Catégorie : Patrimoine Page 1 of 7

Les concerts du marché…. de Cahors !


 

A partir du samedi 4 mai jusqu’au 6 juillet,
rendez-vous chaque samedi matin

de 11 h à 11h30, cathédrale de Cahors / Entrée libre

 

Calendrier complet 2019 en téléchargement

> Samedi 4 mai Concert vocal par l’ensemble Voce d’Olt
direction Frédéric Maizières

> Samedi 11 mai Edition spéciale Concert d’orgue d’une heure environ dans le cadre de la Journée Nationale de l’Orgue 2019 par les élèves et leur professeur de la classe d’orgue du Conservatoire de Musique du Grand Cahors.

> Samedi 18 mai Concert vocal par L’Atelier Vocal
direction Frédéric Maizières
,
> Samedi 25 mai Concert d’orgue par Albertus Dercksen

> Samedi 1 juin Concert de guitares par le duo “Agua e Vinho”
Regis Daniel et Milan Trescases – guitares

> Samedi 8 juin Concert d’orgue à quatre mains
Hélène Bonafous et Albertus Dercksen orgue

> Samedi 15 juin Concert d’orgue par Marie Françoise Plagès

> Samedi 22 juin Concert vocal par l’ensemble vocal Maussac

> Samedi 29 juin Concert vocal par le Chœur à Voix égales du Conservatoire de Musique du Grand Cahors

> Samedi 6 juillet Concert de musique de chambre par le quintette à cordes Souliko

Dimanche 7 juillet concert de marimba et orgue à 16h30
« Oscillations sonores » (œuvres de Bach et Dercksen)
Sylvain Calmon – Marimba, Albertus Dercksen – Orgue
entrée : 15€ Grand Pass 14€, gratuit pour les scolaires.

 

Organisation : Association des Amis de l’Orgue de la Cathédrale

 

L’art pariétal de la grotte de Roucadour


L’exposition du printemps 2019 aura pour thème la préhistoire autour de la grotte de Roucadour à Thémines. Elle bénéficiera des compétences du célèbre préhistorien Michel Lorblanchet et comprendra notamment une exposition relative aux grands préhistoriens lotois.

 

 

Exposition ouverte les après-midis des samedis, dimanches et jours fériés
du 28 avril 2019 compris au dimanche 2 juin 2019 compris / de 14h à 18h.
Château de Lacapelle-Marival

Organisation : association Art et Patrimoine
Détail des animations et conférences 2019

Exposition du sculpteur Daniel JUVANCY

 

A voir au Petit Musée de Christian Verdun (Arcambal) du 4 mai au 30 juin
Vernissage le 4 mai de 11 h à 19 h

 

 

 

“Daniel Juvancy sculpte depuis toujours. Je l’ai toujours connu le ciseau à la main, attiré par des matériaux et des techniques diverses.
Ce sculpteur est en prise directe avec les matières naturelles et proches de nous. La pierre, le bois, les branches, les roches, la ficelle, la cire d’abeille. Il use également de la couleur et des pigments naturels pour préciser son sentiment et sa pensée sur les masses traitées. La sculpture polychrome est une longue tradition.
Il doit sa formation à la proximité qu’il a eu avec de grands sculpteurs qu’il assistait dans les premiers temps, et qui l’ont inspiré.

Daniel aime la vigueur plastique des formes simples et souvent géométriques. Il les combine entre elles, faisant surgir de nouveaux rapports de structure et de lignes dans l’espace ; des sortes de puzzle et de concrétions qui nous parlent de l’environnement dans lequel il évolue.
Il aime aussi les installations et interventions dans la nature : des roches sculptées près de sa maison, ou des arbres lancés sur la rivière pour habiter la nature de quelque géométrie ficelée et colorée”.
Christian Verdun

Sculpteur infatigable, Daniel Juvancy installera des pièces importantes à l’intérieur, mais aussi dans le parc qui entoure le petit musée.

