Catégorie : Patrimoine Page 1 of 11

Présentation des sondages archéologiques au Mont Saint-Cyr

Vendredi 20 décembre à 18h30, présentation du résultat des sondages archéologiques des 11 et 12 mai 2019 au Mont Saint Cyr
Hôtel de ville de Cahors, Salle Henri Martin

Par l’association Cahors Castrum Cyricus et les archéologues de l’INRAP.

 

Jean Luc Boudartchouk et Didier Rigal commenteront le résultat des premières découvertes archéologiques réalisées sur le site du Castrum du Mont
St Cyr et la relation avec des textes anciens en rapport avec ce lieu.

La brebis des Causses du Lot : un ouvrage à paraître en mars 2020

Le département du Lot possède une population ovine autochtone très importante, connue sous le nom de race ovine des CAUSSES DU LOT. Reconnaissable entre mille avec ses taches qui forment notamment un cercle noir autour des yeux, elle est plus connue sous le nom de «brebis à lunettes».
Quelles sont ses origines et son évolution au fil des siècles ? Quelle est la reconnaissance de cette race pour les qualités de sa laine ? Quelle est l’évolution des métiers, des savoir-faire et des différentes filières de valorisation ?
Un ouvrage à paraître au mois de mars 2020, répond avec réalisme aux nombreuses questions sur l’histoire de ces troupeaux «patrimoine vivant» parfaitement adaptés à nos Causses et la place qu’ils doivent conserver dans notre économie agricole.
L’association La Caussenarde, associée aux acteurs du monde agricole, défend plusieurs projets culturels et économiques auprès des institutions et collectivités.
Avant-propos : Catherine Marlas, présidente du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy. Préface : Marie-Thérèse Chaupin de L’Atelier Laines d’Europe.

Edité chez édicausse, l’ouvrage est en souscription au prix préférentiel de 12 € au lieu de 15 €, jusqu’au 28 février. Téléchargez le bulletin de souscription

+ d’information auprès de l’association La Caussenarde
Association La Caussenarde / Mairie, 70 place de la Halle / 46320 Livernon

 

Edmond Jouve, dédicacera ses Mémoires à Cahors et Gourdon

 

Les “Mémoires d’un Enfant de Nadaillac-de-Rouge”, sont rassemblées dans 3 tomes Editées chez édicausse.
3 tomes – 1200 pages – 500 photos, préface par François Hollande.

 

Rendez-vous
> à Cahors, samedi 7 décembre à 17h, espace Clément Marot (dans le cadre de la séance public de la Société des Etudes du Lot)
> à Gourdon, lundi 9 décembre à 18h, mairie, salle du rez-de-chaussée

> Le Tome Premier nous décrit l’environnement de son village de Nadaillac-de-Rouge, passé au crible comme le ferait un archéologue. De la glèbe jusqu’aux hommes, sans oublier la faune et la flore, rien n’échappe au gardien des lieux qui nous conte une formidable histoire au fil des siècles.
> Dans le Tome 2, notre auteur affronte le monde depuis les bancs de la “communale” jusqu’à la Sorbonne. C’est en défiant la géographie qu’il tentera de se familiariser avec d’autres peuples et civilisations. Pas un rendez-vous, pas une date ne manquent dans ses évocations qui sont souvent ponctuées de ses “aventures”.
> Le Tome 3 nous offre un florilège de 500 de ses plus beaux souvenirs photographiques (portraits de famille et de son village, souvenirs de voyages, rencontres avec des personnalités …), toujours agrémentés de légendes


© Emmanuel Duquoc

Professeur émérite de l’Université Paris Descartes Sorbonne Paris Cité, Edmond Jouve est par ailleurs, l’auteur de très importants ouvrages sur le Tiers Monde et les Relations internationales.

Il est aussi le créateur des colloques internationaux qui ont rassemblé dans le département du Lot, de 1991 à 2000, plusieurs chefs d’Etat, ministres, ambassadeurs et représentants des principales organisations mondiales sur la Francophonie.

Il a reçu, au Palais de l’Elysée, le 22 juin 2016, la cravate de Commandeur de la Légion d’Honneur des mains de François Hollande, Président de la République française.

