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Eolien et photovoltaïque dans le Lot : les défenseurs du patrimoine haussent le ton

Dans sa Lettre d’information du mois d’octobre, l’Association pour la Sauvegarde des Maisons et Paysages du Quercy, s’inquiète sur le manque de transparence quant aux démarches engagées par les porteurs de projets d’implantation d’éoliennes et le “laisser faire” de certains maires, donnant leur accord pour des “…programme d’études. Cela, après n’avoir entendu que le représentant de la société qui prospecte. Bel exemple de démocratie ! …”
Et l’association de poursuivre : “…les investissements dans l’éolien restent juteux grâce à un prix de rachat de l’électricité exorbitant et à des milliards d’aides publiques. Le comble : le lobby de l’éolien réclame un complément de rémunération dans les régions les moins ventées ! …”.

Quant au photovoltaïque, c’est le : “…foisonnement anarchique de certains projets et de leur importance, notamment dans le secteur Lalbenque-Limogne…” qui pose question et sans s’opposer à cet apport de cette nouvelle énergie non polluante, l’association précise : ” Développer cette source d’énergie n’est donc pas incompatible avec la sauvegarde de nos paysages. Encore faut-il que le choix des projets ne soit pas guidé par les seuls intérêts des promoteurs et des propriétaires concernés”.

Les moyens de se faire entendre : Parcs éoliens ou photovoltaïques, les projets d’une certaine ampleur nécessitent des modifications des plans locaux d’urbanisme (PLU). En tant qu’association agréée, l’A.S.M.P.Q. peut demander à être consultée lors de leur élaboration. La démarche est engagée pour la communauté de communes du Quercy blanc ; une nouvelle demande concerne celle du Pays de Lalbenque-Limogne. A noter que l’A.S.M.P.Q. est représentée au sein de 3 commissions départementales :
> Celle de la nature, des paysages et des sites
> Celle chargée d’établir la liste d’aptitude aux fonctions de commissaire enquêteur
> Celle de conciliation en matière d’élaboration des documents d’urbanisme

L’Association pour la Sauvegarde des Maisons et Paysages du Quercy est agréée au titre de l’article L 141-1 du code de l’environnement et habilitée au plan départemental à participer au débat dans le cadre d’instances consultatives – article 141-21 du code de l’environnement.

L’ASMPQ est partenaire de Query.net

Aqui l’OC soirée thématique

C’est avec honneur que l’Association AQUÍ L’ÒC organise une soirée thématique lors du 100ème anniversaire de la naissance de Joan Bodon (Jean Boudou), le samedi 24 octobre à 21 heures à l’Espaci Occitan Carcinòl à Saint-Céré.

Au programme : poèmes chantés avec le trio Qual sap composé de Francis Alet, Christian Sépulcre et Jean-Claude Blanc mais aussi contes et musique avec Viviane Cayssials et Thierry Heitz. Participation libre.

Joan Bodon né à Crespin (Aveyron) le 11 décembre 1920 et décédé le 24 février 1975 en Algérie, a écrit toute son oeuvre dans sa langue maternelle : contes (dont l’inspiration vient de sa maman, conteuse reconnue), romans et poèmes.

Renseignements : AQUÍ L’ÒC

Tel : 06 73 62 64 63

Site : www.espacioccitancarcinol.com

J’ai lu ce mois-ci … pour faire vivre la lecture

Les amis de la bibliothèque dans l’attente des jours meilleurs

En cette période d’incertitude liée au covid-19, il est très difficile de maintenir une programmation habituelle de nos activités, notamment pour le cycle de nos conférences qui reprendra dès que possible.
Pour préserver l’esprit des rencontres autour de la lecture qui anime l’association depuis plusieurs années avec l’appui de la Ville de Cahors, la Présidente et le  Bureau de l’ Association des Amis de la Bibliothèque du Grand Cahors proposent une démarche qui garde le lien avec les adhérents et les amis fidèles.
Ainsi, chaque lecteur, chaque lectrice est invité(e) à faire parvenir par e-mail à l’association le titre, l’auteur et l’éditeur, de sa dernière lecture, avec si possible, quelques lignes de réflexions. 
Ces propositions de lecture doivent être envoyées à Nicole Maureille (nicole.maureille@wandoo.fr) et seront transmises par mail chaque mois aux adhérents sous le titre générique « J’ai lu ce mois-ci… »
Cette démarche de communication des « coups de cœur » entre adhérents devrait informer et ainsi faire vivre le plaisir de la lecture…dans l’attente de retrouver les activités habituelles. Contact pour informations : 06 82 25 84 93 pour

