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Olivier de Magny

Poète Cadurcien de la Renaissance  (Cahors, 1529-1561)

Olivier de Magny est né dans une famille bourgeoise de Cahors, d’un père magistrat et banquier, d’une mère très cultivée ayant la passion des lettres.

Après des études à l’Université de Cahors, poussé par le goût de l’aventure, il part pour Paris en 1547, ayant avec lui, grâce à sa mère, une lettre de recommandation de l’évêque de Cahors au poète Hugues Salel (Abbé de Saint-Chéron).

 

Extrait de A ELLE MESME - Sonet, Les gayetez.

J’entreboyoi soubz un vestement noir,

Le marbre blanc de ta cuisse arrondie,

Lors que ta main jalousement hardie

Priva mes yeux du bon heur de la voir.

C’est auprès de lui, entouré aussi de Pierre de Ronsard et de Joachim du Bellay qu’il perfectionne ses aptitudes naturelles à la poésie. Secrétaire du poète, il fréquente la cour de François 1er. A la mort de son protecteur, il s’attache à Jean de Saint-Marcel qui, chargé d’une mission diplomatique auprès du Saint-Siège, l’emmène avec lui à Rome en 1555.

En passant à Lyon et rencontre Louise Labé dont il tombe amoureux. Il s’exprime à son propos ou en rapport avec elle dans plusieurs de ses recueils et il est l’auteur de trois textes des Escriz de divers poètes, à la louenge de Louize Labé. Certains textes parfois attribués à Louise Labé sont présents dans les livres de Magny.

Grâce à Hugues Salel, il se voit attaché au conseiller du roi, Jean d’Avanson, proche de Diane de Poitiers. De 1550 à 1555 il l’accompagne en qualité de secrétaire dans son ambassade d’Italie.

Après son retour en France (1556), il est nommé au poste de secrétaire du roi Henri II, qu’il occupe deux années.

Disciple de Ronsard, Magny se montre souvent plein de grâce et d’invention, mais ses oeuvres sont souvent marquées par un abus d’érudition et d’un maniérisme à la Pétrarque. Il a surtout cultivé le sonnet. On lui doit Les Amours (1553), Les Gayetez (1554), Les soupirs (1557), Les Odes (1559) et Sonnets (1560).

Il meurt en 1561. Ce fût un poète doué d’un vrai mérite, bien que ses vers soient aujourd’hui tombés dans l’oubli. Il fût enterré dans l’église de la Daurade sur l’emplacement de laquelle se trouve le square Olivier de Magny.

 

Quelques poèmes :

A sa demeure des champs

Petit jardin, petite plaine
Petit bois, petite fontaine,
Et petits coteaux d’alentour,
Qui voyez mon être si libre,
Combien serais-je heureux de vivre,
Et mourir en votre séjour !

Bien que vos fleurs, vos blés, vos arbres,
Et vos eaux ne soient près des marbres,
Ni des palais audacieux,
Tel plaisir pourtant j’y retire
Que mon heur, si je l’ose dire,
Je ne voudrais quitter aux dieux :

Car ou soit qu’un livre je tienne,
Ou qu’en rêvant je me souvienne
Des yeux qui m’enflamment le sein,
Ou qu’en chantant je me promène,
Toute sorte de dure peine
Et d’ennui me laisse soudain.

Toutes fois il faut que je parte,
Et faut qu’en partant je m’écarte
De vos solitaires détours,
Pour aller en pays étrange
Sous l’espoir de quelque louange
Mâlement travailler mes jours.

Ô chaste vierge Délienne,
De ces montagnes gardienne,
Si j’ai toujours paré ton dos
D’arc, de carquois et de sagettes,
Couronnant ton chef de fleurettes
Et sonnant sans cesse ton los :

Fais que longtemps je ne séjourne,
Ainçois que bien tôt je retourne,
En ces lieux à toi dédiés,
Revoir de tes nymphes la bande,
Afin qu’en ces autels j’appende
Mille autres hymnes à tes pieds.

Mais soit qu’encore je revienne
Ou que bien loin on me retienne,
Il me ressouviendra toujours
De ce jardin, de cette plaine,
De ce bois, de cette fontaine
Et de ces coteaux d’alentour.


