Catégorie : Livres Page 1 of 3

Salon du livre à Saint-Chels, mercredi 29 juillet

Rendez-vous traditionnel organisé par l’association « La route du Célé » et le comité des fêtes, ce salon met en valeur le thème de la ruralité (histoire, patrimoine..).
Parmi les auteurs et éditeurs qui vous attendent à la salle des fêtes mercredi 29 juillet de 14 h à 19 h, on relève la présence de Gaston et Jacqueline Bazalgues, spécialistes de la langue occitane. Ils assureront la dédicace de leurs derniers titres sur l’histoire du cabécou du Quercy et la toponymie lotoise.
Un marché gourmand se tiendra à partir de 16 h, suivi d’un diner gourmand à 19 h.

La justice médiévale et moderne, conférence de Patrice Foissac

Historien et spécialiste de l’époque médiévale, Patrice Foissac, donnera une conférence à Espédaillac mercredi 29 juillet à 21 h salle polyvalente.
Parmi les sujets traités, il sera question des sacs à procès du parlement de Toulouse.
Présentation d’ouvrages sur le patrimoine et l’histoire.

Laramière, 16 août 2026 : Salon du livre et de la bande dessinée

Pour sa 27ème édition le salon du livre et de la bande dessinée de Laramière accueillera dans la salle des fêtes plus de 35 auteurs de romans, essais et dessinateurs confirmés.

 

Invitée d’honneur : 
> Danièle Gilbert,  bien connue comme animatrice, viendra présenter son dernier livre « Les p’tites histoires de la grande Duduche ».
Parrain
> Didier Dominguez auteur que l’on ne présente plus.

En périphérie du salon : Edmond Puyraud, conférencier en jardinage promulguera ses conseils ; un caricaturiste et un calligraphe seront à la disposition du public.

Marché artisanal et produits régionaux  / restauration sur réservation exclusive au 06 95 49 72 26 avant le 9 août.

Notre comité d’accueil vous remercie de votre visite.

« Combien vaut une vie ? » , un ouvrage de circonstance signé Jérôme Mathis

« Mais la vie n’a pas de prix ! » est la première réponse communément obtenue des citoyens interrogés sur la valeur de la vie. L’opinion publique fait du lien entre l’argent et la vie un sujet tabou. Or, ce tabou nous coûte cher, alerte Jérôme Mathis, tant du point de vue économique qu’humain. La France en aurait d’ailleurs payé le prix fort avec la crise du Covid-19.

Dans ce livre plein d’enseignements, découvrez combien la valeur de la vie diffère d’une administration française à une autre ; pourquoi les tribunaux et le droit français sont inadaptés aux enjeux du XXIe siècle ; quelle incidence a la réforme du prix du soin sur les pratiques hospitalières et le tri des patients ; comment le point de vue des économistes chargés d’assigner un « prix » à la vie s’est transfiguré au cours des dernières décennies ; et pourquoi il ne faut pas conférer la même valeur à toutes les vies dans la programmation des voitures sans conducteur et, plus généralement, de l’intelligence artificielle et des robots à venir.

Combien vaut une vie?  montre que le temps est venu d’attribuer une valeur transparente à la vie afin d’engager la France dans une gestion plus cohérente de l’ensemble des risques auxquels sont exposés les citoyens (alimentaire, écologique, industriel, nucléaire, routier, sanitaire, technologique, terroriste…).

Qui est Jérôme Mathis ?

Cet ouvrage est Prix du Jury 2022 (Grand Prix Turgot)

Le 28e salon du livre ancien et moderne de Cahors se déroulera cette année les 5 et 6 septembre 2026 à l’espace Valentré et proposera plus de 30 000 livres curieux ou rares.

L’entrée de ce grand rendez-vous de Midi-Pyrénées des amateurs de livres anciens et modernes est entièrement libre et gratuite. 25 exposants et exposantes, libraires de livres anciens et d’occasion venu·es de toute la France, présenteront une sélection de plus de 30 000 livres et documents curieux ou rares.