Zadkine sculpté par le Quercy

La chaîne ARTE nous propose de re-découvrir, en passant par Bruniquel, le locataire des Arques. Quelques images plus loin, un clin d’oeil sur le DRAC clôture ce sujet.

 

La manifestationVisages des Kurdistans est annulée

Du 22 au 25 octobre, pour la 5e année consécutive, l’association Visages d’ailleurs vous invite à aller à la rencontre des autres. Cette année les Kurdes seront les invités de Visages des Kurdistans : une culture, un peuple et une nation sans Etat, écartelés entre quatre pays du Proche-Orient depuis un siècle.

Soutenu par la communauté de communes du Pays de Lalbenque-Limogne, ce festival se déroulera sur trois soirées.

Jeudi 22 octobre à 20 h 30, dans la salle de conférences Jean-Jacques Chapou à Lalbenque : une conférence/débat “La question kurde et la géopolitique du Proche-Orient”, sera animée par deux intellectuels français, Hamit Bozarslan et Raymond Kevorkian, docteurs en histoire, considérés comme les meilleurs spécialistes de l’histoire et de la politique de cette région toujours en plein conflit. Hamit Bozarslan, Kurde d’origine turque, est l’historien français le plus lucide sur son pays d’origine, le Moyen-Orient et ses crises.

Samedi 24 octobre à 20 h 30, dans l’église Saint-Jean-Baptise d’Aujols, sera accueilli pour un concert exceptionnel du Rusan Filiztek trio (Rusan Filiztek : saz, oud et chant ; François Baria : guitare flamenca ; et Sylvain Barou : duduk et flûte irlandaise) dans un répertoire de compositions de Rusan Filiztek et de chants traditionnels de l’Anatolie et de Mésopotamie, en particulier Araméens et Yezidis. De la rencontre improbable de ces trois musiciens est né ce concert en trio, miracle de la réunion de musiques du Moyen-Orient, du flamenco et de la flûte du nord de l’Europe.

Dimanche 25 octobre à 18 h sera projeté dans la salle de conférences de Lalbenque, “My Sweet Pepperland”, un western oriental, burlesque et absurde, qui a obtenu sept nominations à Cannes, réalisé par Hiner Saleem, d’origine kurde irakienne, réfugié en Europe à l’âge de 17 ans.

Réservations fortement conseillées pour le concert (nombre de places limitées selon conditions sanitaires) : office de tourisme de Lalbenque au 05 65 31 50 08 ou 06 08 70 07 82.

Renseignements : assocvisagesdailleurs.blogspot.com et office de tourisme Vallée du Lot.

Archives départementales : Explorer les archives de la Seconde Guerre mondiale

Trois ateliers gratuits sont au programme
(attention nombre de places limité).

A l’occasion du 75ème anniversaire de la Libération, les Archives départementales du Lot (218, rue des Cadourques à Cahors) proposent trois ateliers gratuits consacrés à l’exploration des documents sur la Seconde Guerre mondiale. Le premier rendez-vous aura lieu le mardi 20 octobre 2020 de 17 h 30 à 19 h. Venez découvrir les outils mis à disposition pour faire vos recherches avec notamment la présentation du guide des sources de la Seconde Guerre mondiale conservées aux Archives départementales du Lot. Vous constaterez la richesse des archives d’origine publique à partir d’une sélection de documents originaux.

> Inscrivez-vous au 05 65 53 49 00. Nombre de places limité

> Les autres rendez-vous :

– Les archives de la Seconde Guerre mondiale : les archives d’origine privée, mardi 17 novembre 2020 de 17 h 30 à 19 h.