Bienheureux est celuy, …

Bienheureux est celuy, qui loing de la cité
Vit librement aux champs dans son propre heritage,
Et qui conduyt en paix le train de son mesnage,
Sans rechercher plus loing autre felicité.
Il ne sçait que veult dire avoir necessité,
Et n’a point d’autre soing que de son labourage,
Et si sa maison n’est pleine de grand ouvrage,
Aussi n’est-il grevé de grand’ adversité.
Ores il ante un arbre, et ores il marye
Les vignes aux ormeaux, et ore en la prairie
Il desbonde un ruisseau pour l’herbe en arouzer :
Puis au soir il retourne, et souppe à la chandelle
Avecques ses enfans et sa femme fidelle,
Puis se chaufe ou devise et s’en va reposer.


Je cherche paix …

Je cherche paix, et ne trouve que guerre,
Ores j’ay peur, ores je ne crains rien,
Tantost du mal et tantost j’ay du bien,
Je vole au ciel et ne bouge de terre.

Au cueur doubteux l’espérance j’enserre,
Puis tout à coup je luy romps le lyen,
Je suis à moy et ne puis estre mien,
Suyvant sans fin qui me fuyt et m’enferre.

Je voy sans yeux, je cours sans desplacer,
Libre je suis et me sens enlacer
D’un poil si beau que l’or mesme il egale.

J’englace au feu, je brusle dedans l’eau,
Je riz en pleurs et ronge mon cerveau,
Chantant tousjours comme fait la cigalle.

 

Hugues Salel, poète

Hugues SALEL,

poète de la Renaissance  1504 – 1533

Ouvrage de Salel, 1545, (Bibliothèque Municipale de Cahors)

Hugues Salel est né à Cazals en 1504, d’Hilaire Salel et de Jeanne Peyrusse, dans un milieu aisé. Ayant perdu son père à l’âge de cinq ans, il est sous la protection du seigneur de Montcléra et à ce titre, il est l’un des treize boursiers du Collège Pelegry, de 1516 à 1526.

Il acquiert à l’Université de Cahors une parfaite connaissance des langues et littératures grecques et latines, érudition essentielle à cette époque. Il est enthousiasmé par la poésie et surtout celle de Virgile et d’Homère avec son ton héroïque. A l’Université, il rencontre la famille d’Olivier de Magny qui deviendra son secrétaire en 1547.

A Toulouse, il est secrétaire des Présidents du Parlement Jacques Minot puis Jean Bertrandi ; c’est ce dernier qui l’aurait recommandé à la Cour. Tout à sa vocation poétique, Salel se joint à l’entourage de François Ier, à une époque où le Roi tente de ressusciter l’éclat des beaux-arts pour fixer tous les regards sur le royaume de France.

La place Hugue Salel à Cazals

Son goût dominant pour l’étude l’amène à fréquenter assidûment les leçons de Du Bellay et de Guillaume Budé qui avaient ouvert chez eux une sorte d’académie. Son talent retient l’attention de ses maîtres, qui s’empressent de le distinguer aux yeux du roi.

Jodelle et Ronsard consacrèrent à sa mémoire des vers qui prouvent la haute réputation que Salel s’était acquise.

L’épitaphe que lui fit Jodelle commence ainsi :

Quercy m’a engendré, les neuf soeurs m’ont appris ;
Les rois m’ont enrichi, Homère m’éternise

Plusieurs essais poétiques le révèlent alors ; sa renommée s’accroît. François Ier l’élève à la dignité de valet de chambre ; il devient le compagnon de Clément Marot auprès du monarque.

Dizain

Un jour Vénus, désirant me fâcher

Pour un dépit piéça! sur moi conçu;

Fit à son fils Cupidon delâcher

Un trait sur moi, mais il fut bien déçu,

Car, aussitôt que j’eus le coup reçu,

Et que la plaie était fraîche et entière,

Pallas y mit tel onguent et matière

Que je me vis guéri le lendemain ;

Arrière donc, Vénus rebelle et fière,

Puisque Minerve y met pour moi la main.

Entré en défaveur sous Henri II (1547), il se retire dans l’abbaye que lui a donnée François Ier, à Saint-Chéron près de Chartres. Il s’y consacre à sa grande œuvre : une traduction en vers de l’Iliade. Désirant se vouer tout entier à son entreprise, le poète endosse l’habit ecclésiastique. Pension et riche bénéfice lui permettent d’accomplir sa tâche.

Hugues Salel meurt malheureusement en 1533, avant l’achèvement de son ouvrage. Il n’a pu traduire que les douze premiers livres d’Homère. Son travail, incomplet, parut quelques années après sa mort, en 1545.