Chaque année, le salon propose une thématique. En 2026, ce sera la gastronomie à l’occasion de la disparition de l’homme de lettres et gastronome Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826). Pour célébrer l’évènement, le salon recevra Jean-Marc Stébé, professeur émérite de sociologie à l’université de Lorraine, auteur d’un ouvrage récemment paru : La Gastronomie : de l’écuelle aux étoiles. Il nous invite à découvrir l’évolution de la cuisine à travers le prisme des sciences sociales lors d’une conférence dimanche 6 septembre 2026 à 15 heures. Pour marquer l’évènement, le salon éditera cinq marque-pages différents en édition limitée qui seront à collectionner gratuitement sur les différents stands.

Cette année encore, les visiteurs et visiteuses pourront tenter de gagner 100 euros en bon d’achat à dépenser sur le salon du livre ancien et moderne de Cahors, il leur suffira de remplir le bulletin de participation qu’ils et elles trouveront sur place inséré dans le programme du salon et de le glisser dans l’urne à disposition à l’entrée du salon.

Les visiteurs et visiteuses du salon du livre ancien et moderne de Cahors pourront aussi découvrir l’art de la reliure artisanale avec Béatrice Jaques, celui de la fabrication du papier avec Jean-Pierre Gouy et celui de la marbrure avec Marianne Peter. La maison d’édition édicausse nous fera découvrir sa production éditoriale, ses auteurs et ses autrices. L’artiste Melissa Pelazza, représentant l’atelier Aya Kōbō, exposera ses productions de gravures et animera un atelier pour tous les âges.

Chaque année, le Salon du livre ancien et moderne de Cahors propose aux visiteurs et visiteuses de rencontrer un libraire spécialement invité pour l’occasion. Pour la 28ème édition, le salon accueille la librairie Koegui (Bayonne), dirigée par Guy Néplaz et Isabelle Bilbao qui délaisseront leur Pays basque le temps d’un week-end pour présenter leurs précieux livres à Cahors, sont un remarquable fonds sur la gastronomie.

Le salon a été conçu dès son origine il y a un quart de siècle comme le rendez-vous festif de la rentrée : il n’est pas réservé aux bibliophiles et aux connaisseur·ses, les curieux et curieuses de tout âge y trouveront eux et elles-aussi une occasion de découvertes étonnantes, une opportunité de renouer avec des souvenirs d’enfance, de rencontrer des libraires, des éditeurs et des artisan·es hors du commun, ou simplement de flâner entre des univers riches et étonnants.

La présence à l’espace Valentré de professionnel·les du livre reconnu·es est aussi l’occasion d’obtenir gratuitement une estimation ou un conseil sur les trésors qui dorment dans sa bibliothèque.

🌐 Site  : salondulivreanciencahors.com

📞 informations : 05 47 11 17 30 ou 06 52 02 70 05

Jeudi 23 avril 2026, Journée mondiale du livre

Les livres sont comme une fenêtre ouverte sur un autre monde – à chaque nouvelle page, ils nous font découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles cultures et de nouvelles idées. Chaque année, le 23 avril, l’UNESCO célèbre la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur afin de reconnaître le pouvoir des livres en tant que pont entre les générations et les cultures.

Source : https://www.unesco.org/fr/days/world-book-and-copyright

Les meules et moulins du Figeacois du XVIe au XXe siècle , par Alain Turq

Première conférence de l’année 2026,  mardi 20 janvier à 18.30 à la salle Roger Laval / FIGEAC
Elle traitera d’une des richesses patrimoniales du LOT

Alain TURQ, conservateur en chef du patrimoine, docteur en préhistoire, a dirigé de nombreuses fouilles en France (Le Roc Allan, Le Mas-Viel, La Ferrassie), comme à l’étranger (Orce, Espagne) a participé à la mise en place des expositions permanentes des musées du Pech-Merle à Cabrerets , du musée de Sauveterre-la-Lémance et celui du musée national de Préhistoire aux Eyzies dont il fut conservateur adjoint du directeur.

Depuis sa thèse consacrée à l’homme de Néandertal entre les vallées de la Dordogne et du Lot, il n’a cessé de parcourir cet espace géographique. C’est là, que dans les années 2000, il a rencontré les derniers meuliers de Domme et qu’a commencé sa quête et sa nouvelle passion. Aujourd’hui retraité, il vient de finaliser un long travail de recherche par la parution aux éditions édicausse avec P. Billiant : « Du grain à moudre : regards sur les meules de moulins de l’Agenais, Périgord et Quercy ».

