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Un ouvrage en souscription sur Saint-Michel de Bannières

 

 

Saint-Michel de Bannières. Une part d’histoire 1850-1960 par Colette Beyssen-Laprévôte

 

 

Ce livre documentaire relate une part d’histoire de la commune et fait suite à un autre ouvrage consacré à la Première Guerre mondiale paru en 2018.

Il est dédié aux hommes et aux femmes qui ont vécu dans le village et qui en ont façonné les terres et les maisons ainsi qu’à leurs descendants, aux nouveaux habitants qui ont choisi ce village pour y vivre et y travailler, aux visiteurs de passage qui aiment qu’on leur raconte l’histoire des lieux qu’ils traversent.

Afin de recevoir un ou plusieurs exemplaires de cet ouvrage dès sa parution (été 2020) vous pouvez remplir ce Bon de souscription soit :

  • Le déposer avec le paiement sous enveloppe cachetée portant la mention « Association St Michel Passion » dans la boîte aux lettres de l’association située à côté de celle de la mairie de St Michel-de Bannières.

  • l’adresser par la Poste accompagné du règlement par chèque à : Association St Michel Passion

Mairie de Saint Michel-de-Bannières 46110 Saint-Michel-de-Bannières.
Contact : 06 33 12 26 11 / colette-laprevote@orange.fr

Le 2 avril 1838, naissait Léon Gambetta

Cette semaine anniversaire de la naissance de Léon Gambetta, le 2 avril 1838, aurait dû marquer le début du cycle de conférences célébrant le 150ème anniversaire de la proclamation de la IIIe République le 4 septembre 1870 et le transfert de son cœur au Panthéon, le 11 novembre 1920.

Dans ces temps difficiles, les associations organisatrices – l’Université pour Tous Cahors, la Société des Etudes du Lot et l’Amicale des Anciens Elèves du Lycée et du Collège Gambetta – souhaitent partager avec les lecteurs cette émouvante lettre de Léon Gambetta, dont la famille fut touchée par l’épidémie de variole durant la guerre de 1870.
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Pour information vous pouvez accéder aux articles déjà publiés sur notre site concernant l’Année Gambetta : cliquez CE LIEN

André BRETON, pape du Surréalisme, Citoyen du Monde à la recherche de l’or du temps

photographié par Henri Manuel en 1927.

André Breton est né le 18 février 1896 à Tinchebray, dans l’Orne. Ses origines sont bretonnes et lorraines. Élevé d’abord à Saint-Brieuc, par son grand-père maternel, il a quatre ans quand sa famille s’installe à Pantin. En 1906, il entre au collège Chaptal. À dix-sept ans, en 1913, il suit les cours du P.C.N., porte d’entrée des études médicales ; trois poèmes, dont un sonnet dédié à Paul Valéry, paraissent en mars 1914, dans La Phalange de Jean Royère. En 1915, mobilisé dans l’artillerie, il fait ses classes à Pontivy, puis est versé dans le service de santé à Nantes. Il entre en correspondance avec Guillaume Apollinaire et fait une rencontre capitale, celle de Jacques Vaché. Affecté, en 1917, au centre psychiatrique de la IIe Armée, à Saint-Dizier, il s’initie à la psychanalyse. Rappelé à Paris, il fait, auprès d’Apollinaire, la connaissance de Philippe Soupault et celle d’Aragon, dans la librairie d’Adrienne Monnier. Tous trois collaborent à Nord-Sud, revue qu’anime Pierre Reverdy.
En 1919, André Breton publie Mont de piété, où s’affirme sa rupture avec la poétique mallarméenne, dans le temps même où, ayant fortuitement découvert l’écriture automatique, il écrit avec Philippe Soupault Les Champs magnétiques, qui paraît en 1920. Avec Aragon et Soupault, il a créé en mars 1919 la revue Littérature, qui, en un an, passe de la recherche encore éclectique du « moderne » au soutien et à l’affirmation du mouvement Dada. En septembre 1921, Breton épouse Simone Kahn. Il a déjà pris quelque distance avec Dada, mais la rupture ouverte avec Tzara n’intervient qu’au début de 1922. Dès ce temps, autour de Littérature, Nouvelle Série, un groupe est constitué, dont le Manifeste du surréalisme (1924) explicite les positions et les interrogations. Dès lors, l’histoire de Breton et celle du surréalisme se mêlent de façon indissoluble. C’est de cette période que date la publication des Pas perdus.
La rencontre avec Nadja, rue Lafayette, en octobre 1926, est à la source d’un livre qui pose déjà les problèmes essentiels soulevés par le surréalisme (le rapport de la poésie et de la vie, le hasard, l’amour).

Benjamin Péret, Tristan Tzara, Paul Eluard et André Breton 1922

Reconnaissant, depuis la guerre du Maroc (1925), la nécessité d’une action politique, Breton entre en 1927 au parti communiste, dont l’exclusivisme idéologique entraîne assez vite son éloignement. Il n’en continue pas moins, difficilement, à collaborer avec le Parti sur divers problèmes (question coloniale, réflexion sur la littérature), jusqu’à la rupture définitive lors du « Congrès pour la défense de la culture » en juin 1935. De ces débats, le Second Manifeste du surréalisme (1929) – suivi de ruptures et de nouvelles arrivées – comme Les Vases communicants (1932) portent la marque. En 1932 également, se consomme sur ces mêmes questions la rupture avec Aragon.
La rencontre avec Jacqueline Lamba, qui est au centre de L’Amour fou, a lieu le 29 mai 1934. C’est aussi le moment où se confirme l’audience internationale du surréalisme : voyage à Prague, aux îles Canaries, auquel se réfère le chapitre V de L’Amour fou.
Aube, fille d’André Breton et de Jacqueline, naît à la fin de 1935: c’est à elle que s’adresse le dernier texte du livre.
En 1937, Breton dirige quelque temps une galerie surréaliste rue de Seine, à l’enseigne freudienne de Gradiva. En 1938, il est chargé de conférences sur la littérature et l’art au Mexique, où il rencontre plusieurs fois Trotski et écrit avec lui le manifeste Pour un art révolutionnaire indépendant. Au retour, il rompt avec Paul Éluard. Au moment de la guerre de 1939, André Breton est mobilisé à Poitiers. Après la débâcle, il est l’hôte à Marseille du « Comité de secours américain aux intellectuels », où il retrouve Brauner, Max Ernst, Masson, Péret. En 1941, il parvient à s’embarquer pour la Martinique, où règne le régime de Vichy; il y est d’abord interné, mais a le temps de découvrir Aimé Césaire, avant de partir pour les États-Unis. L’exil à New York est marqué par une exposition surréaliste en 1942 et la création de la revue VVV. Et c’est à New York, en 1943, qu’il rencontre Élisa, inspiratrice de la méditation d’Arcane 17. Après leur mariage, ils reviennent à Paris en 1946. Contre la mode de l’époque, Breton répudie l’asservissement aux directives d’un parti, ce qui ne l’empêchera pas d’être présent dans les combats du temps, avec une rigueur qui ne fléchit jamais. Il apporte en particulier son soutien à la lutte du Viêt-nam pour son indépendance, et pour un temps aux efforts de Gary Davis, le « citoyen du monde », comme au combat de la Hongrie contre le joug soviétique. Des expositions, des revues marquent l’activité surréaliste d’après la guerre. Pendant la guerre d’Algérie, André Breton est un des premiers signataires du Manifeste des 121.
Au printemps de 1966, Breton fait un court voyage en Bretagne. En septembre, il est hospitalisé à Lariboisière, où il meurt le matin du 28. Ses obsèques ont lieu le 1er octobre au cimetière des Batignolles. Le faire-part de décès portait ces seuls mots : ANDRÉ BRETON 1896-1966 Je cherche l’or du temps

André Breton (1896-1966)
Fils d’un employé en écritures à la gendarmerie ; Gendarme des écritures poétiques pendant un quart de siècle ; Elève-médecin pendant la guerre de 14 ;
Dadaïste ; Liquidateur du Dadaïsme ; Fondateur du Surrealisme ; Ami de Robert Desnos ; Pape du Surréalisme; Ennemi de Robert Desnos ; Ennemi de la société marchande ; membre du Parti Communiste ; Marchand d’Art ; Père de l’Aube ; Rebelle en temps de paix ; Fuyard en tant de guerre ; Collectionneur d’Art africain ; Militant anti-colonialiste ; Ennemi de la Littérature ; Critique Littéraire ; Briseur de statues ; Statue dans un musée ; et/ou poète ?
Piers Tenniel

Le plus beau village de France au terme de la Route Mondiale
C’est parce qu’il cherchait l’Or du temps, que tous les ans, André BRETON venait poursuivre en sa maison acquise en 1950 à Saint-Cirq-Lapopie, l’ancienne auberge des Mariniers (toujours visible), son rêve de pierre et de lumière…

« C’est au terme de la promenade en voiture qui consacrait, en juin 1950, l’ouverture de la première route mondiale – seule route de l’espoir – que Saint-Cirq embrasée aux feux de Bengale m’est apparue – comme une rose impossible dans la nuit.
Cela dût tenir du coup de foudre si je songe que le matin suivant je revenais, dans la tentation de me poser au coeur de cette fleur : merveille, elle avait cessée de flamber, mais restait intacte.
Par-delà bien d’autres sites – d’Amérique, d’Europe – Saint-Cirq a disposé sur moi du seul enchantement : celui qui fixe à tout jamais. J’ai cessé de me désirer ailleurs.
Je crois que le secret de sa poésie s’apparente à celui de certaines Illuminations de Rimbaud, qu’il est le produit du plus rare équilibre dans la plus parfaite dénivellation des plans. L’énumération de ses autres ressources est très loin d’épuiser ce secret….
Chaque jour, au réveil, il me semble ouvrir la fenêtre sur les Très Riches Heures, non seulement de l’Art, mais de la Nature et de la Vie ».
André BRETON – Saint-Cirq-Lapopie, le 3 septembre 1951.
(Brochure Ville de Cahors : Citoyens du Monde, 2000).

