Catégorie : Patrimoine Page 3 of 10

La cathédrale de Cahors au 12e siècle : hypothèses et reconstitution graphiques par Christian Verdun

Au-delà des festivités lancées pour ce 900e anniversaire, comment se présentait ce lieu au 12e siècle ?
A travers des croquis et des dessins, l’auteur, spécialisé en reconstitutions architecturales, nous donne à voir ce que pouvait être son aspect en 1119, date à laquelle elle s’imposa par sa présence définitive dans la ville.

Dédicace de l’auteur à la librairie Calligramme à Cahors
le 22 juin (10h/13h). Prix : 12 €
En vente également chez l’auteur (lien vers son site internet)
et à Cahors : Maison de la Presse, Office de tourisme, Permanence association 900 ans.

BREVES DE ROUTE : réflexions glanées au fil des ballades…

Ce premier article, signé Catherine David, architecte spécialisée en patrimoine paysager, est une réflexion glanée au fil des ballades. Elle est à l’origine de l’une de ses conférences « Epouser la roche ».

Perdu de vue
A la fin des années 80, faisant régulièrement la route Cahors-Sarlat, je me réjouissais à l’idée de revoir le motif pittoresque d’un petit manoir accouplé à un gros rocher oublié par l’érosion au milieu de la pente d’un coteau.
Une vue insolite et peu courante dans le département. Une bâtisse d’allure périgourdine adossée à un roc solitaire que n’aurait pas dédaigné un peintre chinois.
La masse minérale avait la force tranquille d’un animal antédiluvien pétrifié. Le bâti dialoguait de façon peu courante avec la roche. Il ne la coiffait pas. Il ne s’y collait pas. Il ne donnait pas l’impression de la dompter. Il s’y associait par les vestiges de courtes murailles contribuant à fermer une petit cour. Une respiration bienvenue qui libérait la forme sculpturale du rocher avec sa tête imposante tournée vers le spectateur, le rythme décroissant de ses fragments et les profondes rides imprimées par le temps.
La petite construction sophistiquée, image d’un modeste manoir idéal posé en queue de rocher, semblait juste réclamer la caution aristocratique de ce monument minéral. La roche, elle, s’inclinait légèrement pour protéger la cour… ou faire sa cour à l’édifice.

Image d’un vieux couple atypique qui se tenait discrètement par la main, le roc immuable et la construction en ruine, vieille dame délabrée mais dont on voyait qu’elle avait de beaux restes et pouvait encore faire de la figuration.
Un motif digne d’une carte postale, momentanément dissimulé par les écrans boisés. Mais entre-temps un énorme pylône élevé en premier plan lui a volé la préséance.
Cette vue était importante pour trois raisons. Son coté exceptionnel de motif insolite et pittoresque et le fait qu’elle illustrait non seulement la question de la valeur symbolique et sociale de la roche au Moyen Age mais aussi un vrai savoir-bâtir avec les reliefs que nous avons perdu.
Mai 2019, Catherine David, architecte spécialisée en patrimoine paysager, membre de l’ASMPQ.

NB – Ce repaire est documenté par un texte et une photographie page 281 dans l’ouvrage « Archives de pierre, Donjons et châteaux du Moyen Age dans la Lot », G. Séraphin – éditions Midi-pyrénéennes – 2014

Article publié avec le concours de l’ASMPQ, partenaire de Quercy net

Louis-Jean MALVY, député radical-socialiste, ministre

Figeac :  1er décembre 1875 / Paris : 10 juin 1949

Le 10 juin prochain, sera le jour du 70e anniversaire de sa disparition !
Quercy net évoque ce personnage dont le nom est très familier aux lotois ; il est le grand-père de Martin Malvy et son nom illustre quelques rues et avenues de nos villages.

Député radical-socialiste (1906-1919), parrainé par Joseph Caillaux, Louis Malvy est nommé ministre de l’Intérieur en juin 1914 (ministère René Viviani),  poste qu’il conserve dans les ministères Briand et Ribot. En août 1917, alors que la propagande défaitiste est à son paroxysme, Louis Malvy est attaqué par la droite (Léon Daudet, directeur du journal royaliste L’Action française), qui lui reproche son manque de fermeté dans la répression des grèves, et son « défaitisme ». Il est même accusé d’avoir renseigné l’ennemi lors de l’attaque du chemin des Dames (1).

