Auteur : Gilles Chevriau Page 1 of 6

Quatre associations pour “l’année Gambetta”

Quatre associations (l’Amicale des Anciens Élèves du Collège et Lycée Léon Gambetta, la Société des Études du Lot, l’Université pour Tous Cahors, l’Association de recherche sur l’histoire des familles) se sont unies pour organiser “l’année Gambetta”, ensemble de manifestations mémorielles commémorant le 150e anniversaire de la proclamation de la République par Léon Gambetta, le 4 septembre 1870 et le 100e anniversaire du transfert de son cœur au Panthéon, le 11 novembre 1920.

Né le 2 avril 1838 à Cahors, Léon Gambetta a été un des hommes politiques les plus importants de la période 1870-1914.

Opposant à Napoléon III, il montre ses qualités politiques dans les années troubles de la guerre de 1870-1871. Le 1er septembre 1870, l’armée française commandée par Napoléon III est écrasée à Sedan par une armée prussienne supérieure en armement et par la qualité de son état-major. Le 2 septembre, l’empereur rend les armes et se constitue prisonnier.

Grâce à la foule parisienne en colère à la suite de l’annonce de la défaite et qui envahit le Palais Bourbon où l’Assemblée siège, Léon Gambetta à la tête d’un groupe de députés se rend à l’Hôtel de Ville pour y proclamer, le 4 septembre 1870, la République et former un Gouvernement de Défense Nationale. La déchéance du corps législatif est prononcée en même temps et des élections en vue de constituer une nouvelle Assemblée Nationale sont organisées.

Le 7 octobre, Léon Gambetta quitte Paris en ballon pour tenter de réunir les armées et repousser les forces prussiennes. Il n’y arrivera pas.

La nouvelle Assemblée élue le 8 février 1871 proclame la déchéance de Napoléon III. À nouveau député, Léon Gambetta il reste un ardent défenseur du régime républicain et fonde à l’Assemblée Nationale de 1871 le groupe “Union Républicaine” pour promouvoir ses idées. Le 7 septembre 1871, il fonde un nouveau journal “La République Française” et se bat pour l’élection d’une nouvelle Assemblée qui est élue en 1873. Il est l’artisan des votes, qui, de février à juillet 1875, adoptent les trois lois constitutionnelles qui fondent le régime républicain parlementaire.

Il est nommé président du Conseil le 14 novembre 1881 mais le gouvernement tombe le 30 janvier 1882, date à laquelle il se retire à Sèvres où il meurt le 31 décembre 1882.

Considéré comme le père de la République, le cœur de Léon Gambetta est transféré le 11 novembre 1920 au Panthéon, en même temps que les cendres du Soldat Inconnu sont inhumées sous l’Arc de Triomphe.

 

Calendrier des événements organisés conjointement par

Amicale_des Anciens Elèves du Lycée et du Collège Gambetta
Société des Etudes du Lot
Université Pour Tous Cahors Quercy

La médaille de Léon Gambetta
Vendredi 31 janvier. Bilan définitif de la marque d’intérêt pour la médaille. Deux hypothèses:
Jeudi 2 avril (jour de la naissance de Léon Gambetta), fin de la souscription passation de la commande avec le nombre d’exemplaires à frapper.
Formulaire réservation

 

Les Mardis de Léon Gambetta
> Vendredi 3 avril (en relation avec la naissance de Léon Gambetta), Etienne BAUX, La République, Collège Gambetta.
> Mardi 5 mai conférence de André TULET, 14 heures, La presse de Cahors de 1870 à 1914, Centre Universitaire Maurice Faure.
> Mardi 12 mai, 14 heures, conférence de Danièle MARIOTTO, Léon Gambetta épistolier. Théâtre municipal.
> Mardi 8 septembre, 14 heures, conférence de Dominique ANTÉRION. Léon Gambetta à travers les médailles, l’art, la propagande politique, l’hommage posthume (v. site internet)
> Mardi 22 septembre, 14 heures, conférence de Philippe NASZALYI,  Léon Gambetta orateur et polémiste attaqué en diffamation par le président de la République, Espace Clément Marot (v. site internet).
> Mardi 29 septembre, 14 heures, conférence de Georges RIBEILL, Léon Gambetta, le plan Freycinet et les chemins de fer: des lignes projetées…  aux lignes réalisées…, Espace Clément Marot (v. site internet).
> Mardi 6 octobre, 14 heures, conférence de Laurent WIRTH  sur le thème de son dernier livre La République en héritage ou le fil de Marianne, Espace Clément Marot (v. site internet).
> Mardi 3 novembre, conférence de Gérard BÉAUR, 14 heures,  Vice-Chair de l’EURHO (EUropean Rural History Organisation) L’agriculture aux temps de Léon Gambetta, entre optimum et phylloxera, Espace Clément Marot (v. site internet).

Les dates-clefs
Vendredi 4 septembre (jour de la proclamation de la République par Gambetta), Visite de la Monnaie de Paris et de l’Assemblée Nationale, groupe de 50 souscripteurs de la médaille. Cette visite est préparée en relation et avec le soutien d’Aurélien Pradié.

L’exposition
Une exposition intitulée Léon Gambetta, l’homme et l’œuvre aura lieu vers septembre-novembre dans les salons de la préfecture du Lot.

Elle sera organisée principalement par L’Amicale des Collectionneurs Lotois en coopération avec les trois associations du mémorandum (l’Amicale des Anciens Élèves du Collège et Lycée Léon Gambetta, la Société des Études du Lot, l’Université pour Tous Cahors).

Le mémorandum
Les trois associations l’Amicale des Anciens Élèves du Collège et Lycée Léon Gambetta, la Société des Études du Lot, l’Université pour Tous Cahors ont signé un mémorandum permettant aux membres à jour de leur adhésion de suivre toutes les activités organisées par les deux autres associations dans le cadre de “l’année Léon Gambetta”.