La maison de Saint-Cirq
En bordure de la place du Carol, sous les vestiges du château de Lagardette, l’Auberge des Mariniers est une des anciennes maisons de chevaliers qui constituaient au Moyen Age le fort aristocratique de Saint-Cirq-Lapopie.
Cet édifice du 13ème siècle est composé d’une tour carrée et d’un corps de logis quasi entièrement bâtis en pierre.
La tour, dont la base épouse parfaitement le relief du promontoire rocheux, est percée sur la façade nord de deux petites portes en arc brisé, visibles depuis la ruelle qui passe devant le musée Rignault.
Réparti en trois niveaux, ce donjon médiéval était dépourvu de latrines, de cheminée et d’évier, ce qui le rendait peu adapté aux impératifs de la vie quotidienne.
Accolé à la tour et légèrement plus tardif, le logis rectangulaire était sans aucun doute bien plus confortable.
Doté à l’origine de deux étages (le dernier étant aujourd’hui remplacé par la toiture), il se distingue notamment par une grande porte en rez-de-chaussée et deux fenêtres géminées, appuyées sur le cordon qui court le long de la façade.
Classée au titre des Monuments historiques en 1923, l’Auberge des Mariniers est avant tout célèbre pour un de ses propriétaires : elle fut en effet à partir des années 1950 la résidence d’André Breton, poète et fondateur du surréalisme.
(Source : patrimoine-lot.com)

Série de 9 photos : Le chef de file du surréalisme et ses amis dans le Lot (source : Archives départementale du Lot)

Autres sources : Wikipedia

Film documentaire : “Eglise St Maur à Martel : tympan et verrière”

C’est à Martel, charmante petite cité médiévale du nord du Lot, que le visiteur attentif peut admirer le tympan et la grande verrière de l’église St Maur.

Ce film, à vocation documentaire, est basé sur le récit écrit et dit par le père Lucien Lachièze-Rey, archiviste officiel de la ville. Le film montre en gros plans les détails des vitraux qui composent cette verrière et donne les clés iconographiques qui permettent de comprendre ce qui est figuré dans les différents compartiments.

Le collège des Sept Tours (Martel) a réalisé ce film pédagogique avec la participation d’élèves de cinquième, dans le cadre du parcours d’éducation artistique et culturel et du programme d’histoire

Le film est visible ici : Eglise St Maur à Martel : tympan et verrière

– Initiateur du projet : Lucien Lachièze-Rey
– Réalisation : Jérôme Vincent
– Elèves assistants réalisateurs : Elouan Bergougnoux, Raphaël Borde, Etienne Désiles, Valentin Lasfargue, Zina Meghraoui et Théo Taisson.
– Durée totale : 22mn / Format vidéo Pal 16/9 / Novembre 2019

Quatre associations pour “l’année Gambetta”

Quatre associations (l’Amicale des Anciens Élèves du Collège et Lycée Léon Gambetta, la Société des Études du Lot, l’Université pour Tous Cahors, l’Association de recherche sur l’histoire des familles) se sont unies pour organiser “l’année Gambetta”, ensemble de manifestations mémorielles commémorant le 150e anniversaire de la proclamation de la République par Léon Gambetta, le 4 septembre 1870 et le 100e anniversaire du transfert de son cœur au Panthéon, le 11 novembre 1920.

Né le 2 avril 1838 à Cahors, Léon Gambetta a été un des hommes politiques les plus importants de la période 1870-1914.

Opposant à Napoléon III, il montre ses qualités politiques dans les années troubles de la guerre de 1870-1871. Le 1er septembre 1870, l’armée française commandée par Napoléon III est écrasée à Sedan par une armée prussienne supérieure en armement et par la qualité de son état-major. Le 2 septembre, l’empereur rend les armes et se constitue prisonnier.

Grâce à la foule parisienne en colère à la suite de l’annonce de la défaite et qui envahit le Palais Bourbon où l’Assemblée siège, Léon Gambetta à la tête d’un groupe de députés se rend à l’Hôtel de Ville pour y proclamer, le 4 septembre 1870, la République et former un Gouvernement de Défense Nationale. La déchéance du corps législatif est prononcée en même temps et des élections en vue de constituer une nouvelle Assemblée Nationale sont organisées.

Le 7 octobre, Léon Gambetta quitte Paris en ballon pour tenter de réunir les armées et repousser les forces prussiennes. Il n’y arrivera pas.

La nouvelle Assemblée élue le 8 février 1871 proclame la déchéance de Napoléon III. À nouveau député, Léon Gambetta il reste un ardent défenseur du régime républicain et fonde à l’Assemblée Nationale de 1871 le groupe “Union Républicaine” pour promouvoir ses idées. Le 7 septembre 1871, il fonde un nouveau journal “La République Française” et se bat pour l’élection d’une nouvelle Assemblée qui est élue en 1873. Il est l’artisan des votes, qui, de février à juillet 1875, adoptent les trois lois constitutionnelles qui fondent le régime républicain parlementaire.

Il est nommé président du Conseil le 14 novembre 1881 mais le gouvernement tombe le 30 janvier 1882, date à laquelle il se retire à Sèvres où il meurt le 31 décembre 1882.

Considéré comme le père de la République, le cœur de Léon Gambetta est transféré le 11 novembre 1920 au Panthéon, en même temps que les cendres du Soldat Inconnu sont inhumées sous l’Arc de Triomphe.

 

Calendrier des événements organisés conjointement par

Amicale_des Anciens Elèves du Lycée et du Collège Gambetta
Société des Etudes du Lot
Université Pour Tous Cahors Quercy

La médaille de Léon Gambetta
Vendredi 31 janvier. Bilan définitif de la marque d’intérêt pour la médaille. Deux hypothèses:
Jeudi 2 avril (jour de la naissance de Léon Gambetta), fin de la souscription passation de la commande avec le nombre d’exemplaires à frapper.
Formulaire réservation

 

Les Mardis de Léon Gambetta
> Vendredi 3 avril (en relation avec la naissance de Léon Gambetta), Etienne BAUX, La République, Collège Gambetta.
> Mardi 5 mai conférence de André TULET, 14 heures, La presse de Cahors de 1870 à 1914, Centre Universitaire Maurice Faure.
> Mardi 12 mai, 14 heures, conférence de Danièle MARIOTTO, Léon Gambetta épistolier. Théâtre municipal.
> Mardi 8 septembre, 14 heures, conférence de Dominique ANTÉRION. Léon Gambetta à travers les médailles, l’art, la propagande politique, l’hommage posthume (v. site internet)
> Mardi 22 septembre, 14 heures, conférence de Philippe NASZALYI,  Léon Gambetta orateur et polémiste attaqué en diffamation par le président de la République, Espace Clément Marot (v. site internet).
> Mardi 29 septembre, 14 heures, conférence de Georges RIBEILL, Léon Gambetta, le plan Freycinet et les chemins de fer: des lignes projetées…  aux lignes réalisées…, Espace Clément Marot (v. site internet).
> Mardi 6 octobre, 14 heures, conférence de Laurent WIRTH  sur le thème de son dernier livre La République en héritage ou le fil de Marianne, Espace Clément Marot (v. site internet).
> Mardi 3 novembre, conférence de Gérard BÉAUR, 14 heures,  Vice-Chair de l’EURHO (EUropean Rural History Organisation) L’agriculture aux temps de Léon Gambetta, entre optimum et phylloxera, Espace Clément Marot (v. site internet).