Il démissionne le 31 août 1917 et entraîne dans sa chute le ministère Ribot. Traduit à sa demande, devant la Haute Cour de justice, il est accusé de forfaiture et condamné à cinq ans de bannissement (août 1918).

Il revient en France après avoir expurgé sa peine, reçoit l’accueil de la population lotoise et est élu député du Lot (1924 à 1942). Nommé ministre de l’Intérieur dans le cabinet Aristide Briand (1926), il est forcé de démissionner après un mois par les violentes attaques de la droite.

Il fut l’ami de Pierre Verlhac, célèbre poète occitan.

(1) Louis-Jean Malvy, ayant connu l’emprisonnement et l’exil à la suite de l’épuration Clémenceau, a expliqué l’affaire simplement : “Il fallait un responsable à certains échecs militaires, il fallait trouver des causes d’ordre politique aux mouvements qui se produisirent dans l’armée en juin 1917.”

 

Louis Malvy, photo du journal Le Réveil du Lot du samedi 22 novembre 1924.

17 mars 1914 – Avocat, député radical socialiste (1906-1919), il fut un spécialiste des questions économiques et financières. Très proche de Caillaux, il fut considéré comme le meilleur représentant de la politique financière de ce dernier.
Gaston Doumergue lui confia le portefeuille du Commerce et des PTT en 1913, et après l’assassinat de Gaston Calmette et un remaniement ministériel, celui de l’Intérieur.

 

 

+ d’informations sur :
Sénat
Wikipédia

 

Documentaire sur Louis Malle et le Lot

Un documentaire pour l’émission d’Arte “Invitation au Voyage
sera tourné dans les prochains jours. L’idée de l’émission est de faire découvrir au spectateur un village, une ville, une région à travers le travail réalisé sur place par un artiste, cinéaste ou écrivain…

+ d’informations  : Thomas Cazals
mobile : +33(0)651090081
cazalst@gmail.com

Cahors Juin Jardin, 14e édition

Naturalités, le retour à l’artifice !

…nous devons à la nature tout simplement d’être vivant. L’édition 2019 propose une programmation soucieuse d’écologie ; des artistes engagés dans des recherches biologiques, botaniques, sociologiques, agro-paysagères et esthétiques : des intervenants oeuvrant chacun à leur manière et avec leur discipline à un développement durable juste et équilibré ; des initiatives éco-responsables pour réenchanter le futur et des citoyens impliqués sur leur territoire.
Il ne s’agit pas de fermer les yeux sur les excès d’un système à bout de souffle et d’idées, mais plutôt de les ouvrir bien grands sur les initiatives qui donnent le sentiment de se sentir utile et VIVANT.

Découvrez la 14ème édition du festival Cahors Juin Jardins à partir du vendredi 31 mai à 19h sur les allées Fénelon à Cahors. Des artistes dans les jardins, des jardins à parcourir, des concerts en avant première du festival Let’s Docks!, des performances dégustatives, des ateliers découvertes, un jeu de pistes dans les jardins privés, une mini maison sur roulettes en écoconstruction à visiter et pour dormir… Tandis que le 2ème weekend de juin sera consacré au parcours des jardins paysage dans les villages, un projet mené avec le Parc naturel régional des Causses du Quercy! Et pour les curieux, venez dès lundi 27 participer à la végétalisation de 300 chariots de supermarché sur les allées Fénelon!!!

En attendant la publication des contes qui accompagnent les jardins, retrouvez celui de mon village en cliquant le lien ci-dessous
Cahors_Juin_Jardin_2019_conte_Arcambal

31 mai – 2 juin : Festival / 7 juin – 9 juin : Jardins paysage

+ d’infos www.cahorsjuinjardins.fr

Le Lot, étape d’un tour du monde dans les années 20

C’est depuis Rome, qu’un certain Giacomo Facchinetti, cycliste Globe-trotter, d’origine italienne, a fait étape dans notre département, en 1927, pour un périple à la façon d’Antoine de Maximy, routard de la série “J’irai dormir chez vous”. Il venait de Payrac et se dirigeait vers l’Espagne.