A Cazals, sur l’un des piliers de l’Hôtel de ville, on peut lire ces vers de Clément Marot :

Quercy, Salel de toy se vantera

Et comme croy de moi ne se taira

Clément Marot

D’après : La Mémoire vive, Sophie Villes, Cahors, 1998 et Anthologie des Poètes du Quercy, par Gilles Lades, éditions du Laquet et Encyclopédie du Lot, Bonneton Statistique du Département du Lot, JA Delpon, 1831.

Journées du Patrimoine de Pays et des moulins

Thème 2019 “Naturellement Durable !” les 22 et 23 juin 2019

Un thème fondamental pour faire reconnaître le patrimoine culturel mais aussi naturel comme source, moteur et levier du développement durable.

Le patrimoine peut être considéré comme un élément fédérateur au niveau local qui en le protégeant et en le valorisant, génère une économie: des métiers, des dynamiques territoriales, du tourisme tout en transmettant une identité, un terroir.

Le développement durable est une démarche globale à laquelle le patrimoine de pays répond parfaitement en préservant nos paysages, nos savoir-faire sans s’opposer à la modernité.

+ d’infos sur le site internet

Stage amateur Conte

Les arts du récit avec Caroline Sire

Vous pratiquez l’art de raconter les histoires, vous avez envie de progresser ?
Conter semble simple car nous pensons souvent texte ou parole en premier. Nous ne voyons pas toujours combien certaines de nos habitudes corporelles et vocales peuvent parasiter le flot de l’histoire que nous désirons partager avec les autres.

Caroline Sire, conteuse gersoise, vous invite à un petit voyage d’exploration afin de découvrir les clés de l’art du récit.

Samedi 23 et dimanche 24 février, de 9h30 à 17h à la salle des fêtes de Lentillac-du-Causse
Tarif : 35 € (pour les bibliothèques : pris en charge par la Bibliothèque Départementale du Lot)
Public : ados/adultes – Tous niveaux
Inscription : 05 65 20 60 30 / asohayon@adda-lot.com

Plus d’info sur www.adda-lot.com

La statue de Gambetta était aussi au vietnam !

 

Sur cette carte postale, on peut retrouver la statue de Gambetta.

Mais on est à Saigon/Hô Chi Minh Ville

Cette statue de Gambetta est la même que celle qui est à Cahors et avait été installée à Saïgon.

 

 

Je me suis rendu à Saïgon/Hô Chi Minh Ville en mai 2005, je l’ai cherchée, je ne l’ai pas trouvée. Je pense qu’elle a été déposée et sans doute fondue… JB

Un peu d’Histoire : le protestantisme dans le Lot

La Réforme pénètre le Quercy vers 1530. La noblesse est la première acquise à ses idées, par le truchement des prédicants et universitaires de Toulouse et Montauban et par la fréquentation de la cour de Nérac, auprès de la reine de Navarre Jeanne d’Albret, fervente réformée. En 1561 a lieu un premier massacre de protestants à Cahors. Les guerres de religion commencent.

Elles vont durer 36 ans. Saint-Céré est prise par les protestants en 1574, puis Figeac en 1576. Cahors est prise en 1580 par Henri de Navarre et restituée la même année par la Paix de Fleix. En 1588 les troupes catholiques du maréchal de Biron prennent Cazals et abattent ses fortifications. L’Edit de Nantes de 1598 met fin aux guerres de religion et accorde au protestantisme les places de sûreté quercynoises de Cajarc, Cardaillac et Figeac, sous l’autorité du Gouverneur le comte d’Orval, fils de Sully. Sous le règne de Louis XIII l’offensive catholique redevient conquérante. Malgré le soulèvement des protestants, le Haut-Quercy se soumet.

Dès 1622 Figeac est reprise par les catholiques (démolition de la citadelle huguenote du Puy) et les fortifications de Cajarc sont rasées. En 1629, avec l’Edit d’Alais, les protestants perdent toutes leur places de sûreté. La répression et l’étouffement systématiques du protestantisme vont alors s’exercer dans la vie cultuelle, professionnelle et privée. Le charisme d’Alain de Solminihac, l’évêque de Cahors, et le zèle de Laborie, le curé de Figeac vont faire merveille. En 1685, avec la Révocation de l’Edit de Nantes, le protestantisme n’existe officiellement plus. Les derniers temples encore debout sont rasés (Cajarc en 1684). Le catholicisme devient obligatoire. Le protestantisme s’éteint doucement et au mieux se marginalise clandestinement au XVIIe siècle pendant la période dite du Désert.

