Catégorie : Histoire Page 1 of 4

Vous qui passez dans me voir…

Nous profitons des célébrations Gambetta sans oublier le conflit de 70, pour publier ce texte conservé dans nos archives et qui concerne la ville de Figeac.

A PROPOS DU CENTENAIRE D’UN MONUMENT ÉRIGÉ A LA MEMOIRE D’UN SAINT-CYRIEN ET DES COMBATTANTS DE LA GUERRE DE 1870-71

Un monument imposant situé place de la Raison, au cœur de Figeac, chef lieu d’un arrondissement du Lot,  dispute l’intérêt du passant  à un obélisque érigé à la mémoire de Champollion, la gloire de cette belle « Ville d’art et d’Histoire ».

Rares pourtant sont ceux qui ont la curiosité de s’approcher de ce monument érigé sur un emplacement offert par la ville de Figeac et qui fut inauguré avec solennité le 7 juillet 1907. Plus rares encore sont ceux qui s’intéressent à ce qu’il représente.

Et pourtant, il rappelle des évènements douloureux  qu’il faudrait garder en mémoire et, depuis cent ans, c’est à son ombre que se déroulent les cérémonies patriotiques locales et devant lui que s’inclinent les drapeaux des anciens combattants.

Une monographie (1) évoque en ces termes « le monument des combattants de 1870-71 » : « Inauguré à Figeac le 7 juillet 1907, il a été érigé, par souscription publique, au Capitaine Anglade né à Figeac le 14 novembre  1835 et tué à la bataille de Froesviller, et aux enfants de l’arrondissement morts pour la défense de la patrie (1870-1871). C’est l’œuvre du statuaire Auguste Seysse(2), dont le plâtre avait été vivement admiré, l’année 1906, au Salon de la société des artistes français. L’ensemble est d’un effet saisissant pour tous les visiteurs. Ce monument remarquable consiste en un socle de granit très fin de Dijon : la face antérieure offre un  bas-relief  reproduisant un épisode de la bataille de Froesviller (6 août 1870) où le 2ème régiment de tirailleurs algériens se signala par l’abnégation de tous ses soldats, leur mépris de la mort, leur ténacité sous le feu ennemi, leur audace dans la charge. « Ce sont des démons. » criaient ce jour la les allemands affolés et terrifiés par ces hommes noirs couverts de sang et de poudre. Au dessus du socle, le capitaine Anglade est représenté debout, dans une attitude à la fois simple et martiale, fière mais sans forfanterie ; il tient des deux mains son sabre et semble attendre l’ennemi. Son visage, que tous ses anciens camarades trouvent d’une ressemblance parfaite, exprime une mâle décision et une énergie qui défie les menaces. Autour de lui sont groupés un mobile du Lot qui met un ennemi en joue, un tirailleur qui tient le drapeau haut et ferme, et enfin un artilleur expirant. Toutes les physionomies, toutes les attitudes sont du meilleur réalisme et contribuent à faire de l’œuvre, coulée en bronze, un monument vraiment digne de la pensée patriotique qui l’a inspiré »

Ce monument honore donc les soldats de l’armée impériale, et notamment  les tirailleurs algériens que l’on appelait les turcos, ainsi que ceux de la Garde Nationale Mobile engagée contre l’ennemi par Gambetta et le Gouvernement provisoire de la Défense Nationale.

Mais qui était le Capitaine Anglade et quelle est la source de l’inspiration de l’artiste qui réalisa,  plus de trente ans après les faits, cette œuvre remarquable par sa taille et le souffle qui s’en dégage ?

Le dossier de cet officier et l’historique du 2ème régiment de tirailleurs algériens (2ème RTA) consultés au service historique de la défense permettent de répondre  à ces questions et ménagent  aussi quelques surprises.

Qui était le Capitaine Anglade ? 

Second fils d’une famille de commerçants assez aisés, Pierre, Auguste Anglade nait le 6 novembre 1835 à Figeac où ses parents sont installés. A l’issue de ses études au collège de la ville, il souscrit  en octobre 1855 un acte d’engagement préalable à son admission à l’ « Ecole Impériale Spéciale Militaire ». A sa sortie de Saint-Cyr, il est affecté comme sous-lieutenant au 49ème régiment d’infanterie de ligne par décret du 1er octobre 1857. Il fera campagne en Italie – Magenta et Solférino – avec son régiment du 29 avril au 29 juillet 1859 et recevra la médaille d’Italie et celle de la valeur militaire de Sardaigne.  Il demeurera jusqu’en 1865 au 49ème de ligne alors en garnison à Limoges, date à laquelle il demande de permuter avec un officier du 2ème régiment de tirailleurs algériens de Mostaganem plus jeune en grade que lui.

 Le rapport transmis au ministre et au visa de l’aide de camp de l’Empereur est ainsi rédigé : « M. M. Anglade et Jacob demandent à permuter entre eux pour convenances personnelles. M. Anglade, plus ancien de grade que M.  Jacob, renonce à son ancienneté pour prendre au 2ème régiment de tirailleurs le rang qu’y occupe ce dernier. Les deux colonels ont donné leur consentement.

Cette demande étant régulière, on propose au Ministre d’autoriser la dite permutation qui donnera droit à l’indemnité de route et à la gratification d’entrée en campagne conformément aux dispositions de l’article 9 du décret du 3 février 1852. »

C’est au sein du 2ème Régiment de tirailleurs algériens,  qu’il rejoint en 1865 et où il servira jusqu’à sa mort, que se scellera le destin de Pierre, Auguste Anglade.

Quelle est la source de l’inspiration de l’artiste qui réalisa  plus de trente ans après les faits cette statue remarquable par sa taille et le souffle qui s’en dégage ? 

L’historique du 2ème RTA rapporte deux des faits les plus marquants de la bataille de Woerth qui sont rappelés par le monument.

Embarqué à Oran le 21 juillet 1870, le gros du 2ème RTA débarque à Marseille le 24 et arrive à Strasbourg  le 26. Il prend position le 4 août avec le Ier Corps de l’Armée du Rhin que commande le Maréchal de Mac Mahon sur le plateau de Froeswiller, non loin de Woerth.

La bataille s’engage le 6 au matin et les français vont lutter à plus de deux contre un. Le 2ème RTA qui occupe un éperon boisé, position forte du dispositif, repousse toute la journée les assauts répétés des prussiens et des bavarois appuyés par une redoutable artillerie. Il réplique inlassablement à ces assauts par de furieuses charges à la baïonnette qui rejettent chaque fois l’ennemi en désordre dans la vallée mais éclaircissent les rangs des tirailleurs. Le repli de ses voisins accablés sous le nombre des assaillants rend sa situation désespérée. Son chef de corps, le colonel de Suzzoni, décide alors de renvoyer à l’arrière le sous-lieutenant Valès, porte drapeau. Lui-même n’ayant pas reçu d’ordre de repli  meurt peu après, dans une ultime charge qu’il entraine. Nul ne songe à cesser de défendre la position alors que, submergée par le nombre, l’armée se replie grâce au sacrifice des cuirassiers.

Les restes du régiment fragmentés par le combat, se retranchent dans le bois et font face. « Les turcos, ivres de poudre, furieux de rage, travaillaient terriblement de leurs larges baïonnettes et ne lâchaient leurs derniers coups de feu que sur la peau de leurs adversaires ».