Le Petit Musée de Christian Verdun
180 rue de la Résistance / 46090 Arcambal
06 31 69 65 68

Public, groupes, et groupes scolaires seront les bienvenus.
Tous les samedis après-midi et sur RDV

Soutenez la reconstruction de Notre-Dame

La Fondation du Patrimoine participe activement à la sauvegarde du patrimoine et celui de notre Quercy a bénéficié de son soutien. Afin de faire face aux besoins considérables pour effacer les traces de l’incendie qui a détruit en partie la cathédrale Notre-Dame, la Fondation du Patrimoine lance une collecte à laquelle vous pouvez participer en cliquant ce lien

Merci d’avance pour votre participation

Société des Etudes du Lot : le 1er fascicule 2019 est publié

Avec en couverture le retable de l’église Saint-Michel (commune de Villesèque), le 1er fascicule 2019 vient d’être édité. A noter que ces publications trimestrielles – qui sont référencées dans notre bibliothèque – sont réservées aux adhérents de l’association dont les portes sont ouvertes aux nouveaux membres !

Vous trouverez le sommaire de cette livraison en cliquant l’image ci-dessous.

La Société des Etudes du Lot est partenaire de Quercy net

Belle soirée du groupe Nadau à Luzech

La 10ème édition de la transhumance Rocamadour–> Luzech s’est achevée par un concert du célèbre groupe Nadau.

Ce fut, comme à chaque fois,  un réel moment de plaisir partagé et un magnifique spectacle bilingue de deux heures accompagné de la banda « In Vino Veritas ».

 

Louvre-sur-Lot : une revue !

Quercy net s’est fait l’écho de cette belle publication qui a été distribuée à l’issue des premières visites dans les salons de la préfecture.

Elle est l’oeuvre des dynamiques membres de l’association “Mémoire Chapou 2018” en charge de la restitution relative au lieux choisis par les autorités culturelles de l’époque pour éviter le départ des merveilles du Louvre vers l’Allemagne nazie.

Cet ouvrage, que nous signalons également dans notre bibliothèque, est aujourd’hui épuisé. Il est cependant consultable ci dessus en plein écran en cliquant sur la croix située en bas à droite de la barre de menu de la revue, mais également sur le site des services de l’Etat.

Il convient de préciser que l’exposition itinérante poursuit sa route. Retrouvez les dates fixées jusqu’à fin juin.

Lycée Louis Vicat à Souillac du 27 mars au 19 avril (quelques créneaux seront ouverts au public)
Médiathèque de Gramat du 29 avril au 10 mai (ouvert au public)
Collège La Garenne de Gramat du 13 au 17 mai (réservé aux scolaires)
Collège d’Orlinde à Bretenoux du 20 mai au 7 juin (réservé aux scolaires)
Médiathèque de Castelnau-Montratier du 10 au 21 juin (ouvert au public)

Partenaires de l’ensemble de cette démarche de mémoire :
> L’Office National des Anciens Combattants et les services de l’Etat
> Le Département ainsi que la Région

Plaques mémoriales à la radio : une bonne initiative signée Radio Présence

Eglise d’Arcambal. Elle prend également en compte les combattants du Second Conflit mondial

Radio Présence émet dans le Lot depuis 26 ans ! la première émission date du 12 mai 1993. Sa richesse, outre son contenu qui s’adresse prioritairement aux auditeurs en recherche de messages d’Eglises – elle est aussi radio oecuménique – est son nombre important d’émetteurs, ce qui lui permet de toucher celles et ceux qui sont hors des zones privilégiées des médias nationaux.

Mais revenons sur cette initiative portée par les studios de Figeac (l’autre est sur Cahors) qui propose à toute personne intéressée d’évoquer ces plaques souvent placées dans les églises et qui font référence aux combattants morts lors du Premier Conflit mondial. Si les monuments extérieurs sont davantage fréquentés, notamment lors des célébrations nationales, il n’en est pas de même pour ces autres lieux de mémoire, souvent ignorés dans la pénombre de nos églises.

Radio Présence Figeac  05 65 34 83 48
figeac@radiopresence.com / site internet

Maisons Paysannes du Lot annonce ses sorties

Partenaire de Quercy net, la délégation lotoise de Maisons Paysannes de France nous adresse sa Lettre n° 88 – Printemps 2019. Nous y trouvons son programme de visites ( Bouriane le lundi de Pâques ; en mai dans le secteur du Limargue et en août dans le Ségala).
Cette lettre est aussi pour l’association un moyen de sensibiliser les lecteurs sur les questions soulevées par l’implantation dans notre département des méthaniseurs.

