui devenait ainsi une sorte de talisman : les chiens « fols » (présumés enragés) ne mordaient pas les personnes qui leur don­naient de ce pain. Si l'on en croit le rapporteur de cette coutume (qui ne parle pas de la fontaine) on y avait encore recours vers la fin du siècle dernier (113). Bien que cela ne soit pas précisé, cette pratique n'était probablement pas étrangère au culte du patron de la paroisse.

La source est maintenant envahie par la végétation. Au carrefour voisin, une belle croix de fer forgé, datée de 1748, était le but des processions après l'abandon de la chapelle.

LUGAGNAC (Canton de Limogne).

SOURCE SAINT-MARTIN DE CANDES.

Traitement des maladies des yeux. B.S.E.L. 1977/4, p. 176.

ORATOIRE NOTRE-DAME DES SEPT DOULEURS.

Dévotions diverses. B.S.E.L. 1980/2, pp. 84-86.

LUNAN (Canton de Figeac-Est).

FONTAINE SAINT-MARTIN.

A 200 m environ au nord de l'église de Lunan, vers le sommet du coteau, près d'un groupe de peupliers, coule la fontaine Saint-Martin. L'accès de celle-ci est presque impraticable en raison d'une végétation buissonneuse qui en a envahi les abords.

Cette source, selon une tradition, aurait jailli sous le pied du cheval de saint Martin dans des circonstances qui ne sont pas précisées. On y baignait les petits enfants qui avaient les jambes
« croisées » ou « tordues » (114). Cette coutume n'a disparu que depuis une trentaine d'années et, récemment encore, des personnes demandaient le chemin de la source pour aller y chercher de l'eau (115).

Si on ne va plus à la fontaine on fait encore dire des messes pour les enfants malades à l'église de Lunan, dédiée d'ailleurs à saint Martin et qui possède des reliques qu'on vénère le 11 novem­bre (116).

LUZECH

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DE L'ILE.

Dans une presqu'île du Lot, au bord de la rivière et à 1 500 m du bourg, la chapelle N.-D. de l'Ile est tous les ans, du 1er au 8 septembre, le cadre d'un important pèlerinage.

Une légende raconte que la Vierge apparaissait souvent sur les flancs de la cévenne des Teulettes, de l'autre côté du Lot, descen­dait jusqu'à la rivière, étalait son tablier sur l'eau et traversait sur l'autre rive avant de disparaître à l'endroit où l'on convint de bâtir un oratoire. Les bateliers se mirent alors sous la protec­tion de N.-D. de l'Ile, estimant ce patronage fort utile pour les préserver dans le franchissement d'un passage réputé dangereux, non loin du gué des Trépassés (117).

Une autre tradition relate qu'après une destruction de l'ora­toire la statue de la Vierge fut placée dans le creux d'un noyer voisin où elle continua d'être vénérée par les luzéchois et les mariniers de passage. Un jour on la transporta à l'église paroissiale mais elle revint miraculeusement dans son arbre où on finit par la laisser. Jusqu'à ce qu'un maître de bateau en difficulté l'invoque et fasse le voeu de rebâtir une chapelle s'il se tirait d'affaire. On devine la suite (118).

La chapelle de l'Ile, que l'archevêque de Bourges visita en 1285, était au XIVe siècle le siège de la confrérie de N.-D. vraisembla­blement fondée par la corporation des bateliers de Luzech. Ruiné par la guerre de Cent Ans, le sanctuaire fut reconstruit en 1504 par l'évêque Antoine de Luzech. Fermé pendant la Révolution, il fut rendu au culte lors de la Restauration et agrandi en 1840 pour répondre à l'affluence croissante des pèlerins. On en dénombra environ 6 000 pour le pèlerinage de 1851 (119). Aujourd'hui on compte une moyenne de 1 500 participants, dont 500 à la grand-messe dominicale.

On fait état de divers miracles, dont plusieurs guérisons a l'actif de N.-D. de l'Ile. A part la statue (une Vierge à l’enfant, sans doute du XVIe) la chapelle renferme quantité d'ex-voto (120) ainsi qu'une impressionnante collection de bannières. On remarque aussi d’innombrables graffiti sur l’enduit des murs (le plus ancien daté est de 1917). Ce sont surtout des sollicitations de toutes sortes (protection, réussite aux examens, retour d'affection, guérisons et divers souhaits non explicités).

MAYRINHAC-LENTOUR (Canton de Saint-Céré).

FONTAINE DE BONNEFONT.

Bâtie avec des pierres de réemploi qui seraient d'origine gallo-romaine, elle est surmontée, en guise de croix, d'une colonnette portant une pierre horizontale sculptée d'une tête à chaque extré­mité.

Si les eaux de cette abondante source ont eu des propriétés bénéfiques, il n'en reste plus de souvenir à l'heure actuelle. Toutefois les doyens de la commune ont entendu dire qu'on y venait en procession, vers la fin du siècle dernier, pour demander la pluie.

MECHMONT (Canton de Catus).

DÉVOTION A SAINT CAPRAIS.

L'église de Mechmont est placée sous le vocable de saint Caprais, l'évêque martyr d'Agen, dont elle possède des reliques. Celles-ci se trouvent dans le socle d'une petite statue fort vénérée par les paroissiens et avaient la réputation de guérir les maux de jambes, particulièrement la « crampe (121).
Les malades de la commune et des environs se rendaient en pèlerinage à « sant Caprazi » le 20 octobre. D'après les derniers témoignages reçus, ce pèlerinage se faisait encore avant 1914. Les dévotions individuelles se sont poursuivies plus longtemps.

MEYRONNE (Canton de Souillac).

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DU ROCHER.

Les hautes falaises, au sud de Meyronne, sont appelées « Rocher de Sainte-Marie ». Un sentier sinueux d'environ un kilomètre, jalonné par un chemin de croix, grimpe jusqu'à une grotte profonde d'une vingtaine de mètres dans laquelle a été aménagée une chapelle. Une Vierge trône sur l'autel en bois au milieu de fleurs artificielles, de porte-cierges et d'une dizaine d'ex-voto (deux dates mentionnées : 1931, 1959). Le petit sanctuaire, garni de quelques bancs, était autrefois !protégé par une grille. Une cloche est fixée au-dessus de l'entrée de la grotte. La coutume veut que tout visiteur isolé qui vient faire ses dévotions à la chapelle sonne la cloche afin que les fidèles de Meyronne puissent s'associer à sa prière en récitant un ave. La paroisse monte toujours en procession au rocher de Sainte-Marie pour le pèlerinage du 8 septem­bre qui coïncide avec la fête votive.

On ne sait quand s'établit ce pèlerinage local. Peut-être n'est-il pas très ancien. La paroisse n'a pour titulaire N.-D. de la Nativité que depuis la Restauration. Mais on ne peut exclure une ancienne dévotion à la grotte, dévotion tournée vers la Vierge et qui aurait pu motiver le changement de patronage de la paroisse. On peut penser à la christianisation d'un vieux culte rupestre. Le chanoine Albe, suivant en cela Dauzat, fait dériver Meyronne (dont la véri­table orthographe est Mayronne) du gallo-romain Matrona (déesse-mère (122).

MONTCABRIER (Canton de Puy-l'Evêque).

PÈLERINAGE A SAINT LOUIS.

L'auteur d'une monographie de la fin du siècle dernier évo­quait la foule considérable qui, à Montcabrier, participait pendant une semaine au pèlerinage à saint Louis. Il ajoutait : « Ces pieuses personnes viennent rendre hommage à ce saint qui les aurait guéries d'une affection scrofuleuse, vulgairement appelée dans ce pays les écrouelles. La guérison obtenue, la visite doit se faire toutes les années ; on s'exposerait, en manquant une seule fois, à faire revenir le mal, appelé ici le mal de Saint-Louis » (123).

Dans l'église de Montcabrier figure une statue en pierre de saint Louis, de facture très populaire. Sur sa poitrine une petite cavité rectangulaire renferme une minuscule relique. Personnage rigide, barbu et couronné, il est entouré de quelques ex-voto (deux dates relevées : 1946 et 1962). De nombreux visiteurs viennent toucher la statue, même en dehors du pèlerinage qui se fait le 25 août (ou le dimanche le plus proche). En 1980 près de deux 'cents personnes, dont un contingent de pèlerins du Tarn-et-Garonne, ont assisté à la grand-messe.
Les écrouelles ne sont plus une maladie courante, mais la plupart des pèlerins viennent solliciter la guérison d'autres maux, comme par exemple les affections de type cancéreux (124).

MONTCUQ.

SOURCE SAINT-JULIEN A ROUILLAC.

Traitement des maladies oculaires et des troubles de la vue. Processions pour la pluie. B.S.E.L. 1977/4, p. 191.

MONTDOUMERC (Canton de Lalbenque).

ANCIEN PÈLERINAGE A SAINTE PHILOMÈNE.

Sainte thérapeute. Dévotions diverses. B.S.E.L. 1980/2, pp. 102-109.

MONTET-ET-BOUXAL (Canton de Latronquière).

ANCIEN PÈLERINAGE A SAINTE RADEGONDE (BOUXAL).

Sainte Radegonde, la reine-moniale, est la patronne de l'église de Bouxal qui possède une relique que l'on venait autrefois véné­rer pour obtenir la guérison de la surdité.

La doyenne de la paroisse, nonagénaire dont les facultés audi­tives sont toujours intactes, se souvient fort bien des nombreu­ses personnes qui venaient en pèlerinage le jour de la fête patro­nale (13 août), jusque vers 1914. Ce pèlerinage a décliné après la guerre, laissant la place à quelques dévotions individuelles qui n'ont pas tardé à disparaître à leur tour.