– Les archives de la Seconde Guerre mondiale : retracer l’histoire des personnes, mardi 8 décembre 2020 de 17 h 30 à 19 h.

> Plus d‘infos : https://archives.lot.fr/

Vous qui passez dans me voir…

Nous profitons des célébrations Gambetta sans oublier le conflit de 70, pour publier ce texte conservé dans nos archives et qui concerne la ville de Figeac.

A PROPOS DU CENTENAIRE D’UN MONUMENT ÉRIGÉ A LA MEMOIRE D’UN SAINT-CYRIEN ET DES COMBATTANTS DE LA GUERRE DE 1870-71

Un monument imposant situé place de la Raison, au cœur de Figeac, chef lieu d’un arrondissement du Lot,  dispute l’intérêt du passant  à un obélisque érigé à la mémoire de Champollion, la gloire de cette belle « Ville d’art et d’Histoire ».

Rares pourtant sont ceux qui ont la curiosité de s’approcher de ce monument érigé sur un emplacement offert par la ville de Figeac et qui fut inauguré avec solennité le 7 juillet 1907. Plus rares encore sont ceux qui s’intéressent à ce qu’il représente.

Et pourtant, il rappelle des évènements douloureux  qu’il faudrait garder en mémoire et, depuis cent ans, c’est à son ombre que se déroulent les cérémonies patriotiques locales et devant lui que s’inclinent les drapeaux des anciens combattants.

Une monographie (1) évoque en ces termes « le monument des combattants de 1870-71 » : « Inauguré à Figeac le 7 juillet 1907, il a été érigé, par souscription publique, au Capitaine Anglade né à Figeac le 14 novembre  1835 et tué à la bataille de Froesviller, et aux enfants de l’arrondissement morts pour la défense de la patrie (1870-1871). C’est l’œuvre du statuaire Auguste Seysse(2), dont le plâtre avait été vivement admiré, l’année 1906, au Salon de la société des artistes français. L’ensemble est d’un effet saisissant pour tous les visiteurs. Ce monument remarquable consiste en un socle de granit très fin de Dijon : la face antérieure offre un  bas-relief  reproduisant un épisode de la bataille de Froesviller (6 août 1870) où le 2ème régiment de tirailleurs algériens se signala par l’abnégation de tous ses soldats, leur mépris de la mort, leur ténacité sous le feu ennemi, leur audace dans la charge. « Ce sont des démons. » criaient ce jour la les allemands affolés et terrifiés par ces hommes noirs couverts de sang et de poudre. Au dessus du socle, le capitaine Anglade est représenté debout, dans une attitude à la fois simple et martiale, fière mais sans forfanterie ; il tient des deux mains son sabre et semble attendre l’ennemi. Son visage, que tous ses anciens camarades trouvent d’une ressemblance parfaite, exprime une mâle décision et une énergie qui défie les menaces. Autour de lui sont groupés un mobile du Lot qui met un ennemi en joue, un tirailleur qui tient le drapeau haut et ferme, et enfin un artilleur expirant. Toutes les physionomies, toutes les attitudes sont du meilleur réalisme et contribuent à faire de l’œuvre, coulée en bronze, un monument vraiment digne de la pensée patriotique qui l’a inspiré »

Ce monument honore donc les soldats de l’armée impériale, et notamment  les tirailleurs algériens que l’on appelait les turcos, ainsi que ceux de la Garde Nationale Mobile engagée contre l’ennemi par Gambetta et le Gouvernement provisoire de la Défense Nationale.

Mais qui était le Capitaine Anglade et quelle est la source de l’inspiration de l’artiste qui réalisa,  plus de trente ans après les faits, cette œuvre remarquable par sa taille et le souffle qui s’en dégage ?

Le dossier de cet officier et l’historique du 2ème régiment de tirailleurs algériens (2ème RTA) consultés au service historique de la défense permettent de répondre  à ces questions et ménagent  aussi quelques surprises.

Qui était le Capitaine Anglade ? 