C’est à ce moment que se situe le geste héroïque que rapporte ainsi l’historique du régiment. « Une trentaine d’hommes réunis autour du  Lieutenant Anglade, tout ce qui reste de la 5ème du 1er, se trouvent de même isolés de leurs camarades et cernés par une masse de plusieurs centaines de bavarois. On les fusille à 100 mètres, ils n’ont plus de munitions, il n’y a plus qu’à mourir….. Un major bavarois s’élance disant en français :
– Bas les armes, la résistance est impossible !
– Je vais te faire voir, crie Anglade. – En avant !

Les turcos s’élancent. Anglade rejoint le major et lui plonge son sabre dans la poitrine mais il n’a même pas le temps de le retirer, il est percé de coups et ses hommes qui l’ont tous suivi, tombent un à un dans une suprême lutte à la baïonnette. »

A cinq heures, le régiment n’existe plus. 8 officiers et 441 hommes échappés presque isolément survivent à l’agonie du régiment. Ils combattront encore à Sedan. « Quand au drapeau, le dévouement de sa garde l’empêcha d’être englouti dans cette horrible tourmente » Après des péripéties sans nombre, ce glorieux trophée porté par le sergent Abd el Kader ben Dekkish arrive à Strasbourg le 9 au soir. A la capitulation de la ville, les lieutenants Bontoux et Valès se le partagent et l’emportent en captivité. Le sous-lieutenant Valès parvient à le dérober aux yeux des prussiens et, à son retour en France, rapporte le drapeau qui lui avait été confié. En récompense, il en reçut la moitié de la cravate qu’un de ses descendants rendit en 1948 pour compléter le drapeau qui serait exposé aux Invalides (3).

L’artiste a donc rappelé le geste héroïque de Pierre Auguste Anglade mais aussi le courage légendaire des turcos en représentant le sergent Abd el Kader ben Dekkish qui porte fièrement le drapeau du régiment qu’il contribua à sauver.  L’artilleur blessé rappelle peut-être la batterie d’artillerie et celle de mitrailleuses qui se trouvaient en arrière du régiment et furent terriblement maltraitées, selon l’historique du 2ème RTA, par les canons Krupp de l’artillerie prussienne.

Le mobile qui met en joue un adversaire serait un figeacois nommé Delpech. La Garde Nationale Mobile n’a pas participé à la bataille de Woerth. Sa présence se justifie par le fait que le monument a aussi été érigé à la mémoire des 187 enfants de l’arrondissement de Figeac morts pour la Patrie dont la liste figure, par canton et commune, sur les plaques de marbre fixées sur les faces latérales et arrière du socle du monument.

Mais demeure une question qui justifia des courriers au ministère d’un parent de Pierre Auguste Anglade, d’un sénateur lotois et in fine du préfet du Lot quand le projet d’érection du monument se précisa.

Le héros était il lieutenant, comme l’indique l’historique, ou capitaine ?

La réponse se trouve dans le dossier de cet officier où l’on trouve, outre les correspondances précitées, la minute de l’acte de sa nomination au grade de capitaine par décret du 4 août 1870. Cette nomination ne pouvait être connue le 6 août ni du chef de corps ni de l’intéressé. Sans doute ne l’était elle pas non plus du rédacteur de l’historique.

Si Pierre Auguste Anglade est mort avec les galons de lieutenant,  il était donc  bien Capitaine.

Une légende (4)  veut que des brancardiers allemands aient relevé sur les lieux des derniers combats du 2ème RTA le corps d’un capitaine, donné pour Anglade, tenant dans sa main une lettre de sa fille Marguerite.

Ce point est douteux. D’une part  aucune trace de cet enfant ne figure dans son dossier, d’autre part Anglade portait le 6 août des galons de lieutenant.

Observons  toutefois que la mère du Capitaine Anglade s’appelait aussi Marguerite……

Rappelons enfin, en guise de conclusion, que le Capitaine Anglade  a été enterré dans une fosse commune avec ses hommes, à l’endroit même où il mourut.  La croix qui fut érigée après la guerre de 1870 porte la mention :

Aux braves Turcos.
Ici repose mon fils
P. Auguste Anglade
Capitaine des Turcos
Mort au champ d’honneur
Le 6 août 1870
A l’âge de 34 ans.

NOTES :

(1) Rédigée par monsieur Lucien Cavalié Pages 21 et 22 et éditée à Figeac (Imprimerie Goutel)
(2) Sculpteur et graveur en médailles de l’école française, né à Toulouse en 1862. Elève de Falguière, il expose aux artistes français depuis 1884. Médaille d’argent à l’exposition de 1900 et à celle de 1937. Sociétaire hors concours. Chevalier de la Légion d’honneur en 1900, officier en 1932. On lui doit notamment les « Arts du théâtre » et les « Arts du dessin » au Grand palais à Paris.
(3) D’après une étude du Colonel Bergue conservée aux archives municipales de Figeac.
(4) Encore rapportée tout récemment dans un article de Philippe Tomasetti dans le n° 34 de la revue du cercle d’histoire et d’archéologie de l’Alsace du nord « L’Outre-Forêt » II-2006. : « Entre légendes, vérités historiques et confusions : les maisons des Turcos, près de Woerth »

Article de Jean-Pierre BAUX, paru dans la Revue Le CASOAR, N° 185, Avril 2007.
Photos : J.-P. Baux

Célébrations Gambetta : un nouvel ouvrage “lotois” à paraître

Léon Gambetta dont le nom est présent dans presque toutes les communes de France a fait couler beaucoup d’encre et pourtant les 44 années de sa courte vie passionnent encore aujourd’hui. Cadurcien de naissance, il ne cessera de gravir une à une les marches de la renommée et la seule évocation de son nom mobilise. De prétoires en assemblées, en passant par les liesses populaires lors de ses tournées, tous se pressent pour écouter le tribun. Les joutes politiques font son quotidien et ses relations au plus haut sommet de l’Etat, même parmi ses “amis”, lui porteront le plus souvent, ombrage et défaveur.

Mais Gambetta entretient aussi des relations avec les femmes. Mais peut-être est-ce plutôt l’intérêt du beau sexe pour ce personnage qui avait autant besoin d’une seconde mère sans pour autant refuser qu’elle prit les habits d’une maîtresse ou courtisane. Certes, plusieurs noms entoureront notre “défenseur du territoire” mais celui de Léonie Léon entraînera Gambetta dans une “passion juvénile” qui persistera jusqu’à la mort. En sont témoins près de trois mille lettres, presque toutes passionnées. S’y mêlera une éloquence de tribune que Léonie accompagne à souhait …

L’ouvrage propose sous la plume d’un “ancien” professeur du Lycée Gambetta de Cahors agrégé de grammaire, Maurice Rouget (1912-2002), une lecture où la passion amoureuse de Gambetta et Léonie Léon et son arrière-fond politique ont scellé à jamais leur destin et celui de la France.