MONTGESTY (Canton de Catus).

DÉVOTION AU BIENHEUREUX JEAN-GABRIEL PERBOYRE.

On ne saurait passer sous silence ce personnage quercynois, missionnaire lazariste, né en 1802 à Montgesty, martyrisé en Chine en 1840 et béatifié en 1889 (125).

Lorsqu'en 1858 Mgr Delaplace se rendit à Ou-Tchang pour rapatrier son corps, il constata que les gens du pays, chrétiens ou non, cueillaient herbes et racines sur sa tombe pour faire des potions dont la vertu passait pour miraculeuse (126). En France, les guérisons qui lui sont officiellement attribuées ne sont pas nombreuses, mais cela n'a pas empêché son culte de se propa­ger rapidement dans le Quercy au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. On pourrait compter les églises qui n'ont pas une sta­tue (et souvent des reliques) de J.-G. Perboyre. Il est presque toujours représenté vêtu à la chinoise d'une robe rouge, crâne rasé et natte dans le dos, attaché au poteau de son supplice. Image insolite dont le caractère exotique frappait l'imagination des fidèles et sidérait les enfants.

La dévotion à ce bienheureux quercynois est en régression et, signe des temps, sa statue saint-sulpicienne se voit bien souvent reléguée dans l'ombre poussiéreuse des sacristies. A Mont­gesty par contre sa fête est célébrée le premier dimanche de. sep­tembre avec procession jusqu'à l'ancien moulin à vent d'où l'on voit sa maison natale. Dans la chapelle de l'église qui lui est dédiée une demi-douzaine d'ex-voto témoignent de faveurs obte­nues.

MONTLAUZUN (Canton de Montcuq).

SOURCE SAINT-CLAIR.

Traitement des maladies des yeux. B.S.E.L., 1977/4, p. 191.

MONTREDON (canton de Figeac-Est).

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DE PITIÉ.

Au bas du village, carrefour sur l'ancienne route du Puy à Compostelle par Conques et Moissac, une chapelle a été construite en 1858 sur l'emplacement d'un édifice plus modeste qui existait antérieurement. On y vénérait déjà une belle pietà, oeuvre en pierre du début du XVIe, qui, au moment de la Révolution, avait trouvé refuge de l'autre côté du Lot, près de Laroque-Bouillac en Aveyron (127).

Une notice anonyme apposée dans la chapelle donne une infor­mation quelque peu différente. La petite église de Laroque pos­sédait jadis la statue de N.-D. de Pitié. Les habitants, frappés par la famine l'échangèrent contre du blé avec les paroissiens de Mon­tredon qui lui bâtirent un oratoire. Des fidèles de Laroque, désavouant ce marché, allèrent nuitamment récupérer la statue. Pas pour longtemps, car un commando montredonnais s'infiltra dans Laroque par une nuit sans lune et reprit la pietà en perçant le mur de l'église. Par mesure de précaution la statue fut placée dans l'église de Montredon et ne réintégra sa chapelle qu'après la Révo­lution.

Le pèlerinage à N.-D. de Pitié se déroule du 8 au 15 septembre, en présence d'une nombreuse assistance, et se clôture par une procession aux flambeaux.

PEYRILLES (Canton de Saint-Germain du Bel-Air).

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DU DEGAGNAZÈS.

L'église du Degagnazès, isolée dans un paysage de landes et de bois, à cinq kilomètres de Peyrilles, est le siège d'une paroisse et le dernier vestige d'un prieuré grandmontais fondé au début du XIIIe siècle (128).

La foire traditionnelle qui, depuis le Moyen Age, se déroule le 9 septembre aux abords de l'église amenait une foule de pèlerins. Ceux-ci venaient dans le sanctuaire vénérer N.-D. de la Compas­sion, en l'occurrence une petite pietà, oeuvre populaire de la fin du XVIe siècle qui passait pour miraculeuse. On lui attribue quelques guérisons étonnantes, comme celle de cet enfant de Maussac (Commune de Gindou), âgé de sept ans qui, en 1859, ne pouvant plus se tenir sur ses jambes est porté à N.-D. du Dégagnazès et peut repartir gaillardement à pied (128).

Une peinture murale du choeur représente des malades venant implorer guérison : un estropié appuyé sur ses béquilles, un autre arborant un bras en écharpe, une mère portant son enfant, un aveugle tâtonnant avec son bâton. Et cette inscription rassu­rante : « Venez à moi je vous
soulagerai ».

Au XVIIe siècle il y avait également une grande affluence pour les messes et offrandes du lundi de Pâques. Après la Révo­lution le pèlerinage fut rétabli sous forme d'une retraite de huit jours fixée à la semaine suivant l'octave de l'Assomption.

Depuis une cinquantaine d'années les dévotions se limitent aux cérémonies dominicales du dernier dimanche d'août : grand-messe, procession avec la statue et office vespéral, en présence d'une centaine de fidèles. Mais la foire du 9 septembre attire la grande foule et ce jour là on célèbre un office à l'intention des visiteurs qui, délaissant momentanément les festivités profanes, tiennent à venir faire leurs dévotions à N.-D. de la Compas­sion.

CHAPELLE SAINT-ROCH DE PEYRILLES.

Lors de l'épidémie de peste (ou de choléra) de 1721, les habi­tants de Peyrilles firent des processions en invoquant saint Roch. La maladie ayant épargné la paroisse, on bâtit une chapelle en témoignage de gratitude. Une pierre scellée dans le mur exté­rieur porte cette invocation : « sainct Roch prie pour nous afin que soyons preservez de peste. » (129).

PRADINES (Canton de Cahors-Nord).

PÈLERINAGE A SAINT MARTIAL.

Dévotions diverses. Traitement des affections de la peau (croûtes de lait des nourrissons). B.S.E.L. 1980/2, pp. 96-97.

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DU SALVE REGINA.

Protection des petits enfants. Protection contre les morsures de chiens enragés. Dévotions diverses. B.S.E.L. 1980/2, pp. 98.99.

PRAYSSAC (Canton de Puy-l'Evêque).

NOTRE-DAME DE CALVAYRAC.

Au hameau de Calvayrac, à 2,500 km au nord-ouest de Prays­sac, se trouve une chapelle dédiée à N.-D. de la Compassion, appe­lée aussi N.-D. du Sorbier. Une légende veut qu'à une époque indé­terminée les boeufs et les bêtes de somme passant en cet endroit, devant un sorbier entouré de buissons, s'arrêtaient et refusaient d'aller plus loin. En débroussaillant les abords de l'arbre on décou­vrit une statue de la Vierge que l'on porta au seigneur de Cal­vayrac. Celui-ci, on ne sait pourquoi, la fit rapporter à l'endroit où elle avait été trouvée. Le domestique chargé du transport la laissa tomber et le Christ que tenait la Vierge eut la jambe droite bri­sée. Le même soir, ce serviteur tomba d'un cerisier, se cassa la jambe droite et resta infirme. Le châtelain, frappé de la coïnci­dence, fit construire une chapelle pour y placer la statue (130). On raconte aussi une autre version : des bûcherons coupant un sor­bier auraient trouvé dans un creux de l'arbre une statue de la Vierge qui revenait mystérieusement au même endroit chaque fois qu'on la transportait ailleurs.

« L'église » de Notre-Dame « del Sorbié » est citée dans un acte de 1516. On suppose qu'y figurait la pietà que l'on connaît, oeuvre en pierre de la fin du XVe dont la jambe droite du Christ, disparue, a été remplacée par un membre en bois. Dans la cha­pelle se trouvent quelques ex-voto, en particulier un tableau offert par une personne de Bordeaux à la suite de la guérison d'un enfant (130).

Mais N.-D. de Calvayrac est surtout connue pour ses bons offices en période de sècheresse. Les habitants de Prayssac et des environs s'y sont rendus pour la dernière fois en procession dans les années 1942-1945. Comme la pluie s'était manifestée en fin de journée, quelques prayssacois sceptiques soupçonnèrent le curé d'avoir attendu que le temps se couvre pour organiser la procession.

En 1898 le curé de la paroisse mentionnait la chapelle « où on se rend en pèlerinage en temps de sécheresse pour demander la pluie et un temps favorable à la récolte (131).

Il y a encore une douzaine d'années, des personnes âgées, de Prayssac ou des hameaux environnants, venaient de temps à autre à Calvayrac pour faire une prière à la chapelle et y laissaient quel-que monnaie ou un bouquet de fleurs.

PROMILHANES (Canton de Limogne).

ORATOIRE SAINT-ROCH.

B.S.E.L. 1980/2, p. 84.

PRUDHOMAT (Canton de Bretenoux).

DÉVOTION A SAINT EUTROPE (PAULIAC).

L'église de Pauliac (titulaire saint Julien), près du château de Castelnau-Bretenoux, possède des reliques de saint Eutrope qui ont la réputation de préserver les enfants des convulsions (132). Le 30 avril (qui était le jour de la fête votive) ou le dimanche le plus proche, on procède toujours à la bénédiction des enfants.

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DE FÉLINES.

A côté de l'ancienne église paroissiale, aujourd'hui désaffec­tée, se trouve une chapelle dédiée à Notre-Dame, siège d'un pèle­rinage qui remonterait peut-être au Moyen Age (133).

L'édifice actuel a été construit en 1508 (134). En 1898 le curé de la paroisse notait que le pèlerinage était moins fréquenté qu'autrefois mais qu'il attirait encore une grande affluence aux fêtes de l'Assomption et de la Nativité de N.-D. (135).