Second fils d’une famille de commerçants assez aisés, Pierre, Auguste Anglade nait le 6 novembre 1835 à Figeac où ses parents sont installés. A l’issue de ses études au collège de la ville, il souscrit  en octobre 1855 un acte d’engagement préalable à son admission à l’ « Ecole Impériale Spéciale Militaire ». A sa sortie de Saint-Cyr, il est affecté comme sous-lieutenant au 49ème régiment d’infanterie de ligne par décret du 1er octobre 1857. Il fera campagne en Italie – Magenta et Solférino – avec son régiment du 29 avril au 29 juillet 1859 et recevra la médaille d’Italie et celle de la valeur militaire de Sardaigne.  Il demeurera jusqu’en 1865 au 49ème de ligne alors en garnison à Limoges, date à laquelle il demande de permuter avec un officier du 2ème régiment de tirailleurs algériens de Mostaganem plus jeune en grade que lui.

 Le rapport transmis au ministre et au visa de l’aide de camp de l’Empereur est ainsi rédigé : « M. M. Anglade et Jacob demandent à permuter entre eux pour convenances personnelles. M. Anglade, plus ancien de grade que M.  Jacob, renonce à son ancienneté pour prendre au 2ème régiment de tirailleurs le rang qu’y occupe ce dernier. Les deux colonels ont donné leur consentement.

Cette demande étant régulière, on propose au Ministre d’autoriser la dite permutation qui donnera droit à l’indemnité de route et à la gratification d’entrée en campagne conformément aux dispositions de l’article 9 du décret du 3 février 1852. »

C’est au sein du 2ème Régiment de tirailleurs algériens,  qu’il rejoint en 1865 et où il servira jusqu’à sa mort, que se scellera le destin de Pierre, Auguste Anglade.

Quelle est la source de l’inspiration de l’artiste qui réalisa  plus de trente ans après les faits cette statue remarquable par sa taille et le souffle qui s’en dégage ? 

L’historique du 2ème RTA rapporte deux des faits les plus marquants de la bataille de Woerth qui sont rappelés par le monument.

Embarqué à Oran le 21 juillet 1870, le gros du 2ème RTA débarque à Marseille le 24 et arrive à Strasbourg  le 26. Il prend position le 4 août avec le Ier Corps de l’Armée du Rhin que commande le Maréchal de Mac Mahon sur le plateau de Froeswiller, non loin de Woerth.

La bataille s’engage le 6 au matin et les français vont lutter à plus de deux contre un. Le 2ème RTA qui occupe un éperon boisé, position forte du dispositif, repousse toute la journée les assauts répétés des prussiens et des bavarois appuyés par une redoutable artillerie. Il réplique inlassablement à ces assauts par de furieuses charges à la baïonnette qui rejettent chaque fois l’ennemi en désordre dans la vallée mais éclaircissent les rangs des tirailleurs. Le repli de ses voisins accablés sous le nombre des assaillants rend sa situation désespérée. Son chef de corps, le colonel de Suzzoni, décide alors de renvoyer à l’arrière le sous-lieutenant Valès, porte drapeau. Lui-même n’ayant pas reçu d’ordre de repli  meurt peu après, dans une ultime charge qu’il entraine. Nul ne songe à cesser de défendre la position alors que, submergée par le nombre, l’armée se replie grâce au sacrifice des cuirassiers.

Les restes du régiment fragmentés par le combat, se retranchent dans le bois et font face. « Les turcos, ivres de poudre, furieux de rage, travaillaient terriblement de leurs larges baïonnettes et ne lâchaient leurs derniers coups de feu que sur la peau de leurs adversaires ».

C’est à ce moment que se situe le geste héroïque que rapporte ainsi l’historique du régiment. « Une trentaine d’hommes réunis autour du  Lieutenant Anglade, tout ce qui reste de la 5ème du 1er, se trouvent de même isolés de leurs camarades et cernés par une masse de plusieurs centaines de bavarois. On les fusille à 100 mètres, ils n’ont plus de munitions, il n’y a plus qu’à mourir….. Un major bavarois s’élance disant en français :
– Bas les armes, la résistance est impossible !
– Je vais te faire voir, crie Anglade. – En avant !