Médaille de Léon Gambetta

Le 4 septembre 1870, notre compatriote Léon Gambetta prononçait la déchéance du Corps législatif napoléonien et proclamait la République, installant notre régime démocratique parlementaire. Le 11 novembre 1920, le cœur de Léon Gambetta entrait au Panthéon.

Cinq associations (Amicale des Anciens Élèves du Lycée et du Collège Gambetta, Association des Collectionneurs Lotois, Association sur l’Histoire des Familles, Société des Études du Lot et Université pour Tous Cahors) commémorent cet anniversaire en frappant une médaille avec le portrait gravé en mars 1882 par Jules Chaplain et approuvé par Léon Gambetta lui-même peu avant sa mort.

Cette médaille produite par la Monnaie de Paris (68 mm) serait disponible en bronze au prix maximum de 115 € et 430 € en argent. Chaque exemplaire serait numéroté (format 1/x) et sa production serait limitée au strict nombre d’exemplaires souscrits. Il n’y aura aucun retirage possible. La souscription débutera en 2020 pour une délivrance le 4 septembre 2020, exactement le jour anniversaire de la proclamation de la République.

Si vous voulez être informé de l’ouverture de la souscription, marquez votre intérêt sans engagement, vous recevrez tous les renseignements, dont le prix définitif. La souscription sera ouverte dès que 100 marques d’intérêt (ou plus) sont reçues.

Nom: ………………………………………………Prénom:………..……..……………………….

Adresse: ……………….……………………………………………………………………

Mail:…………………………………………..@……………………………………………………………..

Serait intéressé(e) (sans engagement) par … exemplaire(s) de la médaille en / bronze ….argent

À retourner à: Société des Études du Lot, 38, rue de la Chantrerie, 46000 Cahors
etudesdulot@orange.fr

Formulaire réservation

Conférence : les coutumes du mariage en Haut-Quercy

Rendez-vous à Saint-Céré, samedi 16 novembre (17h30) auditorium.
conférence par Jacqueline et Gaston Bazalgues, universitaires honoraires de l’Université de Montpellier.
Entrée libre et gratuite. Organisation : association des Amis du Pays de Saint-Céré

Société des Etudes du Lot : programme du 7 novembre

 

Prochaine séance mensuelle , Jeudi 7 novembre à 18h15 (38, rue de la Chantrerie à Cahors)
Comment le Lot est sorti de la Grande Guerre par Etienne Baux.

 

 

 

Cette séance sera précédée de 16h à 18h de la dédicace de l’ouvrage
“L’abbé Jean Gauzin, 69 années de sacerdoce au service de tous”.
Merci de respecter cet horaire.

Gindou : c’est pas du cinéma !

Daniel Mezergues a choisi un titre de circonstance pour son e-book “Gindou 0.2” (faut vivre avec son temps). Une façon de découvrir ce village perdu de Bouriane mais qui a su accueillir la bande de fous qui en 1984 s’est pris à rêver à un cinéma différent. Aujourd’hui, c’est presque “grand luxe” pour la logistique mais certains “dinosaures” pourraient  vous narrer quelques épiques moments partagés !

Charles BOYER, acteur romantique célèbre (1899-1939)

A propos de Charles Boyer et de Figeac : Le 28 Août 1899 à cinq heures quinze minutes du soir naît dans la maison familiale boulevard Labernade, Charles Boyer qui à partir de 1930 sera un acteur romantique célèbre. Nous évoquerons les relations de l’acteur avec sa ville natale, notamment, dans les années de guerre et d’après guerre qui ne sont pas exemptes de malentendus. Au moment de la déclaration de guerre, Boyer fut mobilisé au milieu du tournage d’un film français qui devait s’appeler “Le Corsaire”. Démobilisé à la suite de diverses démarches, il abandonna le film et reprit le chemin de Los Angeles. Le 27 Décembre 1939, il écrit cependant à Joseph Loubet, sénateur maire de Figeac, la lettre qui suit …

« Berverly Hills, 27 Décembre 39
Cher Monsieur et ami,
Me voici réinstallé en Californie, où j’ai reçu dès mon arrivée un accueil vraiment réconfortant. J’ai – enfin ! – la sensation bien agréable d’être un peu utile. En collaboration, avec mes collègues anglais, nous nous occupons activement de plusieurs œuvres et avons déjà obtenu des résultats très importants.
En dehors de ces efforts, mon salaire pendant la durée des hostilités sera naturellement intégralement versé aux différentes œuvres que l’on m’a signalées à Paris au Ministère de la Guerre. Je tiens à vous dire que je vous serais reconnaissant de faire appel à moi pour vos réfugiés, ou pour tout besoin particulier intéressant notre cher Figeac.
Je me souviens avec émotion de votre sollicitude pendant mon bref séjour et j’espère bien vous y retrouver bientôt sous le signe des temps paisibles, sinon heureux.L’atmosphère ici est cent pour cent favorable et cette impression s’accentue de semaine en semaine. Je crois sincèrement pouvoir servir utilement dans ce pays le prestige du nôtre et vous remercie d’être parmi ceux qui l’ont compris dès le début. Encore une fois, mettez-moi à contribution autant que vous le voudrez. J’ai déjà demandé à ma mère de vous remettre un chèque, mais je sais que quelques lettres s’égarent, de toutes façons, je vous demande d’oublier toute discrétion. Je vous serais reconnaissant de toutes les demandes que vous voudrez bien m’adresser.
Trouvez ici mes souhaits bien sincères et croyez, je vous prie à mon souvenir reconnaissant et fidèle.
Charles Boyer ».*

* Document aux archives de la Société des Études du Lot à Cahors.

Par la suite, c’est la mère de l’acteur qui s’occupera de fournir des secours aux réfugiés figeacois (outre ce que l’acteur fait pour les œuvres de guerre nationales). Trente mille Francs seront ainsi versés en mai 1940. Par la suite, les liens semblent se distendre entre Figeac et Charles Boyer. En 1942, il acquiert la nationalité américaine. Coupé des ses premiers compatriotes, de leurs problèmes quotidiens, puis de leur martyre, pratiquant à la Libération une “charité” trop ostentatoire même si elle est réelle, Charles Boyer ne parvient pas à rétablir le contact avec une population traumatisée que gagne en outre un “antiméricanisme” aggravé par la guerre froide.