La statue de la Vierge à l'enfant (copie d'une oeuvre romane ?) est entourée de vingt-cinq ex-voto. On y relève quelques dates : la plupart concernent les périodes 1914-1918 et 1939-1945, le plus récent est de 1977.

Le pèlerinage se déroule le 15 août et se clôture par une procession aux flambeaux.

REILHAGUET (Canton de Payrac).

FONTAINE SAINT-GEORGES.

A 100 m à vol d'oiseau au nord du bourg, dans une combe profonde, se trouve la fontaine Saint-Georges, aujourd'hui enfouie dans les broussailles. On peut y accéder par un vague sentier qui y descend depuis la D. 23.

On s'y rendait en procession pour demander la pluie « non sans quelque succès » (136). Selon les témoignages recueillis, cette pratique s'est perdue pendant la Grande Guerre ou tout de suite après. On raconte l'anecdote suivante : un couvreur occupé à retuiler une maison se moqua un jour des fidèles qui allaient en procession à la fontaine, disant que la pluie ne risquait pas de le gêner dans son travail ; le soir même la pluie tombait en abon­dance alors que son ouvrage était loin d'être achevé.

L'église, sous le vocable de N.-D. de l'Assomption, avait naguère une chapelle dédiée à saint Georges pour lequel la paroisse manifestait une dévotion particulière. On voit dans cette chapelle quel­ques traces de peintures murales malheureusement illisibles.

ROCAMADOUR (Canton de Gramat).

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME.

Tout le monde connaît le célèbre pèlerinage à Notre-Dame de Rocamadour, fondé au XIIe siècle, qui connut quelques éclipses, notamment à la fin du XVe siècle (et non pendant la guerre de Cent Ans), mais qui retrouva chaque fois sa vitalité. Il se célè­bre du 1er au 8 septembre.

Nous ne le citons que pour mémoire en renvoyant aux ouvrages essentiels qui traitent de ce « deuxième site de France (137) ».

DÉVOTION A SAINT AMADOUR.

Le culte de Notre-Dame a supplanté depuis longtemps celui de saint Amadour. Aussi n'est-il pas superflu d'évoquer un peu celui qui a donné son nom au sanctuaire.

D'après une chronique du XIIe siècle, Amadour a été le domes­tique de la Sainte Famille. Après la mort de la Vierge il est venu vivre en ermite dans le Quercy et y a fondé une chapelle dédiée à Notre-Dame. Au XVe siècle est apparue une légende fantaisiste identifiant Amadour comme le Zachée de l'Évangile, époux de sainte Véronique.

Quoi qu'il en soit, Amadour était certainement l'objet d'un culte local avant le Xe siècle et il est bien resté le patron de l'église paroissiale. Au XIIe siècle l'essor du pèlerinage marial, nécessi­tant l'agrandissement du sanctuaire, devait reléguer au second plan la dévotion au saint ermite. Certes la découverte de son corps en 1166 lui valut un regain de notoriété et en 1273 une ordonnance épiscopale rappelait l'obligation de célébrer solennellement sa fête (le 20 août) (138). Beaucoup de pèlerins vénéraient d'ailleurs conjointement Notre-Dame et son serviteur. Celui-ci était spécialement invoqué pour les morts et la délivrance des âmes du purga­toire. Mais la suprématie de la Vierge noire devait s'affirmer défi­nitivement et aujourd'hui on ne se préoccupe plus guère de saint Amadour. N'est-il pas curieux pourtant de constater que de nom­breux visiteurs passant devant l'enfeu creusé dans le rocher, où avait été déposé le Corps de l'ermite, y jettent rituellement une pièce de monnaie ?

SABADEL (Canton de Latronquière).

DÉVOTION A SAINT MARTIAL.

Saint Martial, patron de la paroisse, est invoqué pour la guérison des maladies de la peau et tout spécialement pour les nourrissons atteints de « croûtes de lait ».

Le pèlerinage annuel (30 juin ou dimanche suivant) qui atti­rait beaucoup de monde s'est perdu depuis une trentaine d'années. Mais des malades viennent encore à Sabadel, demandent à baiser la relique de saint Martial et laissent une offrande pour la célébration d'une messe ou d'une neuvaine.

SAINT-BRESSOU (Canton de Lacapelle-Marival).

DÉVOTION A SAINT BRICE.

Saint Brice, patron de la paroisse, est le recours des parents dont les enfants tardent à parler.

On trouve l'explication de cette dévotion dans la légende de cet évêque de Tours, successeur de saint Martin. Il fut un jour accusé d'avoir séduit une religieuse et d'en avoir eu un enfant. Devant ses calomniateurs, il invoqua le témoignage du bébé, âgé d'un mois, qui affirma très distinctement : « Brice n'est pas mon père ». Un tel miracle ne pouvait évidemment que le disculper...

Le 13 novembre, ou le dimanche suivant, des parents amè­nent leurs enfants pour les vouer à saint Brice et vénérer ses reliques. Cette dévotion dépasse assez largement le cadre de la paroisse.

SAINT-CÉRÉ.

FONTAINE SAINTE-SPÉRIE.

Au VIIIe siècle, Sérénus, seigneur du château de Saint-Laurent (près de l'actuelle ville de Saint-Céré) avait une fille nommée Spérie qu'il voulait marier à Hélidius, un seigneur des environs. Mais Spérie avait fait voeu de chasteté pour se consacrer à Dieu et s'enfuit dans une forêt pour échapper à son prétendant. Celui-ci parvint à la retrouver, abritée dans le creux d'un chêne et, rendu furieux par son obstination, la décapita d'un coup d'épée. La jeune fille prit sa tête dans les mains et la porta jusqu'à une source voisine pour l'y laver. On l'enterra près de cette fontaine et on construisit sur sa tombe une chapelle qui devint un but de pèlerinage. Par la suite on éleva à la place de la chapelle une église qui, sous le vocable de Sainte-Spérie, devint l'église parois­siale de Saint-Céré (139).

Les restes de sainte Spérie, placés dans la petite crypte qui se trouve sous l'église actuelle, auraient été emportés par les Anglais lorsqu'ils évacuèrent le Quercy à la fin de la guerre de Cent Ans. Mais la dévotion à sainte Spérie n'a pas souffert de cette disparition puisque les pèlerins continuèrent à venir dans la crypte pour prendre de l'eau dans la minuscule fontaine qui a été conservée. Cette eau est réputée pour guérir les fièvres. On l'utilisait aussi pour les maladies des yeux et les maux de tête (140). Les fidèles ont accès à la crypte pour la fête patro­nale (12 octobre) (141).

SAINT-CERNIN (Canton de Lauzes).

ORATOIRE SAINT-ROCH.

Sur le foirail se trouve un oratoire voûté en berceau, mitoyen d'une autre construction également voûtée, aujourd'hui détruite, qui abritait un grand puits. Dans cet oratoire bâti (ou rebâti) au siècle dernier, on voit une statue en bois doré qui passe pour être saint Roch mais n'en arbore ni l'accoutrement ni les attributs. C'est un saint anonyme qui a été mis là pour fixer la piété des fidèles à défaut de l'image disparue du saint montpelliérain. Sur la clé du cintre est gravée l'inscription Autel à st Roch 1837.

Les anciens de la commune se souviennent des processions qui se faisaient à la chapelle pour la Fête-Dieu, l'Assomption, les Rogations et l'habituelle bénédiction du bétail le 16 août. Ces manifestations se seraient déroulées jusque vers 1962. En dehors de ces célébrations collectives, des paroissiens venaient parfois faire brûler un cierge ou déposer quelque pièce de monnaie.

SAINT-CIRQ-LAPOPIE (Canton de Saint-Géry).

CHAPELLE DE LA SAINTE-CROIX.

B.S.E.L. 1980/2, pp. 89-90.

ANCIENNE CHAPELLE NOTRE-DAME DES MATELOTS.

B.S.E.L. 1980/2, pp. 90-92.

SAINTE-COLOMBE (Canton de Lacapelle-Marival).

DÉVOTION A SAINT JEAN-BAPTISTE.

Saint Jean-Baptiste est le titulaire de l'église. On a recours à lui pour la guérison des « boules », abcès et tumeurs. Dans le pro­cès-verbal d'une visite pastorale de 1889 on relève cette observa­tion : « pèlerinage de la région aux reliques de saint Jean pour obtenir la guérison des humeurs froides » (85).

Si la Saint-Jean n'attire plus la foule des pèlerins comme avant la dernière guerre, les dévotions individuelles n'ont pas complètement cessé. La chapelle du saint patron reçoit de temps en temps quelque visiteur qui vient baiser une petite relique exposée sur l'autel. Une plaque de marbre porte ces mots : Merci à St Jean-B. 1980. Nous avons rencontré une personne de la commune guérie d'un abcès au cou, alors qu'elle était enfant, après avoir été vouée à saint Jean.

SAINT-JEAN-DE-LAUR (Canton de Cajarc)

PÈLERINAGE A SAINT JEAN-BAPTISTE.

Relique vénérée pour la guérison des « boules », abcès et tumeurs. B.S.E.L. 1980/2, pp. 82-83.

PROCESSIONS AU GOUFFRE DE LANTOUY.>/h4>

Le gouffre de Lantouy, situé au pied des ruines d'une église romane, possède la particularité d'être partagé en deux par la frontière entre les départements du Lot et de l'Aveyron. C'est un bassin ovale de 45 m de circonférence et d'une profondeur de 8 m. Nous ne rappellerons pas la légende bien connue qui s'y rattache (142).