Les dates-clefs
Vendredi 4 septembre (jour de la proclamation de la République par Gambetta), Visite de la Monnaie de Paris et de l’Assemblée Nationale, groupe de 50 souscripteurs de la médaille. Cette visite est préparée en relation et avec le soutien d’Aurélien Pradié.

L’exposition
Une exposition intitulée Léon Gambetta, l’homme et l’œuvre aura lieu vers septembre-novembre dans les salons de la préfecture du Lot.

Elle sera organisée principalement par L’Amicale des Collectionneurs Lotois en coopération avec les trois associations du mémorandum (l’Amicale des Anciens Élèves du Collège et Lycée Léon Gambetta, la Société des Études du Lot, l’Université pour Tous Cahors).

Le mémorandum
Les trois associations l’Amicale des Anciens Élèves du Collège et Lycée Léon Gambetta, la Société des Études du Lot, l’Université pour Tous Cahors ont signé un mémorandum permettant aux membres à jour de leur adhésion de suivre toutes les activités organisées par les deux autres associations dans le cadre de “l’année Léon Gambetta”.

Médaille de Léon Gambetta

Le 4 septembre 1870, notre compatriote Léon Gambetta prononçait la déchéance du Corps législatif napoléonien et proclamait la République, installant notre régime démocratique parlementaire. Le 11 novembre 1920, le cœur de Léon Gambetta entrait au Panthéon.

Cinq associations (Amicale des Anciens Élèves du Lycée et du Collège Gambetta, Association des Collectionneurs Lotois, Association sur l’Histoire des Familles, Société des Études du Lot et Université pour Tous Cahors) commémorent cet anniversaire en frappant une médaille avec le portrait gravé en mars 1882 par Jules Chaplain et approuvé par Léon Gambetta lui-même peu avant sa mort.

Cette médaille produite par la Monnaie de Paris (68 mm) serait disponible en bronze au prix maximum de 115 € et 430 € en argent. Chaque exemplaire serait numéroté (format 1/x) et sa production serait limitée au strict nombre d’exemplaires souscrits. Il n’y aura aucun retirage possible. La souscription débutera en 2020 pour une délivrance le 4 septembre 2020, exactement le jour anniversaire de la proclamation de la République.

Si vous voulez être informé de l’ouverture de la souscription, marquez votre intérêt sans engagement, vous recevrez tous les renseignements, dont le prix définitif. La souscription sera ouverte dès que 100 marques d’intérêt (ou plus) sont reçues.

Nom: ………………………………………………Prénom:………..……..……………………….

Adresse: ……………….……………………………………………………………………

Mail:…………………………………………..@……………………………………………………………..

Serait intéressé(e) (sans engagement) par … exemplaire(s) de la médaille en / bronze ….argent

À retourner à: Société des Études du Lot, 38, rue de la Chantrerie, 46000 Cahors
etudesdulot@orange.fr

Formulaire réservation

Charles BOYER, acteur romantique célèbre (1899-1939)

A propos de Charles Boyer et de Figeac : Le 28 Août 1899 à cinq heures quinze minutes du soir naît dans la maison familiale boulevard Labernade, Charles Boyer qui à partir de 1930 sera un acteur romantique célèbre. Nous évoquerons les relations de l’acteur avec sa ville natale, notamment, dans les années de guerre et d’après guerre qui ne sont pas exemptes de malentendus. Au moment de la déclaration de guerre, Boyer fut mobilisé au milieu du tournage d’un film français qui devait s’appeler “Le Corsaire”. Démobilisé à la suite de diverses démarches, il abandonna le film et reprit le chemin de Los Angeles. Le 27 Décembre 1939, il écrit cependant à Joseph Loubet, sénateur maire de Figeac, la lettre qui suit …

« Berverly Hills, 27 Décembre 39
Cher Monsieur et ami,
Me voici réinstallé en Californie, où j’ai reçu dès mon arrivée un accueil vraiment réconfortant. J’ai – enfin ! – la sensation bien agréable d’être un peu utile. En collaboration, avec mes collègues anglais, nous nous occupons activement de plusieurs œuvres et avons déjà obtenu des résultats très importants.
En dehors de ces efforts, mon salaire pendant la durée des hostilités sera naturellement intégralement versé aux différentes œuvres que l’on m’a signalées à Paris au Ministère de la Guerre. Je tiens à vous dire que je vous serais reconnaissant de faire appel à moi pour vos réfugiés, ou pour tout besoin particulier intéressant notre cher Figeac.
Je me souviens avec émotion de votre sollicitude pendant mon bref séjour et j’espère bien vous y retrouver bientôt sous le signe des temps paisibles, sinon heureux.L’atmosphère ici est cent pour cent favorable et cette impression s’accentue de semaine en semaine. Je crois sincèrement pouvoir servir utilement dans ce pays le prestige du nôtre et vous remercie d’être parmi ceux qui l’ont compris dès le début. Encore une fois, mettez-moi à contribution autant que vous le voudrez. J’ai déjà demandé à ma mère de vous remettre un chèque, mais je sais que quelques lettres s’égarent, de toutes façons, je vous demande d’oublier toute discrétion. Je vous serais reconnaissant de toutes les demandes que vous voudrez bien m’adresser.
Trouvez ici mes souhaits bien sincères et croyez, je vous prie à mon souvenir reconnaissant et fidèle.
Charles Boyer ».*

* Document aux archives de la Société des Études du Lot à Cahors.

Par la suite, c’est la mère de l’acteur qui s’occupera de fournir des secours aux réfugiés figeacois (outre ce que l’acteur fait pour les œuvres de guerre nationales). Trente mille Francs seront ainsi versés en mai 1940. Par la suite, les liens semblent se distendre entre Figeac et Charles Boyer. En 1942, il acquiert la nationalité américaine. Coupé des ses premiers compatriotes, de leurs problèmes quotidiens, puis de leur martyre, pratiquant à la Libération une “charité” trop ostentatoire même si elle est réelle, Charles Boyer ne parvient pas à rétablir le contact avec une population traumatisée que gagne en outre un “antiméricanisme” aggravé par la guerre froide.

Article écrit par Philippe Calmon, paru dans le Bulletin de la Société des Études du Lot, Octobre-décembre 1999, 4e fascicule, Tome CXX.

Charles Boyer (page Wikipédia)

Un autre lien (site en anglais)

Jean MOULIÉRAT, le Ténor de l’Opéra comique, “sauveur” du château de Castelnau-Bretenoux

Jean Mouliérat en costume de Don José, pour Carmen, de Georges Bizet. Collection J. Mouliérat, Château de Bretenoux.

Jean Mouliérat (1853-1932) est né à Vers, à quelques kilomètres de Cahors, le 13 novembre 1853. Il vient d’une famille plutôt aisée : son père, Etienne, est propriétaire de  plusieurs gabares et tient l’hôtel de la Truite Dorée, qui existe toujours.
Jean est l’aîné d’une famille de cinq enfants : Jean, Adélaïde, Catherine, Emilie et Albert. Il passe son enfance en Quercy, où il est berger.

A vingt ans, il s’engage au 18ème régiment de Chasseurs à pied du fort de Rosny. Il y sera remarqué par son général de corps d’armée, le général Gaucher. Le 14 juillet 1875, ce dernier l’entend chanter l’Alsace et la Lorraine.Recommandé à M. Grosset, professeur au Conservatoire national de musique et de déclamation de Paris, la carrière du futur ténor est lancée.

Il est engagé à l’Opéra-Comique de Paris, où il interprète les plus grands rôles : Andréa, dans Le secret, d’Auber, sur un livret de Scribe, Wilhem Meister, dans Mignon, d’Ambroise Thomas, Tybalt dans Roméo et Juliette de Gounod, Don José dans Carmen de Bizet, Tamino dans La flûte enchantée de Mozart, Alfredo dans La Traviata de Verdi. En 1893, il brillera dans le Werther de Massenet, qui lui dédicaça une photographie, conservée au château. Atteint d’une maladie des cordes vocales, Jean Mouliérat met un terme à sa carrière en 1898. Il consacrera les trente-quatre dernières années de sa vie à Castelnau.