Article écrit par Philippe Calmon, paru dans le Bulletin de la Société des Études du Lot, Octobre-décembre 1999, 4e fascicule, Tome CXX.

Charles Boyer (page Wikipédia)

Un autre lien (site en anglais)

Jean MOULIÉRAT, le Ténor de l’Opéra comique, “sauveur” du château de Castelnau-Bretenoux

Jean Mouliérat en costume de Don José, pour Carmen, de Georges Bizet. Collection J. Mouliérat, Château de Bretenoux.

Jean Mouliérat (1853-1932) est né à Vers, à quelques kilomètres de Cahors, le 13 novembre 1853. Il vient d’une famille plutôt aisée : son père, Etienne, est propriétaire de  plusieurs gabares et tient l’hôtel de la Truite Dorée, qui existe toujours.
Jean est l’aîné d’une famille de cinq enfants : Jean, Adélaïde, Catherine, Emilie et Albert. Il passe son enfance en Quercy, où il est berger.

A vingt ans, il s’engage au 18ème régiment de Chasseurs à pied du fort de Rosny. Il y sera remarqué par son général de corps d’armée, le général Gaucher. Le 14 juillet 1875, ce dernier l’entend chanter l’Alsace et la Lorraine.Recommandé à M. Grosset, professeur au Conservatoire national de musique et de déclamation de Paris, la carrière du futur ténor est lancée.

Il est engagé à l’Opéra-Comique de Paris, où il interprète les plus grands rôles : Andréa, dans Le secret, d’Auber, sur un livret de Scribe, Wilhem Meister, dans Mignon, d’Ambroise Thomas, Tybalt dans Roméo et Juliette de Gounod, Don José dans Carmen de Bizet, Tamino dans La flûte enchantée de Mozart, Alfredo dans La Traviata de Verdi. En 1893, il brillera dans le Werther de Massenet, qui lui dédicaça une photographie, conservée au château. Atteint d’une maladie des cordes vocales, Jean Mouliérat met un terme à sa carrière en 1898. Il consacrera les trente-quatre dernières années de sa vie à Castelnau.

Le ténor ne vivait à Castelnau que la moitié de l’année. En effet, à la fin de sa carrière, il continua à garder des liens avec le milieu de l’Opéra-Comique. Il vivait donc une grande partie de l’année à Paris où il était membre du Conseil supérieur du Conservatoire national de musique. Il y fera entrer la jeune Jeanne Myrtale, future chanteuse lyrique, qui restera sa muse jusqu’à sa mort prématurée en 1931.
Par son amour des arts et de l’histoire, Jean Mouliérat ne tardera pas entrer dans le cercle des grandes figures politiques et littéraires locales. Il se lie d’amitié avec Henri Ramet, premier président de la Cour d’Appel de Toulouse. Passionné d’art et d’histoire, ce dernier est particulièrement attaché à la ville de Martel, à laquelle il consacre son ouvrage Un coin du Quercy. Après la mort de Jean Mouliérat, c’est lui qui accueillera les sociétés savantes venues visiter le château. Il écrit également en préambule de Un joyau du Quercy : Castelnau-de-Bretenoux une oraison funèbre qui témoigne de l’affection mutuelle que se portaient les deux hommes.
Il invitera également les nombreuses personnalités qu’il côtoyait à Paris à venir lui rendre visite dans son Quercy natal. Les salles du château deviennent alors “salons”, le lieu de rencontres entre grands esprits : s’y retrouvent Colette, Auguste Rodin, Louise Massenet. Ces visites sont souvent relayées dans la presse locale : le 17 octobre 1903, Le Réveil du Lot retrace la visite de la reine de Madagascar, Ranavalo. Henri Lavedan, de l’Académie française, séduit par la région, achètera le château de Loubressac, qui fait face à Castelnau. Le peintre Henri Martin, qui passe à Castelnau en 1898 songera à acheter celui de Montal, mais le propriétaire en demande une somme trop importante. Dans l’entourage immédiat de Jean Mouliérat se trouve également Anatole de Monzie, député du Lot, ancien ministre de l’Education Nationale. Il demeure à Saint-Jean-Lespinasse, à quelques kilomètres du château.

Jean Mouliérat participe aussi à la vie locale du Quercy. Il est l’ami du maire de Prudhomat, M. Jammes, et sera nommé conseiller municipal “d’honneur” de cette commune. Comme Gustave de Pradelle, il est admis dans la S.E.L. lors de la séance du 9 août 1897. Dès 1897, la presse locale reprend avec fierté les apparitions publiques de ce nouvel arrivant : le 25 Juillet, L’Indépendant du Lot relatait, en même temps que le Figaro ou que La Paix, le triomphe du chanteur invité par le ministre des Beaux-Arts à chanter pour le 14 Juillet “la fille du régiment” et “la Marseillaise”. La presse locale met également l’accent sur la générosité du ténor. La Dépêche du 5 octobre 1897 évoque un concert donné par le ténor à Saint-Céré en faveur des pauvres de la ville. Pendant la Première guerre mondiale, d’après un article de La Dépêche du 8 août 1918, il donne des concerts “à Toulouse ou bien dans quelque hôtel inoccupé dont on ouvre pour lui le grand hall” afin de collecter des fonds pour les blessés. L’article poursuit :

“l’an dernier, à l’hôtel de la source, dans le village d’Alvignac, où les buveurs d’eau affluent en été, il cueillait ainsi en une après-midi pour ses convalescents la jolie somme de 1.200 francs, et voici que cette année, le 11 août, il va recommencer”
Georges Renard, “Artistes et blessés”.