Préfacé par Etienne Baux, l’ouvrage sera illustré par une riche iconographie issue de la très belle collection personnelle de Jean-Michel Rivière, Président de l’Amicale des Anciens Elèves du Lycée et Collège Gambetta. Un album souvenir composé de photos, cartes postales et documents d’époque viendra compléter cet ensemble. Une carte postale numérotée, dessinée par l’artiste plasticien Christian Verdun, sera offerte aux seuls souscripteurs.

SOUSCRIPTION VALABLE JUSQU’AU 15 NOVEMBRE / PARUTION DECEMBRE 2020

BULLETIN DE SOUSCRIPTION DISPONIBLE EN CLIQUANT CE LIEN

+ d’information sur le site des éditions édicausse avec possibilité de souscription avec paiement en ligne

Lancement des célébrations du 150e anniversaire de la Proclamation de la IIIe République par Léon Gambetta 

Vendredi 4 septembre à 11h, dépose d’une gerbe devant le Monument Gambetta, suivie de l’inauguration de l’exposition “La statuaire commémorative : Cahors, le Monument Gambetta”, place François-Mitterrand

La ville de Cahors, l’Université Pour Tous Cahors en Quercy, la Société des Études du Lot, l’Amicale des Anciens Élèves du Lycée et du Collège Gambetta, le collège Gambetta et l’ensemble scolaire Saint-Étienne s’associent pour proposer une grande variété d’animations dont le programme vient de paraître.

Le programme est d’ores et déjà disponible en ligne (cliquez CE LIEN) et vous pourrez vous le procurer en version papier dès le 2 septembre dans les principaux lieux d’accueil du public.

Renseignements :
> Maison du patrimoine  8, rue de la Halle  46000 Cahors 05 65 20 88 91
> Office de Tourisme Cahors-Vallée du Lot, Villa Cahors-Malbec Place François Mitterrand, 46000 Cahors 05 65 53 20 65

Un hapax, qué és acô ?

Un PEN en est un s’il s’agit d’un jardin.  Mystères du latin des notaires de Montcuq au Moyen-Age !

PEN est un vieux mot descriptif de formes du relief, un « fossile » linguistique, paléo-linguistique disent les spécialistes, toujours vivant en Occitan local.
A St-Pantaléon, Feu Mr Laniès, décédé il y a peu, désignait ainsi les « têtes » de causses formant des “Pechs», des «hauteurs dominantes», avançant vers la Vallée de la (Petite) Barguelonne et surplombant celle-ci. A St-Géniès la butte calcaire, très aride, portant le vieux castel des sires locaux médiévaux porte toujours le nom de Penne, écrit en Oc ancien tantôt  “Penna” (Pénno en Oc parlé) ou, très souvent dans les vieux actes, «PEN».

Pour les linguistes et historiens-linguistes «PEN» est un mot, une forme » chargée de sens, vivante en Occitan où elle s’est conservée mais qui nous vient des langues de la Préhistoire et des premiers agriculteurs-éleveurs, des plus anciens Paysans du Grand Sud de la France actuelle et de tout le Bassin Méditerranéen. Langues auxquelles appartient, par exemple, le mot CUQ, nom primitif de la hauteur isolée à sommet rocheux et rond comme un crâne (une butte-témoin pour les géographes) qui devint «MONT CUQ» aux temps des Comtes de Toulouse et Quercy (850-1249).

Un «PEN», butte aride et rocheuse, dépourvue de sols cultivables, est donc tout sauf un site propice au jardinage maraîcher. Or, c’est précisément ainsi que les vieux notaires d’Ancien Régime et du Moyen-Age désignaient à Montcuq, MAIS SEULEMENT au Bàrri de Nârcés(dont le nom signifie «lieu aux sols gorgés d’eaux», chose très vraie à Nârcés !), les jardins aux bonnes terres cultivables et aux sols riches en eaux et en sources, et jardins clos de murs de pierres sèches.

Les vieux actes concernent des jardins alors sis à droite, en descendant vers «St-Jean», de l’actuelle «Rue du Faubourg de Nârcés» alors dite «Carriera Vielha» del Bàrri de Nârcés (Carriéro byélyo en Oc parlé, accent tonique à l’espagnole ou à l’italienne). Ces jardins s’étendaient dans la Combe del Rîu de Léyret (RÎw dé Léyrétt) 1, petit cours d’eau intermittent, saisonnier, hivernal, naissant, surgissant périodiquement et coulant dans ce qui est devenu un chemin passant en contre-bas et à l’ouest du Centre Médico-Social et de l’Espace d’Animation et ruisseau descendant vers la Petite Barguelonne (qu’il rejoint au Pont de Belle Dent , lorsque l’on va vers Gàyrac).

On est donc là en aires de bonnes terres agricoles et riches en eaux que draine ce ruisseau. Or les notaires appellent PENs (BUTTES ROCHEUSES arides, impropres à la culture), les jardins gras et fertiles établis en cette combe ! Mystère du vocabulaire technique des habitants de Montcuq qui y avaient là des jardins ? Terme propre au vocabulaire juridique donc de sens précis et créateur de Droits et d’obligations, des notaires ? Questions de Droit Privé Ancien dans un pays régi par la Charte des Coutumes de Montcuq et par le Droit Romain ?

Pour les linguistes, ce pourrait être un terme UNIQUE rencontré UNE SEULE FOIS ou DANS UN SEUL LIEU et avec un sens inconnu ailleurs. On appelle cela un «HAPAX»… Lisant quelques pages de l’ouvrage d’Andrew Lewis sur les Capétiens et la Formation de l’Etat Royal Dynastique, intitulé «le Sang Royal», je suis tombé sur une citation qui pourrait être éclairante. Les scribes de la Chancellerie Royale, en Latin des Pays d’OÏL (Île-de-France) écrivaient parfois «appenagium» pour «apanagium» (apanage : terres ,droits seigneuriaux du Domaine Royal concédés par le Roi à ses fils cadets ou à ses frères). Appenagium révèle une étymologie latine en «ad Penagium», littéralement «POUR LE PENage, à Titre de PENage». Un «Penagium» était donc, les latinistes acquiesceront sans réticence, un «ensemble de droits» établis, centrés sur un «PEN». «PEN» était donc en vocabulaire des juristes médiévaux du Moult Doulx. L’origine est là aussi bien plus ancienne que l’Occitan ,le Latin, le Gaulois, on dit de ces mots (PEN, CUQ, LIGER) qu’ils sont “pré-indoeuropéen”. Ils furent ceux de langues répandues dans tout notre Grand Sud et dont il nous reste le “BASQUE” ! Ce furent les parlers des populations dites Ibéro-aquitaines qui s’étendaient jusqu’à la Loire ou presque… Royaulme de Francia Occidentalis le noyau fondateur, la base, le fondement, d’un «CORPUS» de DROITS réservés aux héritiers secondaires d’un Patrimoine, aux CADETS ainsi investis de biens et droits à eux laissés par leur père ou par leur frère aîné.

L’introduction de cette «institution» de Droit Privé en Pays d’Oc et ici à MONTCUQ et seulement au Bàrri (Quartier/Faubourg) de Nârcés n’est pas sans ouvrir bien des perspectives…

Cette «institution» est -elle «indigène» ? Propre à ce lieu ou introduite ?