Prochaine séance mensuelle de la Société des Etudes du Lot

 

Henri de Navarre à Cahors, les autels et la coiffe : faitsLa  et légendes, par Georges Depeyrot. Rendez-vous au 38 rue de la Chantrerie le jeudi 5 décembre à 18h15.

 

La Société des Etudes du Lot est partenaire de Quercy net

 

 

 

Cahors durant la Seconde Guerre mondiale : un appel du Master patrimoine

Huit étudiants en deuxième année de Master Patrimoine au Centre universitaire Maurice Faure de Cahors travaillent depuis une année sur la Seconde Guerre mondiale à Cahors et dans le Lot. Cette deuxième année est tournée vers des projets de médiation et de valorisation de leurs recherches avec notamment une exposition et un livret.

Si de nombreuses images ont été mises à leur disposition grâce aux fonds des archives départementales et municipales, au musée de la Résistance ou encore aux prêts de collectionneurs privés, ils sollicitent l’aide de la population lotoise et cadurcienne en particulier pour mettre au jour et valoriser de nouveaux documents tels que des photographies entre les années 1930 et 1950. vues de rues, de commerces, des espaces publics et privés permettant de faire revivre Cahors durant cette période.

Des articles de presse, témoignages de personnes qui ont vécu durant cette période ou de leurs descendants, des évocations sur la Résistance ou la vie quotidienne durant l’occupation allemande sont également recherchés.

On peut contacter le master Patrimoine à l’adresse e-mail suivante : masterpat2019@gmail.com ou par courrier en mentionnant vos coordonnées Centre Universitaire Maurice Faure, A l’attention des étudiants du Master 2 Patrimoine / 273 avenue Henri Martin / 46 000 Cahors

Un dernier appel est lancé en direction de particuliers ou entreprises pouvant aider financièrement ce groupe d’étudiants. La cagnotte en ligne est accessible en cliquant CE LIEN

Une figure de la défense du patrimoine quercynois nous a quittés

La présence de Jean-Pierre Nouveau dans la Vallée du Célé où il veillait sur sa belle maison était synonyme de belles découvertes pour les adhérents de Maisons Paysannes du Lot. Ce parisien aux allures de “gentleman farmer” débordait de vitalité et entraînait dans son sillage ceux qui voulait s’imprégner de notre bâti et nos paysages.
La maladie l’avait contraint à se replier sur la Capitale et nous venons seulement d’apprendre son décès survenu le 12 octobre dernier à l’âge de 86 ans. Il repose dans le caveau familial au cimetière de Saran (45)
Il y a quelques années au cours d’un déplacement à Paris, nous avions partagé quelques souvenir et trinqué à la vie !
On peut prendre contact avec la délégation de Maisons Paysannes du Lot (partenaire de Quercy net) en cliquant CE LIEN

 

Ciné lot et ses magazines

LE MAG CINELOT de la Fédération Départementale des Foyers Ruraux du Lot se veut le reflet de notre territoire. Constitué de reportages (amateurs ou professionnels) les plus divers possibles… Un outil  à la portée de tout un chacun.Nul besoin d’être “un pro de la video”, LE MAG CINELOT est ouvert à toutes et tous !

Pour illustrer notre article, une vidéo sur le marais de Bonnefont, un lieu unique dans le Lot.

Marais de Bonnefont from CINELOT on Vimeo.

Quatre associations pour “l’année Gambetta”

Quatre associations (l’Amicale des Anciens Élèves du Collège et Lycée Léon Gambetta, la Société des Études du Lot, l’Université pour Tous Cahors, l’Association de recherche sur l’histoire des familles) se sont unies pour organiser “l’année Gambetta”, ensemble de manifestations mémorielles commémorant le 150e anniversaire de la proclamation de la République par Léon Gambetta, le 4 septembre 1870 et le 100e anniversaire du transfert de son cœur au Panthéon, le 11 novembre 1920.

Né le 2 avril 1838 à Cahors, Léon Gambetta a été un des hommes politiques les plus importants de la période 1870-1914.