Il fait partie des souscripteurs au Guide du Quercy, édité en 1907 par le syndicat d’initiative du Lot. Il en est un membre d’honneur avec Henri Lavedan. Les articles publiés lui témoignent beaucoup de respect et de reconnaissance pour son activité au château de Castelnau.

Jean Mouliérat meurt le 20 avril 1932 à Paris. Il sera inhumé au cimetière Montparnasse. Le Figaro du 22 avril 1932 lui rend hommage :

“Jean Mouliérat vient de mourir, il avait 79 ans. Son nom restera inséparable de notre Opéra-Comique où il fut pendant un quart de siècle le magnifique interprète du répertoire français […] Il laissera d’unanimes regrets et dans son pays natal, le plus beau château-musée médiéval qui existe en France, ce manoir de Castelnau-Bretenoux dont il avait fait une relique inestimable”.

Quelques jours avant sa mort, le 8 avril pour la première partie, le dernier propriétaire avait fait rédiger devant Me Courcier et Me Burthe, notaires à Paris, l’acte de donation en faveur du ministère des Beaux-Arts. Cet acte juridique fixe le sort du château pour les décennies qui vont suivre.
“Le château ne pourra, à aucune époque, être affecté différemment qu’à un musée. Jamais comme hôpital, sanatorium, maison d’éducation, d’instruction ou de correction, établissement militaire”. Mouliérat, informé des différentes tentatives qui avaient eu lieu au XIXème siècle de réutiliser certains châteaux ou certaines abbayes, donne ainsi à vie une dimension artistique et historique au château.

Extrait de l’article de Juliette LOBRY “Le château de Castelnau-Bretenoux au XIXème siècle… destin d’un monument historique” paru dans le Bulletin de la Société des Études du Lot, 4ème fasicule 2003, Tome CXXIV, Octobre-Décembre 2003, pages 251-280.

1000 mains : la belle aventure se poursuit !

Les premiers résultats des différentes équipes de terrain sont, encore cette année, très encourageants. De belles découvertes (anciennes cabanes, citerne….), témoignages de la vie d'”autrefois” et qui ne demandent qu’à être sauvegardées pourront être utiles pour nos amis pèlerins ; de nouveaux chantiers en perspective !

Cette aventure qui se poursuit dans d’excellentes conditions avec une très forte mobilisations, y compris des élus, est reconnue par la Fédération Française des Associations des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Yves et Emmanuel iront porter la bonne parole à leur assemblée générale les 12 et 13 octobre au Palais des Congrès de Cahors.

 

 

Médaille Léon Gambetta, projet de souscription

Vous trouverez, en pièce jointe, un formulaire à remplir par tous ceux qui souhaitent “marquer leur intérêt” pour la réalisation, par la Monnaie de Paris, d’une médaille devant commémorer le 150ème anniversaire de la proclamation de la 3ème République par notre compatriote cadurcien Léon Gambetta et le centenaire du transfert de son corps au Panthéon.

Le renvoi de ce formulaire n’engage en aucun cas celui qui le retourne.

En effet, s’il est reçu un nombre de réponses suffisant, un “Bon de souscription” sera postérieurement mis à votre disposition.
Le formulaire complété est à renvoyer à la “Société des Etudes du Lot” 38 rue de la Chantrerie 46000 Cahors.
formulaire médaille Gambetta

Musiques et danses traditionnelles du Quercy, au début du XXe siècle

Spectacle (première partie) conçu par Pierre Péguin (AMTPQ) , présenté par le groupe des “Grillons Quercinois” lors des commémorations des 900 ans de la cathédrale de Cahors le 29 août 2019 dans la cour de l’archidiaconé.
Vidéo & montage : Mireille Lancelin

Presbytère pour tous : un appel pour sauver ce lieu

Sauver le presbytère de Saint-Hilaire Lalbenque, mis en vente par l’association diocésaine de Cahors (organisme gestionnaire de l’Eglise du Lot) tel est l’appel lancé par un collectif d’habitants de ce village. L’objectif étant de créer un tiers-lieu rural, un espace de rencontre entre l’habitation et le lieu de travail.

Une pétition en ligne est complétée par les démarches en cours auprès de l’association diocésaine qui souhaite céder ce lieu et la collectivité territoriale qui pourrait s’en rendre acquéreur.
Accès à la pétition en ligne en cliquant CE LIEN

+ d’informations sur la page facebook  ou Contact : 06 34 48 56 37

Décès de Jacques Chirac : témoignage de Bernard Pons, ancien élu lotois

A l’occasion de la sortie de ses mémoires en 2018 “Aucun combat n’est jamais perdu”, Bernard Pons, ancien ministre et parlementaire lotois en 68, livrait quelques commentaires sur ses quarante années de relations avec l’ancien chef d’Etat et notamment lors de ses fonctions ministérielles à l’Outre-mer.

Accéder à l’interview en cliquant CE LIEN

Sauvegarde de la maison “Marot” à Pratoucy

Le 11 juin dernier, Quercy net publiait la bonne nouvelle en provenance de la Mission portée par Stéphane Bern concernant la prise en compte de cette demeure qui devrait devenir un “observatoire du patrimoine en Haut-Ségala”.

Les Journées Européennes du Patrimoine ont permis à de nombreux visiteurs d’en découvrir son intérieur resté intact. La collecte est désormais ouverte et les fonds recueillis viendront s’ajouter à ceux résultant de la répartition des produits des jeux “Loto patrimoine”.

 

+ d’information sur ce lien
diaporama et accès direct pour les souscriptions

Qui se souvient de la traversée de Souillac ?

Rien ne manque dans cette reconstitution en plein centre de la ville “entrée du Lot” réputée pour ses bouchons lors des migrations d’Eté ! Soleil et gaz d’échappement avaient pour effet de laisser des souvenirs marquants qu’aujourd’hui les “purs” ont voulu recréer. Les belles des Années 70-80 sont de sortie et leurs passagers ravis de se plier à cette partie de plaisir. L’exercice semble plutôt réussi et Souillac l’ajoute à sa réputation ! Bravo aux Vieux pistons périgordins pour cette initiative.