Si le site n'a jamais attiré les habitants de Saint-Jean-de-Laur (du moins nous n'avons recueilli aucun renseignement à ce sujet), il fut un temps où les paroissiens de Saint-Clair-de-Margue, commune aveyronnaise voisine, allaient processionner à Lantouy pour réclamer la pluie. Ces pèlerinages cessèrent définitivement vers 1860 dans des circonstances qui valent d'être contées. Voici ce que rapporte un chroniqueur : Les prières accomplies, la procession prit le chemin du retour en chantant les litanies des Roga­tions. A mi-parcours, la pluie demandée se mit à tomber, mais il y avait, mélangées, des gouttes teintées de rouge, couleur de sang... La jeune fille qui, en tête portait la bannière, la replia précipitamment. Le curé de Saint-Clair, qui présidait, quitta surplis et étole, et le cortège bouleversé arriva à l'église où il se disloqua... Depuis lors on n'est plus revenu au gouffre de Lantouy en procession estimant que ses eaux étaient maudites » (143).

Ne pourrait-on voir dans cette dévotion quelque relation avec un culte à saint Namphaise auquel la tradition a attribué la fon­dation de l'église qui dominait le gouffre ?

SAINT-JEAN-LAGINESTE (Canton de Saint-Céré).

PÈLERINAGE DU MONT SAINT-JOSEPH.

Nous avons là un autre type de pèlerinage créé sur l'initiative d'un curé de paroisse. C'est en 1876 que fut instaurée cette dévo­tion à saint Joseph, autour d'une chapelle bâtie pour la circons­tance sur le point culminant de la commune et dans laquelle on rassembla quelques reliques parmi lesquelles « une parcelle du manteau de saint Joseph » (144).

Pendant plusieurs années on publia un bulletin annuel du pèle­rinage dans lequel on peut glaner quelques informations. En 1902, par exemple, on apprend que le curé de Saint-Jean-Lagineste a reçu 37 « lettres de reconnaissance » émanant de toutes les régions de France, ce qui indique une assez large diffusion de cette dévo­tion (145).

Actuellement on célèbre le 19 mars au Mont Saint-Joseph et on y organise une semaine de prières de la fin avril au début mai pour la faire coïncider avec le 1er mai qui est devenu la fête de saint Joseph « travailleur ». Pendant la saison d'été on y accueille les touristes et des groupes de pèlerins. On y procède aussi à quelques mariages.

SAINT-MARTIN-LE-REDON (Canton de Puy-l'Evêque).

SOURCE SAINT-MARTIAL.

Dans l'église de Saint-Martin-le-Redon, une chapelle est dédiée à saint Martial, patron secondaire de la paroisse et protecteur d'une source réputée miraculeuse pour les maladies de peau.

Écoutons ce qu'en disait le curé en 1921 : « C'est durant tout le cours de l'année que des pèlerins isolés viennent visiter la cha­pelle de Saint-Martial, vénérer sa relique, demander des messes en son honneur, faire inscrire leur nom au livre des recomman­dations et s'approvisionner d'eau de la fontaine. Mais l'affluence est surtout considérable le 1er dimanche de juillet, jour où se célèbre la solennité du glorieux thaumaturge » (146).

Par ailleurs, une monographie de 1880 indiquait : « L'eau de cette source puisée avec la foi de la guérison et bénite par le prêtre du lieu, a la propriété de guérir les dartres et de faire disparaître les plaies invétérées depuis longtemps pourvu qu'on fasse quelques oblations successives pendant huit jours sur la partie malade » (147).

D'après une tradition cette source aurait jailli à la suite d'une intervention miraculeuse de saint Martial (la légende lui attribue l'évangélisation du Quercy) et aurait été utilisée au Moyen Age pour le traitement de la lèpre.

En 1887 un astucieux citoyen de Sauveterre (Lot-et-Garonne) acheta la source et obtint l'autorisation de vendre l'eau en bou­teilles ou en bonbonnes aux malades venant s'approvisionner. En 1922 on bâtit un petit pavillon sur la source pour faciliter la dis­tribution. En 1936 on constitua la S.A.R.L. « Société Saint-Martial » qui construisit un vaste bâtiment et installa un système de captage à l'intérieur de la petite grotte d'où sort la source. Aujourd'hui la société fabrique aussi des boissons gazeuses. De temps en temps viennent des personnes qui demandent spécialement de l'eau de la « vieille source ». Le propriétaire de l'établissement (148) a pu observer sur certains malades les effets curatifs de cette eau (par usage interne et externe) dans des cas d'eczéma rebelle. Une thèse de doctorat en médecine a été soutenue en 1970 devant la Faculté de Bordeaux sur les résultats positifs obtenus dans le traitement d'un patient par l'eau de Saint-Martial (149).

Si on utilise encore l'eau de la source, les pratiques reli­gieuses à l'église n'ont plus cours, sauf peut-être le jour de la fête patronale.

SAINT-PANTALEON (Canton de Montcuq).

FONTAINE SAINT-PANTALÉON.

Traitement des enfants rachitiques (notamment des enfants faibles des jambes et tardant à marcher). B.S.E.L  1977/4, pp. 185-186.

SOURCE SAINT-MARTIAL.

Processions pour la pluie. B.S.E.L. 1977/4, pp. 186-187.

SAINT-PIERRE-TOIRAC (Canton de Cajarc).

DÉVOTION A SAINT ROCH.>/h4>

Saint Roch paraît être le patron secondaire de Saint-Pierre-Toirac. Dans l'église il a sa chapelle avec une fort belle statue en bois doré. Indépendamment de la dévotion dont il bénéficiait en tant que protecteur des animaux, il était aussi sollicité pour faire pleuvoir.

Le rituel, ici, mérite une explication. Lorsqu'une sécheresse persistante compromettait les récoltes, une paroissienne spécialement investie de cette mission prenait une statuette de saint Roch (150), allait jusqu'au Lot distant d'un kilomètre, la trem­pait dans la rivière en récitant une invocation et devait la rap­porter à l'église avant qu'elle ne soit sèche. En effet, si la statue était encore humide lorsqu'elle réintégrait sa place sur l'autel de la chapelle, la pluie était assurée. La préposée, assure-t-on, ne devait adresser la parole à quiconque sur le chemin du retour. Il s'agissait certainement d'éviter des stations plus ou moins prolongées qui auraient donné l'occasion à saint Roch de se sécher en cours de route. On ne sait à quelle époque fut établi ce cérémonial sin­gulier dont le prêtre est absent et qui ne rassemble pas la popu­lation pour la procession coutumière en pareil cas (peut-être celle-ci avait-elle été proscrite un jour par quelque curé réticent).

Cet usage s'est donc pratiqué jusque vers 1950, mais dans les dernières années, paraît-il, la « porteuse du saint » n'allait plus jusqu'à la rivière et se contentait de baigner saint Roch dans la fontaine qui se trouve à l'entrée est du village. Le poids des ans, sans doute, ne lui permettait plus d'effectuer un long parcours et par la suite on n'a pas jugé nécessaire de pressentir une nou­velle titulaire pour remplir cet office.

LA PIERRE DU « PAS » DE SAINT PIERRE.

Au lieu-dit « la piado », à la limite des communes de Laroque-Toirac et de Saint-Pierre-Toirac, se trouve une pierre plantée (peut-être un bloc rocheux) sur laquelle une cupule présente la forme d'une empreinte de pied. Une tradition veut évidemment que saint Pierre, patron de la paroisse, soit passé par là... Cette pierre ser­vait de socle à une croix disparue depuis plus d'un demi-siècle.

Certaines personnes se souviennent qu'il y a une cinquantaine d'années on allait y faire une prière pour guérir les saignements de nez, en ayant soin de laisser une pièce de monnaie dans la cupule. Cette dévotion est bien entendu abandonnée et il est bien difficile de retrouver la « piado » de saint Pierre enfouie sous les broussailles.

SAINT-VINCENT-RIVE-D'OLT (Canton de Luzech).

CHAPELLE N.-D. DU BON SECOURS OU « N.-D. DU BOUT DU LIEU ».

Protection contre la peste. Dévotions diverses. B.S.E.L. 1980/2, p. 99.

SALVIAC.

CULTE DE SAINT EUTROPE.

Saint Eutrope est le patron secondaire de Salviac. Sa cha­pelle, dans l'église, était déjà en 1326 le siège d'une confrérie placée sous son patronage et ses reliques attiraient « une multitude de peuple. » Les miracles étaient quotidiens et de nombreux malades étaient guéris après une neuvaine. En 1380 une bulle de Clément VII accordait une indulgence aux visiteurs qui feraient une offrande pour les pèlerins malades et sans ressources (151).

On ne sait à partir de quand cessèrent les dévotions: Du culte de saint Eutrope il reste la chapelle avec une statue en bois polychrome. On ne sait où sont passées les reliques.

CHAPELLE NOTRE-DAME DE L’OLM.

Cette chapelle du XVIe siècle se trouve dans la partie nord du bourg. Selon une légende très classique, une statue de la Vierge aurait été trouvée en ce lieu, auprès d'un orme. Portée à l'église, elle revenait toujours à sa place primitive, d'où la décision d'y bâtir un oratoire (152).

Une autre tradition, un peu plus originale, raconte que saint-Génulphe, premier évêque de Cahors, passant par là, christia­nisa un orme consacré à Diane et plaça une image de la Vierge dans le creux de l'arbre qui devint ainsi un lieu de dévotion avant que l'on construisit une chapelle (153). Celle-ci, dévastée par les huguenots, fut restaurée en 1634 et dotée d'une nouvelle statue. Le curé de l'époque rédigea une liste de guérisons miraculeu­ses à l'actif de N.-D. de l'Olm. On lui devrait également la pro­tection de Salviac contre l'épidémie de peste qui sévit en 1653 et 1654 (153).