Le ténor ne vivait à Castelnau que la moitié de l’année. En effet, à la fin de sa carrière, il continua à garder des liens avec le milieu de l’Opéra-Comique. Il vivait donc une grande partie de l’année à Paris où il était membre du Conseil supérieur du Conservatoire national de musique. Il y fera entrer la jeune Jeanne Myrtale, future chanteuse lyrique, qui restera sa muse jusqu’à sa mort prématurée en 1931.
Par son amour des arts et de l’histoire, Jean Mouliérat ne tardera pas entrer dans le cercle des grandes figures politiques et littéraires locales. Il se lie d’amitié avec Henri Ramet, premier président de la Cour d’Appel de Toulouse. Passionné d’art et d’histoire, ce dernier est particulièrement attaché à la ville de Martel, à laquelle il consacre son ouvrage Un coin du Quercy. Après la mort de Jean Mouliérat, c’est lui qui accueillera les sociétés savantes venues visiter le château. Il écrit également en préambule de Un joyau du Quercy : Castelnau-de-Bretenoux une oraison funèbre qui témoigne de l’affection mutuelle que se portaient les deux hommes.
Il invitera également les nombreuses personnalités qu’il côtoyait à Paris à venir lui rendre visite dans son Quercy natal. Les salles du château deviennent alors “salons”, le lieu de rencontres entre grands esprits : s’y retrouvent Colette, Auguste Rodin, Louise Massenet. Ces visites sont souvent relayées dans la presse locale : le 17 octobre 1903, Le Réveil du Lot retrace la visite de la reine de Madagascar, Ranavalo. Henri Lavedan, de l’Académie française, séduit par la région, achètera le château de Loubressac, qui fait face à Castelnau. Le peintre Henri Martin, qui passe à Castelnau en 1898 songera à acheter celui de Montal, mais le propriétaire en demande une somme trop importante. Dans l’entourage immédiat de Jean Mouliérat se trouve également Anatole de Monzie, député du Lot, ancien ministre de l’Education Nationale. Il demeure à Saint-Jean-Lespinasse, à quelques kilomètres du château.

Jean Mouliérat participe aussi à la vie locale du Quercy. Il est l’ami du maire de Prudhomat, M. Jammes, et sera nommé conseiller municipal “d’honneur” de cette commune. Comme Gustave de Pradelle, il est admis dans la S.E.L. lors de la séance du 9 août 1897. Dès 1897, la presse locale reprend avec fierté les apparitions publiques de ce nouvel arrivant : le 25 Juillet, L’Indépendant du Lot relatait, en même temps que le Figaro ou que La Paix, le triomphe du chanteur invité par le ministre des Beaux-Arts à chanter pour le 14 Juillet “la fille du régiment” et “la Marseillaise”. La presse locale met également l’accent sur la générosité du ténor. La Dépêche du 5 octobre 1897 évoque un concert donné par le ténor à Saint-Céré en faveur des pauvres de la ville. Pendant la Première guerre mondiale, d’après un article de La Dépêche du 8 août 1918, il donne des concerts “à Toulouse ou bien dans quelque hôtel inoccupé dont on ouvre pour lui le grand hall” afin de collecter des fonds pour les blessés. L’article poursuit :

“l’an dernier, à l’hôtel de la source, dans le village d’Alvignac, où les buveurs d’eau affluent en été, il cueillait ainsi en une après-midi pour ses convalescents la jolie somme de 1.200 francs, et voici que cette année, le 11 août, il va recommencer”
Georges Renard, “Artistes et blessés”.

Il fait partie des souscripteurs au Guide du Quercy, édité en 1907 par le syndicat d’initiative du Lot. Il en est un membre d’honneur avec Henri Lavedan. Les articles publiés lui témoignent beaucoup de respect et de reconnaissance pour son activité au château de Castelnau.

Jean Mouliérat meurt le 20 avril 1932 à Paris. Il sera inhumé au cimetière Montparnasse. Le Figaro du 22 avril 1932 lui rend hommage :

“Jean Mouliérat vient de mourir, il avait 79 ans. Son nom restera inséparable de notre Opéra-Comique où il fut pendant un quart de siècle le magnifique interprète du répertoire français […] Il laissera d’unanimes regrets et dans son pays natal, le plus beau château-musée médiéval qui existe en France, ce manoir de Castelnau-Bretenoux dont il avait fait une relique inestimable”.

Quelques jours avant sa mort, le 8 avril pour la première partie, le dernier propriétaire avait fait rédiger devant Me Courcier et Me Burthe, notaires à Paris, l’acte de donation en faveur du ministère des Beaux-Arts. Cet acte juridique fixe le sort du château pour les décennies qui vont suivre.
“Le château ne pourra, à aucune époque, être affecté différemment qu’à un musée. Jamais comme hôpital, sanatorium, maison d’éducation, d’instruction ou de correction, établissement militaire”. Mouliérat, informé des différentes tentatives qui avaient eu lieu au XIXème siècle de réutiliser certains châteaux ou certaines abbayes, donne ainsi à vie une dimension artistique et historique au château.

Extrait de l’article de Juliette LOBRY “Le château de Castelnau-Bretenoux au XIXème siècle… destin d’un monument historique” paru dans le Bulletin de la Société des Études du Lot, 4ème fasicule 2003, Tome CXXIV, Octobre-Décembre 2003, pages 251-280.

Médaille Léon Gambetta, projet de souscription

Vous trouverez, en pièce jointe, un formulaire à remplir par tous ceux qui souhaitent “marquer leur intérêt” pour la réalisation, par la Monnaie de Paris, d’une médaille devant commémorer le 150ème anniversaire de la proclamation de la 3ème République par notre compatriote cadurcien Léon Gambetta et le centenaire du transfert de son corps au Panthéon.

Le renvoi de ce formulaire n’engage en aucun cas celui qui le retourne.

En effet, s’il est reçu un nombre de réponses suffisant, un “Bon de souscription” sera postérieurement mis à votre disposition.
Le formulaire complété est à renvoyer à la “Société des Etudes du Lot” 38 rue de la Chantrerie 46000 Cahors.
formulaire médaille Gambetta

Cahors, du Palais épiscopal à l’Hôtel de la Préfecture….

Histoire d’un lieu, mémoire de vies … depuis l’Ancien Régime jusqu’à nos jours !

Cet ouvrage, à paraître en janvier 2020 (différé au mois de mai 2020), est le fruit du travail mené par l’association MémoireChapou créée en 2017 par des anciens de la préfecture.
Après sa première réalisation exposition “Louvre-sur-Lot” qui retrace l’exode des oeuvres du Musée du Louvre pendant la Seconde Guerre mondiale et notamment leur accueil dans le département, à Montal, Vayrac, Bétaille… de 1943 à 1945, elle poursuit son oeuvre en restituant le passé de ces bâtiments historiques.

Prix spécial de souscription 15 € au lieu de 20 (valable jusqu’au 30 novembre 2019). 60 pages couleur, illustrées de nombreuses photographies d’époque.
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Historiens quercynois

Jean Lartigaut (1925-2004), historien et médiéviste

Cet article a déjà fait l’objet d’une publication dans l’ancienne version de Quercy net. Nous réintroduisons progressivement ce que nous avons précieusement conservé dans nos archives.

 

 

Les notices ci-dessous ont été rédigées pour la plupart d’après des articles publiés dans le Bulletin de la Société des Etudes du Lot. En particulier, les notices concernant les historiens anciens (jusqu’à Guillaume Lacoste) se fondent sur l’article “Nos historiens” publié par J. Fourgous dans le tome LXXXIII (2è fascicule), 1962 du B.S.E.L…

Guillaume Lacroix (1574-1614)
Né à Cahors, docteur in utroque jure (*)de l’université et par deux fois consul de cette même ville. Guillaume Lacroix s’est particulièrement intéressé à l’histoire des évêques de Cahors. Son livre Series et acta episcoporum Cadurcensium est paru à Cahors en 1621, chez Claude Rousseau. Ce livre a été écrit en latin, mais une traduction en a été faite en 1873, par Louis Ayma. Contemporain de Guyon de Malleville.

(*) in utroque jure : “dans les deux droits”, droit civil et droit canon.

Guyon de Maleville (Mort en 1614)
Seigneur de Cazals, il écrivit les Esbats du païs de Quercy, qui est une suite de dissertations et d’éphémérides, qui devait parcourir le temps depuis 3400 avant J. C. jusqu’en 1604. Le début a été perdu mais ce qui reste a été publié dans le Bulletin de la Société des Etudes du Lot.

Marc-Antoine Dominicy (vers 1605-1650)
Né dans une famille de bourgeois et de marchands de Cahors. Docteur en droit de l’université de Cahors, en 1621, il est avocat au Présidial puis procureur général de la cour des Aides jusqu’en 1644, date à laquelle il se rend à Paris où il obtient, en 1646, le titre de conseiller du roi et la charge d’historiographe de France (accompagnée d’une rente de 2000 livres). Doté d’une chaire de droit à l’université de Bourges, il n’enseigne que peu de temps car il meurt à Paris fin 1650 ou début 1651.
A Cahors, il travaille à écrire l’histoire du Quercy, consultant les bibliothèques de ses amis et fouillant les documents anciens. Il écrit alors De sudario Capitis Christi liber singularis, petit livre imprimé relatif à la Sainte Coiffe, et un Mémoire des anciens comtes de païs de Quercy et du comté de Caors, resté manuscrit, consacré à l’origine des comtes de Cahors.
L’Histoire du pays de Quercy, également manuscrite en plusieurs volumes, est l’oeuvre maîtresse de Dominicy. La première partie du livre est consacrée à l’histoire politique et civile tandis que la seconde traite de l’histoire des évêques de Cahors.
A Paris, le 21 mars1644, Dominicy obtient du roi un privilège pour l’impression de son Histoire du Quercy et d’un traité sur l’alleu qu’il avait également rédigé. Le traité est imprimé mais Dominicy décide – pour une raison inconnue – de ne pas publier son Histoire.