 

Contact et programme des activités de MP Lot
Joëlle Maillard / 01 42 93 45 41 / site internet

Conférences sur les paysages du Quercy

D’où vient la beauté des paysages du Quercy ?
> Comment se sont-ils construits ?
> Où est l’originalité de ces paysages ?
> Quels projets contemporains s’inspirent de cet héritage?

 

Catherine David, est architecte de formation, spécialisée en patrimoine paysager et passionnée par cette thématique. Son parcours professionnel l’a amenée à comprendre et protéger les paysages et à donner des conseils en matière d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. Sa pratique de peintre a développé son intérêt pour la ressource poétique des paysages.

Conférencière, elle propose dans son programme 2019-2020, 6 thèmes. Chacun est présenté sous forme de diaporamas avec photographies et croquis explicatifs. Durée 1 heure environ avec possibilité d’un débat et/ou d’un échange en fin de présentation.    Catherine DAVID le programme 2019_2020

Contact : Catherine David-Le Clerc
impasse du maître de Chant / 46000 Cahors
06 07 81 10 71  / cdavidleclerc@gmail.com

Los contes de l’agassa – les contes de la pie

Patrick Chalmel est originaire de Creysse. Il a appris l’occitan dans sa famille et vient de publier los contes de l’agassa en édition bilingue occitan et français.

Pour se procurer l’ouvrage :

Les contes de l’agaça – Les contes de la pie – 404 pages – bilingue – Edition du Bournat du Périgord – 13 rue Kleber 24000 Périgueux – 20 € – En souscription jusqu’au 1er avril au prix de 17€ + 7€ de port – revue.lobornat@laposte.net

Les Cahiers de la belle vallée du Lot : livraison du numéro 12

Depuis 2015, la belle aventure se poursuit pour l’association Les Amis de la belle vallée et son maître d’équipage Pierre Poujol. Un nom qui rime parfaitement avec “passion”, celle qui ne vous lâche plus et rythme forcément votre vie. Et cette rivière, n’est-elle pas aussi un “sillon de vie” ?
Avec son contenu qui relie l’amont et l’aval, depuis l’Aveyron jusqu’au eaux apaisées filant vers la Garonne, fait d’histoires, de paysages et ce monde qui en constitue l’animation, le numéro 12 est encore un Cahier d’exception.
Il est donc normal qu’il soit présent dans notre bibliothèque

Les cahiers de la belle vallée du Lot
240 rue du Couderc / 12300 Livinhac-le-Haut
06 10 02 49 41/info@lescahiers.fr
abonnement + adhésion 1 an : 25 €

Jean-Jacques Chapou 1909-1949

Jean-Jacques Chapou, une figure importante de la résistance dans le Lot

Jean-Jacques Chapou naît le 10 avril à Montcuq où ses parents, instituteurs, ont été nommés quelques années auparavant. C’est en troisième qu’il entre au Lycée Gambetta. Ses études secondaires finies, il se destine à l’enseignement : d’abord comme maître d’internat (1935-1936), puis comme professeur-adjoint (1937-1938). On le retrouve répétiteur, de 1938 à 1939 et de 1940 à 1941.

Mobilisé en 1939, il part pour Annot, petit village dans les Basses-Alpes. Dès 1940, il participe à quelques combats qui s’engagent à la frontière avec les soldats de Mussolini. Après l’armistice, il est démobilisé. Le 29 juillet 1940, il rejoint Cahors. A la fin de l’année 1941, il est renvoyé de l’Éducation Nationale par le gouvernement de Vichy, en raison de son appartenance à la franc-maçonnerie. A la recherche de travail, il devient secrétaire, en décembre 1941, au Groupement des Transports Routiers du Lot.

Au cours de l’hiver 1941-1942, Chapou entreprend de mettre sur pied la Résistance dans le Lot. Ce premier groupe veut former un syndicat clandestin tout en noyautant les syndicats officiels. Bientôt la Résistance touchera une part croissante de la population ; ainsi de 1942 à 1943, divers mouvements voient le jour.