De nos jours on ne parle plus de miracles, mais la chapelle conserve une petite clientèle de fidèles et on y célèbre parfois la messe.

SAULIAC-SUR-CELE (Canton de Lauzès).

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DU ROC-TRAOUCAT.

Au bord du Célé, à 2 km à l'ouest de Sauliac, un petit tunnel naturel abritait jadis, dans une anfractuosité de la roche, une statue de la Vierge qui avait pour mission de protéger les voyageurs. On a dit qu'avant la construction de la route le chemin de Cahors à Figeac par Cabrerets empruntait cet étroit passage. En
réalité celui-ci ne débouche que sur des parois de falaises et non un quelconque sentier. Passants et pèlerins devaient donc faire un détour pour saluer la madone rupestre. En 1840 le cure de Sauliac fit creuser un oratoire à la base du rocher pour y placer la statue (154), lançant ainsi un pèlerinage qui connut un succès considérable puisqu'en 1889 il fallut construire une grande cha­pelle pour répondre à l'afflux des fidèles. On compta trois mille personnes pour les cérémonies d'inauguration (155).

Ce pèlerinage, toujours réputé, se déroule aujourd'hui le dernier dimanche d'août. Dans la chapelle, une Vierge à l'enfant en bois noirci (156) trône au-dessus de l'autel. Une dizaine d'ex-voto sont accrochés aux murs. Le devant d'autel, sculpté en bas-relief, représente la Vierge entre une mère de famille et un homme s'appuyant sur une béquille, ce qui laisse supposer que N.-D. du Roc-Traoucat se serait spécialisée dans la protection des enfants et la guérison des infirmes.

En dehors du pèlerinage, des passants s'arrêtent quelquefois pour déposer une offrande dans le tronc placé à l'extérieur du sanctuaire (156 bis).

SENIERGUES (Canton de Labastide-Murat).

SOURCE DE SAINT-JULIEN.

En plus de l'église Saint-Martin, qui est toujours église paroissiale, il y avait une église Saint-Julien dont il ne reste plus rien. Près de celle-ci se trouvait la source d'un petit ruis­seau. Cette source est appelée le « puits de Saint-Julien ». Jusqu'au début du siècle, on s'y rendait en procession pour demander la pluie et on plongeait la croix dans l'eau selon un rite courant (157).

SERIGNAC (Canton de Puy-l'Evêque).

DÉVOTION A SAINT EUTROPE.

Pour les enfants atteints de malformation des jambes. B.S.E.L. 1980/2, pp. 100-102.

SOUCIRAC (Canton de Saint-Germain).

FONTAINE SAINT-PANTALÉON.

La fontaine de Saint-Pantaléon (que dans la région on appelle sant Pantalieu) coule sous un rocher à 150 m au sud de l'église. Elle est couverte d'un abri voûté et surmontée d'un bas-relief en pierre représentant saint Pantaléon ressuscitant un enfant mordu par un serpent, selon la légende (158). Une tradition prétend que ce saint médecin (qui est le patron secondaire de la paroisse) se serait désaltéré à cette source dont l'eau passe depuis pour guérir ou prévenir les maladies infantiles.

Depuis une vingtaine d'années (c'est-à-dire vers 1960), on ne fait plus la procession à la fontaine le jour de la fête patronale (27 juillet ou dimanche suivant), mais des personnes étrangères à la commune demandent parfois le chemin de la source pour aller y prendre de l'eau (159). Ajoutons que la dévotion à la fon­taine s'accompagnait d'une visite à l'autel de saint Pantaléon, dans l'église paroissiale, avec baisement des reliques.

SOUILLAC.

NOTRE-DAME DU PORT.

Une légende raconte que pendant la guerre de Cent Ans une nièce de l'abbé de Souillac, habitant le château de Beauregard à Pinsac, se serait jetée dans la Dordogne pour échapper aux Anglais. Parvenue miraculeusement sur le rivage, elle y aurait fait bâtir une chapelle dédiée à N.-D. de la Compassion, appelée plus tard N.-D. du Port, patronne de la corporation des mariniers (160).

Cette chapelle fut rasée en 1812 lors de la construction du pont sur la Dordogne. En 1869 on aménagea un petit oratoire dans le rocher pour y reloger la pietà vénérée des souillagais, oeuvre en pierre de la fin du XVe. Jusque vers 1950 la paroisse y allait en procession le 15 août pour une cérémonie traditionnelle. La cir­culation sur la R. N. 20 a amené le clergé local à supprimer le cortège, mais la cérémonie a été conservée et rassemble régu­lièrement une centaine de fidèles.

A noter un ex-voto de 1952 qui rappelle l'intervention jugée miraculeuse de la Vierge lors d'un accident survenu sur le pont.

TAURIAC (Canton de Bretenoux).

ANCIENNE DÉVOTION A SAINT AGAPIT.

Un procès-verbal de visite pastorale daté de 1898 (85) indique qu'à Tauriac existe « un pèlerinage de saint Agapit » (patron en second de la paroisse dont le titulaire est saint Martial).

L'église possède effectivement un chef-reliquaire en argent, remarquable travail d'orfèvrerie attribué au XIVe siècle, dont on ignore l'histoire, mais qui n'a pu manquer de susciter la véné­ration des fidèles. Malheureusement notre enquête sur place s'est avérée décevante. Nul n'a entendu parler de cette dévotion et tout semble indiquer qu'elle a dû s'éteindre vers le début du siècle.

Les reliques du jeune martyr de Préneste guérissaient-elles les coliques des nourrissons ou les maux de dents des enfants, comme en d'autres diocèses ? Faute de renseignements nous ne pouvons dire si notre saint Agapit était un thérapeute et le citons simplement pour mémoire.

THEMINES (Canton de Lacapelle-Marival).

SOURCE SAINT-MARTIN.

A 1 500 m environ au nord du bourg de Thémines se trou­vait jadis l'église Saint-Martin de Peyrissac, détruite par les protestants (161) et non loin de laquelle coulait une source. Celle-ci, placée sous le vocable du saint évêque de Tours, était réputée pour la guérison des enfants chétifs et rachitiques (162).

La façon de procéder peut se résumer ainsi : on amenait le petit malade à l'église (163) pour lui faire baiser la relique de saint Martin en donnant une offrande, après quoi on le portait à la fontaine et on le plongeait dans un minuscule « lac » alimenté par la source. L'opération devait être effectuée par une personne n'ayant aucun lien de parenté avec l'enfant. Il était ensuite recommandé de laisser sur place quelque vêtement du patient. Comme le fait observer judicieusement un contemporain de ces pratiques : « Au bout de quelques jours l'enfant est guéri d'une façon ou de l'autre : ou bien il meurt et alors il est délivré des peines de cette vie, ou bien son mal cesse, il met des forces, grossit vite et ne met plus les jambes en croix » (164).

Il est juste de dire que ce traitement de choc s'était adouci au cours des ans. On se contentait, suivant la saison, soit de baigner seulement les jambes du marmot, soit d'emporter de l'eau que l'on faisait tiédir pour le laver.

La source et le « lac » n'existent plus. Ils ont été comblés vers 1910 par le propriétaire de la parcelle (on ne sait exactement pour quelle raison) et les pratiques cultuelles se sont arrê­tées.

VARAIRE (Canton de Limogne).

SOURCE SAINTE-PÉTRONILLE.

Processions pour la pluie. B.S.E.L. 1977/4, pp. 175-176. VAYRAC.

PÈLERINAGE A SAINT MAURILLON (ÉGLISE DE MÉZELS).

Saint Maurillon fut évêque de Cahors au VIe siècle et mourut en solitaire dans une grotte de Mézels près de Vayrac (165).

Selon la tradition son corps a été inhumé à Mézels. Par la suite ses restes furent placés dans le mur de l'église romane où l'évêque de Cahors les visita en 1665 (166). Actuellement ils sont dans un reliquaire que l'on peut voir dans une niche du choeur.

Saint Maurillon est le patron de la paroisse. Sa fête, le 3 sep­tembre, attirait naguère de nombreux pèlerins. On l'invoquait et on l'invoque encore pour la guérison des enfants, particulièrement ceux qui souffrent de malformations osseuses ou de crises d'épilepsie. Le pèlerinage annuel s'est éteint vers 1950 ne laissant subsister que les dévotions individuelles. Dans l'église se trouve un tronc pour les offrandes surmonté d'une image du saint et de l'inscription : Saint Maurillon, protecteur des familles et des petits enfants, protégez-nous, priez pour nous. On peut voir aussi un tableau donnant la liste des enfants consacrés à saint Maurillon.

VERS (Canton de Saint-Géry).

PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DE VÈLES.

D'abord simple chapelle de dévotion, à 1 km de Vers, sur la rive droite du Lot, N.-D. de Vèles (ou de Velle) est devenue au début du XIIIe siècle l'église romane dont l'édifice actuel a conservé le chevet.

Là encore on se trouve vraisemblablement en présence d'un ancien lieu de culte gallo-romain (167). Que dit la tradition ? Une statue de la Vierge (168) fut découverte dans un creux de la falaise qui domine le site au nord. Les habitants la transportè­rent à l'église de Saint-Crépin (169) mais le lendemain elle était retrouvée dans son rocher. Nouvel essai, même résultat. Schéma habituel ! On bâtit donc une chapelle (170). Chapelle de dévotion pour les bateliers naviguant sur le Lot, mais aussi chapelle d'un pèlerinage qui connaissait un certain succès au XVIle siècle puisqu'en 1678 le pape Innocent XI accorda une indulgence aux visi­teurs du sanctuaire.