Opposant à Napoléon III, il montre ses qualités politiques dans les années troubles de la guerre de 1870-1871. Le 1er septembre 1870, l’armée française commandée par Napoléon III est écrasée à Sedan par une armée prussienne supérieure en armement et par la qualité de son état-major. Le 2 septembre, l’empereur rend les armes et se constitue prisonnier.

Grâce à la foule parisienne en colère à la suite de l’annonce de la défaite et qui envahit le Palais Bourbon où l’Assemblée siège, Léon Gambetta à la tête d’un groupe de députés se rend à l’Hôtel de Ville pour y proclamer, le 4 septembre 1870, la République et former un Gouvernement de Défense Nationale. La déchéance du corps législatif est prononcée en même temps et des élections en vue de constituer une nouvelle Assemblée Nationale sont organisées.

Le 7 octobre, Léon Gambetta quitte Paris en ballon pour tenter de réunir les armées et repousser les forces prussiennes. Il n’y arrivera pas.

La nouvelle Assemblée élue le 8 février 1871 proclame la déchéance de Napoléon III. À nouveau député, Léon Gambetta il reste un ardent défenseur du régime républicain et fonde à l’Assemblée Nationale de 1871 le groupe “Union Républicaine” pour promouvoir ses idées. Le 7 septembre 1871, il fonde un nouveau journal “La République Française” et se bat pour l’élection d’une nouvelle Assemblée qui est élue en 1873. Il est l’artisan des votes, qui, de février à juillet 1875, adoptent les trois lois constitutionnelles qui fondent le régime républicain parlementaire.

Il est nommé président du Conseil le 14 novembre 1881 mais le gouvernement tombe le 30 janvier 1882, date à laquelle il se retire à Sèvres où il meurt le 31 décembre 1882.

Considéré comme le père de la République, le cœur de Léon Gambetta est transféré le 11 novembre 1920 au Panthéon, en même temps que les cendres du Soldat Inconnu sont inhumées sous l’Arc de Triomphe.

 

Calendrier des événements organisés conjointement par

Amicale_des Anciens Elèves du Lycée et du Collège Gambetta
Société des Etudes du Lot
Université Pour Tous Cahors Quercy

La médaille de Léon Gambetta
Vendredi 31 janvier. Bilan définitif de la marque d’intérêt pour la médaille. Deux hypothèses:
Jeudi 2 avril (jour de la naissance de Léon Gambetta), fin de la souscription passation de la commande avec le nombre d’exemplaires à frapper.
Formulaire réservation

 

Les Mardis de Léon Gambetta
> Vendredi 3 avril (en relation avec la naissance de Léon Gambetta), Etienne BAUX, La République, Collège Gambetta.
> Mardi 5 mai conférence de André TULET, 14 heures, La presse de Cahors de 1870 à 1914, Centre Universitaire Maurice Faure.
> Mardi 12 mai, 14 heures, conférence de Danièle MARIOTTO, Léon Gambetta épistolier. Théâtre municipal.
> Mardi 8 septembre, 14 heures, conférence de Dominique ANTÉRION. Léon Gambetta à travers les médailles, l’art, la propagande politique, l’hommage posthume (v. site internet)
> Mardi 22 septembre, 14 heures, conférence de Philippe NASZALYI,  Léon Gambetta orateur et polémiste attaqué en diffamation par le président de la République, Espace Clément Marot (v. site internet).
> Mardi 29 septembre, 14 heures, conférence de Georges RIBEILL, Léon Gambetta, le plan Freycinet et les chemins de fer: des lignes projetées…  aux lignes réalisées…, Espace Clément Marot (v. site internet).
> Mardi 6 octobre, 14 heures, conférence de Laurent WIRTH  sur le thème de son dernier livre La République en héritage ou le fil de Marianne, Espace Clément Marot (v. site internet).
> Mardi 3 novembre, conférence de Gérard BÉAUR, 14 heures,  Vice-Chair de l’EURHO (EUropean Rural History Organisation) L’agriculture aux temps de Léon Gambetta, entre optimum et phylloxera, Espace Clément Marot (v. site internet).