Chapou devient le chef départemental du mouvement « Libération » dès septembre 1942. Il utilise son récent emploi de chef de service des autobus, à la maison Artigalas, à Cahors, comme moyen de reconnaissance continue de la région : il projette en effet d’élargir son mouvement.

Les autorités vichyssoises éprouvent une défiance grandissante envers ce fonctionnaire révoqué. Suite à une instruction ouverte contre lui, il est condamné par un tribunal spécial à Agen le 10 mars 1943, à un an de prison avec sursis. Le 8 juillet 1943, il quitte Cahors et rejoint le maquis d’Arcambal dit « France ». Il prend le nom de « Capitaine Philippe » et participe aux coups de mains, aux sabotages…

En 1944, il fait adhérer ses maquis aux Francs-Tireurs-Partisans, pour plus de coordination. Sabotages de voies ferrées, occupations de villes (Cajarc, Gramat…).

Route d’Eymoutiers, à la sortie de Bourganeuf (Creuse), le mémorial à J.-J. Chapou (Photo C. Laroche, Mémorial GenWeb)

Lorsque « Philippe » reçoit l’ordre de l’état-major supérieur des F.T.P. (3) de quitter le Lot pour prendre le commandement militaire des F.T.P. de la Corrèze, il abandonne son pseudonyme pour celui de « Kléber ».

Le dimanche 16 Juillet 1944, à Bourganeuf, pris dans une embuscade, il préfère la mort au déshonneur.

 

 

René Andrieu, qui l'a rejoint au maquis, dit de lui :
« Professeur adjoint au lycée de Cahors quand j’y étais élève, Philippe a été l’étincelle de la résistance armée dans le département. C’est lui qui a pris la tête du premier maquis, une vingtaine d’hommes armés de revolvers et de vieux fusils, traqués par les Groupes mobiles de réserve de Vichy. Il était un entraîneur d’hommes, toujours prêt à payer de sa personne, un mousquetaire courageux jusqu’à la témérité ». “Encerclé par les Allemands, il préféra se tuer plutôt que de se rendre. Sa dernière balle fut pour lui. Cela aussi, il me l’avait dit. Et il a tenu parole. C’était un brave”. (René Andrieu : Un rêve fou ?)

Le Lycée Gambetta, à Cahors, lui rend un dernier hommage le 18 décembre 1944 :
« Le corps de Jacques Chapou vint au parloir faire sa dernière halte. Couvert de drapeaux, entouré d’un amoncellement de fleurs, venues de tous les coins du Quercy, l’héroïque Capitaine Philippe… fut glorifié au cours d’une cérémonie grandiose où la population unanime honora une des plus hautes et des plus pures figures de la Résistance en Quercy » Discours de M. R. Saissac. Proviseur du Lycée. Distribution des Prix du 12 Juillet 1945.

Copie de la Citation de Jacques CHAPOU :

Par délégation du Commandant en chef des F.F.I., le colonel Rousselier, commandant la 12e Région Militaire, cite à l’ordre de la division à titre posthume, Chapou Jacques (Kleber), Capitaine, avec le motif suivant :
« Officier de haute valeur, d’une bravoure admirable. A organisé la Résistance dans le Lot, puis en Corrèze. A participé à de nombreuses actions contre l’ennemi. Directeur militaire de la Région Corrèzienne, a attaqué sans répit l’adversaire avec ses bataillons de patriotes. Combats de Tulle, Brive, d’Ussel. Directeur de l’inter-Région B, le 16 juillet 1944, est tombé dans une embuscade à Bourganeuf (Creuse). Blessé mortellement, a déchargé son revolver sur les Allemands et s’est achevé de sa dernière balle ».

La présente citation comporte l’attribution de la Croix de guerre à étoile d’argent.

Sophie VILLES, La Mémoire Vive, Cahors, 1998.


Les maquis

La transformation des refuges pour réfractaires ou résistants pourchassés en maquis s’est faite au fur et à mesure de l’arrivée sur le terrain de responsables à l’esprit offensif et de la disponibilité d’un armement minimal.