Raymond de Foulhiac (1622-1692)
Né en 1622 au château de Mordesson (près de Gramat), il meurt à Cahors en 1692.
Il vit d’abord à Paris, où il obtient le grade de docteur en Sorbonne (1661) et se lie avec Fénelon. Puis, installé à Cahors, il est vicaire général de trois évêques, Mgr de Sévin, Mgr de Noailles et Mgr Lejay.
Sont conservés sous forme de manuscrits, un texte en latin, Chronicon cadurcensium a Julio Caesare ad decimum septimum seculum, et un texte français de Chroniques allant de 1205 à 1560.
Jean de Vidal (XVIIè)
Docteur en droit, avocat au Parlement, il publie en 1664, à Cahors (chez P. Dalvy) un petit livre portant le titre suivant : Abrégé de l’histoire des évesques et comtes de Caors contenant l’histoire de leurs noms et faicts plus mémorables avec ce qui s’est passé de leur temps de plus remarquable dans le Diocèse Païs de Quercy depuis la publication de l’Evangile jusques en l’année 1664.
On y relève des faits curieux, comme l’apparition de deux soleils ensemble en 51, 1105 et 1540 ou une invasion de sauterelles en 1095, qui cache la vue du soleil pendant plusieurs jours…
Antoine de Cathala-Coture (1632-1724)
Né à Montauban en 1632, fils d’un avocat à la Cour des Aides, il sera lui aussi avocat. Maire de Montauban, il sera également sub-délégué de l’intendant.
On lui doit une Histoire politique, ecclésiastique et littéraire du Quercy (jusqu’en1724). Le livre, complété par l’abbé Teulière jusqu’en 1784, sera publié en 1785 chez Pierre Cazamea.

François Salvat (1729-1816)
Né à Cahors en 1729, il meurt dans cette même ville en 1816 après avoir été prébendier de la Cathédrale. Il laisse quelques notes sur divers sujets d’archéologie et trois volumes manuscrits d’une Chronique du Quercy (jusqu’en 1664).

Guillaume Lacoste (1765-1844)
L’abbé Guillaume Lacoste, est un homme d’enseignement né à Gramat en 1765 et mort à Sainte-Marguerite (commune de Laroque-des-Arcs) le premier juin 1844 à l’âge de 79 ans : il est successivement professeur, censeur et proviseur du lycée de Cahors, après avoir dirigé une institution privée. Il consacre ses loisirs à une Histoire générale du Quercy en cinq volumes. Les quatre premiers volumes ne seront publiés que longtemps après la mort de leur auteur, en 1883, par le libraire Girma, après avoir été revus par L. Combarieu et F. Cangardel. Cet ouvrage, qui fait autorité, a depuis été réédité à plusieurs reprises (voir la bibliographie).
Source sur date naissance et décès : ERASME Maurice, 1982, “A propos de la biographie de l’historien Guillaume Lacoste”, B.S.E.L., 1982, I, 99.
Raphaël Périé
Nous ignorons tout de cet auteur d’une Histoire et qui vécu au XIXè siècle.

Chanoine Edmond Albe (?-1926)
Voir sur ce site quelques une des monographies du chanoine Albe.

M. Saint-Marty
Instituteur, on lui doit une Histoire populaire du Quercy, publiée en 1920, rééditée depuis par Quercy Recherche

Chanoine Eugène Sol
Le Chanoine Eugène Sol est né près de Cahors, à Laroque-des-Arcs, le 20 septembre 1877. Après de sérieuses études secondaires à Montfaucon, il fut, avec autorisation de son évêque, élève du Séminaire St-Sulpice à Paris, et il fut ordonné prêtre à Cahors le 29 juin 1900.Mgr Eynard le nomma vicaire à Aynac, où il ne resta toutefois que peu de temps. Curieux de droit canon et de recherches historiques, il obtint d’aller à Rome pour y faire de grandes études. Ses grandes qualités de travailleur furent de suite remarquées et grâce à une charge de chapelain au collège St-Louis-des-Français, il put, en assurant un service d’église, se maintenir près de trois ans dans la Ville Éternelle. On le vit archiviste de l’Ecole Vaticane, et il fut un des étudiants les plus assidus de l’Apollinaire, suivant notamment, à ce réputé Séminaire romain, des cours de droit canon.

De cette vie romaine, un trait est resté révélé après l’élection de Pie XII, qui avait été dans sa jeunesse l’abbé Pacelli. (…) On a trouvé, dans les archives de notre collègue, une correspondance avec I’abbé, devenu nonce apostolique, puis cardinal et lorsque, de Secrétaire d’Etat, il fut élevé au Pontificat, le chanoine Sol tint à lui envoyer le livre qu’il venait de consacrer à Jean XXII sous le titre évocateur: “Un des plus grands papes de l’histoire”. (…) Le pape évoquera cette amitié, le 8 août 1953, dans une lettre de condoléances à Mgr Chevrier, après la mort d’un “compagnon d’études dont il appréciait en particulier les érudites recherches sur l’histoire d’une province”.

Le Chanoine Sol, après ses années de Rome, revint en France, en 1903, avec les titres de “Docteur in utroque jure et de Diplômé des Archives Vaticanes”. On le vit alors, travaillant à Paris dans les dépôts d’archives, et il fut pendant 10 mois, professeur de droit canon au Grand Séminaire de Meaux. On aurait pu à ce moment-là, entrevoir pour lui une éminente carrière dans l’Enseignement Supérieur s’il n’avait été déjà affligé de cette extrême extinction de voix qu’il devait garder toute sa vie.

En 1904, le Quercy le reprenait pour le ministère. Il fut alors nommé desservant de la petite paroisse de St-Etienne, près Souillac. En 1906, il était curé de Bégoux, et en 1912, l’évêché l’appelait à la paroisse Notre-Dame de Cahors. (…). Auprès du prêtre nommé, en 1929, Chanoine honoraire, puis en 1942, Chanoine titulaire, c’est surtout l’homme et le collègue que vous avez connu (…).

J’en arrive à celui qui fut nôtre, l’historien et l’érudit. Son œuvre est vaste ; hors les sujets qui nous intéressent spécialement, on y compte des travaux de droit canon, (…) il s’intéressera à l’oeuvre d’un savant canoniste, Giacomino Simoneta. Dans le domaine de l’histoire générale, son séjour à Paris lui vaudra un volume sur les rapports de la France et de l’Italie du XIIe siècle à la fin du 1er Empire, paru en 1905.

Pour notre Quercy, le Chanoine Sol est de la race des Dominici, des Fouilhac, des Lacoste et du regretté Chanoine Albe. Il a répandu, depuis plus de 40 ans, ses articles d’histoire locale, dans maintes revues de chez nous et d’ailleurs : les Annales du Midi, la Revue des questions historiques, la Revue d’histoire de l’Eglise de France, le Télégramme de Toulouse, le Bulletin des Anciens Elèves de St-Sulpice ; le Bulletin de Notre-Dame de Rocamadour lui fit souvent bon accueil et la Revue Religieuse de Cahors et de Rocamadour possède de lui près de cent articles. Notons aussi dans le même ordre d’idées ses communications aux Congrès annuels des Sociétés Savantes, publiées parfois dans les comptes rendus officiels.

Avec ces articles, I’œuvre du Chanoine Sol est répandue dans plus de vingt volumes, pour la plupart, malheureusement, de tirage assez limité, auxquels les éditeurs parisiens de travaux d’érudition, les Champion, Picard, Beauchesne ou Rivière, étaient heureux d’attacher leur nom.

Outre son beau livre sur Jean XXII, paru en 1947, et ses deux études sur le prélat charitable que fut Alain de Solminihac, éditées en 1928 et 1930, son œuvre peut se classer en quatre catégories : folklore, histoire de d’Eglise de Cahors, histoire de la Révolution, histoire économique et sociale.

Pour le folklore, nous avons de lui le “Vieux Quercy” qui eut quatre éditions de 1929 à 1947 et avait paru primitivement dans le Bulletin de la Société des Etudes du Lot. Notre collègue M. Joseph Daymard a souligné dans sa préface le grand mérite de cet ouvrage qui nous fait si curieusement pénétrer dans la vie et la pensée de nos ancêtres.

L’Eglise de Cahors forme un ensemble de cinq volumes, parus de 1938 à 1950. On sait combien les évêques de Cahors ont été liés jadis étroitement à l’histoire du Quercy. A ce titre, I’œuvre du Chanoine Sol, par une contribution à l’histoire générale, est venue s’inscrire heureusement dans la bibliographie lotoise près des ouvrages de Lacoste et de Saint-Marty.