N.-D. de Vèles est créditée d'un certain nombre de miracles, pour la plupart des guérisons relatées depuis le siècle dernier (171). Dans l'église on compte 42 ex-voto datés de 1844 à 1961, et l'un d'eux rappelle même un miracle survenu en 1789. Une plaque apposée à la fin de la Grande Guerre et représentant un avion biplan atteste qu'après les matelots de la navigation fluviale N.-D. de Vèles s'est acquis la reconnaissance des aviateurs (172).

VIAZAC (Canton de Figeac-Est).

FONTAINE SAINT-CAPRAIS.

A une cinquantaine de mètres au sud-ouest de l'église de Viazac, au pied du rocher qui domine le cimetière, coule une source pla­cée sous le vocable de saint Caprais (patron secondaire de la paroisse dont le titulaire est saint Christophe).

L'eau de cette fontaine était utilisée contre « lou grapi (173) » ou « les nerfs raidis » (ankylose des articulations) (174). Les mala­des faisaient également leurs dévotions à l'église en baisant un buste-reliquaire miniature en bois doré.

Le culte de saint Caprais était fort en honneur avant 1914. Il a quelque peu décliné après la Grande Guerre mais a néan­moins subsisté jusqu'en 1937. Il a été abandonné avec l'arrivée d'un nouveau curé qui a jugé préférable de privilégier le titulaire de l'église, saint Christophe. L'abri qui couvrait la fontaine s'est démoli et les pierres ont été emportées. Le lavoir alimenté par la source n'est plus utilisé et les broussailles ont envahi le site. Peu de personnes de Viazac se souviennent encore de l'emplacement de la fontaine Saint-Caprais.

LE VIGAN (Canton de Gourdon).

DÉVOTION A SAINTE RODÈNE.

Sainte Rodène (ou Rodine), bien connue en Berry, était une jeune vierge venue d'Italie au premier siècle pour vivre dans un ermitage de Levroux (diocèse de Bourges) sous la direction de saint Sylvain. Son fiancé Corusculus vint la chercher pour la ramener en Italie. Afin de le décourager, elle se défigura en se mutilant le visage, mais saint Sylvain la guérit d'un signe de croix et Corusculus, sidéré par le miracle, se convertit sur le champ (175).

Cette sainte, baptisée « santo Roundino » était l'objet d'un culte au Vigan. On vénérait sa statue dans la chapelle N.-D. de l'Hôpital où on amenait les enfants maladifs et « grognons ». N'y a-t-il pas dans cette dévotion un rapport évident avec le verbe « roundina » qui, en langue d'oc, signifie grogner ? Un pèle­rinage avait même lieu en septembre (la Sainte-Rodène tombe le 22 de ce mois) (176) (fig. 13, p. 178).

La chapelle de l'Hôpital n'abrite plus la statue (oeuvre en bois du XVIIe) et il y a bien une cinquantaine d'années qu'on • ne conduit plus les enfants « à sainte Rondine ».

On peut se demander comment le culte de sainte Rodène s'est établi au Vigan. On sait que l'archevêque de Bourges, dont dépendait jusqu'en 1676 le diocèse de Cahors, a été seigneur du Vigan. Peut-être ne faut-il pas chercher ailleurs l'origine de la dévotion des viganais à la vierge berrichonne (177).

VILLESEQUE (Canton de Luzech).

SOURCE SAINT-JEAN.

Traitement des maladies des yeux. B.S.E.L. 1977/4, p. 182.

NOTES

1. Pierre DALON. Du Causse de Limogne au Quercy Blanc : Sources miraculeu­ses et dévotion populaire. Bulletin de la Société des Études du Lot, 4e fasc. 1977

2. Pierre DALON. Du Causse de Limogne au Quercy Blanc : Petits pèlerinages et dévotions populaires. B.S.E.L. 2e fasc. 1980.

 

6. Saint-Georges (Cahors et Laramière), Saint-Julien (Montcuq), Saint-Perdoux (Cambayrac).

7. N.-D. des Neiges (Gourdon) et N.-D. de Cremps (aujourd'hui disparue).

8. Cf. notamment Guillaume LACOSTE, Histoire générale de la province du Quercy, Cahors 1883, t. I, p. 21 et CATHALA-COTURE, Histoire politique, ecclé­siastique et littéraire du Querci, éd. 1785, t. I, pp. 6 et 33.

9. Pierre DALON. La pierre du « pied de la Vierge» à Rampoux. B.S.E.L. 4e fasc. 1968, pp. 130-132.

10. Citons entre autres : N.-D. du Bon Secours à Felzins, N.-D. de Pitié à Ginouillac, N.-D. du Majou à Gourdon, N.-D. De Pailhès à Marcilhac, N.-D. du Pourtanel à Martel, N.-D. de Bonnet à Peyrilles, N.-D. des Champs à Soturac, N.-D. du Portail à Sousceyrac, N.-D. de la Sainte Espérance à Bourzolles près de Souillac, etc., sans compter d'autres chapelles ou ora­toires dédiés à la Vierge à Cras, Grèzes, Lavercantière, Thédirac et ailleurs. On pourrait y ajouter une chapelle Sainte-Anne à Gignac...

10 bis. Dans certaines paroisses du Bas-Quercy, pour la Sainte-Agathe, on bénissait du pain destiné au bétail (cf. Visites pastorales 1889-1891, Archives diocésaine).

11. Exemples : saint Marc à Aujols ou saint Jean-Baptiste à Loupchat près de Martel (cf. Enquête diocésaine 1898. op. cit.). On pourrait aussi évoquer les nom­breuses coutumes de la Saint-Jean et l'usage, dans certaines paroisses, de sonner les cloches la veille de la Sainte-Agathe.

12. Paul LATAPIE. Les Arques en Quercy. Cahors, 1956, p. 60.

13. M. GIZARD. Monographie de la commune des Arques, 1880. Manuscrit, Archives départementales

14. Enquête sur l’état des paroisses du diocèse effectuée en 1898 à la demande de Mgr Enard. Fiches manuscrites. Archives Diocésaines.

15. Ce monastère fondé en 642 par saint Didier fut détruit par les Sarrasins en 732. Sur son emplacement s'éleva plus tard l'église Saint-Géry, elle-même démolie au début du siècle pour faire place au magasin des tabacs.

16. R. DE FOUILHAC (1622-1692). Chronique quercynoise. Ms Bibliothèque Municipale, Cahors.

17. CATHALA-COTURE (1632-1724). Histoire politique, ecclésiastique et littéraire du Quercy. Edit. Montauban, 1785, p. 69.

18. Te Igitur. Registre des délibérations municipales. Manuscrit de la ville de Cahors. Edit. S.E.L. Cahors, 1876, pp. 355-356.

19. R. DE FOUILHAC, Op. Cit.

20. CATHALA-COTURE, Op. Cit., pp. 82, 87, 88. R. DE FOUILHAC, Op. Cit.

21. Eugène SOL. Le Vieux Quercy. 5' éd., Cahors, 1969, t. II, p. 158.

22. A. DE ROUMEJOUX. Notes sur la chapelle de Saint-Ambroise. B.S.E.L., 1881, pp. 145-147.

23. R. DE FOUILHAC, op. Cit. Guyon DE MALEVILLE. Esbats sur le pays de Querci (XVIIe s.). Édit. S.E.L., 1900, pp. 179-180.

24. Le Bienheureux Christophe de Cahors, d'après Frère Bernard de Besse. Ouvrage du XIIIe siècle traduit par l'abbé Calvet. Cahors, 1901.

25. On retrouve le procédé qui, plus tard, consistait à mettre les malades en contact avec un « cordon » du bienheureux A. de Solminihac.

26. R. DE FOUILHAC, op. Cit. Guillaume DE LACROIX. Histoire des Évêques de Cahors, trad. Ayma. Cahors, 1878, t. I, pp. 312-313.

27. Le bienheureux Christophe de Romagne, apôtre de Cahors. Souvenir des fêtes des 23-26 novembre 1905. Cahors, 1906.

28. Chanoine E. ALBE. Autour de Rocamadour, églises disparues. Cahors, 1908, pp. 10-12.

29. E. SOL. op. cit., t. II, p. 5.

30. Il ne faut pas le confondre avec saint Clair du Vexin (4 novembre), saint Clair de Nantes (10 octobre) ou saint Clair de Vienne (1er  janvier) honorés dans d'autres diocèses. Cf. Vies des saints, par les bénédictins de Paris, 1948.

31. E. SOL, op. cit., t. II, p. 182.

32. D'un valet qui quittait sa place avant la fin de son année de louage, on disait qu' « avait fait Saint-Clair ».

33. Guyon DE MALEVILLE, Op. Cit., p. 182. Guillaume DE LACROIX, Op. Cit., pp. 39-40. Guillaume LACOSTE, op. Cit., t. I, pp. 278-279.

34. G. DE MALEVILLE, Op. Cit., p. 182.

35. Saint Namphaise était vénéré dans de nombreuses paroisses. On voit par exemple sa statue à Quissac (où il est Curieusement campé en légionnaire romain, évocation anachronique de sa carrière militaire). A Loupiac il figure sur un tableau en compagnie de saint Jacques. L'église de Guirande, près de Felzins, conserve une peinture murale d'une exceptionnelle qualité où l'on voit saint Namphaise, près du taureau, tenant dans ses mains un paquet d'entrailles sortant de son ventre.

36. Une statue d'évêque en pierre, un peu mutilée, a fait depuis quelques années son apparition dans l'église. Pour les besoins de la cause, elle est censée représenter saint Bronde.