Après une brève évocation de leurs origines jusqu’au XVIè siècle vous sera contée, l’évolution des moulins et des meules du Figeacois, le lent abandon des carrières locales (notamment celle de Faycelles) et l‘inexorable invasion des meules en silex provenant au moins pour partie du grand centre meulier Aquitain celui de Domme (Dordogne). Les ressorts de ces changements profonds vous seront explicités et mis en relation avec les grands bouleversements politiques (Révolution Française, Grandes guerres…) et économiques (industrialisation, amélioration des voies de communication…).

Cette conférence, entrecoupée de moments de discussions (questions-réponses), vous permettra d’échanger et ainsi de découvrir tous les aspects de  cette histoire bimillénaire : les carrières discrètes, les meules de moulins réutilisées, oubliées, les traces de cet artisanat puis cette industrie. Des siècles durant, ces meules aujourd’hui délaissées, abandonnées ont fourni la base de la nourriture, la farine composante essentielle du pain.

VENTE – DEDICACE DE L’OUVRAGE
DU GRAIN À MOUDRE. Regards sur les meules de moulins AGENAIS / PÉRIGORD / QUERCY

Deux courts-métrages vous montreront comment des générations de meuliers les ont fabriquées.

Tarifs : 4 euros pour les adhérents et 8 euros pour les non adhérents.
Gratuit pour les jeunes et les bénéficiaires de minima sociaux.

Les Agrias : « passion papillons » signée Gilles Séraphin !

L’archéologue Gilles Séraphin nous entraîne dans une nouvelle passion : les papillons sud-américains.
D’une histoire familiale à l’origine de cette plongée dans le monde des lépidoptères, vous pourrez en apprendre davantage dans un article très documenté publié dans les colonnes de La Dépêche du Midi.

Un ouvrage de référence :

  • Un état des lieux complet du genre Agrias
  • Quelque 550 taxa traités
  • 7 nouvelles sous-espèces décrites
  • 14 sous-espèces rétablies
  • 5 synonymies nouvelles au niveau spécifique
  • Plus de 240 holotypes et lectotypes figurés
  • Des cartes de répartition pour toutes les espèces et sous-espèces
  • Fruit de patientes investigations dans une littérature profuse, multilingue et dispersée
  • Fondé sur la consultation des collections publiques et certaines des plus importantes collections privées

Couverture de l’ouvrage

Une somme de plus de 500 pages, préfacée par Patrick Blandin, ancien professeur du Museum national d’histoire naturelle.
+ d’information sur l’ouvrage en CLIQUANT CE LIEN

Le bon air est dans les livres : une nouvelle adresse pour la culture !

Après Cajarc qui a « enfin » une vraie libraire, c’est maintenant à l’ouest du département, sur la commune d’Albas, que vient d’ouvrir une nouvelle enseigne « Le bon air est dans les livres »,  librairie généraliste couplée à un café/salon de thé. On y trouve des romans, des polars, des bandes dessinées, des romans graphiques, des mangas, des albums et romans jeunesse, des livres sur les sciences humaines, de la poésie, des beaux livres, etc…Mais aussi de la papeterie, carterie, jeux pour enfants, puzzles… en essayant de privilégier le Made in France. La partie café/salon de thé propose des boissons chaudes, froides (smoothies), des glaces ainsi que des gâteaux faits maison (cookies, cakes, …). Une petite restauration méridienne (tartines, salades, cakes salés…) est également proposée avec des produits locaux. Cathy et son assistante vous attendent au n° 2 de la place des Mirepoises 46140 Albas

Tel 0565537223 /  lebonairestdansleslivres@gmail.com

Commandes sur www.placedeslibraires.fr

Divona-Cahors à l’époque gallo-romaine

Retrouvez le bulletin de souscription en cliquant Ce LIEN

Cajarc a sa librairie !

Enfin ! allais-je dire. L’information est d’autant plus surprenante que le monde du livre, exceptées dans quelques thématiques, ne nourrit pas forcément les audacieux (ses). Louise Lefaux, la maîtresse des lieux qui a déjà fait ses preuves dans ce secteur économique mais également dans le Lot, était déterminée à avoir « sa librairie ».