Les turcos s’élancent. Anglade rejoint le major et lui plonge son sabre dans la poitrine mais il n’a même pas le temps de le retirer, il est percé de coups et ses hommes qui l’ont tous suivi, tombent un à un dans une suprême lutte à la baïonnette. »

A cinq heures, le régiment n’existe plus. 8 officiers et 441 hommes échappés presque isolément survivent à l’agonie du régiment. Ils combattront encore à Sedan. « Quand au drapeau, le dévouement de sa garde l’empêcha d’être englouti dans cette horrible tourmente » Après des péripéties sans nombre, ce glorieux trophée porté par le sergent Abd el Kader ben Dekkish arrive à Strasbourg le 9 au soir. A la capitulation de la ville, les lieutenants Bontoux et Valès se le partagent et l’emportent en captivité. Le sous-lieutenant Valès parvient à le dérober aux yeux des prussiens et, à son retour en France, rapporte le drapeau qui lui avait été confié. En récompense, il en reçut la moitié de la cravate qu’un de ses descendants rendit en 1948 pour compléter le drapeau qui serait exposé aux Invalides (3).

L’artiste a donc rappelé le geste héroïque de Pierre Auguste Anglade mais aussi le courage légendaire des turcos en représentant le sergent Abd el Kader ben Dekkish qui porte fièrement le drapeau du régiment qu’il contribua à sauver.  L’artilleur blessé rappelle peut-être la batterie d’artillerie et celle de mitrailleuses qui se trouvaient en arrière du régiment et furent terriblement maltraitées, selon l’historique du 2ème RTA, par les canons Krupp de l’artillerie prussienne.

Le mobile qui met en joue un adversaire serait un figeacois nommé Delpech. La Garde Nationale Mobile n’a pas participé à la bataille de Woerth. Sa présence se justifie par le fait que le monument a aussi été érigé à la mémoire des 187 enfants de l’arrondissement de Figeac morts pour la Patrie dont la liste figure, par canton et commune, sur les plaques de marbre fixées sur les faces latérales et arrière du socle du monument.

Mais demeure une question qui justifia des courriers au ministère d’un parent de Pierre Auguste Anglade, d’un sénateur lotois et in fine du préfet du Lot quand le projet d’érection du monument se précisa.

Le héros était il lieutenant, comme l’indique l’historique, ou capitaine ?

La réponse se trouve dans le dossier de cet officier où l’on trouve, outre les correspondances précitées, la minute de l’acte de sa nomination au grade de capitaine par décret du 4 août 1870. Cette nomination ne pouvait être connue le 6 août ni du chef de corps ni de l’intéressé. Sans doute ne l’était elle pas non plus du rédacteur de l’historique.

Si Pierre Auguste Anglade est mort avec les galons de lieutenant,  il était donc  bien Capitaine.

Une légende (4)  veut que des brancardiers allemands aient relevé sur les lieux des derniers combats du 2ème RTA le corps d’un capitaine, donné pour Anglade, tenant dans sa main une lettre de sa fille Marguerite.

Ce point est douteux. D’une part  aucune trace de cet enfant ne figure dans son dossier, d’autre part Anglade portait le 6 août des galons de lieutenant.

Observons  toutefois que la mère du Capitaine Anglade s’appelait aussi Marguerite……

Rappelons enfin, en guise de conclusion, que le Capitaine Anglade  a été enterré dans une fosse commune avec ses hommes, à l’endroit même où il mourut.  La croix qui fut érigée après la guerre de 1870 porte la mention :

Aux braves Turcos.
Ici repose mon fils
P. Auguste Anglade
Capitaine des Turcos
Mort au champ d’honneur
Le 6 août 1870
A l’âge de 34 ans.