Olmo Cerri, réalisateur à la TV Suisse, prépare un film relatant l’intégralité du parcours de notre découvreur du monde, film qui devrait faire l’objet d’une sortie à la TV Suisse en 2019.
Après plusieurs contact avec la mairie et Patricia Girardi, archiviste, le réalisateur et son équipe étaient de passage ces deniers jours à Cahors pour tourner quelques séquences du film, notamment à la Bibliothèque Patrimoniale – accueillis par Didier Cambon, son responsable et Jean-Michel Rivière, secrétaire de l’Association des Collectionneurs Lotois – pour filmer des documents relatifs au périple. Le tournage s’est poursuivi au mont Saint-Cyr puis au pont Valentré. Le film sera diffusé à la télévision publique suisse, en italien, aux heures de grande écoute, à l’automne 2019. Olmo Cerri et son équipe ont été ravis de l’accueil qui leur a été fait.

Ce rendez-vous  qui pourrait, à première vue, paraitre anodin, est la démonstration de l’intérêt fondamental de sauvegarder et entretenir les archives, témoignages de la vie de celles et ceux qui ont faits notre Histoire et qui nous permettent de construire notre futur…. et de faire découvrir notre département !

Cère et Dordogne magazine devient La Terre et l’Encrier

L’élargissement de son territoire, notamment en direction de Vayrac, Gramat, Souillac et Martel et trente et une années de bons services sont quelques motifs exprimés dans l’édito de ce numéro 111, mars à juin 2019, pour annoncer ce changement de titre.

Ce magazine associatif ouvre encore davantage ses colonnes à celles et ceux qui voudront rejoindre l’équipe des bénévoles. Les articles que l’on peut y découvrir sont la preuve d’un éclectisme de nature à rassurer les “apprentis” de la plume. “Ecrit et Imprimé dans le Lot”, ce média indépendant, issu de la France profonde, n’a pas à rougir de son engagement en portant à la connaissance de ses lecteurs nos nombreuses richesses.
Vous en découvrirez le contenu de ce numéro 111 (mars-juin 2019) dans notre bibliothèque, thématique “Revues” en cliquant CE LIEN

Amis de la Bibliothèque du Grand Cahors : séance “coups de coeur”

Rendez-vous est donné par les Amis de la bibliothèque du Grand Cahors ce jeudi 23
mai à 17h, dans le cadre prestigieux de la Bibliothèque patrimoniale place François
Mitterrand, pour une séance « Coups de cœur ».
Les participants présenteront les livres qui les ont séduits et chacun pourra faire le plein de nouveaux titres et susciter
la curiosité et l’envie de lire. Les nouveaux venus seront les bienvenus dans cette
activité très appréciée depuis des années pour passer un moment chaleureux et
riche de rencontres. Entrée libre.
Contact : 06 82 25 84 93

Les haies : un patrimoine à préserver

Nombreuses sont les études qui démontrent l’intérêt des haies pour la biodiversité et les continuités écologiques, pour la beauté de nos paysages, mais également pour les ressources économiques et agricoles qu’elles apportent. A l’heure où l’on parle de dérèglement du climat, n’oublions pas que les haies représentent aussi une source d’énergie locale, naturelle et renouvelable à ne pas négliger.

Le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy vous propose un carnet dont le contenu vous donnera conseils pour réussir vos plantations.
Carnet à télécharger en cliquant ce lien

A Dieu Jean-Louis

L’église Saint-Martin était bien trop petite pour accueillir la foule d’amis qui entourait la famille de Jean-Louis, grand amoureux de la Vie ! Nous nous joignons à la voix de ses enfants pour lui témoigner notre amitié.

