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Bibliographie :
2001:
PANDEMONIUM 1 (poèmes) et FRAGMENTS
DE TOUT ET DE RIEN (prose) publiés aux Editions
Clapàs, et PAPILLON DE NUIT dans la
collection Franche-Lippée (Clapàs également).
2003 :
- GRIS FEU chez Ambition
Chocolatée et Déconfiture, un recueil de 13 de mes poèmes. Voir:
http://www.bleton.com/acd/poesie.htm
- Un poème Le septième sens
figure dans l'anthologie NOUVEAUX POETES FRANÇAIS ET
FRANCOPHONES (JP Huguet éditeur - 2003) (présentation à la
Sorbonne au cours d'une soirée le 12 janvier 2004, en partenariat
avec France Culture).
- une bonne partie de Calepins Voyageurs - Journal
intime en tournée 1997/2002 plus quelques poèmes,
dont certains inédits sur le cd-rom : L'EXORCISME DU SABLE
(Pourquoi toujours dans le désert?) aux Ed. Profana Bellica
(Belgique) du poète belge Christian Erwin Andersen
2004 :
- La nouvelle histoire de Monsieur
Seguin dans le recueil Nouvelles story n°2,
Ed. Alpa.
- Le poème Sans complaisance
dans le recueil la rumeur des choses, édité par le DESS
Edition de la Sorbonne
- jardin du causse
auto-publié en décembre 2004 aux éditions à tire d'ailes, tirage
maison sur papier recyclé, format b5, 56 pages, illustrations
originales de Joaquim Hock, illustrateur attitré de la revue
Nouveaux Délits :
http://cf.geocities.com/joaquimhock/jardin_du_causse.htm
Publication en revues :
- dans l'arbre à paroles le numéro 116 édité par la Maison de
la Poésie
d'Amay (Belgique),
- dans An +, trimestriel belge, n°11,
- dans Microbe l'excellent bimestriel, belge également, n°14,
n°20 et n°25
- dans Les hésitations d'une mouche, revue bordelaise, n°23
- dans Némésis, revue étudiante dijonnaise n°3
- dans Scribanne, n° 41-42
- dans Chemin de Traverse éditée par l'association parisienne,
l'Ours Blanc, n° 20
- dans Planète des signes, revue virtuelle, n°33 et 34
- dans Ambition Chocolatée Déconfiture, trimestriel, n°40, 41 et
43
- dans Reflets de lucioles, n°5
- dans Bastet, n°1 et 2
- dans Dégaine ta rime, n°34
- dans Traction Brabant, n°3
- dans Nada Zéro (mail art) n°48
- dans Ougarit n°3 en bilingue franco-arabe
- dans Comme en poésie n° 20
Et dans ma propre revue Nouveaux Délits et sur de très nombreux sites du web francophoSurne
(voir
http://monsite.wanadoo.fr/delitdepoesie)
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Un jardin sur le causse au fil des saisons,
une petite fille qui y grandit
le regard d'une mère...
et puis tout le reste.
Voici la préface de Mireille Disdero (ed. Alba)
:
Un long poème sur un cycle de l'existence, le
déroulement des saisons en parallèle avec le mouvement intérieur
des saisons d'une femme et sa richesse de vivre.
En écrivant Jardin du Causse, Cathy Garcia franchit
un seuil, une étape importante. Elle sait que dans une vie,
plusieurs jardins sont cultivés et aimés. Tous comptent, sont
essentiels. Avant de quitter celui-ci, elle note
précieusement chaque éclat au fil des jours, patiemment et jusqu'à
l'infiniment petit, sachant que ce sont les petites choses qui
comptent et que le temps humain est court, la mémoire sélective ou
incertaine. Elle écrit des moucherons au soleil car elle possède
la connaissance de leur participation à la beauté de l'infime.
Ce beau poème apporte énergie et enthousiasme à
celui qui le découvre. Cathy montre - comme il est écrit dans le
dictionnaire des symboles (Robert Laffont 1982) - que « le jardin
est le lieu de la croissance, de la culture des phénomènes vitaux
et intérieurs ».
jardin du causse
l'enfant
progresse
sans cesse
apprend
à marcher
tourne
autour de la mère
Elle connaît le nom des plantes. La lisant,
l'herboriste trouvera son bonheur. Mais également, elle sait
retranscrire la magie naturelle du règne végétal et des éléments.