Les dates-clefs
Vendredi 4 septembre (jour de la proclamation de la République par Gambetta), Visite de la Monnaie de Paris et de l’Assemblée Nationale, groupe de 50 souscripteurs de la médaille. Cette visite est préparée en relation et avec le soutien d’Aurélien Pradié.

L’exposition
Une exposition intitulée Léon Gambetta, l’homme et l’œuvre aura lieu vers septembre-novembre dans les salons de la préfecture du Lot.

Elle sera organisée principalement par L’Amicale des Collectionneurs Lotois en coopération avec les trois associations du mémorandum (l’Amicale des Anciens Élèves du Collège et Lycée Léon Gambetta, la Société des Études du Lot, l’Université pour Tous Cahors).

Le mémorandum
Les trois associations l’Amicale des Anciens Élèves du Collège et Lycée Léon Gambetta, la Société des Études du Lot, l’Université pour Tous Cahors ont signé un mémorandum permettant aux membres à jour de leur adhésion de suivre toutes les activités organisées par les deux autres associations dans le cadre de “l’année Léon Gambetta”.

Médaille de Léon Gambetta

Le 4 septembre 1870, notre compatriote Léon Gambetta prononçait la déchéance du Corps législatif napoléonien et proclamait la République, installant notre régime démocratique parlementaire. Le 11 novembre 1920, le cœur de Léon Gambetta entrait au Panthéon.

Cinq associations (Amicale des Anciens Élèves du Lycée et du Collège Gambetta, Association des Collectionneurs Lotois, Association sur l’Histoire des Familles, Société des Études du Lot et Université pour Tous Cahors) commémorent cet anniversaire en frappant une médaille avec le portrait gravé en mars 1882 par Jules Chaplain et approuvé par Léon Gambetta lui-même peu avant sa mort.

Cette médaille produite par la Monnaie de Paris (68 mm) serait disponible en bronze au prix maximum de 115 € et 430 € en argent. Chaque exemplaire serait numéroté (format 1/x) et sa production serait limitée au strict nombre d’exemplaires souscrits. Il n’y aura aucun retirage possible. La souscription débutera en 2020 pour une délivrance le 4 septembre 2020, exactement le jour anniversaire de la proclamation de la République.

Si vous voulez être informé de l’ouverture de la souscription, marquez votre intérêt sans engagement, vous recevrez tous les renseignements, dont le prix définitif. La souscription sera ouverte dès que 100 marques d’intérêt (ou plus) sont reçues.

Nom: ………………………………………………Prénom:………..……..……………………….

Adresse: ……………….……………………………………………………………………

Mail:…………………………………………..@……………………………………………………………..

Serait intéressé(e) (sans engagement) par … exemplaire(s) de la médaille en / bronze ….argent

À retourner à: Société des Études du Lot, 38, rue de la Chantrerie, 46000 Cahors
etudesdulot@orange.fr

Formulaire réservation

Société des Etudes du Lot : programme du 7 novembre

 

Prochaine séance mensuelle , Jeudi 7 novembre à 18h15 (38, rue de la Chantrerie à Cahors)
Comment le Lot est sorti de la Grande Guerre par Etienne Baux.

 

 

 

Cette séance sera précédée de 16h à 18h de la dédicace de l’ouvrage
“L’abbé Jean Gauzin, 69 années de sacerdoce au service de tous”.
Merci de respecter cet horaire.

Gindou : c’est pas du cinéma !

Daniel Mezergues a choisi un titre de circonstance pour son e-book “Gindou 0.2” (faut vivre avec son temps). Une façon de découvrir ce village perdu de Bouriane mais qui a su accueillir la bande de fous qui en 1984 s’est pris à rêver à un cinéma différent. Aujourd’hui, c’est presque “grand luxe” pour la logistique mais certains “dinosaures” pourraient  vous narrer quelques épiques moments partagés !