NOTES :

(1) Rédigée par monsieur Lucien Cavalié Pages 21 et 22 et éditée à Figeac (Imprimerie Goutel)
(2) Sculpteur et graveur en médailles de l’école française, né à Toulouse en 1862. Elève de Falguière, il expose aux artistes français depuis 1884. Médaille d’argent à l’exposition de 1900 et à celle de 1937. Sociétaire hors concours. Chevalier de la Légion d’honneur en 1900, officier en 1932. On lui doit notamment les « Arts du théâtre » et les « Arts du dessin » au Grand palais à Paris.
(3) D’après une étude du Colonel Bergue conservée aux archives municipales de Figeac.
(4) Encore rapportée tout récemment dans un article de Philippe Tomasetti dans le n° 34 de la revue du cercle d’histoire et d’archéologie de l’Alsace du nord « L’Outre-Forêt » II-2006. : « Entre légendes, vérités historiques et confusions : les maisons des Turcos, près de Woerth »

Article de Jean-Pierre BAUX, paru dans la Revue Le CASOAR, N° 185, Avril 2007.
Photos : J.-P. Baux

L’ancien château de Léo Ferré est à vendre

Situé sur les hauteurs du village de Saint-Clair, à proximité de Gourdon, cette demeure “rénovée” de façon trop drastique et sans conservation de ce qui en faisait le charme, devrait trouver preneur, sous réserve que le prix demandé soit raisonnable.

Restauré après son rachat en 1998 par l’Américain John Manchec qui transforma les lieux dédiés notamment aux réceptions et séminaires, le château est célèbre pour avoir été la demeure lotoise de Léo Ferré de 1963 à 1968. Une période faste en terme de création pour le poète, chanteur et compositeur, lequel était tombé amoureux du Quercy après un concert au Casino de Saint-Céré. Ici ont été composés « Franco la Muerte » ou « Ferré 64 »

Sources : Médialot

Crédit Photo : Concierge Auctions

Les cochons sont partis un poème d’automne

Hommage aux cochons par Ottomar (1)

Les cochons sont partis,
Je ne peux faire semblant,
Adieu donc les amis,
Maintenant absents.

Joueurs dans votre enclos,
Au soleil, libres, insouciants.
Le matin tôt,
Vous respiriez le bon air.

Condition animale,
A l’heure de tant de maux,
Ridicule état d’âme,
On me dit, vous êtes sot !

Les cochons sont partis,
Les voir chaque matin,
Ce n’est pas anodin,
Clin d’œil, empathie.

Les cochons sont partis,
Je sais c’est leur destin,
Et qui puis-je, c’est ainsi,
Je reste un peu chagrin.

 

(1) Ottomar :  nom d’emprunt de notre contributeur poète

1000 mains à la pâte, ça continue !

Samedi 3 octobre, le Grand Cahors s’associe à l’opération “1000 mains à la pâte” pour entretenir et restaurer les éléments de patrimoine liés au chemin de Saint-Jacques.
Nous allons proposer a priori deux chantiers : l’un qui se situera sur du remontage de murs en pierre sèche au niveau du tronçon de l’an dernier, proche du croisement de la D653 et de la D7 ; l’autre sur le débroussaillage d’un puits couvert qui se trouve au bord du Chemin, à environ 1 km en amont du village de Labastide-Marnhac.
L’objectif sera de maintenir, malgré les contraintes sanitaires, la convivialité de la manifestation.
La journée s’organisera comme suit avec pour chacun d’apporter son matériel de débroussaillage, des gants, de l’eau et son pique-nique.
>  9h : RV sur la prairie des allées des Soupirs (en face de la billetterie du petit train) pour le petit-déjeuner en plein-air offert par la ville de Cahors, dans le respect des gestes barrières (espacement d’un mètre entre les personnes, masque si pas possible)  et les recommandations organisationnelles pour la journée.
> 9h30 : départ vers les deux chantiers (une répartition sera faite en fonction du nombre de bénévoles avec un chef par équipe). Du gel hydro-alcoolique, des masques, une trousse de secours et un défibrillateur seront fournis à chaque équipe.
Repas de midi sur site sous la forme d’un pique-nique apporté par les participants (la météo étant aléatoire, on va éviter le barbecue). Les 2 groupes resteront près de leur site de travail, en respectant au maximum les gestes barrières.
17h30 : retour aux allées des Soupirs pour le débriefing et le pot de fin de chantier. Fin de la journée.
Emmanuel Carrère espère pouvoir maintenir le chantier car, à ce jour, seuls deux bénévoles ont confirmé et ça fait un peu juste…
Merci de bien vouloir lui  faire savoir si vous pourrez vous libérer ou si vous connaissez des personnes qui pourraient être disponibles.  N’hésitez pas à en parler autour de vous :  cette opération ne peut se faire qu’avec la bonne volonté des bénévoles. Il ne faut pas avoir d’expérience particulière de ce genre de chantier, juste se sentir en forme et avoir une bonne dose de bonne humeur et de bonne volonté !
Votre contact : Emmanuel CARRERE, Animateur de l’architecture et du patrimoine
Direction du Patrimoine. Ville de Cahors, 73, boulevard Gambetta, 46000 CAHORS
Tél. 05 65 20 88 83 / ecarrere@mairie-cahors.fr