Dès 1943 les maquis s’organisent eux aussi en groupes francs. Les hommes vivent en totale clandestinité et sont mobilisés à plein temps. L’Armée secrète compte fin 1943 les maquis suivants :

– maquis Timo, du 1er avril 1943 à janvier 1944;
– maquis Bessières, du 15 février 1943 à février 1944;
– maquis France, du 3 mai 1943 à février 1944;
– maquis Caniac, du 15 juin 1943 à février 1944;
– maquis Douaumont, du 15 juin 1943 à février 1944;
– maquis Imbert, du 15 novembre 1943 à février 1944;
– maquis Liberté, du 15 novembre 1943 à février 1944;
– maquis République, du 15 novembre 1943 à février 1944;
– maquis Vayssette (Figeac), du 1er octobre 1943 au 15 juin 1944;
– maquis La Figuerade, du 1er mars 1943 au 30 octobre 1943.

C’est Jacques Chapou, « Philippe », qui assure la coordination de l’ensemble. Au titre de l’Armée secrète ? Au titre des M.U.R. ? La confusion est extrême. C’est sûrement au titre des deux, la distinction entre action armée et action civile n’étant pas très claire. Lorsque la direction de l’A.S.. est forte, les maquis sont A.S. Lorsque le comman­dement A.S. est mis en cause certains maquis se disent M.U.R.

Il est illusoire de vouloir coller une hiérarchie du type classique au-dessus des maquis. Les hommes des maquis ne connaissent que leur chef de maquis et ceux-ci sont farouchement indépendants et n’admettent pas qu’on leur impose un cadre rigide.

François Bessou et Jacques Chapou

Seul Chapou est admis par tous d’emblée. Son rôle est d’ailleurs tout en nuances. Il est l’exemple à suivre, le conseiller écouté, d’ins­tinct accepté.

Il ne s’agit pas de monter des opérations d’envergure mais d’orienter les actions au coup par coup. Sans état-major, avec un ou deux complices, Chapou est bien à la fin de 1943 le meneur de jeu des maquis, choisi d’instinct par tous.

Les maquisards de l’Armée secrète.

Un ouvrage, écrit par des amis très proches de Philippe, Georges Cazard et Marcel Metges, paru en 1950, retrace d’une façon magistrale le destin de ce grand résistant.

L’admiration qui l’entoure, la confiance qu’il inspire le poussent encore plus à se démarquer de l’A.S. et des M.U.R. Un rendez-vous manqué avec Collignon et Verlhac lui donne à penser à une mise à l’écart. C’est dans cet état d’esprit que se trouve Philippe lorsque, début 1944, le parti communiste lance une offensive d’envergure pour s’implanter en tant que tel dans la résistance lotoise.

Pour le P.C. ramener vers lui les militants communistes qui agissent au sein des divers mouvements est facile. Mais cela ne suffit pas, il lui faut récupérer tout ce qui est valable chez les autres. Philippe est un objectif de choix. « Récupérer » Philippe c’est aussi faire main basse sur les maquis A.S. et grâce à « Georges », communiste, chef du maquis Bessières depuis peu, s’installer en force dans ce département plutôt anticommuniste. Philippe hésite longtemps puis, vers le 15 janvier 1944, accepte.

Quinze jours après l’acceptation de Philippe, les groupes « Francs-Tireurs Partisans » émergent dans le Lot; le 15 février, la plupart des maquis A.S. ou M.U.R. passent aux F.T.P. avec armes et bagages, et en mars 1944 le triangle de direction F.T.P. est constitué :

– commissaire aux effectifs : Georges;
– commissaire technique : Gaston;
– commissaire aux opérations : Philippe.

L’éclatement des maquis A.S., M.U.R. ou S.-Vény qui fait suite au changement d’orientation de Jacques Chapou n’est que le prolo­gue d’une longue action menée par les F.T.P. pour prendre en main la Résistance lotoise. Un résultat positif pour les A.S.-Vény est quand même enregistré. Les groupes gagnent en homogénéité et en esprit d’équipe ce qu’ils ont perdu en hommes et en armes.
[…]

Ombres et espérances en Quercy, (Armée secrète le Groupe Vény du Lot 1940-1945), Les Éditions de la Bouriane, Gourdon, 1999.