Charles BOYER, acteur romantique célèbre (1899-1939)

A propos de Charles Boyer et de Figeac : Le 28 Août 1899 à cinq heures quinze minutes du soir naît dans la maison familiale boulevard Labernade, Charles Boyer qui à partir de 1930 sera un acteur romantique célèbre. Nous évoquerons les relations de l’acteur avec sa ville natale, notamment, dans les années de guerre et d’après guerre qui ne sont pas exemptes de malentendus. Au moment de la déclaration de guerre, Boyer fut mobilisé au milieu du tournage d’un film français qui devait s’appeler “Le Corsaire”. Démobilisé à la suite de diverses démarches, il abandonna le film et reprit le chemin de Los Angeles. Le 27 Décembre 1939, il écrit cependant à Joseph Loubet, sénateur maire de Figeac, la lettre qui suit …

« Berverly Hills, 27 Décembre 39
Cher Monsieur et ami,
Me voici réinstallé en Californie, où j’ai reçu dès mon arrivée un accueil vraiment réconfortant. J’ai – enfin ! – la sensation bien agréable d’être un peu utile. En collaboration, avec mes collègues anglais, nous nous occupons activement de plusieurs œuvres et avons déjà obtenu des résultats très importants.
En dehors de ces efforts, mon salaire pendant la durée des hostilités sera naturellement intégralement versé aux différentes œuvres que l’on m’a signalées à Paris au Ministère de la Guerre. Je tiens à vous dire que je vous serais reconnaissant de faire appel à moi pour vos réfugiés, ou pour tout besoin particulier intéressant notre cher Figeac.
Je me souviens avec émotion de votre sollicitude pendant mon bref séjour et j’espère bien vous y retrouver bientôt sous le signe des temps paisibles, sinon heureux.L’atmosphère ici est cent pour cent favorable et cette impression s’accentue de semaine en semaine. Je crois sincèrement pouvoir servir utilement dans ce pays le prestige du nôtre et vous remercie d’être parmi ceux qui l’ont compris dès le début. Encore une fois, mettez-moi à contribution autant que vous le voudrez. J’ai déjà demandé à ma mère de vous remettre un chèque, mais je sais que quelques lettres s’égarent, de toutes façons, je vous demande d’oublier toute discrétion. Je vous serais reconnaissant de toutes les demandes que vous voudrez bien m’adresser.
Trouvez ici mes souhaits bien sincères et croyez, je vous prie à mon souvenir reconnaissant et fidèle.
Charles Boyer ».*

* Document aux archives de la Société des Études du Lot à Cahors.

Par la suite, c’est la mère de l’acteur qui s’occupera de fournir des secours aux réfugiés figeacois (outre ce que l’acteur fait pour les œuvres de guerre nationales). Trente mille Francs seront ainsi versés en mai 1940. Par la suite, les liens semblent se distendre entre Figeac et Charles Boyer. En 1942, il acquiert la nationalité américaine. Coupé des ses premiers compatriotes, de leurs problèmes quotidiens, puis de leur martyre, pratiquant à la Libération une “charité” trop ostentatoire même si elle est réelle, Charles Boyer ne parvient pas à rétablir le contact avec une population traumatisée que gagne en outre un “antiméricanisme” aggravé par la guerre froide.

Article écrit par Philippe Calmon, paru dans le Bulletin de la Société des Études du Lot, Octobre-décembre 1999, 4e fascicule, Tome CXX.

Charles Boyer (page Wikipédia)

Un autre lien (site en anglais)

Jean MOULIÉRAT, le Ténor de l’Opéra comique, “sauveur” du château de Castelnau-Bretenoux

Jean Mouliérat en costume de Don José, pour Carmen, de Georges Bizet. Collection J. Mouliérat, Château de Bretenoux.

Jean Mouliérat (1853-1932) est né à Vers, à quelques kilomètres de Cahors, le 13 novembre 1853. Il vient d’une famille plutôt aisée : son père, Etienne, est propriétaire de  plusieurs gabares et tient l’hôtel de la Truite Dorée, qui existe toujours.
Jean est l’aîné d’une famille de cinq enfants : Jean, Adélaïde, Catherine, Emilie et Albert. Il passe son enfance en Quercy, où il est berger.