Sous l’enseigne « La chamade » nom qui nous rappelle quelques célébrités, Louise vous attend dans un espace où chacune et chacun pourra trouver son bonheur ; c’est aussi en lui faisant partager vos passions et vos attentes que vous lui permettrez de façonner son projet. Le livre invite forcément au partage et Cajarc bénéficie d’un atout supplémentaire dans ses commerces !

Pour la visite : Horaires : le mardi de 14 h 30 à 18 h 30, du mercredi au samedi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h 30. Le dimanche de 9 h 30 à 12 h 30. / 06 33 60 71 89 / librairielachamade@gmail.com

DIVONA-CAHORS à L’ÉPOQUE GALLO-ROMAINE

Un nouvel ouvrage lancé en souscription par les auteur Didier Rigal et Frédéric Rivière

Voyage archéologique dans la cité cadurcienne
Depuis ces dernières décennies, grâce à l’archéologie préventive, les connaissances sur la ville antique de Divona-Cahors ont connu un développement considérable. Tous les monuments que se doit de posséder une ville romaine se retrouvent à Cahors. Peut-être même y sont-ils surdimensionnés par rapport à la population estimée. Forum, thermes, temples, théâtre, aqueduc, amphithéâtre, campus, castellum, riches domus aux sols mosaïqués, tout est là, sous nos yeux ou, plus souvent, sous nos pieds.
Au fil des pages, le lecteur pourra aller à la découverte de cette ville disparue dont ne subsistent aujourd’hui que des bribes, mais aussi découvrir son évolution, les techniques et les matériaux de construction employés, l’organisation des chantiers successifs et de nombreux aspects de la vie quotidienne de cette capitale de cité, celle du peuple des Cadurques.

L’ouvrage :  format 24 x 21, dos carré collé, environ 100 pages, plus de 70 illustrations (dont certaines signées Christian Verdun) : cartes, photos, relevés, restitutions, etc.
Prix de souscription : 19 € (jusqu’au 1er juillet) / + d’information sur Facebook en CLIQUANT CE LIEN

Bulletin_souscription à télécharger

Soscripcion darrièr libre de Fèliç Daval

Souscription. L’Association Aqui l’Oc a le plaisir de vous annoncer qu’elle éditera bientôt le dernier livre de Félix Daval « Lo Blaublu e la Silveta ».

C’est une histoire écrite dans une langue simple et poétique. L’auteur nous raconte au fil des saisons, la vie des oiseaux qui peuplent les vallons, entre noisetiers et aubépines. Ne perdons pas de vue le vol tantôt paisible tantôt affolé de Glanet, le geai. Lui, comme les mésanges, sera un jour dans la tourmente face aux prédateurs comme les buses ou les faucons pèlerins. Dans cette nature cruelle, heureusement, on parle aussi d’amitié, de solidarité et même d’amour.

Le QR code permet d’écouter des extraits de l’histoire et de se familiariser avec la langue occitane grâce aux élèves bilingues de 6°-5° du collège de Lacapelle-Marival et à leur professeur Stéphane Clerc. Texte bilingue : texte occitan puis texte en français traduit par Christine Rouchet Tible. Illustrations : Cric.

Souscription possible du 31 mars au 2 mai inclus. Merci de télécharger le bulletin sur le site http://www.espacioccitancarcinol.com et de l’envoyer accompagné d’un chèque de 10 euros, à l’ordre de Association AQUÍ L’ÒC.

La Bible a son musée dans le Lot

Unique en Occitanie, le musée de la Bible est installé à Saint-Céré. La proximité des Journées du Patrimoine est une opportunité à saisir pour se familiariser avec tout ce qu’il faut savoir sur le livre le plus traduit dans le monde et inscrit bien évidemment au Patrimoine culturel de l’Humanité.
Géré par un particulier, ce lieu abrite également une presse Gutenberg qui date de la première moitié du XIXe siècle. Avec une première édition imprimée au XVe siècle (bible Vulgate, version latine), les chercheurs ont cependant estimé que sa rédaction aurait commencé 1 200 ans avant JC !

