Pour faire court : La notion d’habitat passif ou de construction passive désigne un bâtiment dont la consommation énergétique au mètre carré est très basse, voire nulle ou positive. Dans les textes de référence, ce concept, originaire d’Europe du Nord, cible surtout les économies de chauffage.

Sur l’exemple ci-après, Pierre-Marie GILLES, architecte DPLG et urbaniste ENPC installé à Cahors (v. contact en bas de page), nous présente les grandes lignes de cette construction située  sur le secteur de Bégoux, commune de Cahors (prop. Julien GILLES)

 

  • Leur volume doit être compact, pour que leurs déperditions de chaleur soient minimales
  • Les pièces à vivre (le séjour et les chambres) seront orientées au Sud avec leurs ouvertures servant de capteurs solaires en hiver. Pour l’orientation de la façade Sud on peut admettre une variation de 23 degrés par rapport à la direction du Sud, et ceci de part et d’autre de cette direction.
  • Pour les terrasses situées au Sud, leurs sols seront réalisés en plancher de bois avec leur sous-face ventilée, de manière à que ces terrasses n’accumulent pas de chaleur en été.
  • En hiver, en complément des appoints solaires, le chauffage de ces bâtiments se fait essentiellement par un poêle à bois, il n’y a donc pas d’utilisation d’énergies fossiles. NOTA : ce mode de chauffage est économique, la maison de Julien GILLES consomme deux à trois stères de bois par an, surface : 107 m2. Le prix moyen d’un stère de bois dans le Lot est de 107 euros.
  • Le poêle est placé au centre de la maison, dans le séjour et contre le coin nuit. Cet emplacement permet de chauffer le séjour, le coin nuit lui-même étant chauffé par un système de prise d’air situé au-dessus du poêle, une gaine et un ventilateur transportent cet air chaud. Le poêle lui-même est alimenté en air frais par une prise d’air venant de l’extérieur, ce qui permet un meilleur tirage de ce poêle, la maison étant étanche et, de plus, il n’y a pas de risque de dégagement de monoxyde de carbone dans la maison.
  • La cheminée du poêle se situe près du faitage, ce qui favorise le tirage de ce poêle.
  • La climatisation des pièces en été se fait par une prise d’air dans la cave où l’air est frais en été. La ventilation est assurée par des gaines alimentées par un simple ventilateur. L’expérience montre qu’avec ce système on peut abaisser en été la température intérieure de la maison de 3° à 4°.
  • Les revêtements de sols de différentes pièces sont composés d’un carrelage gris sombre de manière à accumuler la chaleur en hiver.
  • Des ouvertures situées sur toute la périphérie de la maison permettent de créer des ventilations dans le bâtiment (« des courants d’air ») lorsque la température nocturne extérieure est fraiche et donc d’abaisser la température intérieure du bâtiment.
  • La maisons dont on voit la photo sera équipée d’un récupérateur d’eau de pluie.
  • Lorsque l’on peut, il est bon de prévoir des volets extérieurs coulissants en bois. Ils empêchent les surchauffes d’été, les déperditions en hiver et permettent un éclairement minimum et efficace des pièces en été.
  • Toujours, si on peut, prévoir un chauffage de l’eau sanitaire par des panneaux solaires alimentant un cumulus et fonctionnant, si possible, en thermosiphon
  • NOTA : les maisons passives sont moins chères que les maisons dites « normales ».

Pierre-Marie GILLES, architecte DPLG et urbaniste ENPC (diplômé de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussée)
05 65 30 05 66 / gilles-architecte@orange.fr