A vingt ans, il s’engage au 18ème régiment de Chasseurs à pied du fort de Rosny. Il y sera remarqué par son général de corps d’armée, le général Gaucher. Le 14 juillet 1875, ce dernier l’entend chanter l’Alsace et la Lorraine.Recommandé à M. Grosset, professeur au Conservatoire national de musique et de déclamation de Paris, la carrière du futur ténor est lancée.

Il est engagé à l’Opéra-Comique de Paris, où il interprète les plus grands rôles : Andréa, dans Le secret, d’Auber, sur un livret de Scribe, Wilhem Meister, dans Mignon, d’Ambroise Thomas, Tybalt dans Roméo et Juliette de Gounod, Don José dans Carmen de Bizet, Tamino dans La flûte enchantée de Mozart, Alfredo dans La Traviata de Verdi. En 1893, il brillera dans le Werther de Massenet, qui lui dédicaça une photographie, conservée au château. Atteint d’une maladie des cordes vocales, Jean Mouliérat met un terme à sa carrière en 1898. Il consacrera les trente-quatre dernières années de sa vie à Castelnau.

Le ténor ne vivait à Castelnau que la moitié de l’année. En effet, à la fin de sa carrière, il continua à garder des liens avec le milieu de l’Opéra-Comique. Il vivait donc une grande partie de l’année à Paris où il était membre du Conseil supérieur du Conservatoire national de musique. Il y fera entrer la jeune Jeanne Myrtale, future chanteuse lyrique, qui restera sa muse jusqu’à sa mort prématurée en 1931.
Par son amour des arts et de l’histoire, Jean Mouliérat ne tardera pas entrer dans le cercle des grandes figures politiques et littéraires locales. Il se lie d’amitié avec Henri Ramet, premier président de la Cour d’Appel de Toulouse. Passionné d’art et d’histoire, ce dernier est particulièrement attaché à la ville de Martel, à laquelle il consacre son ouvrage Un coin du Quercy. Après la mort de Jean Mouliérat, c’est lui qui accueillera les sociétés savantes venues visiter le château. Il écrit également en préambule de Un joyau du Quercy : Castelnau-de-Bretenoux une oraison funèbre qui témoigne de l’affection mutuelle que se portaient les deux hommes.
Il invitera également les nombreuses personnalités qu’il côtoyait à Paris à venir lui rendre visite dans son Quercy natal. Les salles du château deviennent alors “salons”, le lieu de rencontres entre grands esprits : s’y retrouvent Colette, Auguste Rodin, Louise Massenet. Ces visites sont souvent relayées dans la presse locale : le 17 octobre 1903, Le Réveil du Lot retrace la visite de la reine de Madagascar, Ranavalo. Henri Lavedan, de l’Académie française, séduit par la région, achètera le château de Loubressac, qui fait face à Castelnau. Le peintre Henri Martin, qui passe à Castelnau en 1898 songera à acheter celui de Montal, mais le propriétaire en demande une somme trop importante. Dans l’entourage immédiat de Jean Mouliérat se trouve également Anatole de Monzie, député du Lot, ancien ministre de l’Education Nationale. Il demeure à Saint-Jean-Lespinasse, à quelques kilomètres du château.

Jean Mouliérat participe aussi à la vie locale du Quercy. Il est l’ami du maire de Prudhomat, M. Jammes, et sera nommé conseiller municipal “d’honneur” de cette commune. Comme Gustave de Pradelle, il est admis dans la S.E.L. lors de la séance du 9 août 1897. Dès 1897, la presse locale reprend avec fierté les apparitions publiques de ce nouvel arrivant : le 25 Juillet, L’Indépendant du Lot relatait, en même temps que le Figaro ou que La Paix, le triomphe du chanteur invité par le ministre des Beaux-Arts à chanter pour le 14 Juillet “la fille du régiment” et “la Marseillaise”. La presse locale met également l’accent sur la générosité du ténor. La Dépêche du 5 octobre 1897 évoque un concert donné par le ténor à Saint-Céré en faveur des pauvres de la ville. Pendant la Première guerre mondiale, d’après un article de La Dépêche du 8 août 1918, il donne des concerts “à Toulouse ou bien dans quelque hôtel inoccupé dont on ouvre pour lui le grand hall” afin de collecter des fonds pour les blessés. L’article poursuit :

“l’an dernier, à l’hôtel de la source, dans le village d’Alvignac, où les buveurs d’eau affluent en été, il cueillait ainsi en une après-midi pour ses convalescents la jolie somme de 1.200 francs, et voici que cette année, le 11 août, il va recommencer”
Georges Renard, “Artistes et blessés”.