Après deux siècles de silence, vers la fin du XIXe siècle une tentative d’évangélisation protestante se répand timidement dans le Gourdonnais où quelques temples vont être dressés (Concorès, La Mothe-Fénelon, St-Cirq-Madelon). Mais par manque d’assise et à cause de l’exode rural, ces petites communautés protestantes s’éteindront progressivement après la première guerre mondiale.

Concorès, temple autrefois La signalétique y fait référence Saint-Cirq Madelon, également ancien lieu du protestantisme

 

Quelques illustres figures

Antoine de Gourdon
Gagné par les idées de la cour de Nérac et séduit par Théodore de Bèze qui y séjournait, il se convertit au protestantisme en 1563. Chef militaire du parti huguenot du Quercy, il demande dans son testament que soit construit un temple dans l’enceinte de son château. Ses héritiers se chargeront de sa construction en 1633. On peut voir encore ce temple (sa conversion en chapelle catholique l’a préservé de la destruction) au château de Cénevières.

Clément Marot
Né à Cahors en 1496, le poète est soupçonné à plusieurs reprises de sympathies pour la Réforme et préfère s’exiler. En 1535, à Genève auprès de Calvin, il commence à traduire en français la première partie du Psautier Huguenot. De conviction protestante, sans jamais avoir abjuré le catholicisme, c’est avant tout un « humaniste chrétien ».

Jeanne de Genouillac
Gagnée très tôt au parti protestant de Condé elle fait transformer en temple l’église d’Assier. Dans son château elle réunit tous les gentilshommes protestants du Quercy et gagne à sa cause tous ses tenanciers

 Jeanne de Gontaud
Abbesse défroquée, elle adhère avec passion au calvinisme, et fait venir de Genève le pasteur Fontaine, avec qui, sur ses terres de Lavaur et Salviac, elle entraîne de très nombreuses conversions.

Texte de Thierry MOURGUE, Rédacteur à la VOIX PROTESTANTE / Photos : Gérard Bouysset

Clément Marot : le blason

Outre le sonnet, qu’il a contribué à imposer, Clément Marot est l’inventeur d’un jeu littéraire : le blason.

Blasonner, initialement, consiste à détailler et expliquer les armoiries d’un écu. Ici, les poètes rivalisent en chantant à leur tour telle ou telle partie du corps féminin.

Le blason du beau tétin  Épigrammes (1535)  (Extrait)

Tétin refait, plus blanc qu’un œuf, (1)
Tétin de satin blanc tout neuf,
Toi qui fait honte à la rose
Tétin plus beau que nulle chose,
Tétin dur, non pas tétin voire (2)
Mais petite boule d’ivoire
Au milieu duquel est assise
Une fraise ou une cerise
Que nul ne voit, ne touche aussi,
Mais je gage qu’il en est ainsi.
Tétin donc au petit bout rouge,
Tétin qui jamais ne se bouge,
Soit pour venir, soit pour aller,
Soit pour courir, soit pour baller (3)
Tétin gauche, tétin mignon,
Toujours loin de son compagnon,
Tétin qui portes témoignage
Du demeurant du personnage, (4)
Quand on te voit, il vient à maints
Une envie dedans les mains (5)
De te tâter, de te tenir :
Mais il se faut bien contenir
D’en approcher, bon gré ma vie,
Car il viendrait une autre envie.
Ô tétin, ni grand ni petit,
Tétin mûr, tétin d’appétit,
Tétin qui nuit et jour criez
«Mariez moi tôt, mariez !»
Tétin qui t’enfles, et repousses
Ton gorgias de deux bons pouces : (6)
A bon droit heureux on dira
Celui qui de lait t’emplira,
Faisant d’un tétin de pucelle,
Tétin de femme entière et belle.

(1) refait : nouvellement formé
(2) voire : qui n’est pas, à vrai dire, un tétin
(3) baller : danser
(4) demeurant : de tout le reste de la personne
(5) trois syllabes
(6) décolleté, haut de la robe, corsage

 

D’après : X. Darcos, J.-P. Robert et B. Tartayre, Le moyen âge et le XVIème siècle en littérature, Hachette, 1987

Clément Marot

Clément MAROT, une adolescence clémentine
(Cahors, 1496 ou 1497 – Turin, 1544)

Fils de Jean Marot, réthoriqueur célèbre, Clément Marot passe son enfance en Quercy, terre de langue d’Oc puis, en 1506, il s’en va “en France”. Ses études sont sommaires : il ne savait pas le grec et son latin était hésitant. Malgré les efforts qu’il fera plus tard pour combler ces lacunes, on ne pourra jamais le comparer aux artistes et érudits de sa génération.