Pierre Benoit, écrivain français

Pierre Benoit écrivain français et académicien dans le calme du Quercy qu’il a tant aimé.  1886-1962

En Juillet 1925, Pierre Benoit envisage un séjour à la Grande Chartreuse mais son ami, Anatole de Monzie lui fit un tel éloge de Saint-Céré, son pays d’adoption, qu’il accepta de changer le lieu de sa retraite. Il débarqua donc en gare de Brive, où M. David l’attendait, pour passer quelques jours au calme avant de repartir vers de nouveaux horizons. Quinze ans plus tard, il était toujours là.

Arrivé à Saint-Céré, il s’installa à l’Hôtel du Touring, place du Gravier, propriété de Monsieur et Madame David. Il choisit la chambre numéro 2, la plus petite, d’où il pouvait voir les Tours de Saint-Laurent.

Rapidement acclimaté et séduit par le pays, Pierre Benoit menait à Saint-Céré une vie quasi monacale, s’enfermant dans sa chambre, refusant toute visite et ne ressortant qu’en fin d’après midi, soit pour faire une promenade dans les rues, soit pour se rendre à la librairie de son ami Vertuel.

Dans la chambre numéro 2 Pierre Benoit écrivit tout ou partie de nombreux romans: Le Roi Lépreux, Erromango, Le Soleil de Minuit, L’Île Verte, Fort de France, Monsieur de la Ferté, Boissière, La Dame de l’Ouest, Les Compagnons d’Ulysse, Bethsabée, Notre dame de Tortose sans oublier ses trois romans “quercynois”, Alberte en 1926, Le Déjeuner de Sousceyrac en 1931 et Lunegarde en 1942. Le manuscrit de ce dernier roman a été dactylographié par Jean Vertuel, libraire et éditeur très connu à Saint-Céré.

Il écrivit également un ouvrage moins connu :”L’Homme qui était trop grand”, à deux mains avec son ami Claude Farrère, Académicien Français lui aussi. Après deux jours passés ensemble à définir l’intrigue et le plan de ce roman, ils se séparèrent. Pierre Benoit écrivit, à Saint-Céré, onze chapitres et Claude Farrère, treize. En cinq jours seulement, à l’Hôtel du Touring, ils firent ensemble les dernières mises au point du manuscrit définitif.

Pierre Benoit fut élu à l’Académie Française, au sixième fauteuil, en 1931. Le vingt-sept septembre de cette même année se déroula à Saint-Céré, en présence de sept cents invités, un banquet mémorable pour fêter cette élection. Des Ministres, des personnalités du monde littéraire et du spectacle ainsi que ses nombreux amis de la région y assistèrent.

Dans son discours prononcé ce jour-là il déclara notamment : “J’ai pu, depuis, aller me promener un peu partout, en Chine, à la Martinique, à Tahiti; il me semble que chacun de ces voyages n’a eu d’autre but que de fortifier les motifs que j’ai d’être attaché à ce pays, de désirer y enterrer définitivement le fameux bâton de pèlerin. Que d’abord je n’aie pas éprouvé quelque remords, c’est autre chose. Entre Dax, berceau des miens, Albi où je suis né, Paris dont je n’ai tout de même pas à me plaindre, j’ai pu me sentir un peu tiraillé. Puis, j’ai réfléchi et sans avoir de notions de trigonométrie particulièrement brillantes, je me suis aperçu que Saint-Céré occupait à peu prés le centre du triangle déterminé par ces trois villes. Ce jour-là, mes derniers scrupules ont été levés”.

Il reçut à cette occasion son épée d’Académicien, conçue et réalisée par le premier ferronnier français, Raymond Subes, originaire, bien évidemment, du Quercy.

Cette fête fut copieusement arrosée. Pierre Benoit, un peu éméché, demanda, à l’issue du repas à la “muse de l’arrondissement” de se dévêtir totalement, ce qu’elle fit volontiers. La dame frissonnante et ravie reçut des mains de Pierre Benoit et du Ministre de l’Éducation Nationale d’alors, Anatole de Monzie, une douche au champagne.

Certains messieurs du Quai Conti, ayant appris cet événement, peu dans l’esprit de cette vénérable maison, firent retarder sa réception sous la Coupole au vingt-quatre Novembre 1932, soit plus d’un an plus tard.