S’agirait-il d’un legs paléo-juridique hérité de systèmes juridiques bien plus anciens ? Normes, coutumes, pratiques des Ibéro-Aquitains proto-historiques ? Ne souriez pas ! Les généalogistes et notaires actuels ont remarqué la persistance et rémanence en nos pays Carcinols de coutumes juridiques successorales propres aux populations ibériques anciennes et toujours observées en Gascogne (entre Garonne et Pyrénées ) et Pyrénées du Roussillon au Pays Basque et à la Galice : les filles aînées héritent de tout le «Patrimoine» (qui est plutôt là un «Matrimoine» !) et reprennent alors le nom de leur grand-mère maternelle : les biens se transmettent en ligne féminine….

S’agirait-il d’une application au droit privé local de pratiques imitées de celles des Capétiens ? OR déjà les COMTES Raymondéncs de Toulouse, seigneurs directs (et SOUVERAINS) de Montcuq pratiquaient l’institution d’apanages («appenagium» ?) en faveur de leurs fils et frères cadets (légitimes ou pas) : origine des Vicomtes de Toulouse-Bruniquel-Monclar (éteints fin 17ème siècle) et même de leurs filles et soeurs… (origine, indirecte, des vicomtes de Toulouse-Lautrec)

On aurait donc là, peut-être, à Montcuq, indice de la pratique de l’institution d’héritiers secondaires investis de biens concédés aux cadets et imputés sur le patrimoine principal laissé par le “Pater Familias”…

Affaire à creuser davantage…

F-X Nardou, Montcuq, 17 Août 2020.

 

1 Ce ruisseau, dont le nom est de même étymologie et sens que «Loiret», le Petit Loir, le Petit Liger latin (Liger à prononcer “Liguèrr”, pas «Lijé» !)

Littérature et Histoire : septembre s’annonce très riche !

Les festivités autour du 150 e anniversaire de la proclamation de la République avec en vedette notre tribun local dont le coeur a été transféré au Panthéon il y a 100 ans, sont, plus que jamais d’actualité. La Covid oblige bien évidemment les organisateurs à prendre les mesures nécessaires pour éviter tout risque et le public est invité à se faire pré-inscrire sur le site de l’UPTC en cliquant CE LIEN.
Premier rendez-vous mardi 4 septembre avec la conférence inaugurale d’Etienne Baux “La République Gambetta”.

“À moins de cent ans après sa naissance, la République, quand Gambetta la proclama le 4 septembre 1870, n’avait pas laissé de bons souvenirs :  les luttes civiles, le désordre, la guillotine. Par deux fois, elle avait été étranglée par un Bonaparte. Les atroces fusillades de la Commune l’avaient aussi discréditée.

Inlassablement, Gambetta voulut la rétablir dans l’esprit des Français, préférant la réforme à la révolution, dans le respect absolu du suffrage universel, des libertés fondamentales et de la laïcité. C’est lui le créateur de notre modèle politique. Il a réconcilié les Français et la République”.

 

 

2020 : année Gambetta

 

Programme organisé par les associations UPTC/SEL/Amicale des anciens du lycée et collège Gambetta (sous réserve du contexte sanitaire).

(Ce calendrier est indépendant de celui de la ville de Cahors qui organise également des cérémonies et animations, se renseigner sur le site de la Ville)

 

 

 

  • vendredi 4 septembre conférence inaugurale d’Etienne Baux 14h30 “La République de Gambetta” salle Henri Martin Mairie UPTC
  • dimanche 20 septembre présentation «Grand Public» JEP de Danièle Mariotto 15h30 Léon Gambetta, « une œuvre inachevée, un rêve brisé » sous réserve ouverture du Collège Gambetta dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine AMICALE ANCIENS
  • mardi 22 septembre conférence de Philippe Naszalyi 14h “Léon Gambetta orateur et polémiste, attaqué en diffamation par le Président de la République” espace Clément Marot SEL
  • mardi 29 septembre conférence de Georges Ribeill 14h “Léon Gambetta, le plan Freycinet et les chemins de fer : des lignes projetées aux lignes réalisées” espace Clément Marot SEL
  • jeudi 1er octobre conférence André Tulet 14h30 “La presse de Cahors de 1870 à 1914” Centre universitaire Maurice Faure UPTC
  • mardi 6 octobre conférence Sophie et Laurent Wirth 14h “La République en héritage ou le fil de Marianne” Espace Clément Marot SEL
  • mercredi 7 octobre Repas républicain en soirée La Chartreuse (sous réserve)
  • mardi 3 novembre conférence de Gérard Béaur 14h “L’agriculture au temps de Léon Gambetta, à l’orée d’une crise de surproduction céréalière et de la crise du phylloxera” Espace Clément Marot SEL
  • jeudi 5 novembre conférence de Didier Cambon 14h30 “Léon Gambetta au Panthéon” Centre universitaire Maurice Faure UPTC
  • mardi 10 novembre conférence théâtralisée D. Mariotto “Léon Gambetta, l’épistolier” avec des lectures de F. Daubié, N. Mathubert, Matias Choquet (élève collège Gambetta) Théâtre municipal 14h30 UPTC
  • jeudi 19 novembre conférence de Dominique Antérion 14h “Quand monnaies, jetons et médailles racontent Léon Gambetta” espace Clément Marot ou Centre universitaire Maurice Faure SEL
  • samedi 5 décembre conférence de Jean Philippe Dumas 15h30 “Gambetta, fondateur de la IIIe République, figure de référence pour les Français” SEL séance publique Espace Clément Marot

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+ d’informations

Université pour Tous Cahors Quercy
Société des Etudes du Lot
Amicale des anciens élèves du Lycée et du Collège Gambetta

Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux « Justes » de France

Instant de recueillement

 

À l’occasion de la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France, qui s’est tenue ce dimanche 19 juillet, Madame Laurence Tur, sous-préfète de Figeac, a lu le message de Mme Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, en présence de Gilles Nacache représentant le CRIF, des élus cadurciens et de la région Occitanie.

 

 

Monsieur Hugon, dernier témoin des faits de résistance encadré par Alain Nouvian et Jean-Luc Couderc représentants le Musée de la Résistance.

+ d’infos sur le site des services de l’Etat dans le Lot  en cliquant Ce LIEN

La Société des Enfants du Lot en Afrique du nord : un cliché à identifier

La série “carte mystère” suscite de nouvelles questions et nous savons pouvoir compter sur nos fidèles internautes pour aider celles et ceux qui, depuis parfois fort longtemps, tentent d’identifier des documents en leur possession. Qui apportera de la lumière pour cette nouvelle énigme ?
La “Société des Enfants du Lot” a nécessairement possédé des racines dans notre terroir.
Nous relevons les mentions qui figurent sur ce cliché : un photographe d’Alger, un cachet (militaire ?) d’Oujda (Maroc). Quant à la tente, ce sont bien les armes du Quercy qui ornent son fronton.
Faute de date et d’un texte au verso qui ne nous apprend rien, cette vue pourrait faire référence à des émigrés au XIXe ou début XXe siècle.
Vos témoignages sont attendus et vous pouvez les déposer, comme d’habitude en cliquant CE LIEN

Un ouvrage en souscription sur Saint-Michel de Bannières

 

 

Saint-Michel de Bannières. Une part d’histoire 1850-1960 par Colette Beyssen-Laprévôte

 

 

Ce livre documentaire relate une part d’histoire de la commune et fait suite à un autre ouvrage consacré à la Première Guerre mondiale paru en 2018.