Ayant, grâce à son père, approché très tôt les fastes de la cour, il ne songe guère qu’à s’assurer l’existence facile d’un amuseur de cour. Il devient d’abord page au service de Nicolas de Neufville (secrétaire des finances). Lorsque François 1er monte sur le trône (1515) il lui compose un hommage (Temple de Cupido), œuvre sans originalité.

Clément Marot,
par Christian Verdun,
artiste plasticien

En 1527, il prend une charge de “valet de chambre” de François 1er et connaît un certain succès comme amuseur de cour.

Lors de l’affaire des Placards (1534), il est inscrit sur la liste des suspects et a juste le temps de se réfugier à Nérac, en Navarre, d’où Marguerite, remariée en 1527 avec Henri d’Albret (grand père d’Henri IV), le fait passer à Ferrare où il devient secrétaire de la princesse Renée de France. Ferrare est alors le refuge de nombreux huguenots, et l’on pense que Marot a l’occasion d’y rencontrer Calvin.

Il meurt à Turin le 10 septembre 1544.

Maniant avec aisance le décasyllabe, il contribua à épurer la langue de son temps, s’exprimant avec un pittoresque (inventions verbales) et une clarté que vantèrent Boileau et La Fontaine.

On lui doit le recueil l’Adolescence de Clémentine (1532), les Épîtres (Épître à Lyon Jamet, 1526, Épître au roi, pour le délivrer de prison (1527), L’Enfer (une satire allégorique des mœurs judiciaires), les Élégies et la traduction des Psaumes (1536).

… au lieu que je declaire
le fleuve Lot coule son eau peu claire
qui maints rochers traverse et environne
pour s’aller joindre au droict fil de Garonne
a brief parler c’est Cahors en Quercy

La tradition rapporte que le poète Clément Marot serait né à Saint Clément commune de Cezac et que son nom lui viendrait du lieu de Marot où existait une maison forte. L’on dit qu’il y était né. Dans la fameuse épitre au roi, sur le vol dont il avait été l’objet de la part d’un valet de gascogne, il dit à François 1er:

“Avisez donc si vous avez désir
De me prêter, vous me ferez plaisir
Car depuis peu, j’ai bâti à Clément
La où j’ai fait un grand déboursement
Et à Marot qui est un peu plus loin
Tout tombera, qui n’en aura le soin”

Sur la cloche de la chapelle de Saint Clément (inscrite sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 29 mars 1929) deux vers de Clément Marot figurent sur la cloche :

“J’ai la langue pendue au milieu de mon corps
J’appelle les vivants et sonne pour les morts”

Clément Marot est l’inventeur d’un jeu littéraire : le blason

 

Contribution : Gilbert Pons    

Jehan des mares

Jehan des Mares, dit Jean Marot (Mathieu, vers 1450 – Cahors, vers 1526)

Malgré une éducation très incomplète car élevé dans une famille pauvre, Jean se forme comme il peut par la lecture du Roman de la rose et autres vieux ouvrages français.

En 1471, il se rend à Cahors où il se marie et exerce le métier de chapelier. Très féru de poésie, il y montre tant de talent qu’il attire l’attention d’Anne de Bretagne.

En 1507, il devient son secrétaire et l’accompagne à la cour de France. Nommé ensuite historiographe par Louis XII, il le suit en Italie dans sa guerre contre le pape Jules II. Il sera plus tard valet de chambre de François 1er.

On lui doit :

  • La Vraydisante Advocate des dames (1506) écrit pour Anne de Bretagne,
  • le Doctrinal des princesses et des nobles dames (1508), dédié à la même,
  • les Voyage de Gênes (1507) et Voyage de Venise (1509) rapporté de l’expédition italienne,
  • l’Épit sur la défaite des Suisses à Marignan (1515).

 

La transhumance 2019

Photo @medialot

La 10ème édition de la transhumance Rocamadour–> Luzech aura lieu du mardi 9 avril au 13 avril 2019

Ce sera l’occasion comme chaque année à une dizaine d’éleveurs de regrouper des centaines de brebis et de traverser le département du Lot. La Transhumance c’est une façon de découvrir ou de redécouvrir le Lot, seul, en famille, entre amis, tout le monde peut faire un bout de chemin avec le troupeau.