Six autres livres du chanoine Sol sont consacrés, de 1930 à 1932, à la Révolution en Quercy. On peut imaginer combien de faits locaux sont réunis dans cet ouvrage que leur auteur avait complété par un recueil de 446 pages portant comme titre : ” Quercynois de la période révolutionnaire “. Je rattacherai à cet ordre d’idées le travail du Chanoine Sol sur un autre bouleversement du pays, la Révolution de 1848 dans le Lot, paru dans notre Bulletin.

L’étude de la vie sociale et économique du Quercy, aux siècles passés, nous a enfin donné, comme oeuvre maîtresse de notre collègue dans cet ordre d’idées, trois volumes traitant le sujet, des origines à la fin du XVIIe siècle, parus de 1941 à 1950. Nous y trouvons, à côté de notions sur la vie intellectuelle, sociale et religieuse de nos ancêtres, l’histoire de leurs misères et des calamités qui éprouvèrent maintes fois jadis notre petite patrie. (…)

Sa bibliographie complète tient quinze grandes pages dans une liste dressée par M. Calmon. Mais ce que je rappelle montre assez éloquemment l’importance de cette oeuvre qui fut celle d’un puissant chercheur (1).

Le Chanoine Sol, qui était devenu en 1926, après la mort du Chanoine Albe, archiviste diocésain, eut d’ailleurs la joie de voir son labeur amplement encouragé et récompensé. Il reçut pour ses éditions des subventions du Conseil général du Lot et de la Caisse des Recherches scientifiques. En 1931, il se voyait attribuer le prix d’études régionalistes de la Société des Gens de Lettres et il mérita le titre de lauréat de l’Institut par des récompenses de l’Académie des Sciences morales et politiques et, à deux reprises, de l’Académie française. Il avait été également nommé correspondant du Comité des travaux historiques du Ministère de l’Education nationale. C’est enfin au titre de ce même Ministère qu’il fût fait Chevalier de la Légion d’honneur, en juillet 1933.

Membre de la Société des Etudes depuis 1906, Président d’honneur depuis 1942 après avoir été Vice-Président, notre savant collègue était assidu à nos réunions, et rarement il n’arrivait pas sans quelque petit papier signalant un fait intéressant. A diverses reprises, ses communications, dans l’ordre économique, se trouvèrent amenées par quelque fait d’actualité : témoin, ses observations sur la loi du maximum décrétée par la Convention en 1792 et son application à Cahors.

La santé du Chanoine Sol devenant plus chancelante, en février 1953 il (…) partit alors pour la Maison de retraite de Bretenoux. Avant de quitter Cahors il remit pour les archives de la Société des Etudes les volumineux dossiers où se trouvent réunies les notes et rédactions de toute sa vie. (…)

C’est dans cette retraite de Bretenoux que s’est éteint, le 18 juillet 1953. (…)

Ce texte est tiré de l’éloge funèbre prononcé en réunion par le président Jean Fourgous le 8 octobre 1953 et publié dans le bulletin de la SEL du 4ème trimestre 1953.
Amédée Lemozi

Louis d’Alauzier (1893-1985)
Marie, Gaston, Anne, Louis de Ripert d’Alauzier (Bollène 1893, Cahors 1985). Entre à l’Ecole Polytechnique en 1913 puis poursuit une carrière d’ingénieur de l’armement jusqu’en 1941 où il est mis à la retraite à sa demande. Louis d’Alauzier s’installe alors à Cahors. Un bref retour à la vie militaire (1944-1946) le voit obtenir le grade d’ingénieur général. De retour à Cahors, il passe l’essentiel de sa vie à dépouiller les fonds d’archives. D’abord intéressé par la recherche généalogique, il maîtrise rapidement les méthodes de l’histoire médiévale.

Voir : Jean Lartigaut, Hommage à Louis d’Alauzier, Bulletin de la Société des Etudes du Lot, tome CVI, 2è fascicule 1985, avec une liste des travaux publiés de Louis d’Alauzier
Aux Archives départementales du Lot : Fonds d’Alauzier, 31 J

Jean Lartigaut 
BIBLIOGRAPHIE :
* Les campagnes du Quercy 1440-1500 ; Toulouse, 1978, 606 p. rééd. Quercy Recherche (B.P. 123, 46003), Cahors, index des noms de lieux et de famille
* Puy-l’Evêque au Moyen âge ; éd. Roc de Bourzac, 24150 Bayac, 1991, 207 p
* Jean Lartigaut (sous direction de) ; Histoire du Quercy ; Toulouse, éd. Privat, 1993, 300 p.
Sommaire : Paysages quercinois (J.P. Laguasquie); Préhistoire (M.Lorblanchet); Rome s’impose (M. Labrousse); Siècles obscurs 5°-10°s (J. Lartigaut); Nouvelles sociétés et nouveaux espaces 10°-12°s (J.Lartigaut); Croisade, guere de Cent ans 1212-1340 (J. Lartigaut); Guerres, pestes, famines 1340-1500 (J. Lartigaut); Temps modernes 1494-1789( J.P. Amalric); Révolution et Empire (J. Thomas); Siècle de l’acculturation 1414-1914 (J.Estèbe); Révolution silencieuse 20°s (P. Laborie).
* Notes sur quelques blasons quercynois [40 blasons décrits et dessinés] ; ARHFA (8, rue Brossolette 93160 Noisy le Grand), 1995
* L¹anoblissement en France 15°-18° s, théories et réalités ; Bordeaux,  M.S.H.A. n° 74, 1985

Françoise Auricoste 
Françoise Auricoste née Girard, est descendante d’un Lotois du causse de Valroufié, Elle a épousé un Marminiacois dont la famille est établie dans le canton de Cazals depuis la fin de la guerre de Cent ans. Après des études universitaires à la Sorbonne, elle devient professeur certifié d’histoire et géographie et exercera dans divers lycée de Paris et de la région parisienne de 1951 à 1986. Depuis lors, elle séjourne régulièrement en famille dans la maison Auricoste à Marminiac et fréquente assidûment les Archives départementales pour ses recherches d’histoire régionale qui lui donnent matière à ses publications d’ouvrages et d’articles.

BIBLIOGRAPHIE :–  Les Arques en Quercy, vallée du fer, vallée des arts ; S.I. Cazals 1990, 406 p.
– Premiers divorces dans le Lot 1792-1816; Moi-Géné n° 17 – avril 1996.
– Les maîtres de poste quercynois aux 17-18e s ; Quercy Recherche n°98 – oct. 1999
– Les maîtres de poste quercynois aux 17-18°s (suite) ; Quercy Recherche n°99-janv. 2000
– Les Arques en Quercy, vallée du fer, vallée des arts ; S.I. Cazals 1990, 406 p.
– Le pays de Cazals en Quercy ; S.I. Cazals 1988, 253 p. Rééd. Lacour, Nîmes 2005
–  La bastide de Villefranche du Périgord ; tome I: 1261 à 1500;  éd. Roc de Bourzac, 24150 Bayac, 1992,  236 p. index,
– La bastide de Villefranche-du-Périgord, tome II: 1500 à 1800; éd. du Roc de Bourzac (24150 Bayac), 1994, 200 p. index
– Histoire des femmes quercynoises 16°-19°s ; éditions Quercy-Recherche, Cahors 1996, 278 p. index
– L’auteur nous avait présenté des extraits de son travail sur les déclarations de grossesse au cours d’une réunion publique en 1994 (voir aussi son article : ).  Rééd. Lacour, Nîmes 2006
– En Quercy, la bourgeoisie des campagnes et des bourgs aux 17-18e s ; éd. du Roc de Bourzac, 2000, 256 p. index
– Histoire des artisans quercynois aux 17-18e s ; éd. Quercy Recherche, Cahors 2000, 463 p. index des noms de lieux et de famille
– Les meuniers en Quercy aux 17 et 18e siècles;; éd. du Roc, 24150 Bayac, 2002, 316 p. index
– Histoire des aubergistes et cabaretiers quercynois 1600-1900 ; Bayac 2003, éd. Roc de Bourzac, 224 p. 30 photos, répertoire alphabétique des aubergistes lotois
– Histoire de la seigneurie et du monastère des Junies ; Association des amis de la salle capitulaire (46150 Les Junies), Chauffailles (71170), 2002, 130 p.
–  Marchands et négociants quercinois aux 17-18e siècles ; éditions Lacour, Nîmes 2005, 334 p.
– Protestants oubliés du Haut- Quercy ; éditions Lacour, Nîmes 2007, 437 pages
– La maîtrise des Eaux et Forêts en Quercy au XVIIIème siècle, BSEL, Tome 115, Fascicule 2, 1994
– A propos d’Hippolyte de Montal., BSEL, Tome 118, Fascicule 2, 1997
– La seigneurie des Junies au XVIème siècle au temps des Morlhon et Jean du Pré, poète et guerrier, ami de Hugues Salel, BSEL, Tome 122, Fascicule 3, 2001.