L’exposition permanente est composée de 12 panneaux auxquels s’ajoutent différentes bibles selon l’époque d’édition, le format, le support utilisé. On peut y apprendre que notre poète lotois Clément-Marot célèbre pour ses positions religieuses équivoques a participé à quelques traductions des textes bibliques.

Rendez-vous au 7 place Jean-Jaurès à Saint-Céré / Tel : 06 38 31 26 28

Ouvert pour les Journées du Patrimoine : 9 h / 12 h – 14 h / 18 h
Sur rendez-vous les autres jours.

80 ans après sa mort. Antoine de Saint-Exupéry, l’aviateur mystique ? par André Décup

En juillet 1944, disparaissait Antoine de Saint-Exupéry. Alors qu’il affirmait ne pas avoir la foi, ses œuvres sont pétries de culture et de références chrétiennes.

Antoine de Saint-Exupéry : Dieu est omniprésent dans l'œuvre de celui qui se disait agnostique. Wikimedia commons
Antoine de Saint-Exupéry : Dieu est omniprésent dans l’œuvre de celui qui se disait agnostique.
Sources : Wikimedia commons
« Dessine-moi un mouton » ou « On ne voit bien qu’avec le cœur ». Qui ne se souvient pas de ces répliques du conte poétique et philosophique qui restent cultes ?Publié simultanément en avril 1943, il faut attendre la fin de la guerre pour que le « Petit Prince » sorte en France, en 1946, à titre posthume. Phénomène éditorial mondial, l’ouvrage s’est vendu à plus de 150 millions d’exemplaires devenant le deuxième best-seller planétaire après la Bible.

La magie de l’enfance

Antoine de Saint-Exupéry est né à Lyon en 1900 dans une famille de la noblesse provinciale. Malgré la mort de son père alors qu’il n’a que quatre ans, il connaît une enfance heureuse. Sa mère, très croyante, transmet la foi à ses cinq enfants qu’elle élève seule, joue de la musique avec eux, leur lit des contes. « Elle donne à vivre au jeune Saint-Exupéry une véritable magie de l’enfance » écrit son biographe, Michel Faucheux.

Scolarisé dans les écoles catholiques, c’est un enfant doué, turbulent, doté d’une grande sensibilité. Et Antoine est ailleurs. Il a déjà « la tête dans les étoiles ». Moyennement intéressé par les études, parfois dissipé, il tient tête aux professeurs. L’année de son baccalauréat, en 1917, son frère de 15 ans meurt.

À 18 ans, il tombe amoureux de Louise de Vilmorin, mais ses fiançailles seront rompues cinq ans plus tard. Ayant du mal à trouver sa voie, il s’éloigne peu à peu de la foi catholique et de la pratique religieuse.

Un passionné d’aviation

C’est un passionné d’aviation depuis son enfance : il accomplit à 12 ans son baptême de l’air. Pilote dès son service militaire, il s’engage en 1925 pour transporter le courrier entre la France et le Sénégal puis l’Amérique du Sud. La vie de pilote est très dure, le courrier passe avant tout. Mais Antoine se sent enfin membre à part entière d’une communauté humaine. « Partout où il se posait, c’était pour apporter la joie » écrira André Gide dans ses « Souvenirs ».

Pilote courageux, « le saint Bernard de la bande » (selon ses amis), il volera de Toulouse à Dakar, de Buenos Aires à Rio. La ligne de l’aéropostale lui apporte la gloire lorsqu’il élève le quotidien de dangers au rang d’épopée des airs et des lettres.

Son nom devient une signature qu’il va aventurer dans les grands raids aériens et le journalisme. Ses amis sont les nouveaux chevaliers comme Guillaumet et Mermoz. En 1931, « Vol de Nuit » lui vaut le prix Fermina et le succès.

En 1935, il échappe à la mort, perdu avec son mécano dans le désert. Puis il connaît la guerre d’Espagne. Face à la barbarie et la mort, « Terre des Hommes » proclame alors en 1939 son humanisme.

Le 31 juillet 1944, Antoine de Saint-Exupéry disparaît brutalement à 44 ans, abattu par un pilote de chasse allemand. Au large de Marseille aux commandes de son avion, il rentrait à la base corse de Borgo après un vol de reconnaissance dans le sud-est de la France.