Les trois romans quercynois de Pierre Benoit connurent un grand succès de librairie comme d’ailleurs chacun des quarante-trois romans écrits en quarante-cinq années. En effet, au terme de sa vie, les œuvres de Pierre Benoit s’étaient déjà vendues à plus de cinq millions d’exemplaires et les ventes continuèrent après sa disparition en 1962. Ces chiffres feraient pâlir de jalousie bien des écrivains actuels.

De ces trois romans furent tirées des adaptations diverses.

Lunegarde fut porté à l’écran en 1945, mis en scène par Marc Allégret avec notamment Gaby Morlay et Danièle Delorme mais ce film, malgré la notoriété de l’auteur, du metteur en scène et des acteurs ne connut pas un très grand succès.

Alberte fut, pour sa part, porté au théâtre en 1950 avec, à nouveau Gaby Morlay. Cette pièce ne fut jamais jouée sur une scène parisienne. Elle fut cependant jouée dans de nombreuses villes de province, en Afrique du Nord, en Belgique, en Suisse, en Espagne et en Argentine.

Le Déjeuner de Sousceyrac n’eut ni une destinée cinématographique ni théâtrale. Une adaptation de plus de quatre heures fut faite pour “Radio Paris” qui la diffusa le cinq novembre 1939.

Il y a quelques années la télévision adapta ce roman (avec assez peu de bonheur) et le diffusa dans une version tournée à… Autoire ! Pierre Benoit fut donc très attaché au Lot et il est dommage que son souvenir s’estompe. Lui qui connut une gloire immense, qui fut ce que l’on appellerait aujourd’hui une “star”, sombre dans l’oubli.

Bernard VIALATTE
Président de l’ «Association des Amis de Pierre Benoit ».
Pour tout renseignement Bvialatte@aol.com

Léon Gambetta

Léon Gambetta,
député, ministre de l’Intérieur, président du Conseil

Avocat, né à Cahors en 1838 dans une famille italienne, Léon Gambetta, monté à Paris pour y chercher la fortune, incarne les débuts de la Troisième République. Il devient célèbre en 1868 après sa plaidoirie dans le procès Baudin. Il est élu député l’année suivante sur un programme qui en fait le porte-parole des Républicains les plus intransigeants.

Le bazar des parents de Gambetta était proche de la cathédrale et l’enseigne
en est toujours visible.

Partisan de la guerre à outrance en 1870-1871, il est membre du gouvernement de la Défense nationale. Après la défaite de Sedan (2 septembre 1870), il participe à la journée du 4 septembre au cours de laquelle sont proclamées la chute de l’empereur et la Troisième république.

Ministre de l’Intérieur, il quitte Paris en ballon le 7 octobre pour préparer la résistance à l’ennemi à Tours, où il prend également le portefeuille de la Guerre.

10 francs Gambetta

Le 4 septembre 1870, il est avec Jules Favre à la tête des légalistes qui veulent l’établissement de la République dans l’ordre. Bien qu’hostile à la capitulation, il accepte l’armistice en janvier 1871 pour mieux préparer la “guerre à outrance”.

Il démissionne lorsque ses électeurs du Bas-Rhin sont abandonnés à l’Allemagne, mais est réélu en juillet 1871.

Après s’être opposé à Thiers car refusant une République conservatrice, il devient un politique clairvoyant et attentif aux réalités.

Il participe à provoquer la crise du 16 mai 1877 (qui voit s’opposer le président Mac-Mahon et le chef du gouvernement J. Simon), dont il est considéré comme le vainqueur.

Mais certains sont jaloux de son succès (Jules Grévy), et Gambetta est maintenu à l’écart du pouvoir sauf pendant une courte période de novembre 1881 à janvier 1882 (pendant laquelle, d’ailleurs, il décevra et sera accusé de “trahir la République” par Clemenceau).

Il meurt à 44 ans d’une septicémie consécutive à un banal accident.

 
Cahors, le monument à Léon Gambetta

Inauguré en avril 1884. Statue de Falguière, qui nous montre le tribun, devant les allées Fénelon, appuyé sur un canon, bras tendu, en pleine déclamation patriotique.

A droite une carte postale ancienne, nous montre le monument dans son état d’origine : le soubassement du socle était décoré de statues de marin et d’un drapeau de bronze, lesquels furent ont été envoyées à la fonte durant l’occupation.

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