Patrick Ferté
Il est maître de conférences d’histoire moderne à l’Université de Toulouse Le Mirail depuis 1994 et membre du laboratoire CNRS-FRAMESPA de Toulouse (UMR 5136). D’origine normande, domicilié à Cahors après son baccalauréat, il devient étudiant d’histoire et de philosophie à Toulouse et se passionne dès lors pour sa patrie d’adoption qui restera l’épicentre de ses recherches : son mémoire de maîtrise sur l’Université de Cahors (1972, 450 pages) est remarqué au point d’être édité dès 1974.
Se spécialisant dès lors – jusqu’au doctorat (1979) – sur l’histoire culturelle et plus précisément sur le monde universitaire sous l’Ancien Régime, il oriente en pionnier la recherche sur de nouvelles problématiques, l’histoire sociale des populations étudiantes, collabore avec l’EHESS et mène durant plusieurs décennies un lourd dépouillement de toutes les archives universitaires disponibles en France (dont celles de Cahors), constituant une base de données étudiantes géante devenue une référence pour les historiens comme pour les généalogistes (déjà 4 volumes parus ; à terme environ 50.000 étudiants).
En marge de nombreux travaux statistiques ou prosopographiques spécialisés et arides, publiés en France et à l’étranger, il se penche sur des aspects plus vivants et colorés du Quercy : la comédie satirique occitane, Scatabronda, fusée de Cahors sous Louis XIV en 1697 ; ou la vie quotidienne à Cahors de la Renaissance aux Lumière ; ou encore l’histoire de l’imprimerie à Cahors (16e-19e siècle).
Son grand chantier actuel est encore en grande partie quercynois : l’édition critique du Mémoire de l’intendant de Montauban pour l’instruction du duc de Bourgogne (1699) et son complément par A. Cathala-Coture (1713) (2 vol. prévus aux éd. du CTHS). Cette vaste description fouillée de la généralité au temps de Louis XIV, encore ignorée des historiens, enrichira sérieusement notre connaissance de l’ancien Quercy.

La Joconde réfugiée au château de Montal

En 1940, pour échapper à la convoitise allemande, 3 200 tableaux ou objets du Louvre sont mis à l’abri à Montauban, puis, après l’invasion de la zone “libre” en novembre 1942, transférés dans le Lot.

L'exil de Mona Lisa vers les terres non occupées du Quercy …

L'exil de Mona Lisa vers les terres non occupées du Quercy …

Publiée par ville de Saint-Céré sur Lundi 11 juin 2018

© Source Ville de St Céré

Pas moins de soixante camions pour les acheminer vers leurs repaires : Montal, La Treyne, Bétaille, Vayrac, Lanzac,…, notre département abritant ainsi, comme on a pu le dire, “la plus forte densité de chefs-d’œuvre au km2”.

Parmi eux : La Joconde de Léonard de Vinci, L’indifférent de Watteau, l’Angélus de Millet, la maison du pendu de Cézanne, La Vierge au diadème bleu de Raphaël, L’élévation en croix de Rubens, La Sainte Famille de Rembrandt, etc…

En même temps que les tableaux et antiquités égyptiennes, des membres des personnels des Musées Nationaux sont aussi mis à l’abri. Le silence, la discrétion de la population complice de cette sauvegarde… tout simplement un acte de résistance qui honore les Lotois. Aucune alerte n’est à déplorer

Le Musée du Louvre caché dans le Lot

Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, quand le poète chercha son inspiration à Caïx et devint aussi vigneron (1709-1784)

Tableau représentant J.-J. Lefranc de Pompignan. Académie des Jeux Floraux, Hotel d’Assézat, Toulouse, Photo P. Cros. Ce portrait a été publié pour la première fois dans Marie-Olympe de Gouges, ouvrage d’ Olivier Blanc aux Éditions René Viénet, 2004. Dans cet ouvrage, l’auteur reprend et détaille la thèse de Marie-Olympe selon laquelle Jean-Jacques Lefranc de Pompignan est son père.

C’est à Montauban que, le 10 août 1709, naquit Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, arrière-petit-fils de Géraud. Son frère plus jeune, Jean-Georges, fut archevêque de Vienne, en Dauphiné. Député du clergé aux Etats Généraux de 1789, Jean-Georges se joignit au Tiers-Etat, fut ministre de Louis XVI, puis président de l’Assemblée nationale de Versailles. Il ne put détourner le roi d’apposer sa sanction sur la constitution civile du clergé.

Lorsqu’aux Etats Généraux on proposa de charger d’un million et demi les biens ecclésiastiques pour les intérêts et d’amortissement d’un emprunt projeté, l’archevêque Lefranc de Pompignan fit cette déclaration à la tribune : « Nous serons très heureux d’offrir à la nation nos biens en hypothèque. »
Durant son épiscopat, il fut aux prises avec les philosophes, notamment avec Voltaire. Il publia un mandement contre l’édition projetée des oeuvres de Voltaire.
En 1747, il avait prononcé l’oraison funèbre de la Dauphine et, en 1768, celle de la reine Marie Leczinska.
Il mourut le 1er novembre 1790 à Pompignan (Tarn-et-Garonne) à l’âge de 75 ans.

Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, élevé au collège Louis-le-Grand, à Paris, eut pour maître Poré, qui avait été l’éducateur de Voltaire.
Il prit de bonne heure le goût de la poésie et de l’art dramatique, et maniait le latin dans un style pur et élégant. Élu membre de l’Académie de Cortone, en Italie, il adressa à ses collègues une dissertation en latin sur Les antiquités de la ville de Cahors, où il rend compte de ses recherches archéologiques, décrit les monuments de Cahors et exprime son opinion que l’emplacement de l’Uxellodunum de César confinait à sa terre de Caïx, dans le vieux bourg de Luzech.
C’est dans le belvédère, transformé en cabinet de travail, que Lefranc écrivit, à 22 ans, Didon (1734) sa première tragédie, qui fut représentée à Paris, à la Comédie-Française, avec un plein succès.

Ses poésies le firent classer parmi les principaux poètes lyriques de son siècle : Poésies sacrées (1751), Ode sur la mort de Jean-Baptiste Rousseau (1784).
Archéologue averti (1),  il fut également un fervent du tourisme, ainsi que le prouve son instructif et amusant récit du Voyage de Languedoc et de Provence. Membre des Académies de Montauban et de Cortone, il entra plus tard à l’Académie Française. C’est là qu’avec son franc parler habituel, il ne craignit pas, à l’occasion de son discours de réception, de prononcer un réquisitoire contre les Encyclopédistes ; à dater de ce jour et jusqu’à la fin de sa vie, Voltaire, ce maître de l’ironie agressive et du ridicule meurtrier, l’accabla de ses sarcasmes, après avoir, dans les débuts, recherché son amitié.
Lefranc fut l’ami de Louis Racine.

Monument en l’honneur de Lefranc de Pompignan, érigé en bord de la route entre Luzech et Caïx. Photo Pierre Maisonneuve, 2003. HEUREUX qui de ses mains cultive les sillons Où son champêtre aïeul planta ses pavillons, Qui demande à la terre un tribut légitime, Pour nourrir les mortels l’épuise et la ranime. Extrait de : Poésies sacrées, Discours philosophiques, IV, “Vie laborieuse et champêtre, agriculture, économie. Eloge de la femme forte” Documents Théodore E. D. Braun, University of Delaware

Il aimait sa terre de Caïx, qu’il appelait Caïanus meus, et se plaisait à se faire appeler Lefranc de Caïx ; il revenait chaque année dans son manoir familial, qu’il avait fait embellir. Quelquefois, ses occupations l’en tenaient éloigné plus qu’il n’aurait voulu et c’est en ces vers charmants qu’il nous fait connaître les regrets qu’il en avait  :

Et toi qui m’es si cher vieux berceau de mes pères, 
Château qu’ils ont construit sur des bords solitaires, 
Fleuve, bois et rochers, vignoble précieux,
Serez-vous donc toujours éloignés de mes yeux !

Il aimait les paysans et les encouragea par l’exemple à planter les coteaux en vignes. Il fut leur conseiller et leur protecteur. Il fit preuve, en maintes circonstances, d’un « civisme audacieux ». Voltaire, pourtant son ennemi, disait de lui : « Lefranc a été dévoré du zèle du bon citoyen. » Aussi, pour le récompenser, le roi Louis XV érigea-t-il sa terre de Pompignan en marquisat. C’est là que le poète mourut en 1784.