Il est dédié aux hommes et aux femmes qui ont vécu dans le village et qui en ont façonné les terres et les maisons ainsi qu’à leurs descendants, aux nouveaux habitants qui ont choisi ce village pour y vivre et y travailler, aux visiteurs de passage qui aiment qu’on leur raconte l’histoire des lieux qu’ils traversent.

Afin de recevoir un ou plusieurs exemplaires de cet ouvrage dès sa parution (été 2020) vous pouvez remplir ce Bon de souscription soit :

  • Le déposer avec le paiement sous enveloppe cachetée portant la mention « Association St Michel Passion » dans la boîte aux lettres de l’association située à côté de celle de la mairie de St Michel-de Bannières.

  • l’adresser par la Poste accompagné du règlement par chèque à : Association St Michel Passion

Mairie de Saint Michel-de-Bannières 46110 Saint-Michel-de-Bannières.
Contact : 06 33 12 26 11 / colette-laprevote@orange.fr

Le 2 avril 1838, naissait Léon Gambetta

Cette semaine anniversaire de la naissance de Léon Gambetta, le 2 avril 1838, aurait dû marquer le début du cycle de conférences célébrant le 150ème anniversaire de la proclamation de la IIIe République le 4 septembre 1870 et le transfert de son cœur au Panthéon, le 11 novembre 1920.

Dans ces temps difficiles, les associations organisatrices – l’Université pour Tous Cahors, la Société des Etudes du Lot et l’Amicale des Anciens Elèves du Lycée et du Collège Gambetta – souhaitent partager avec les lecteurs cette émouvante lettre de Léon Gambetta, dont la famille fut touchée par l’épidémie de variole durant la guerre de 1870.
Cliquez CE LIEN pour lire ce document

Pour information vous pouvez accéder aux articles déjà publiés sur notre site concernant l’Année Gambetta : cliquez CE LIEN

Film documentaire : “Eglise St Maur à Martel : tympan et verrière”

C’est à Martel, charmante petite cité médiévale du nord du Lot, que le visiteur attentif peut admirer le tympan et la grande verrière de l’église St Maur.

Ce film, à vocation documentaire, est basé sur le récit écrit et dit par le père Lucien Lachièze-Rey, archiviste officiel de la ville. Le film montre en gros plans les détails des vitraux qui composent cette verrière et donne les clés iconographiques qui permettent de comprendre ce qui est figuré dans les différents compartiments.

Le collège des Sept Tours (Martel) a réalisé ce film pédagogique avec la participation d’élèves de cinquième, dans le cadre du parcours d’éducation artistique et culturel et du programme d’histoire

Le film est visible ici : Eglise St Maur à Martel : tympan et verrière

– Initiateur du projet : Lucien Lachièze-Rey
– Réalisation : Jérôme Vincent
– Elèves assistants réalisateurs : Elouan Bergougnoux, Raphaël Borde, Etienne Désiles, Valentin Lasfargue, Zina Meghraoui et Théo Taisson.
– Durée totale : 22mn / Format vidéo Pal 16/9 / Novembre 2019

Médaille Léon Gambetta, projet de souscription

Vous trouverez, en pièce jointe, un formulaire à remplir par tous ceux qui souhaitent “marquer leur intérêt” pour la réalisation, par la Monnaie de Paris, d’une médaille devant commémorer le 150ème anniversaire de la proclamation de la 3ème République par notre compatriote cadurcien Léon Gambetta et le centenaire du transfert de son corps au Panthéon.

Le renvoi de ce formulaire n’engage en aucun cas celui qui le retourne.

En effet, s’il est reçu un nombre de réponses suffisant, un “Bon de souscription” sera postérieurement mis à votre disposition.
Le formulaire complété est à renvoyer à la “Société des Etudes du Lot” 38 rue de la Chantrerie 46000 Cahors.
formulaire médaille Gambetta

Cahors, du Palais épiscopal à l’Hôtel de la Préfecture….

Histoire d’un lieu, mémoire de vies … depuis l’Ancien Régime jusqu’à nos jours !

Cet ouvrage, à paraître en janvier 2020 (différé au mois de mai 2020), est le fruit du travail mené par l’association MémoireChapou créée en 2017 par des anciens de la préfecture.
Après sa première réalisation exposition “Louvre-sur-Lot” qui retrace l’exode des oeuvres du Musée du Louvre pendant la Seconde Guerre mondiale et notamment leur accueil dans le département, à Montal, Vayrac, Bétaille… de 1943 à 1945, elle poursuit son oeuvre en restituant le passé de ces bâtiments historiques.

Prix spécial de souscription 15 € au lieu de 20 (valable jusqu’au 30 novembre 2019). 60 pages couleur, illustrées de nombreuses photographies d’époque.
+ d’informations et souscription en cliquant CE LIEN 

Historiens quercynois

Jean Lartigaut (1925-2004), historien et médiéviste

Cet article a déjà fait l’objet d’une publication dans l’ancienne version de Quercy net. Nous réintroduisons progressivement ce que nous avons précieusement conservé dans nos archives.

 

 

Les notices ci-dessous ont été rédigées pour la plupart d’après des articles publiés dans le Bulletin de la Société des Etudes du Lot. En particulier, les notices concernant les historiens anciens (jusqu’à Guillaume Lacoste) se fondent sur l’article “Nos historiens” publié par J. Fourgous dans le tome LXXXIII (2è fascicule), 1962 du B.S.E.L…

Guillaume Lacroix (1574-1614)
Né à Cahors, docteur in utroque jure (*)de l’université et par deux fois consul de cette même ville. Guillaume Lacroix s’est particulièrement intéressé à l’histoire des évêques de Cahors. Son livre Series et acta episcoporum Cadurcensium est paru à Cahors en 1621, chez Claude Rousseau. Ce livre a été écrit en latin, mais une traduction en a été faite en 1873, par Louis Ayma. Contemporain de Guyon de Malleville.

(*) in utroque jure : “dans les deux droits”, droit civil et droit canon.

Guyon de Maleville (Mort en 1614)
Seigneur de Cazals, il écrivit les Esbats du païs de Quercy, qui est une suite de dissertations et d’éphémérides, qui devait parcourir le temps depuis 3400 avant J. C. jusqu’en 1604. Le début a été perdu mais ce qui reste a été publié dans le Bulletin de la Société des Etudes du Lot.

Marc-Antoine Dominicy (vers 1605-1650)
Né dans une famille de bourgeois et de marchands de Cahors. Docteur en droit de l’université de Cahors, en 1621, il est avocat au Présidial puis procureur général de la cour des Aides jusqu’en 1644, date à laquelle il se rend à Paris où il obtient, en 1646, le titre de conseiller du roi et la charge d’historiographe de France (accompagnée d’une rente de 2000 livres). Doté d’une chaire de droit à l’université de Bourges, il n’enseigne que peu de temps car il meurt à Paris fin 1650 ou début 1651.
A Cahors, il travaille à écrire l’histoire du Quercy, consultant les bibliothèques de ses amis et fouillant les documents anciens. Il écrit alors De sudario Capitis Christi liber singularis, petit livre imprimé relatif à la Sainte Coiffe, et un Mémoire des anciens comtes de païs de Quercy et du comté de Caors, resté manuscrit, consacré à l’origine des comtes de Cahors.
L’Histoire du pays de Quercy, également manuscrite en plusieurs volumes, est l’oeuvre maîtresse de Dominicy. La première partie du livre est consacrée à l’histoire politique et civile tandis que la seconde traite de l’histoire des évêques de Cahors.
A Paris, le 21 mars1644, Dominicy obtient du roi un privilège pour l’impression de son Histoire du Quercy et d’un traité sur l’alleu qu’il avait également rédigé. Le traité est imprimé mais Dominicy décide – pour une raison inconnue – de ne pas publier son Histoire.