Depuis un an engagé contre les Allemands, il était en mission de reconnaissance pour les Alliés. Pourquoi l’aviateur est mort ? Sa mort mystérieuse va parachever sa légende : « Si j’avais su qu’il était aux commandes, je n’aurais pas tiré, pas sur lui » regrettera l’officier ennemi qui a l’abattu. Après la découverte en 2003 de l’épave de l’avion, l’Allemand avouera avoir été depuis toujours un de ses fidèles lecteurs.

L’agnostique pétri de valeurs chrétiennes

Dès ses premiers romans, bien qu’il se déclare agnostique, son œuvre est pétrie de références au christianisme, de questionnements spirituels, voire mystiques.

Dans le silence des airs, Saint-Exupéry vit une profonde solitude intellectuelle et spirituelle. Même dans le doute et le désespoir, ses bases sont solides.

Il a conservé chevillées au cœur les valeurs chrétiennes transmises par sa mère et déplore une civilisation sans Dieu où l’homme se tient à hauteur des machines qu’il a créées : « Je hais mon époque. L’homme y meurt de soif… Deux milliards d’hommes se font robots ».

Son découragement ne se traduit pas chez lui par l’abattement ou l’inaction. Au contraire, il manifeste ses exigences. Dans « Citadelle », son testament spirituel inachevé, il écrit : « Il convient en permanence de tenir réveillé en l’homme ce qui est grand et de le convertir à sa propre grandeur ». Et encore, il ajoute dans ses « Écrits de Guerre » : « Rendre aux hommes la signification spirituelle ». Ce sera le sens de toute son œuvre. « Une fois encore je n’ai d’autre vocabulaire que religieux pour m’exprimer ».

Il nous libère d’un univers sans ferveur et sans but

Le commandant Saint-Exupéry a offert sa vie pour sauver sa patrie, la France. « Ce qui l’a frappé au cœur, ce sont les querelles et les rivalités entre Français. Il est mort en protestation contre de sectarisme et la haine ». C’est la conviction de son ami, Robert Aron.

« Tenir réveillé en l’homme ce qui est grand et le convertir à sa propre grandeur » : Ces mots de l’aviateur résument selon Stan Rougier le dessein de toute son œuvre.

Depuis sa disparition, Antoine de Saint-Exupéry jouit d’une popularité qui ne faiblit pas en France et dans le monde entier, grâce aux traductions du « Petit Prince » dans plusieurs centaines de langues.

Mais c’est tout au long de son œuvre que l’écrivain-pilote a su trouver les mots et toucher les cœurs des chercheurs de sens.

Lire Saint-Exupéry, c’est embarquer dans une inlassable quête intérieure vers le plus humain, vers le plus fraternel, vers Dieu. Car Dieu est omniprésent dans l’œuvre de celui qui cherchait le silence des mots intérieurs et priait ainsi : « Apparais-moi, Seigneur car tout est dur lorsqu’on perd le goût de Dieu… Quand je mourrai, Seigneur, j’arrive à toi car j’ai labouré en ton nom ».

Malgré l’éloignement du catholicisme, la question de Dieu, l’aspiration à l’universel, au don de soi pour les autres, à la confiance, à l’amitié, à l’amour, l’envahit.

Si personne ne peut préjuger du bouillonnement spirituel qui animait l’écrivain, ce qui est certain, c’est qu’il a bien fait naître chez certains de ses lecteurs « des inquiétudes spirituelles ». Ils ne l’auraient pas été par des auteurs appartenant au sérail catholique.

Saint-Exupéry s’adresse aux personnes qui sont aux frontières de la foi, aux périphéries comme dit le pape François. « Le pilote mystique nous offre un chemin de dépassement, écrit le père Stan Rougier, et vient nous libérer de la monotonie d’un univers sans ferveur et sans but ».

Merci à André Décup, signataire de ce très bel article ainsi qu’à l’hebdomadaire La Vie Quercynoise

Image d’illustration : Photo non datée de Saint-Exupéry devant son avion. © Crédit photo : Archives AFP / Sud-Ouest

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