Il fait partie des souscripteurs au Guide du Quercy, édité en 1907 par le syndicat d’initiative du Lot. Il en est un membre d’honneur avec Henri Lavedan. Les articles publiés lui témoignent beaucoup de respect et de reconnaissance pour son activité au château de Castelnau.

Jean Mouliérat meurt le 20 avril 1932 à Paris. Il sera inhumé au cimetière Montparnasse. Le Figaro du 22 avril 1932 lui rend hommage :

“Jean Mouliérat vient de mourir, il avait 79 ans. Son nom restera inséparable de notre Opéra-Comique où il fut pendant un quart de siècle le magnifique interprète du répertoire français […] Il laissera d’unanimes regrets et dans son pays natal, le plus beau château-musée médiéval qui existe en France, ce manoir de Castelnau-Bretenoux dont il avait fait une relique inestimable”.

Quelques jours avant sa mort, le 8 avril pour la première partie, le dernier propriétaire avait fait rédiger devant Me Courcier et Me Burthe, notaires à Paris, l’acte de donation en faveur du ministère des Beaux-Arts. Cet acte juridique fixe le sort du château pour les décennies qui vont suivre.
“Le château ne pourra, à aucune époque, être affecté différemment qu’à un musée. Jamais comme hôpital, sanatorium, maison d’éducation, d’instruction ou de correction, établissement militaire”. Mouliérat, informé des différentes tentatives qui avaient eu lieu au XIXème siècle de réutiliser certains châteaux ou certaines abbayes, donne ainsi à vie une dimension artistique et historique au château.

Extrait de l’article de Juliette LOBRY “Le château de Castelnau-Bretenoux au XIXème siècle… destin d’un monument historique” paru dans le Bulletin de la Société des Études du Lot, 4ème fasicule 2003, Tome CXXIV, Octobre-Décembre 2003, pages 251-280.

1000 mains : la belle aventure se poursuit !

Les premiers résultats des différentes équipes de terrain sont, encore cette année, très encourageants. De belles découvertes (anciennes cabanes, citerne….), témoignages de la vie d'”autrefois” et qui ne demandent qu’à être sauvegardées pourront être utiles pour nos amis pèlerins ; de nouveaux chantiers en perspective !

Cette aventure qui se poursuit dans d’excellentes conditions avec une très forte mobilisations, y compris des élus, est reconnue par la Fédération Française des Associations des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Yves et Emmanuel iront porter la bonne parole à leur assemblée générale les 12 et 13 octobre au Palais des Congrès de Cahors.

 

 

Médaille Léon Gambetta, projet de souscription

Vous trouverez, en pièce jointe, un formulaire à remplir par tous ceux qui souhaitent “marquer leur intérêt” pour la réalisation, par la Monnaie de Paris, d’une médaille devant commémorer le 150ème anniversaire de la proclamation de la 3ème République par notre compatriote cadurcien Léon Gambetta et le centenaire du transfert de son corps au Panthéon.

Le renvoi de ce formulaire n’engage en aucun cas celui qui le retourne.

En effet, s’il est reçu un nombre de réponses suffisant, un “Bon de souscription” sera postérieurement mis à votre disposition.
Le formulaire complété est à renvoyer à la “Société des Etudes du Lot” 38 rue de la Chantrerie 46000 Cahors.
formulaire médaille Gambetta

Musiques et danses traditionnelles du Quercy, au début du XXe siècle

Spectacle (première partie) conçu par Pierre Péguin (AMTPQ) , présenté par le groupe des “Grillons Quercinois” lors des commémorations des 900 ans de la cathédrale de Cahors le 29 août 2019 dans la cour de l’archidiaconé.
Vidéo & montage : Mireille Lancelin

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