Raymond de Foulhiac (1622-1692)
Né en 1622 au château de Mordesson (près de Gramat), il meurt à Cahors en 1692.
Il vit d’abord à Paris, où il obtient le grade de docteur en Sorbonne (1661) et se lie avec Fénelon. Puis, installé à Cahors, il est vicaire général de trois évêques, Mgr de Sévin, Mgr de Noailles et Mgr Lejay.
Sont conservés sous forme de manuscrits, un texte en latin, Chronicon cadurcensium a Julio Caesare ad decimum septimum seculum, et un texte français de Chroniques allant de 1205 à 1560.
Jean de Vidal (XVIIè)
Docteur en droit, avocat au Parlement, il publie en 1664, à Cahors (chez P. Dalvy) un petit livre portant le titre suivant : Abrégé de l’histoire des évesques et comtes de Caors contenant l’histoire de leurs noms et faicts plus mémorables avec ce qui s’est passé de leur temps de plus remarquable dans le Diocèse Païs de Quercy depuis la publication de l’Evangile jusques en l’année 1664.
On y relève des faits curieux, comme l’apparition de deux soleils ensemble en 51, 1105 et 1540 ou une invasion de sauterelles en 1095, qui cache la vue du soleil pendant plusieurs jours…
Antoine de Cathala-Coture (1632-1724)
Né à Montauban en 1632, fils d’un avocat à la Cour des Aides, il sera lui aussi avocat. Maire de Montauban, il sera également sub-délégué de l’intendant.
On lui doit une Histoire politique, ecclésiastique et littéraire du Quercy (jusqu’en1724). Le livre, complété par l’abbé Teulière jusqu’en 1784, sera publié en 1785 chez Pierre Cazamea.

François Salvat (1729-1816)
Né à Cahors en 1729, il meurt dans cette même ville en 1816 après avoir été prébendier de la Cathédrale. Il laisse quelques notes sur divers sujets d’archéologie et trois volumes manuscrits d’une Chronique du Quercy (jusqu’en 1664).

Guillaume Lacoste (1765-1844)
L’abbé Guillaume Lacoste, est un homme d’enseignement né à Gramat en 1765 et mort à Sainte-Marguerite (commune de Laroque-des-Arcs) le premier juin 1844 à l’âge de 79 ans : il est successivement professeur, censeur et proviseur du lycée de Cahors, après avoir dirigé une institution privée. Il consacre ses loisirs à une Histoire générale du Quercy en cinq volumes. Les quatre premiers volumes ne seront publiés que longtemps après la mort de leur auteur, en 1883, par le libraire Girma, après avoir été revus par L. Combarieu et F. Cangardel. Cet ouvrage, qui fait autorité, a depuis été réédité à plusieurs reprises (voir la bibliographie).
Source sur date naissance et décès : ERASME Maurice, 1982, “A propos de la biographie de l’historien Guillaume Lacoste”, B.S.E.L., 1982, I, 99.
Raphaël Périé
Nous ignorons tout de cet auteur d’une Histoire et qui vécu au XIXè siècle.

Chanoine Edmond Albe (?-1926)
Voir sur ce site quelques une des monographies du chanoine Albe.

M. Saint-Marty
Instituteur, on lui doit une Histoire populaire du Quercy, publiée en 1920, rééditée depuis par Quercy Recherche

Chanoine Eugène Sol
Le Chanoine Eugène Sol est né près de Cahors, à Laroque-des-Arcs, le 20 septembre 1877. Après de sérieuses études secondaires à Montfaucon, il fut, avec autorisation de son évêque, élève du Séminaire St-Sulpice à Paris, et il fut ordonné prêtre à Cahors le 29 juin 1900.Mgr Eynard le nomma vicaire à Aynac, où il ne resta toutefois que peu de temps. Curieux de droit canon et de recherches historiques, il obtint d’aller à Rome pour y faire de grandes études. Ses grandes qualités de travailleur furent de suite remarquées et grâce à une charge de chapelain au collège St-Louis-des-Français, il put, en assurant un service d’église, se maintenir près de trois ans dans la Ville Éternelle. On le vit archiviste de l’Ecole Vaticane, et il fut un des étudiants les plus assidus de l’Apollinaire, suivant notamment, à ce réputé Séminaire romain, des cours de droit canon.

De cette vie romaine, un trait est resté révélé après l’élection de Pie XII, qui avait été dans sa jeunesse l’abbé Pacelli. (…) On a trouvé, dans les archives de notre collègue, une correspondance avec I’abbé, devenu nonce apostolique, puis cardinal et lorsque, de Secrétaire d’Etat, il fut élevé au Pontificat, le chanoine Sol tint à lui envoyer le livre qu’il venait de consacrer à Jean XXII sous le titre évocateur: “Un des plus grands papes de l’histoire”. (…) Le pape évoquera cette amitié, le 8 août 1953, dans une lettre de condoléances à Mgr Chevrier, après la mort d’un “compagnon d’études dont il appréciait en particulier les érudites recherches sur l’histoire d’une province”.

Le Chanoine Sol, après ses années de Rome, revint en France, en 1903, avec les titres de “Docteur in utroque jure et de Diplômé des Archives Vaticanes”. On le vit alors, travaillant à Paris dans les dépôts d’archives, et il fut pendant 10 mois, professeur de droit canon au Grand Séminaire de Meaux. On aurait pu à ce moment-là, entrevoir pour lui une éminente carrière dans l’Enseignement Supérieur s’il n’avait été déjà affligé de cette extrême extinction de voix qu’il devait garder toute sa vie.

En 1904, le Quercy le reprenait pour le ministère. Il fut alors nommé desservant de la petite paroisse de St-Etienne, près Souillac. En 1906, il était curé de Bégoux, et en 1912, l’évêché l’appelait à la paroisse Notre-Dame de Cahors. (…). Auprès du prêtre nommé, en 1929, Chanoine honoraire, puis en 1942, Chanoine titulaire, c’est surtout l’homme et le collègue que vous avez connu (…).

J’en arrive à celui qui fut nôtre, l’historien et l’érudit. Son œuvre est vaste ; hors les sujets qui nous intéressent spécialement, on y compte des travaux de droit canon, (…) il s’intéressera à l’oeuvre d’un savant canoniste, Giacomino Simoneta. Dans le domaine de l’histoire générale, son séjour à Paris lui vaudra un volume sur les rapports de la France et de l’Italie du XIIe siècle à la fin du 1er Empire, paru en 1905.