37. Louis RÉAU. Iconographie de l'art chrétien. P.U.F., 1958, t. III, p. 242.

38. Notes manuscrites de l'abbé Larigaldie, originaire de Capdenac (1848-1921), qui tenait ces renseignements de ses parents (notes aimablement communi­quées par l'abbé Francès, curé de Capdenac). C'est l'abbé Larigaldie qui a fait don de l'actuel reliquaire où sont regroupées les reliques de saint Bronde, de saint Jean-Baptiste (titulaire de l'église) et des saints Côme et Damien (patrons secondaires).

39. Ces frères jumeaux exerçaient la médecine en Cilicie au IIIe siècle et soi­gnaient gratuitement leurs patients. Ils furent martyrisés sous Dioclétien.

40. Louis D'ALAUZIER. Don de reliquaires à l'église de Capdenac. B.S.E.L., 1" fasc., 1955, pp. 56-58. Ce bras reliquaire a disparu.

41. On peut se reporter au catalogue de l'exposition sur Les saints populaires. Cahors, 1982 (Conservation départementale des objets mobiliers).

42. Cette auge a été récupérée, voici une cinquantaine d'années, par un pro­priétaire du voisinage.

43. E. ALBE et A. VIRÉ. Le prieuré-doyenné des Carennac. Brive, 1914, pp. 181-182.

44. Peut-être sont-elles mélangées avec d'autres vestiges anonymes dans un reliquaire collectif moderne.

45. J. MEULET. Monographie de la commune de Carlucet. Cahors, 1891.

46. Cet oratoire, creusé dans le talus, est un abri de 1,80 m x 3,50 m, de forme ogivale, dont la hauteur médiane est de 2,35 m. De part et d'autre de la porte deux pierres creusées servaient de bénitiers.

47. Frédéric REY. Monographie de la commune de Castelfranc. Cahors, 1880.

48. Abbé LACOSTE. Notes manuscrites sur Catus, 1905. Archives diocésaine, série 4.64. L. DE VALON. Le prieuré de Catus. Brive, 1907, p. 7.

49. L. DE VALON, op. Cit., p. 245.

50. Le titulaire de l'église paroissiale actuelle est saint Astier.

51. G. DE MALEVILLE, op. Cit., p. 523. L'église paroissiale est sous l'invocation de N.-D. et la fête patronale est le 15 août.

52. Voir catalogue de l'exposition de Cahors sur les saints populaires. Cahors, 1982, op. cit.

53. J.-B. CHAMPEVAL. Figeac et ses institutions religieuses. Cahors, 1898, pp. 172-'173. Papiers manuscrits concernant le prieuré de Friac (1581), Archives diocésaine, série 5.38.

54. L'église est sous le vocable des saints Côme et Damien.

55. On ne sait s'il s'agit du martyr du V' siècle décapité sur les bords de la Gartempe en Poitou, ou du moine pyrénéen du VIIIe siècle en Lavedan qui guérissait les infirmes et les possédés.

56. Abbé GOUZOU. Comiac en Quercy. Belley, 1937, pp. 45-57.

57. II ne peut s'agir que de saint Nazaire de Milan.

58. Abbé MALBEC. Notes ms pour une monographie de Concorès et Linars (1925-1928), Archives diocésaine, série 5.26. Enquête diocésaine de 1898, op. cit.

59. Pourquoi cette date ? Sainte Quitterie, patronne titulaire de l'église, se fête le 22 mai et saint Nazaire, patron secondaire, le 28 juillet. A noter que sainte Quitterie passait aussi pour aider les enfants arriérés à marcher (cf. L. RÉAU, op. cit.).

60. Chanoine A. FOISSAC. La châtellenie de Creysse. Cahors, 1940, p. 31.

61. Cette date parait curieuse car le patron titulaire de la paroisse est saint Germain d'Auxerre (31 juillet) et la fête patronale était autrefois le 24 août, jour de la Saint-Barthélemy.

62. Enquête diocésaine, 1898, op. cit.

63. Sans doute saint Avit, d'origine auvergnate, qui vécut au Ve siècle et fut inhumé à Orléans (17 juin). Il est en effet invoqué ailleurs par les mères dont les enfants tardent à marcher (cf. RÉAu, op. cit., t. I, p. 163).

64. . COMBES. Monographie de la commune de Duravel, 1880. Manuscrit, Bibi. Municipale de Cahors.

65. Saint Hilarion. anachorète d'origine palestinienne, vécut dans le désert de Thébaïde au IV' siècle avant de finir ses jours à Chypre. On ne sait prati­quement rien des deux autres, si ce n'est qu'Agathon fut surnommé « le silentiaire » parce qu'il garda pendant trois ans un caillou dans la bouche pour éviter de parler.

66. Revue religieuse, 1895, pp. 136-137.

67. Voir : J. DE VIDAL. Traité des reliques et vies des saints Hilarion, Agathon et Poemon. Cahors, 1614 (Bibliothèque Municipale de Cahors). G. DE MALEVILLE, op. cit., p. 523. R.P. JOUBERT. Les corps saints de Duravel. Paris, 1895. R. REY. L'église romane de Duravel. Dinan, 1917, p. 69-77.

68. E. ALBE et A. VIRÉ. Monographie du prieuré d'Espagnac. Brive, 1924, p. XXVII.

69. J.-L. LIAUZUN. Recueil de contes, légendes, faits et chansons du canton de Livernon, 1894. Manuscrit  bibliothèque S.E.L. (2 CM 97 QY).

70. M. ESPITALIÉ (curé de Fajoles). Note manuscrite rédigée en 1869 (commu­niquée par l'abbé Boisset, de Payrac).

71. Archevêque de Sens au VIIe siècle. Il est généralement invoqué pour guérir les enfants de la peur, des accès de fièvre et des convulsions. Ne pas confondre avec saint Loup, évêque de Troyes au V' siècle (fête le 29 juillet).

72. Abonner est ici une traduction discutable du verbe abouda (vouer, en lan­gue d'oc).

73. Enquête diocésaine de 1898, op. cit.

74. Georges DELBOS (o.m.s.). Faycelles en Quercy. Thèse de doctorat, Toulouse, 1969, p. 270. E. ALBE. Monographies des paroisses du Lot, Ms, Archives diocésaine

75. Les miracles de saint Vivien, évêque de Saintes, patron de l'ancienne abbaye bénédictine de Figeac, d'après un ms des XIe et XIIe siècles colla­tionné aux Archives Nationales par M. Lacabane, traduit et annoté par l'abbé Allemand, Cahors, 1901.

76. Jean LARTIGAUT. Assistance et charité à Figeac au Bas Moyen Age. B.S.E.L., 4' fasc., 1981, p. 327.

77. J.-F. DEBONS. Annales ecclésiastiques et politiques de la ville de Figeac. Tou­louse, 1829, p. 301. L. CAVALIÉ. Figeac avant la Révolution. Figeac, 1914.

78. Ce petit ruisseau anonyme se déverse dans la Rauze.

79. Abbé CUQUEL. « Saint-Pierre-Liversou », dans Revue religieuse du 14 août 1897, p. 708.

80. Abbé CASSAN, ancien curé de Saint-Pierre-Liversou. Notes ms, Bibl. S.E.L. (1 CM 98 QY).

81. Cf. journal La Défense des 1er et 15 septembre 1918 et Revue religieuse des 30 août 1919 et 30 août 1930.

82. L'abbé Touron, qui fut curé de Gigouzac de 1930 à 1936, connaissait cette pratique mais n'a pas eu à l'expérimenter au cours de son ministère.

83.  E. ALBE, op. cit.

84. La bénédiction du bétail s'est faite jusque vers 1950.

 

85. Archives diocésaine Dossiers « Visites pastorales ».

86. G. DE MALEVILLE, Op. Cit., p. 523.

87. Enquête diocésaine de 1898, op. cit.

88. Vies des saints, par les Petits Bollandistes. Paris, 1876.

89. La statue en pierre qui figure sur l'autel parait dater du XIVe siècle.

90. E. ALBE. Les institutions religieuses de Gourdon. Gourdon, 1926, p. 56 et ss.

91. Revue religieuse du 18 août 1918.

92. Vies des saints, par les Bénédictins de Paris, 1948.

93. J. AMADIEU. Sainte Fleur. Aurillac, 1923, p. 119. C. BRUNEL : « Vida e miracles de sancta Flor » (XV' siècle). Extrait des Analecta Bollandiana, t. LXIV, Bruxelles, 1946.

94. Chanoine GALLAY. Vie de sainte Fleur. Besançon, 1938.

95. Le 1er  septembre 1981 c'est un car de pèlerins italiens revenant de Lourdes qui a fait le détour par Issendolus.

96. On cite quelques guérisons étonnantes, comme celle de ce bébé à qui les médecins n'accordaient aucune chance de survie et qui fut récemment guéri après une neuvaine.

97. Abbé LACARRIÈRE. Vie de sainte Fleur. Toulouse, 1871.

98. J.-C. VIGUIÉ. Un bref pour Verdale. Revue religieuse du 4 septembre 1897.

99. J. JUILLET. N.-D. de Verdale. Opuscule du pèlerinage. Saint-Céré, 1969.

100. Cette statue, qui est toujours conservée à Gorses, semble être de la fin du XIVe siècle ou du début du XVe.

101. Entre-temps, le portail de Verdale, récupéré après la Révolution, avait été réutilisé en 1815 pour la construction de l'église de Lacamdourcet où on peut toujours le voir (il porte la date de 1615).