Célébrations Gambetta : la conférence du 29 septembre est annulée

 

Georges Ribeill, historien du rail qui devait évoquer le thème suivant : “Léon Gambetta, le plan Freycinet et les chemins de fer : des lignes projetées aux lignes réalisées” ne pourra pas assurer sa conférence. Celle-ci est reportée à une date ultérieure.

Éoliennes, la face noire de la transition écologique : pour être bien informé

Comme beaucoup d’autres départements, le Lot a aussi son lot de projets ; la presse s’en est encore fait l’écho durant le mois de septembre.

Eddie Puyjalon, président du Mouvement de la Ruralité, et Fabien Bouglé, auteur du livre ” Éoliennes la face noire de la transition écologique”, donnent l’alerte économique, sanitaire, environnementale et sociale à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Un exemplaire de cet ouvrage de référence en France et en Europe pour lequel, les médias ont reconnu son caractère bien documenté et argumenté, détaillant les dangers de l’énergie éolienne, a été adressé à tous les députés de l’Assemblée nationale et sera adressé à tous les sénateurs après les élections. Le but de cette démarche est d’informer les parlementaires sur les dangers de la libéralisation des éoliennes en France en particulier, avant le vote du projet de loi de simplification des démarches administratives qui vise à en faciliter encore plus la folle dissémination sur le territoire national.

Face au non-sens économique, écologique, social, sanitaire et paysager qui entache cette énergie, après lecture de cet ouvrage, les élus ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas informés !

Avec la baisse du tarif spot et l’augmentation des subventions qui abreuvent scandaleusement les promoteurs éoliens à hauteur de 100 à 150 milliards d’euros, la France a-t-elle les moyens de financer une telle énergie dont il est avéré qu’elle n’a aucun impact sur la baisse des gaz à effet de serre et du réchauffement climatique ?

Le Mouvement de la Ruralité et l’auteur Fabien Bouglé espèrent ainsi une prise de conscience urgente des parlementaires sur le sujet des éoliennes qui créent des troubles graves dans toute la France.

Célébrations Gambetta : un nouvel ouvrage “lotois” à paraître

Léon Gambetta dont le nom est présent dans presque toutes les communes de France a fait couler beaucoup d’encre et pourtant les 44 années de sa courte vie passionnent encore aujourd’hui. Cadurcien de naissance, il ne cessera de gravir une à une les marches de la renommée et la seule évocation de son nom mobilise. De prétoires en assemblées, en passant par les liesses populaires lors de ses tournées, tous se pressent pour écouter le tribun. Les joutes politiques font son quotidien et ses relations au plus haut sommet de l’Etat, même parmi ses “amis”, lui porteront le plus souvent, ombrage et défaveur.