 

L’ouvrage “Carnet de route, transhumance de Rocamadour à Luzech” permet de garder un souvenir de cette belle aventure. On peut se le procurer chez l’éditeur

 

Organisateur des étapes  06 83 29 62 22  abdon.calvo@orange.fr

Cette année pour le 10ème anniversaire : c’est le célèbre groupe Nadau qui viendra clôturer les festivités le samedi 13 avril.

Sa venue constitue un événement car Nadau, c’est un réel moment de plaisir partagé et un magnifique spectacle bilingue de deux heures.

La première partie de la soirée, sera assurée par la banda « In Vino Veritas », premier prix de la création au Festival des Bandas à Condom en 2016, histoire de bien se mettre dans l’ambiance !

La collégiale Saint Martin

Édifice de style gothique qui abrite des tapisseries flamandes d’exception, la collégiale Saint-Martin fait référence à son constructeur le cardinal Pierre des Prés (vers 1280-1361).

La publication consacrée à cet imposant édifice présente les tapisseries flamandes illustrant des épisodes de la vie de Saint Martin, tissées pour l’église vers 1519-1524 et qui ont été restaurées en 2016.

Visite : Tous les jours, du 01/04 au 30/09, de 8 h à 18 h ; du 01/10 au 31/12, de 9 h à 18 h. Visite libre gratuite ou possibilité de visite guidée sur réservation. Collégiale Saint-Martin. Avenue du cardinal Des Prés, 82270 Montpezat-de-Quercy. Tél. 05 63 02 05 55 (Office de Tourismecontact@tourisme-montpezat-de-quercy.com

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Texte : Emmanuel Moureau  Photographies : Claude Moureau
Graphisme : Jérôme Soleil Graphiste  Édition : édicausse  Causse de Pasturat – 46090 Arcambal 05 65 31 44 00

L’UPTC est en ordre de marche

Il s’agit de l’Université Pour Tous Cahors-Quercy qui ouvre ses portes tant pour des ateliers de formation que des conférences.

De nombreux thèmes y sont abordés : Philosophie, Musique, Généalogie, Histoire, Prévention Santé, Patrimoine.

Son siège est fixé au  Centre universitaire Maurice Faure / 273 av. Henri Martin à Cahors.

+ d’infos sur le site de l’association

Bon anniversaire à Cère et Dordogne magazine

“Il y a 30 ans que cela dure” annonce fièrement l’équipe de la publication “Cère et Dordogne magazine”.

Certes, tous les lotois ne la connaissent pas, mais qu’importe, elle a su faire sa place et le Haut Quercy lui doit certainement beaucoup tant au niveau de ses pages patrimoine que pour les éclairages projetés sur la vie de ce territoire.

Quercy net est heureux de saluer ce média de proximité en ces moments où la presse écrite est en grand danger, concurrencée par le monde digital, notamment les réseau sociaux, qui, sous couvert de rapprocher les individus, embarquent trop souvent tout et n’importe quoi.. et bien entendu en tirent d’importants profits.

Nous ajoutons à ce message les textes issus de la publication et qui donnent le détail de ces 30 années. Longue vie à nos confrères lotois !

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Conférence “Epouser la roche”

Une conférence aura lieu le jeudi 24 janvier à 18h30 à l’espace
Bessières à Cahors sur le thème du paysage, “Epouser la roche”
“La beauté des paysages du Quercy repose en grande partie sur l’alliance
entre le bâti et les reliefs : des forteresses féodales qui subliment les
éperons aux subtils aménagements paysans qui révèlent et soulignent la
géographie naturelle.
Héritage qui inspire quelques réalisations contemporaines. “
Cette conférence est organisée par l’ASMPQ, Association pour la Sauvegarde des Maisons et Paysages du Quercy.
L’entrée est gratuite pour les adhérents et de 5 euros pour les non adhérents.

Exposition Louvre-sur-Lot : à visiter absolument

L’association MémoireChapou2018, créée en 2017 a réussi son pari.

L’exposition qui présente les 13 tableaux majeurs du Musée du Louvre et qui avaient trouvé refuge dans notre département durant la Seconde Guerre, est ouverte au public. Inutile de vous précipiter, les deux dates programmées sont déjà complètes !

Mais, il est fort probable qu’une troisième date soit programmée dans les prochains jours. Quercy net s’en fera l’écho dans un prochain article…. alors lisez attentivement les messages que nous vous envoyons !

Un catalogue de 32 pages toutes en couleur est remis aux visiteurs, n’oubliez pas de le demander à l’issue de votre visite. Et puis, si je peux me permettre un dernier conseil, adhérez à l’association, elle mérite de nombreux encouragements.

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