Pour notre Quercy, le Chanoine Sol est de la race des Dominici, des Fouilhac, des Lacoste et du regretté Chanoine Albe. Il a répandu, depuis plus de 40 ans, ses articles d’histoire locale, dans maintes revues de chez nous et d’ailleurs : les Annales du Midi, la Revue des questions historiques, la Revue d’histoire de l’Eglise de France, le Télégramme de Toulouse, le Bulletin des Anciens Elèves de St-Sulpice ; le Bulletin de Notre-Dame de Rocamadour lui fit souvent bon accueil et la Revue Religieuse de Cahors et de Rocamadour possède de lui près de cent articles. Notons aussi dans le même ordre d’idées ses communications aux Congrès annuels des Sociétés Savantes, publiées parfois dans les comptes rendus officiels.

Avec ces articles, I’œuvre du Chanoine Sol est répandue dans plus de vingt volumes, pour la plupart, malheureusement, de tirage assez limité, auxquels les éditeurs parisiens de travaux d’érudition, les Champion, Picard, Beauchesne ou Rivière, étaient heureux d’attacher leur nom.

Outre son beau livre sur Jean XXII, paru en 1947, et ses deux études sur le prélat charitable que fut Alain de Solminihac, éditées en 1928 et 1930, son œuvre peut se classer en quatre catégories : folklore, histoire de d’Eglise de Cahors, histoire de la Révolution, histoire économique et sociale.

Pour le folklore, nous avons de lui le “Vieux Quercy” qui eut quatre éditions de 1929 à 1947 et avait paru primitivement dans le Bulletin de la Société des Etudes du Lot. Notre collègue M. Joseph Daymard a souligné dans sa préface le grand mérite de cet ouvrage qui nous fait si curieusement pénétrer dans la vie et la pensée de nos ancêtres.

L’Eglise de Cahors forme un ensemble de cinq volumes, parus de 1938 à 1950. On sait combien les évêques de Cahors ont été liés jadis étroitement à l’histoire du Quercy. A ce titre, I’œuvre du Chanoine Sol, par une contribution à l’histoire générale, est venue s’inscrire heureusement dans la bibliographie lotoise près des ouvrages de Lacoste et de Saint-Marty.

Six autres livres du chanoine Sol sont consacrés, de 1930 à 1932, à la Révolution en Quercy. On peut imaginer combien de faits locaux sont réunis dans cet ouvrage que leur auteur avait complété par un recueil de 446 pages portant comme titre : ” Quercynois de la période révolutionnaire “. Je rattacherai à cet ordre d’idées le travail du Chanoine Sol sur un autre bouleversement du pays, la Révolution de 1848 dans le Lot, paru dans notre Bulletin.

L’étude de la vie sociale et économique du Quercy, aux siècles passés, nous a enfin donné, comme oeuvre maîtresse de notre collègue dans cet ordre d’idées, trois volumes traitant le sujet, des origines à la fin du XVIIe siècle, parus de 1941 à 1950. Nous y trouvons, à côté de notions sur la vie intellectuelle, sociale et religieuse de nos ancêtres, l’histoire de leurs misères et des calamités qui éprouvèrent maintes fois jadis notre petite patrie. (…)

Sa bibliographie complète tient quinze grandes pages dans une liste dressée par M. Calmon. Mais ce que je rappelle montre assez éloquemment l’importance de cette oeuvre qui fut celle d’un puissant chercheur (1).

Le Chanoine Sol, qui était devenu en 1926, après la mort du Chanoine Albe, archiviste diocésain, eut d’ailleurs la joie de voir son labeur amplement encouragé et récompensé. Il reçut pour ses éditions des subventions du Conseil général du Lot et de la Caisse des Recherches scientifiques. En 1931, il se voyait attribuer le prix d’études régionalistes de la Société des Gens de Lettres et il mérita le titre de lauréat de l’Institut par des récompenses de l’Académie des Sciences morales et politiques et, à deux reprises, de l’Académie française. Il avait été également nommé correspondant du Comité des travaux historiques du Ministère de l’Education nationale. C’est enfin au titre de ce même Ministère qu’il fût fait Chevalier de la Légion d’honneur, en juillet 1933.

Membre de la Société des Etudes depuis 1906, Président d’honneur depuis 1942 après avoir été Vice-Président, notre savant collègue était assidu à nos réunions, et rarement il n’arrivait pas sans quelque petit papier signalant un fait intéressant. A diverses reprises, ses communications, dans l’ordre économique, se trouvèrent amenées par quelque fait d’actualité : témoin, ses observations sur la loi du maximum décrétée par la Convention en 1792 et son application à Cahors.

La santé du Chanoine Sol devenant plus chancelante, en février 1953 il (…) partit alors pour la Maison de retraite de Bretenoux. Avant de quitter Cahors il remit pour les archives de la Société des Etudes les volumineux dossiers où se trouvent réunies les notes et rédactions de toute sa vie. (…)

C’est dans cette retraite de Bretenoux que s’est éteint, le 18 juillet 1953. (…)

Ce texte est tiré de l’éloge funèbre prononcé en réunion par le président Jean Fourgous le 8 octobre 1953 et publié dans le bulletin de la SEL du 4ème trimestre 1953.
Amédée Lemozi

Louis d’Alauzier (1893-1985)
Marie, Gaston, Anne, Louis de Ripert d’Alauzier (Bollène 1893, Cahors 1985). Entre à l’Ecole Polytechnique en 1913 puis poursuit une carrière d’ingénieur de l’armement jusqu’en 1941 où il est mis à la retraite à sa demande. Louis d’Alauzier s’installe alors à Cahors. Un bref retour à la vie militaire (1944-1946) le voit obtenir le grade d’ingénieur général. De retour à Cahors, il passe l’essentiel de sa vie à dépouiller les fonds d’archives. D’abord intéressé par la recherche généalogique, il maîtrise rapidement les méthodes de l’histoire médiévale.

Voir : Jean Lartigaut, Hommage à Louis d’Alauzier, Bulletin de la Société des Etudes du Lot, tome CVI, 2è fascicule 1985, avec une liste des travaux publiés de Louis d’Alauzier
Aux Archives départementales du Lot : Fonds d’Alauzier, 31 J

Jean Lartigaut 
BIBLIOGRAPHIE :
* Les campagnes du Quercy 1440-1500 ; Toulouse, 1978, 606 p. rééd. Quercy Recherche (B.P. 123, 46003), Cahors, index des noms de lieux et de famille
* Puy-l’Evêque au Moyen âge ; éd. Roc de Bourzac, 24150 Bayac, 1991, 207 p
* Jean Lartigaut (sous direction de) ; Histoire du Quercy ; Toulouse, éd. Privat, 1993, 300 p.
Sommaire : Paysages quercinois (J.P. Laguasquie); Préhistoire (M.Lorblanchet); Rome s’impose (M. Labrousse); Siècles obscurs 5°-10°s (J. Lartigaut); Nouvelles sociétés et nouveaux espaces 10°-12°s (J.Lartigaut); Croisade, guere de Cent ans 1212-1340 (J. Lartigaut); Guerres, pestes, famines 1340-1500 (J. Lartigaut); Temps modernes 1494-1789( J.P. Amalric); Révolution et Empire (J. Thomas); Siècle de l’acculturation 1414-1914 (J.Estèbe); Révolution silencieuse 20°s (P. Laborie).
* Notes sur quelques blasons quercynois [40 blasons décrits et dessinés] ; ARHFA (8, rue Brossolette 93160 Noisy le Grand), 1995
* L¹anoblissement en France 15°-18° s, théories et réalités ; Bordeaux,  M.S.H.A. n° 74, 1985

Françoise Auricoste 
Françoise Auricoste née Girard, est descendante d’un Lotois du causse de Valroufié, Elle a épousé un Marminiacois dont la famille est établie dans le canton de Cazals depuis la fin de la guerre de Cent ans. Après des études universitaires à la Sorbonne, elle devient professeur certifié d’histoire et géographie et exercera dans divers lycée de Paris et de la région parisienne de 1951 à 1986. Depuis lors, elle séjourne régulièrement en famille dans la maison Auricoste à Marminiac et fréquente assidûment les Archives départementales pour ses recherches d’histoire régionale qui lui donnent matière à ses publications d’ouvrages et d’articles.