(*) L’activité du poète de Caix, bien que n’ayant, à cette époque, aucune base scientifique. n’en est pas moins à retenir comme preuve des richesses archéologiques de la région.
L’histoire rapporte que Lefranc de Pompignan demanda aux cultivateurs de la région de lui soumettre les trouvailles qu’ils feraient dans leurs champs. Une collecte de 2 000 pièces de monnaies anciennes fut ainsi rassemblée en une semaine. Ce trésor que l’on retrouva par la suite à Montauban est aujourd’hui perdu.
De la Barbacane au Pont du Diable, Docteur H. Pélissié, Cahors, 1967

Jean-Jacques LEFRANC, marquis de POMPIGNAN, Académicien
(1709-1784) – Élu en 1759 à l’Académie Française au fauteuil 8.
Prédécesseur : Pierre-Louis MOREAU de MAUPERTUIS
Successeur : Jean-Sifrein MAURY
Magistrat, économiste
Biographie : Né à Montauban, le 17 août 1709.
Magistrat, président de la cour des Aides de Montauban, il s’attira une réprimande du chancelier d’Aguesseau pour avoir adressé au Roi des remontrances sur la misère du peuple, et fut exilé pour un discours contre les abus. Poète, auteur dramatique médiocre, traducteur d’Eschyle, économiste, il est célèbre par sa dévotion.
Il se présenta une première fois à l’Académie et fut battu par Sainte-Palaye ; il remplaça, le 6 septembre 1756, Maupertuis, et fut élu à l’unanimité ; son élection semblait indiquer une trêve dans la lutte des partis, Pompignan ne le comprit pas et vint à l’Académie dans l’exaltation de ses sentiments religieux. Il fut reçu par Dupré de Saint-Maur le 10 mars 1760, et le discours de Pompignan fut un violent manifeste contre la philosophie ; il eut un grand succès sans lendemain, car si on le trouva courageux, les philosophes relevèrent le défi et ce fut une bataille de libelles et d’épigrammes, où Voltaire et Morellet eurent le dessus. Pompignan, couvert de ridicule, n’osa plus reparaître à l’Académie, et finalement, se retira à Montauban où il mourut le 1er novembre 1784.

 

Des nouvelles à la main de la ville de Montauban en Quercy (1er juillet 1760)
Le Mémoire de M. Lefranc de Montauban, présenté au roi étant parvenu à Montauban, et chacun étant stupéfait, les parents du sieur auteur du mémoire s’assemblèrent: et ayant reconnu que ledit sieur instruisait familièrement Sa Majesté de ses gestes, dits et écrits; qu’il parlait au roi des entretiens amiables que lui sieur Lefranc avait eus avec M. d’Aguesseau; qu’il apprenait au roi qu’il avait eu une bibliothèque à Montauban, et, de plus, qu’il faisait des vers; ayant remarqué dans ledit écrit plusieurs autres passages qui dénotaient une tête attaquée; ils députèrent en poste un avocat de ladite ville au sieur auteur, demeurant pour lors à Paris, et lui enjoignirent de s’informer exactement de sa santé et d’en faire un rapport juridique. Ledit avocat, accompagné d’un témoin irréprochable, alla à Paris, et se transporta chez le malade: il le trouva debout, à la vérité, mais les yeux un peu égarés, et le pouls élevé. Le patient cria d’abord devant les deux députés: Jeovah, Jupiter, Seigneur.

« Je ne suis qu’un avocat, répondit le voyageur; je ne m’appelle point Jeovah. — Avez-vous vu le roi? dit le malade. — Non, monsieur, je viens vous voir. — Allez dire au roi de ma part, reprit le sieur malade, qu’il relise mon mémoire, et portez-lui le catalogue de ma bibliothèque. » L’avocat lui conseilla de manger de bons potages, de se baigner, et de se coucher de bonne heure.

A ces mots le patient eut des convulsions, et dans l’accès il s’écria:

Créateur de tous les êtres,  
Dans ton amour paternel,  
Pour nous former tu pénètres  
L’ombre du sein maternel

— Eh monsieur, dit l’avocat, pourquoi me citez-vous ces détestables vers, quand je vous parle raison? » Le malade écume à ce propos, et, grinçant les dents, il dit :

Le cruel Amalec tombe
Sous le fer de Josué ;  
L’orgueilleux Jabin succombe  
Sous le fer d’Albinoé.  
Issacar a pris les armes:  
Zabulon court aux alarmes.

L’avocat versa des larmes en voyant l’état lamentable du patient ; il retourna à Montauban faire son rapport juridique, et la famille, étant certaine que le malade était mentis non compos, fit interdire le sieur Lefranc de Pompignan, jusqu’à ce qu’un bon régime pût rétablir la santé d’icelui.
Voltaire

Le Château de Montal fête son 500e anniversaire…. en chocolat !

En hommage à Jeanne de Balsac, qui décidera la construction de Montal au XVIe siècle, cet anniversaire aurait pu s’exprimer par un évènement éphémère.
Et pourquoi ne pas le prolonger dans le temps et de surcroit par une friandise tant appréciée des dames (noble ou pas)… et aussi des messieurs : le chocolat ?

L’idée était lancée, restait la mise en pratique. Nous vous laissons le soins de découvrir en cliquant CE LIEN la construction de ce projet qui est aujourd’hui réalité.
Après de grands travaux de rénovation et l’installation d’une belle boutique, Montal attend votre visite et vous espère “gourmande ou gourmand” pour devenir l’ambassadrice (eur) de l’effigie de Jeanne de Balsac qui s’offre à vous sous la forme d’un beau chocolat.

 

 

 

 

 

Autres infos : le Château de Montal (Wikipédia)

 

Philippe GAUBERT, flûtiste virtuose, chef d’orchestre et compositeur

Philippe Gaubert (1879-1941), Grand Prix de Rome 1905, chef d’orchestre à l’Opéra de Paris, professeur de direction d’orchestre au Conservatoire de Paris Coll. Musica et Memoria

Cahors 1879 ‑ Paris 1941.

Élève de Paul Taffanel (1844-1917) au Conservatoire de Paris, il obtint le premier prix de flûte à l’âge de quinze ans. Avec son ancien Maestro il a écrit une Méthode pour flute qui est encore aujourd’hui un des ouvrages de fond pour l’étude de cet instrument.

Il travailla la composition avec Fauré et fut second grand prix de Rome en 1905. Depuis 1904, il secondait André Messager au pupitre de la Société des concerts du Conservatoire où il était également flûte solo. Il devait devenir un flûtiste virtuose sans égal et un chef d’une grande autorité et d’une grande sensibilité, tant au concert qu’au théâtre.

En 1908, il fut nommé professeur de flûte au Conservatoire, et, en 1919, professeur de composition. La même année, il devenait chef permanent de la Société des concerts du Conservatoire,  tandis que Jacques Rouché lui confiait la direction  musicale de l’Opéra.

Il assura de nombreuses créations parisiennes, notamment le Chevalier à la rose,Turandot, Elektra. Comme compositeur, il a laissé de nombreuses pièces, sonates et transcriptions pour flûte, un concerto pour violon, de la musique symphonique (Symphonie en «fa », 1936) et des ballets (Philotis, 1914 ; Alexandre le Grand, 1937 ; le Chevalier et la Damoiselle, 1941), dont les deux derniers sur des livrets de Serge Lifar.
L’école de musique de Cahors porte son nom

Article réalisé avec le concours de J.-P. RODRIGO, Ancien Directeur de l’École Intercommunale de Musique de Cahors.

 

 

 

 

 

 

Pour Philippe Gaubert, le « debussysme » de ses premières compositions n’apparaît plus que très discrètement dans les oeuvres de la maturité. Sa tendance néo-classique s’y affirme, mais elle est exempte de cette froideur qu’on relève trop souvent chez les artistes académiques.

Le Concert en fa, les fastueuses Inscriptions pour les Portes de la Ville, I’harmonieuse et puissante Symphonie en fa sont ses oeuvres maîtresses. Mais ses ballets : Alexandre le Grand et le Chevalier et la Damoiselle, demeurent ses meilleures réussites. De même que Caplet, Philippe Gaubert fit une brillante carrière de chef d’orchestre et présida aux destinées de la Société des Concerts de 1904 à 1936.
Il fut alors nommé directeur de l’Opéra. Il avait été un des meilleurs flûtistes de son temps.

 

+ d’informations
encyclopédie Wikipédia
Musica et Mémoria

Georges Pompidou, lotois d’adoption

Il y a 50 ans, le 15 juin 1969 Georges Pompidou était élu Président de la République.
Alors qu’il n’était encore que Premier Ministre, il avait prononcé un discours à Cahors dans les locaux du Crédit Agricole le 16 avril 1968 dans lequel il abordait les problèmes de l’agriculture dans la construction de l’Europe, les besoins de formation… politique. On reconnait notamment parmi l’assistance Maurice Faure, Bernard Pons….

 

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