Cahors, du Palais épiscopal à l’Hôtel de la Préfecture….

Histoire d’un lieu, mémoire de vies … depuis l’Ancien Régime jusqu’à nos jours !

Cet ouvrage, à paraître en janvier 2020, est le fruit du travail mené par l’association MémoireChapou créée en 2017 par des anciens de la préfecture.
Après sa première réalisation exposition “Louvre-sur-Lot” qui retrace l’exode des oeuvres du Musée du Louvre pendant la Seconde Guerre mondiale et notamment leur accueil dans le département, à Montal, Vayrac, Bétaille… de 1943 à 1945, elle poursuit son oeuvre en restituant le passé de ces bâtiments historiques.

Prix spécial de souscription 15 € au lieu de 20 (valable jusqu’au 30 novembre 2019). 60 pages couleur, illustrées de nombreuses photographies d’époque.
+ d’informations et souscription en cliquant CE LIEN 

Historiens quercynois

Jean Lartigaut (1925-2004), historien et médiéviste

Cet article a déjà fait l’objet d’une publication dans l’ancienne version de Quercy net. Nous réintroduisons progressivement ce que nous avons précieusement conservé dans nos archives.

 

 

Les notices ci-dessous ont été rédigées pour la plupart d’après des articles publiés dans le Bulletin de la Société des Etudes du Lot. En particulier, les notices concernant les historiens anciens (jusqu’à Guillaume Lacoste) se fondent sur l’article “Nos historiens” publié par J. Fourgous dans le tome LXXXIII (2è fascicule), 1962 du B.S.E.L…

Guillaume Lacroix (1574-1614)
Né à Cahors, docteur in utroque jure (*)de l’université et par deux fois consul de cette même ville. Guillaume Lacroix s’est particulièrement intéressé à l’histoire des évêques de Cahors. Son livre Series et acta episcoporum Cadurcensium est paru à Cahors en 1621, chez Claude Rousseau. Ce livre a été écrit en latin, mais une traduction en a été faite en 1873, par Louis Ayma. Contemporain de Guyon de Malleville.

(*) in utroque jure : “dans les deux droits”, droit civil et droit canon.

Guyon de Maleville (Mort en 1614)
Seigneur de Cazals, il écrivit les Esbats du païs de Quercy, qui est une suite de dissertations et d’éphémérides, qui devait parcourir le temps depuis 3400 avant J. C. jusqu’en 1604. Le début a été perdu mais ce qui reste a été publié dans le Bulletin de la Société des Etudes du Lot.

Marc-Antoine Dominicy (vers 1605-1650)
Né dans une famille de bourgeois et de marchands de Cahors. Docteur en droit de l’université de Cahors, en 1621, il est avocat au Présidial puis procureur général de la cour des Aides jusqu’en 1644, date à laquelle il se rend à Paris où il obtient, en 1646, le titre de conseiller du roi et la charge d’historiographe de France (accompagnée d’une rente de 2000 livres). Doté d’une chaire de droit à l’université de Bourges, il n’enseigne que peu de temps car il meurt à Paris fin 1650 ou début 1651.
A Cahors, il travaille à écrire l’histoire du Quercy, consultant les bibliothèques de ses amis et fouillant les documents anciens. Il écrit alors De sudario Capitis Christi liber singularis, petit livre imprimé relatif à la Sainte Coiffe, et un Mémoire des anciens comtes de païs de Quercy et du comté de Caors, resté manuscrit, consacré à l’origine des comtes de Cahors.
L’Histoire du pays de Quercy, également manuscrite en plusieurs volumes, est l’oeuvre maîtresse de Dominicy. La première partie du livre est consacrée à l’histoire politique et civile tandis que la seconde traite de l’histoire des évêques de Cahors.
A Paris, le 21 mars1644, Dominicy obtient du roi un privilège pour l’impression de son Histoire du Quercy et d’un traité sur l’alleu qu’il avait également rédigé. Le traité est imprimé mais Dominicy décide – pour une raison inconnue – de ne pas publier son Histoire.

Raymond de Foulhiac (1622-1692)
Né en 1622 au château de Mordesson (près de Gramat), il meurt à Cahors en 1692.
Il vit d’abord à Paris, où il obtient le grade de docteur en Sorbonne (1661) et se lie avec Fénelon. Puis, installé à Cahors, il est vicaire général de trois évêques, Mgr de Sévin, Mgr de Noailles et Mgr Lejay.
Sont conservés sous forme de manuscrits, un texte en latin, Chronicon cadurcensium a Julio Caesare ad decimum septimum seculum, et un texte français de Chroniques allant de 1205 à 1560.
Jean de Vidal (XVIIè)
Docteur en droit, avocat au Parlement, il publie en 1664, à Cahors (chez P. Dalvy) un petit livre portant le titre suivant : Abrégé de l’histoire des évesques et comtes de Caors contenant l’histoire de leurs noms et faicts plus mémorables avec ce qui s’est passé de leur temps de plus remarquable dans le Diocèse Païs de Quercy depuis la publication de l’Evangile jusques en l’année 1664.
On y relève des faits curieux, comme l’apparition de deux soleils ensemble en 51, 1105 et 1540 ou une invasion de sauterelles en 1095, qui cache la vue du soleil pendant plusieurs jours…
Antoine de Cathala-Coture (1632-1724)
Né à Montauban en 1632, fils d’un avocat à la Cour des Aides, il sera lui aussi avocat. Maire de Montauban, il sera également sub-délégué de l’intendant.
On lui doit une Histoire politique, ecclésiastique et littéraire du Quercy (jusqu’en1724). Le livre, complété par l’abbé Teulière jusqu’en 1784, sera publié en 1785 chez Pierre Cazamea.