102. Enquête de 1903 sur les chapelles et oratoires ouverts sans autorisation. Archives départementales (12 V 1).

103. Enquête diocésaine 1898, op. cité.

104. M. CAMINADE. Monographie de la commune de Laroque-des-Arcs, 1881. Manuscrits Archives départementales.

105. E. ALBE. Monographies des paroisses du Lot. Ms Archives diocésaine

106. G. DE MALEVILLE, Op. Cil., p. 518.

107. E. ALBE. L'abbaye cistercienne de Leyme. Revue Mabillon, 1926, pp. 202-205.

108. E. SOL. Le Vieux Quercy, t. II, p. 183.

109. Saint Aignan, originaire du Dauphiné, fut évêque d'Orléans au IVe siècle.

110. M. VIDAL, Monographie de la commune de Lherm, 1881. Ms Archives départementales

111. Enquête diocésaine 1898, op. cit.

112. Relation peut-être avec la légende de sainte Geneviève qui, entre autres miracles, aurait guéri sa mère de la cécité en lui lavant les yeux avec de l'eau sur laquelle elle avait fait le signe de la croix.

113. J.-L. LIAUZUN. Recueil de contes, légendes, etc., du canton de Livernon, op. cit.

114. E. ALBE. Monographies des paroisses du Lot, op. cit.

115. J.- B. CHAMPEVAL, op. Cit., p. 29, signale qu'on allait à la source Saint-Martin de Lunan « pour laver les yeux malades ». Ce fait ne nous a pas été con­firmé. Peut-être s'agit-il d'une confusion ?

116. La belle statue en pierre qui se trouve dans le collatéral nord est une acquisition récente du curé de la paroisse.

117. Dr Henri PÉLISSIÉ. De la Barbacane au Pont du Diable. Cahors, 1967, pp. 65-68.

118. Abbé LACOSTE. Notre-Dame de l'Ile. Limoges, 1921, p. 9.

119. Courrier du Lot (18 septembre 1851).

120. Plaques de marbre (la plus ancienne est datée de 1878), brassards de com­muniants, bouquets de fleurs d'oranger, décorations militaires, béquilles d'enfant, etc. On y voit aussi deux belles maquettes de bateaux : une canon­nière à deux mâts et une gabare ou chaland fluvial (fin XVIIIe-début XIXe).

121. E. SOL. op. cit., t. II, p. 182.

122. E. ALBE, op. cit. DAUZAT et ROSTAING. Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France. Paris, 1963. On pourrait aussi bien suggérer le terme ligure matro = rocher, dont parle Dauzat à propos de Mayres.

123. A. COMBES. Monographie de Duravel, 1880. Ms Bibliothèque municipale, Cahors.

124. On nous a cité le cas d'une personne qui, à la suite de sa guérison, a fait une certaine publicité pour le pèlerinage de Montcabrier.

125. Cf. Vie abrégée du vénérable J.-G. Perboyre, ouvrage anonyme, Paris, 1886 (notamment le chap. X relatant des miracles qui lui ont été attribués).

126. G. DE MONTGESTY. Le bienheureux J.-G. Perboyre. Paris, 1905.

127. G. DELBOS. Faycelles en Quercy, op. cit., p. 651.

128. Abbé LACAVALERIE. Degagnazès en Quercy. Ligugé, 1934.

129. Abbé FILSAC. Notes ms sur la paroisse de Peyrilles. Archives diocésaine

130. Abbé LACOSTE. Notre-Dame de Calvayrac, Revue religieuse, 1917, pp. 764-767.

131. Enquête diocésaine 1898, op. cit.

132. E. SOL. op. cit., t. II, p. 183. Enquête diocésaine 1898, op. cit.

133. J. JUILLET. Les 38 barons de Castelnau, 1971, p. 180.

134. E. ALBE, op. cit.

135. Enquête diocésaine 1898, op. cit.

136. Enquête diocésaine 1898, op. cit. E. ALBE, op cit.

137. E. ALBE. Notre-Dame de Rocamadour. Paris, 1923. Jean ROCACHER. Rocama­dour et son pèlerinage, thèse de doctorat, Toulouse, 1979 (2 vol.). Jean ROCA­CHER. Découvrir Rocamadour. Rocamadour, 1980.

138. E. ALBE, op. Cit.

139. Histoire de sainte Spérie, attribuée à M. DE POMPIGNAC Toulouse, 1631. CATHALA-COTURE, Op. Cit., pp. 87-89. Abbé PARAMELLE. La Vie de sainte Spérie. Limoges, 1824.

140. E. SOL., op. cit, t. II, p. 8.

141. J. VENTACH. La crypte de Saint-Spérie. B.S.E.L., 4' fasc., 1971, p. 107.

142. E.-A. MARTEL. Le gouffre de Lantouy. Bull. de la Sté hist. et Archives de la Corrèze, Brive, t. XVII. Louis D'ALAUZIER. L'église de Lantouy. B.S.E.L., 4' fasc., 1971, p. 141.

 

143. Abbé L. SERVIÈRES. Histoire de l'Eglise du Rouergue. Rodez, 1874, p. 91. Texte cité par l'abbé Gilhodes « Lantouy » dans Mémoires de la Société des Amis de Villefranche et du Bas-Rouergue, 1973.

 

144. Enquête diocésaine 1893, op. cit.

145. Archives diocésaines.

 

146. Abbé VIDAL. Revue religieuse du 18 juin 1921.

 

147. A. COMBES. Monographie de Duravel. Ms, 1880. Bibliothèque municipale, Cahors.

148. M. ROGERS que nous remercions pour tous les renseignements qu'il nous a aimablement communiqués.

 

149. L'analyse chimique a révélé une eau bicarbonatée calcique moyennement minéralisée (Mg, Mn, Fe, Silice, Radon, Arsenic).

 

150. Cette statuette a malheureusement été volée il y a quelques années.

151. E. ALBE. Monographies des paroisses du Lot, op. cit. (se réfère aux Archives Haute-Garonne, fonds Pelegri, reg. 578).

 

152. Notes manuscrites sur la paroisse de Salviac. Archives diocésaines.

 

153.E. CONDUCHÉ. Le buisson ardent, chroniques et nouvelles. Villefranche-de-Rouergue, 1948, p. 189 et ss.

 

154. Cet oratoire rupestre sert aujourd'hui de sacristie.

 

155. Enquête diocésaine 1898, op. cit.

 

156. Une tradition locale raconte qu'elle doit sa couleur au fait que quelques mauvais drôles auraient essayé un jour de la brûler.

 

156 bis. Pour une étude plus complète de ce sanctuaire nous renvoyons au tout récent article de Mme Mireille BÉNÉJEAM « La chapelle semi-troglodytique du Roc-Traoucat » dans Quercy-Recherche, n° 52 (mai-juin 1983).

 

157. J. VANEL. Montfaucon et Séniergues au XVIIIe  siècle. B.S.E.L. 4° fasc. 1975, p. 183, note 7.

 

158. Oeuvre de M: J. CALMON de Cahors, donnée en ex-voto à la suite de la gué­rison d'un de ses enfants (cf. Journal Sud-Ouest du 30 juillet 1958).

 

159. La carte publicitaire d'un restaurant de la localité mentionne la « fontaine miraculeuse de Saint-Pantaléon ».

 

160. Abbé PONS. Souillac et ses environs. Aurillac, 1923. Le « port » de Souillac, sur la Dordogne, se trouvait à cet endroit, au sud de la ville.

161. E. ALBE, op. cit.

 

162. Enquête diocésaine 1898, op. cit.

 

163. Il s'agissait, en dernier lieu, de l'église actuelle de Thémines qui a conservé le patronage de l’église primitive.

 

164. Léon CROS. Monographie de Thémines (rédigée entre 1897 et 1900). Ms Fonds Gary 303, Bibl. mun. Cahors.

 

165. Grégoire de TOURS, dans son Histoire des Francs, cite ce prélat, protec­teur des pauvres et des déshérités, dont on raconte que, souffrant de la goutte, il augmentait ses douleurs en se faisant appliquer un fer rouge sur les jambes.

 

166. G. DE LACROIX Histoire des évêques de Cahors. Op. cit., t. I, pp. 114-116.

 

167. On a trouvé des débris de teguloe dans le cimetière.

 

168. Il ne s'agit certainement pas de la Vierge à l'enfant qui se trouve actuellement dans le sanctuaire et qui ne parait pas antérieure au XVIIIe s.

169. Jusqu'à la fin du XV' siècle l'église paroissiale de Vers se trouvait à Saint-Crépin, village situé sur la route de Saint-Géry. Cf. Albe, op. cit.

170. Abbé AUSSET. Notre-Dame de Vèles, dans Bulletin de N.-D. de Rocamadour, avril 1925, pp. 107-109.

171. Abbé ARNAL. Petite notice sur N.-D. de Vèles, Bar-le-Duc, 1897. Revue reli­gieuse du 4 sept. 1897, p. 845.

172. En 1879 un incendie de la sacristie a permis de découvrir les débris de nom­breuses béquilles. Il s'agissait d'ex-voto relégués dans le grenier du bâti-ment (cf. abbé AUSSET, op. Cit.).

173. En langue d'oc agrapit ou agrepit = engourdi, perclus.

174. J.-B. CHAMPEVAL, Op. Cit., p. 34.

175. Vies des saints, par les Petits Bollandistes, op. cit.

176. Jean LARTIGAUT. Notes sur la topographie du Vigan B.S.E.L., 4' fasc., 1975, p. 238.

177. Il y avait à Puybrun au XVIIIe s. une chapelle Sainte-Rondine. Cf. Albe (op. cit.) et J.-B. CHAMPEVAL (Op. Cit., p. 166).

 

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