BIBLIOGRAPHIE :–  Les Arques en Quercy, vallée du fer, vallée des arts ; S.I. Cazals 1990, 406 p.
– Premiers divorces dans le Lot 1792-1816; Moi-Géné n° 17 – avril 1996.
– Les maîtres de poste quercynois aux 17-18e s ; Quercy Recherche n°98 – oct. 1999
– Les maîtres de poste quercynois aux 17-18°s (suite) ; Quercy Recherche n°99-janv. 2000
– Les Arques en Quercy, vallée du fer, vallée des arts ; S.I. Cazals 1990, 406 p.
– Le pays de Cazals en Quercy ; S.I. Cazals 1988, 253 p. Rééd. Lacour, Nîmes 2005
–  La bastide de Villefranche du Périgord ; tome I: 1261 à 1500;  éd. Roc de Bourzac, 24150 Bayac, 1992,  236 p. index,
– La bastide de Villefranche-du-Périgord, tome II: 1500 à 1800; éd. du Roc de Bourzac (24150 Bayac), 1994, 200 p. index
– Histoire des femmes quercynoises 16°-19°s ; éditions Quercy-Recherche, Cahors 1996, 278 p. index
– L’auteur nous avait présenté des extraits de son travail sur les déclarations de grossesse au cours d’une réunion publique en 1994 (voir aussi son article : ).  Rééd. Lacour, Nîmes 2006
– En Quercy, la bourgeoisie des campagnes et des bourgs aux 17-18e s ; éd. du Roc de Bourzac, 2000, 256 p. index
– Histoire des artisans quercynois aux 17-18e s ; éd. Quercy Recherche, Cahors 2000, 463 p. index des noms de lieux et de famille
– Les meuniers en Quercy aux 17 et 18e siècles;; éd. du Roc, 24150 Bayac, 2002, 316 p. index
– Histoire des aubergistes et cabaretiers quercynois 1600-1900 ; Bayac 2003, éd. Roc de Bourzac, 224 p. 30 photos, répertoire alphabétique des aubergistes lotois
– Histoire de la seigneurie et du monastère des Junies ; Association des amis de la salle capitulaire (46150 Les Junies), Chauffailles (71170), 2002, 130 p.
–  Marchands et négociants quercinois aux 17-18e siècles ; éditions Lacour, Nîmes 2005, 334 p.
– Protestants oubliés du Haut- Quercy ; éditions Lacour, Nîmes 2007, 437 pages
– La maîtrise des Eaux et Forêts en Quercy au XVIIIème siècle, BSEL, Tome 115, Fascicule 2, 1994
– A propos d’Hippolyte de Montal., BSEL, Tome 118, Fascicule 2, 1997
– La seigneurie des Junies au XVIème siècle au temps des Morlhon et Jean du Pré, poète et guerrier, ami de Hugues Salel, BSEL, Tome 122, Fascicule 3, 2001.

Patrick Ferté
Il est maître de conférences d’histoire moderne à l’Université de Toulouse Le Mirail depuis 1994 et membre du laboratoire CNRS-FRAMESPA de Toulouse (UMR 5136). D’origine normande, domicilié à Cahors après son baccalauréat, il devient étudiant d’histoire et de philosophie à Toulouse et se passionne dès lors pour sa patrie d’adoption qui restera l’épicentre de ses recherches : son mémoire de maîtrise sur l’Université de Cahors (1972, 450 pages) est remarqué au point d’être édité dès 1974.
Se spécialisant dès lors – jusqu’au doctorat (1979) – sur l’histoire culturelle et plus précisément sur le monde universitaire sous l’Ancien Régime, il oriente en pionnier la recherche sur de nouvelles problématiques, l’histoire sociale des populations étudiantes, collabore avec l’EHESS et mène durant plusieurs décennies un lourd dépouillement de toutes les archives universitaires disponibles en France (dont celles de Cahors), constituant une base de données étudiantes géante devenue une référence pour les historiens comme pour les généalogistes (déjà 4 volumes parus ; à terme environ 50.000 étudiants).
En marge de nombreux travaux statistiques ou prosopographiques spécialisés et arides, publiés en France et à l’étranger, il se penche sur des aspects plus vivants et colorés du Quercy : la comédie satirique occitane, Scatabronda, fusée de Cahors sous Louis XIV en 1697 ; ou la vie quotidienne à Cahors de la Renaissance aux Lumière ; ou encore l’histoire de l’imprimerie à Cahors (16e-19e siècle).
Son grand chantier actuel est encore en grande partie quercynois : l’édition critique du Mémoire de l’intendant de Montauban pour l’instruction du duc de Bourgogne (1699) et son complément par A. Cathala-Coture (1713) (2 vol. prévus aux éd. du CTHS). Cette vaste description fouillée de la généralité au temps de Louis XIV, encore ignorée des historiens, enrichira sérieusement notre connaissance de l’ancien Quercy.

La Joconde réfugiée au château de Montal

En 1940, pour échapper à la convoitise allemande, 3 200 tableaux ou objets du Louvre sont mis à l’abri à Montauban, puis, après l’invasion de la zone “libre” en novembre 1942, transférés dans le Lot.

L'exil de Mona Lisa vers les terres non occupées du Quercy …

L'exil de Mona Lisa vers les terres non occupées du Quercy …

Publiée par ville de Saint-Céré sur Lundi 11 juin 2018

© Source Ville de St Céré

Pas moins de soixante camions pour les acheminer vers leurs repaires : Montal, La Treyne, Bétaille, Vayrac, Lanzac,…, notre département abritant ainsi, comme on a pu le dire, “la plus forte densité de chefs-d’œuvre au km2”.

Parmi eux : La Joconde de Léonard de Vinci, L’indifférent de Watteau, l’Angélus de Millet, la maison du pendu de Cézanne, La Vierge au diadème bleu de Raphaël, L’élévation en croix de Rubens, La Sainte Famille de Rembrandt, etc…

En même temps que les tableaux et antiquités égyptiennes, des membres des personnels des Musées Nationaux sont aussi mis à l’abri. Le silence, la discrétion de la population complice de cette sauvegarde… tout simplement un acte de résistance qui honore les Lotois. Aucune alerte n’est à déplorer

Le Musée du Louvre caché dans le Lot

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