François Salvat (1729-1816)
Né à Cahors en 1729, il meurt dans cette même ville en 1816 après avoir été prébendier de la Cathédrale. Il laisse quelques notes sur divers sujets d’archéologie et trois volumes manuscrits d’une Chronique du Quercy (jusqu’en 1664).

Guillaume Lacoste (1765-1844)
L’abbé Guillaume Lacoste, est un homme d’enseignement né à Gramat en 1765 et mort à Sainte-Marguerite (commune de Laroque-des-Arcs) le premier juin 1844 à l’âge de 79 ans : il est successivement professeur, censeur et proviseur du lycée de Cahors, après avoir dirigé une institution privée. Il consacre ses loisirs à une Histoire générale du Quercy en cinq volumes. Les quatre premiers volumes ne seront publiés que longtemps après la mort de leur auteur, en 1883, par le libraire Girma, après avoir été revus par L. Combarieu et F. Cangardel. Cet ouvrage, qui fait autorité, a depuis été réédité à plusieurs reprises (voir la bibliographie).
Source sur date naissance et décès : ERASME Maurice, 1982, “A propos de la biographie de l’historien Guillaume Lacoste”, B.S.E.L., 1982, I, 99.
Raphaël Périé
Nous ignorons tout de cet auteur d’une Histoire et qui vécu au XIXè siècle.

Chanoine Edmond Albe (?-1926)
Voir sur ce site quelques une des monographies du chanoine Albe.

M. Saint-Marty
Instituteur, on lui doit une Histoire populaire du Quercy, publiée en 1920, rééditée depuis par Quercy Recherche

Chanoine Eugène Sol
Le Chanoine Eugène Sol est né près de Cahors, à Laroque-des-Arcs, le 20 septembre 1877. Après de sérieuses études secondaires à Montfaucon, il fut, avec autorisation de son évêque, élève du Séminaire St-Sulpice à Paris, et il fut ordonné prêtre à Cahors le 29 juin 1900.Mgr Eynard le nomma vicaire à Aynac, où il ne resta toutefois que peu de temps. Curieux de droit canon et de recherches historiques, il obtint d’aller à Rome pour y faire de grandes études. Ses grandes qualités de travailleur furent de suite remarquées et grâce à une charge de chapelain au collège St-Louis-des-Français, il put, en assurant un service d’église, se maintenir près de trois ans dans la Ville Éternelle. On le vit archiviste de l’Ecole Vaticane, et il fut un des étudiants les plus assidus de l’Apollinaire, suivant notamment, à ce réputé Séminaire romain, des cours de droit canon.

De cette vie romaine, un trait est resté révélé après l’élection de Pie XII, qui avait été dans sa jeunesse l’abbé Pacelli. (…) On a trouvé, dans les archives de notre collègue, une correspondance avec I’abbé, devenu nonce apostolique, puis cardinal et lorsque, de Secrétaire d’Etat, il fut élevé au Pontificat, le chanoine Sol tint à lui envoyer le livre qu’il venait de consacrer à Jean XXII sous le titre évocateur: “Un des plus grands papes de l’histoire”. (…) Le pape évoquera cette amitié, le 8 août 1953, dans une lettre de condoléances à Mgr Chevrier, après la mort d’un “compagnon d’études dont il appréciait en particulier les érudites recherches sur l’histoire d’une province”.

Le Chanoine Sol, après ses années de Rome, revint en France, en 1903, avec les titres de “Docteur in utroque jure et de Diplômé des Archives Vaticanes”. On le vit alors, travaillant à Paris dans les dépôts d’archives, et il fut pendant 10 mois, professeur de droit canon au Grand Séminaire de Meaux. On aurait pu à ce moment-là, entrevoir pour lui une éminente carrière dans l’Enseignement Supérieur s’il n’avait été déjà affligé de cette extrême extinction de voix qu’il devait garder toute sa vie.

En 1904, le Quercy le reprenait pour le ministère. Il fut alors nommé desservant de la petite paroisse de St-Etienne, près Souillac. En 1906, il était curé de Bégoux, et en 1912, l’évêché l’appelait à la paroisse Notre-Dame de Cahors. (…). Auprès du prêtre nommé, en 1929, Chanoine honoraire, puis en 1942, Chanoine titulaire, c’est surtout l’homme et le collègue que vous avez connu (…).

J’en arrive à celui qui fut nôtre, l’historien et l’érudit. Son œuvre est vaste ; hors les sujets qui nous intéressent spécialement, on y compte des travaux de droit canon, (…) il s’intéressera à l’oeuvre d’un savant canoniste, Giacomino Simoneta. Dans le domaine de l’histoire générale, son séjour à Paris lui vaudra un volume sur les rapports de la France et de l’Italie du XIIe siècle à la fin du 1er Empire, paru en 1905.

Pour notre Quercy, le Chanoine Sol est de la race des Dominici, des Fouilhac, des Lacoste et du regretté Chanoine Albe. Il a répandu, depuis plus de 40 ans, ses articles d’histoire locale, dans maintes revues de chez nous et d’ailleurs : les Annales du Midi, la Revue des questions historiques, la Revue d’histoire de l’Eglise de France, le Télégramme de Toulouse, le Bulletin des Anciens Elèves de St-Sulpice ; le Bulletin de Notre-Dame de Rocamadour lui fit souvent bon accueil et la Revue Religieuse de Cahors et de Rocamadour possède de lui près de cent articles. Notons aussi dans le même ordre d’idées ses communications aux Congrès annuels des Sociétés Savantes, publiées parfois dans les comptes rendus officiels.

Avec ces articles, I’œuvre du Chanoine Sol est répandue dans plus de vingt volumes, pour la plupart, malheureusement, de tirage assez limité, auxquels les éditeurs parisiens de travaux d’érudition, les Champion, Picard, Beauchesne ou Rivière, étaient heureux d’attacher leur nom.

Outre son beau livre sur Jean XXII, paru en 1947, et ses deux études sur le prélat charitable que fut Alain de Solminihac, éditées en 1928 et 1930, son œuvre peut se classer en quatre catégories : folklore, histoire de d’Eglise de Cahors, histoire de la Révolution, histoire économique et sociale.