Dans
le Jardin du Causse on croise la féerie dun concombre à
carapace de dragon, une fée lutine, des fleurs
ailées qui enchantent le ciel... le brouillard sorcier, une
demi-noix vide devenue berceau de fée, une
princesse
tombée de son dragon, et des recettes
guérisseuses :
fleurs dhysope
violet vif
poignée de sarriette
poignée de thym
en tisane du matin
effarouchent le rhume
Une
lecture régénératrice et harmonique, reliant la chorale des
arbres, à
la
fille
une
pierre
dans
chaque main
retrace les origines
Enfin
dans le poème, lieu et temps jumeaux se lisent à rebours, au fil
des mois. Cheminant dans ses vers, nous vient le sentiment dun
poème juste et clair, accordé comme une note de musique peut
lêtre, et la sensation que rien ne se perd puisque tout se
transforme, chaque chose si infime soit-elle étant écrite et
illustrée dans le Jardin du Causse, de Cathy Garcia.
Mireille Disdero,
décembre 2004 (dans le jardin de La Barben en Provence).
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Extrait de jardin du causse
:
MARS

I
jardin du causse
les pruniers ont des airs
de jeunes mariées
cest le règne
des fleurettes
essaims bleus
de véronique
lamier pourpre
chaque fleur
de sa fleur
un pur bijou
dérotisme
II
jardin du causse
chaleur précoce
papillon citron
odorantes violettes
en toute innocence
lenfant massacre
les pâquerettes
puis concocte
une soupe
aux cailloux
au grand bonheur
de la vieille marmite
abandonnée
un bâton pour touiller
quelques brins dherbe
pour parfumer
passe le cherche-midi
qui sera désigné du doigt
III
jardin du causse
le vent dautan
souffle hardiment
le printemps
tout de vert vêtu
arborant de beaux
boutons jaunes
sapproche !
les robes virginales
maintenant
haillons dans le vent
mêlés de feuilles
tendres
jardin du causse
lenfant marche
maîtrise la verticalité
tendue entre ciel
et terre
elle avance
à petits pas
mesurés
jardin du causse
grappes bleues
de muscari
penchées
sur leur frêle tige nue
passe un colibri des prés
le moro-sphinx
étrange papillon
que lon aurait
envie
de caresser
IV
jardin du causse
pulsions vertes
bulles de duvet
faire un vu
souffler dun coup
jardin du causse
nouveau venu
dans la famille
un chat
robe grise
légèrement tigrée
tombé du ciel
au mois de mars
voici donc Giboulée !
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aussi câlin que voleur
fait la joie de lenfant
Giboulée est son ami
comme la fleur
et la fourmi
jardin du causse
éclat vif et mauve
la monnaie du pape
ses pétales en croix
V
jardin du causse
ciel doux couvert
appel du potager
envie de semis
basilic au chaud
sous la serre
lancer de radis
à la volée
en pleine terre
clins dil
des
aromatiques
tu nous fait
une toilette ?
dégager les
sauges
le pied de
lavande
pour me
remercier
moffre un
parfum
discret
suave
jardin du
causse
dans la serre
lananas est
mort
un cactus a
souffert
la misère
elle reprend
la misère ne
meurt jamais
coriace
le ginkgo
bourgeonne
palmier
yucca
se portent
bien
les figuiers
barbares
ont triste
mine
entre les
racines
dune plante
grasse
une
fourmilière
a élu
domicile
jardin du
causse
labsinthe
est partie vivre
en pleine
terre
fumeterre et
silène
fleurissent
silènes
appelés aussi
compagnons
blancs
VI
jardin du
causse
les jours de
pluie
ont engraissé
herbes
feuilles fleurs
étranges
dentelles
des fruits du
frêne
comestibles
jeunes
et dit-on
favorables
aux amoureux
des iris
violets
saluent
lentrée
dans la serre
semis de
printemps
tomates
cerises
poivrons
piments
courgettes
potimarrons
pommes dor
butternuts
cactées
rempotées
jardin du
causse
les victimes
de lhiver
feront
compost
les plantes
grasses
nourries
taillées
ont regagné
leur place
estivale
sur le muret
de pierre
comme le
ginkgo
et le cyprès
son arbre à
elle
racines et
placenta
jardin du
causse
grande joie !
la monstera
deliciosa
plante
dintérieur
qui me suit
depuis
tant dannées
pour consoler
mes
nostalgies
brésiliennes
renaît
de ses tiges
rasées
on lappelle
aussi
lananas
du pauvre |
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