Mais Gambetta entretient aussi des relations avec les femmes. Mais peut-être est-ce plutôt l’intérêt du beau sexe pour ce personnage qui avait autant besoin d’une seconde mère sans pour autant refuser qu’elle prit les habits d’une maîtresse ou courtisane. Certes, plusieurs noms entoureront notre “défenseur du territoire” mais celui de Léonie Léon entraînera Gambetta dans une “passion juvénile” qui persistera jusqu’à la mort. En sont témoins près de trois mille lettres, presque toutes passionnées. S’y mêlera une éloquence de tribune que Léonie accompagne à souhait …

L’ouvrage propose sous la plume d’un “ancien” professeur du Lycée Gambetta de Cahors agrégé de grammaire, Maurice Rouget (1912-2002), une lecture où la passion amoureuse de Gambetta et Léonie Léon et son arrière-fond politique ont scellé à jamais leur destin et celui de la France.

Préfacé par Etienne Baux, l’ouvrage sera illustré par une riche iconographie issue de la très belle collection personnelle de Jean-Michel Rivière, Président de l’Amicale des Anciens Elèves du Lycée et Collège Gambetta. Un album souvenir composé de photos, cartes postales et documents d’époque viendra compléter cet ensemble. Une carte postale numérotée, dessinée par l’artiste plasticien Christian Verdun, sera offerte aux seuls souscripteurs.

SOUSCRIPTION VALABLE JUSQU’AU 15 NOVEMBRE / PARUTION DECEMBRE 2020

BULLETIN DE SOUSCRIPTION DISPONIBLE EN CLIQUANT CE LIEN

+ d’information sur le site des éditions édicausse avec possibilité de souscription avec paiement en ligne

Journées Européennes du Patrimoine et les services de l’Etat du Lot

Les services de l’Etat (préfecture de Cahors et sous-préfecture de Figeac), ouvrent leurs portes pour les Journées européennes du patrimoine.  Les salons de la préfecture du Lot seront ouverts à la visite les samedi 19 et dimanche 20 septembre prochain. Les visites sont libres et gratuites de 10h à 17h30. Entrée place Chapou. Ce sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir l’histoire du bâtiment à travers des photos, ainsi que les salons de réception et le bureau du préfet du Lot. Par ailleurs, l’exposition Louvre-sur-Lot ne manquera pas d’éveiller la curiosité des jeunes et des moins jeunes.

Un stand tenu par les membres de l’association « MémoireChapou » dans les locaux de la Préfecture du Lot, présentera le livre «  Du Palais épiscopal à l’Hôtel de la Préfecture » édité par édicausse.
Il convient d’ajouter que l’exposition « Louvre-sur-Lot » réalisée en 2019 par la même association, avec le concours du Musée du Louvre, sera également visible dans les salons.

 

Port du masque obligatoire ; – du gel hydroalcoolique sera mis à disposition des visiteurs dès l’entrée du bâtiment ; – un sens unique de circulation sera mis en place.

La sous-préfecture de Figeac sera également ouverte au public pendant les Journées du patrimoine. Pour visiter la salle de réception, le grand hall et la chambre « ministre », l’entrée se fait uniquement sur rendez-vous. Deux groupes d’une quinzaine de visiteurs seront constitués à 14h les samedi et dimanche. Les inscriptions se font auprès de l’Office du Tourisme de Figeac.

Concours d’écriture Pierre Brayac

L’Association AQUÍ L’ÒC organise un concours d’écriture en Occitan pour le Lot et la Corrèze. Il
sera gratuit et ouvert à tous. Il encouragera 5 catégories : maternelles, élémentaires, collégiens,
lycéens et adultes.

Le thème retenu est un conte merveilleux élaboré en groupes ou individuellement. Le texte sera corrigé par des enseignants et des écrivains des deux départements. Les inscriptions au concours seront ouvertes entre le 16 septembre et le 16 octobre. Ce conte devra être envoyé au plus tard le 12 février 2021.

Un formulaire d’inscription et le règlement seront envoyés par mail aux établissements scolaires et
aux cercles occitans. Ils seront aussi à disposition du public à l’Espace Occitan.
Les lauréats seront avertis des résultats par courrier électronique.

La remise des prix (livres, abonnements) aura lieu le samedi 22 mai 2021 à Bannes dans le cadre du
festival Escambis.

Inscrivez-vous nombreux pour écrire dans la langue des troubadours.

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46 400  Saint-Céré

Tel : 06 73 62 64 63

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