Pour le folklore, nous avons de lui le “Vieux Quercy” qui eut quatre éditions de 1929 à 1947 et avait paru primitivement dans le Bulletin de la Société des Etudes du Lot. Notre collègue M. Joseph Daymard a souligné dans sa préface le grand mérite de cet ouvrage qui nous fait si curieusement pénétrer dans la vie et la pensée de nos ancêtres.

L’Eglise de Cahors forme un ensemble de cinq volumes, parus de 1938 à 1950. On sait combien les évêques de Cahors ont été liés jadis étroitement à l’histoire du Quercy. A ce titre, I’œuvre du Chanoine Sol, par une contribution à l’histoire générale, est venue s’inscrire heureusement dans la bibliographie lotoise près des ouvrages de Lacoste et de Saint-Marty.

Six autres livres du chanoine Sol sont consacrés, de 1930 à 1932, à la Révolution en Quercy. On peut imaginer combien de faits locaux sont réunis dans cet ouvrage que leur auteur avait complété par un recueil de 446 pages portant comme titre : ” Quercynois de la période révolutionnaire “. Je rattacherai à cet ordre d’idées le travail du Chanoine Sol sur un autre bouleversement du pays, la Révolution de 1848 dans le Lot, paru dans notre Bulletin.

L’étude de la vie sociale et économique du Quercy, aux siècles passés, nous a enfin donné, comme oeuvre maîtresse de notre collègue dans cet ordre d’idées, trois volumes traitant le sujet, des origines à la fin du XVIIe siècle, parus de 1941 à 1950. Nous y trouvons, à côté de notions sur la vie intellectuelle, sociale et religieuse de nos ancêtres, l’histoire de leurs misères et des calamités qui éprouvèrent maintes fois jadis notre petite patrie. (…)

Sa bibliographie complète tient quinze grandes pages dans une liste dressée par M. Calmon. Mais ce que je rappelle montre assez éloquemment l’importance de cette oeuvre qui fut celle d’un puissant chercheur (1).

Le Chanoine Sol, qui était devenu en 1926, après la mort du Chanoine Albe, archiviste diocésain, eut d’ailleurs la joie de voir son labeur amplement encouragé et récompensé. Il reçut pour ses éditions des subventions du Conseil général du Lot et de la Caisse des Recherches scientifiques. En 1931, il se voyait attribuer le prix d’études régionalistes de la Société des Gens de Lettres et il mérita le titre de lauréat de l’Institut par des récompenses de l’Académie des Sciences morales et politiques et, à deux reprises, de l’Académie française. Il avait été également nommé correspondant du Comité des travaux historiques du Ministère de l’Education nationale. C’est enfin au titre de ce même Ministère qu’il fût fait Chevalier de la Légion d’honneur, en juillet 1933.

Membre de la Société des Etudes depuis 1906, Président d’honneur depuis 1942 après avoir été Vice-Président, notre savant collègue était assidu à nos réunions, et rarement il n’arrivait pas sans quelque petit papier signalant un fait intéressant. A diverses reprises, ses communications, dans l’ordre économique, se trouvèrent amenées par quelque fait d’actualité : témoin, ses observations sur la loi du maximum décrétée par la Convention en 1792 et son application à Cahors.

La santé du Chanoine Sol devenant plus chancelante, en février 1953 il (…) partit alors pour la Maison de retraite de Bretenoux. Avant de quitter Cahors il remit pour les archives de la Société des Etudes les volumineux dossiers où se trouvent réunies les notes et rédactions de toute sa vie. (…)

C’est dans cette retraite de Bretenoux que s’est éteint, le 18 juillet 1953. (…)

Ce texte est tiré de l’éloge funèbre prononcé en réunion par le président Jean Fourgous le 8 octobre 1953 et publié dans le bulletin de la SEL du 4ème trimestre 1953.
Amédée Lemozi

Louis d’Alauzier (1893-1985)
Marie, Gaston, Anne, Louis de Ripert d’Alauzier (Bollène 1893, Cahors 1985). Entre à l’Ecole Polytechnique en 1913 puis poursuit une carrière d’ingénieur de l’armement jusqu’en 1941 où il est mis à la retraite à sa demande. Louis d’Alauzier s’installe alors à Cahors. Un bref retour à la vie militaire (1944-1946) le voit obtenir le grade d’ingénieur général. De retour à Cahors, il passe l’essentiel de sa vie à dépouiller les fonds d’archives. D’abord intéressé par la recherche généalogique, il maîtrise rapidement les méthodes de l’histoire médiévale.

Voir : Jean Lartigaut, Hommage à Louis d’Alauzier, Bulletin de la Société des Etudes du Lot, tome CVI, 2è fascicule 1985, avec une liste des travaux publiés de Louis d’Alauzier
Aux Archives départementales du Lot : Fonds d’Alauzier, 31 J

Jean Lartigaut 
BIBLIOGRAPHIE :
* Les campagnes du Quercy 1440-1500 ; Toulouse, 1978, 606 p. rééd. Quercy Recherche (B.P. 123, 46003), Cahors, index des noms de lieux et de famille
* Puy-l’Evêque au Moyen âge ; éd. Roc de Bourzac, 24150 Bayac, 1991, 207 p
* Jean Lartigaut (sous direction de) ; Histoire du Quercy ; Toulouse, éd. Privat, 1993, 300 p.
Sommaire : Paysages quercinois (J.P. Laguasquie); Préhistoire (M.Lorblanchet); Rome s’impose (M. Labrousse); Siècles obscurs 5°-10°s (J. Lartigaut); Nouvelles sociétés et nouveaux espaces 10°-12°s (J.Lartigaut); Croisade, guere de Cent ans 1212-1340 (J. Lartigaut); Guerres, pestes, famines 1340-1500 (J. Lartigaut); Temps modernes 1494-1789( J.P. Amalric); Révolution et Empire (J. Thomas); Siècle de l’acculturation 1414-1914 (J.Estèbe); Révolution silencieuse 20°s (P. Laborie).
* Notes sur quelques blasons quercynois [40 blasons décrits et dessinés] ; ARHFA (8, rue Brossolette 93160 Noisy le Grand), 1995
* L¹anoblissement en France 15°-18° s, théories et réalités ; Bordeaux,  M.S.H.A. n° 74, 1985

Françoise Auricoste 
Françoise Auricoste née Girard, est descendante d’un Lotois du causse de Valroufié, Elle a épousé un Marminiacois dont la famille est établie dans le canton de Cazals depuis la fin de la guerre de Cent ans. Après des études universitaires à la Sorbonne, elle devient professeur certifié d’histoire et géographie et exercera dans divers lycée de Paris et de la région parisienne de 1951 à 1986. Depuis lors, elle séjourne régulièrement en famille dans la maison Auricoste à Marminiac et fréquente assidûment les Archives départementales pour ses recherches d’histoire régionale qui lui donnent matière à ses publications d’ouvrages et d’articles.

BIBLIOGRAPHIE :–  Les Arques en Quercy, vallée du fer, vallée des arts ; S.I. Cazals 1990, 406 p.
– Premiers divorces dans le Lot 1792-1816; Moi-Géné n° 17 – avril 1996.
– Les maîtres de poste quercynois aux 17-18e s ; Quercy Recherche n°98 – oct. 1999
– Les maîtres de poste quercynois aux 17-18°s (suite) ; Quercy Recherche n°99-janv. 2000
– Les Arques en Quercy, vallée du fer, vallée des arts ; S.I. Cazals 1990, 406 p.
– Le pays de Cazals en Quercy ; S.I. Cazals 1988, 253 p. Rééd. Lacour, Nîmes 2005
–  La bastide de Villefranche du Périgord ; tome I: 1261 à 1500;  éd. Roc de Bourzac, 24150 Bayac, 1992,  236 p. index,
– La bastide de Villefranche-du-Périgord, tome II: 1500 à 1800; éd. du Roc de Bourzac (24150 Bayac), 1994, 200 p. index
– Histoire des femmes quercynoises 16°-19°s ; éditions Quercy-Recherche, Cahors 1996, 278 p. index
– L’auteur nous avait présenté des extraits de son travail sur les déclarations de grossesse au cours d’une réunion publique en 1994 (voir aussi son article : ).  Rééd. Lacour, Nîmes 2006
– En Quercy, la bourgeoisie des campagnes et des bourgs aux 17-18e s ; éd. du Roc de Bourzac, 2000, 256 p. index
– Histoire des artisans quercynois aux 17-18e s ; éd. Quercy Recherche, Cahors 2000, 463 p. index des noms de lieux et de famille
– Les meuniers en Quercy aux 17 et 18e siècles;; éd. du Roc, 24150 Bayac, 2002, 316 p. index
– Histoire des aubergistes et cabaretiers quercynois 1600-1900 ; Bayac 2003, éd. Roc de Bourzac, 224 p. 30 photos, répertoire alphabétique des aubergistes lotois
– Histoire de la seigneurie et du monastère des Junies ; Association des amis de la salle capitulaire (46150 Les Junies), Chauffailles (71170), 2002, 130 p.
–  Marchands et négociants quercinois aux 17-18e siècles ; éditions Lacour, Nîmes 2005, 334 p.
– Protestants oubliés du Haut- Quercy ; éditions Lacour, Nîmes 2007, 437 pages
– La maîtrise des Eaux et Forêts en Quercy au XVIIIème siècle, BSEL, Tome 115, Fascicule 2, 1994
– A propos d’Hippolyte de Montal., BSEL, Tome 118, Fascicule 2, 1997
– La seigneurie des Junies au XVIème siècle au temps des Morlhon et Jean du Pré, poète et guerrier, ami de Hugues Salel, BSEL, Tome 122, Fascicule 3, 2001.

Patrick Ferté
Il est maître de conférences d’histoire moderne à l’Université de Toulouse Le Mirail depuis 1994 et membre du laboratoire CNRS-FRAMESPA de Toulouse (UMR 5136). D’origine normande, domicilié à Cahors après son baccalauréat, il devient étudiant d’histoire et de philosophie à Toulouse et se passionne dès lors pour sa patrie d’adoption qui restera l’épicentre de ses recherches : son mémoire de maîtrise sur l’Université de Cahors (1972, 450 pages) est remarqué au point d’être édité dès 1974.
Se spécialisant dès lors – jusqu’au doctorat (1979) – sur l’histoire culturelle et plus précisément sur le monde universitaire sous l’Ancien Régime, il oriente en pionnier la recherche sur de nouvelles problématiques, l’histoire sociale des populations étudiantes, collabore avec l’EHESS et mène durant plusieurs décennies un lourd dépouillement de toutes les archives universitaires disponibles en France (dont celles de Cahors), constituant une base de données étudiantes géante devenue une référence pour les historiens comme pour les généalogistes (déjà 4 volumes parus ; à terme environ 50.000 étudiants).
En marge de nombreux travaux statistiques ou prosopographiques spécialisés et arides, publiés en France et à l’étranger, il se penche sur des aspects plus vivants et colorés du Quercy : la comédie satirique occitane, Scatabronda, fusée de Cahors sous Louis XIV en 1697 ; ou la vie quotidienne à Cahors de la Renaissance aux Lumière ; ou encore l’histoire de l’imprimerie à Cahors (16e-19e siècle).
Son grand chantier actuel est encore en grande partie quercynois : l’édition critique du Mémoire de l’intendant de Montauban pour l’instruction du duc de Bourgogne (1699) et son complément par A. Cathala-Coture (1713) (2 vol. prévus aux éd. du CTHS). Cette vaste description fouillée de la généralité au temps de Louis XIV, encore ignorée des historiens, enrichira sérieusement notre connaissance de l’ancien Quercy.

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