Sépulture de Jean-Louis Crassac, mercredi 15 mai, église Saint-Martin, Cahors 1
Mot d’accueil prononcé par ses enfants

“Nous venons accompagner Jean-Louis qui vient de quitter la “terre” de Cahors sur laquelle il vivait depuis 78 ans. Sont ici rassemblés les siens qu’il aimait par dessus tout, sa famille chérie, ses enfants Cyril Damien et Julie, ses petits enfants Alessia, Marius et Sacha et bien sûr ses amis qui l’entouraient d’une affectueuse tendresse pleine d’esprit. L’esprit est bien ce qui caractérisait Jean-Louis, la verve, le beau parler et l’humour qu’il pratiquait avec malice accompagnés de son regard coquin. Jean-Louis c’était aussi les coups de gueule et un grand dévouement envers les autres.

De sa mère Blanche, cantatrice et professeur de piano, il reçut le gout de la musique classique et il devint mélomane éclairé et éclairant. Fou de jazz, ces grands noms : Peterson, Fitzgerald Ellington, l’accompagnèrent tout au long de son existence. Pigiste à la Dépêche du Midi, en plus de son travail de tapissier-décorateur, chaque festival, de Souillac à Saint-Céré, était pour lui l’occasion de nous livrer plus qu’un compte-rendu, signé JL. Récemment, nous pouvions encore profiter de ses talents dans les colonnes de La Vie Quercynoise. Avec ses amis, il était aussi à l’initiative du Festival de Blues de Cahors et dans les années 80, la première radio libre de Cahors Radio Chabrot. Régal et fous rires assurés pour tous les auditeurs !

Le théâtre était aussi l’une de ses passions et il se produisait dans le cadre de deux associations Vivre à Bélaye et Avec Pradines, avec un bonheur non dissimulé de jouer devant un public qui appréciait sa drôlerie, son naturel et son enthousiasme, cachant parfois sa profonde anxiété sous le fard de l’humour. Difficile pour lui d’être ponctuel les jours de marché tant il rencontrait de connaissances en chemin. Comme notre Cyrano aimait parler, nous l’écoutions des heures sans voir le temps passer. Le 27 avril dernier, il était présent lors de la procession de la Sainte-Coiffe pour les 900 ans de la Cathédrale.

Grand séducteur devant l’Eternel et pas que … Jean-Louis a répondu à la “Grande Faucheuse” qui lui a fait de l’oeil pour rejoindre sa femme dont il s’occupa avec tendresse et beaucoup d’amour. Il retrouvera également son frère bien aimé Claude, et l’un de ceux qui l’inspira, le comédien Charles Denner qui aimait aussi beaucoup les femmes dans les oeuvres signées Truffaut. Sa disparition nous attriste et nous surprend aussi, lui si pleinement dans la vie, si gourmand et espiègle.

Jean-Louis tu vas beaucoup nous manquer et nous te souhaitons un beau voyage”.

Deux morceaux de musique ont été interprétés : Solitude de Duke Ellington, un des musiciens favoris de Jean-Louis) et Don’t blame me (sans relation de cause à effet !) immortalisé, entre autres, par Nat King Cole et au trombone, par Jay Jay Johnson.


Au côté de Jean-Pierre Rodrigo au trombone, deux musiciens du Swing Machine, François Chauvin (guitare) et François Lagarrigue ( contrebasse).

1La célébration était assurée par Pierre Veyleau, diacre.

Géraud et Pierre Valet de Reganhac, poètes occitans

Géraud VALET de REGANHAC (1719-1787)
Géraud Valet De Réganhac est né le 5 juin 1719 à Pern. Très jeune, il eut la petite vérole. En 1744, il participa avec Lefranc de Pompignan, son cousin, à la fondation d’une société savante plus tard académie de Montauban, reconnue par lettre patente de Louis XV datée de Dunkerque le 17 juillet 1744.

En 1756, il publie:
– Ode sur la prise du fort Saint Philippe
– Ode sur la désertion et le retour
– Eloge de Louis XII
– Cour de littérature poésie
– Eloge de la poésie lyrique
– La nature sauvage et la nature cultivée
– Art poétique d’Horace (traduction en prose et en vers français).
En 1758, il est avocat au parlement de Cahors ; en 1759 avocat membre du parlement de Toulouse
Lauréat des jeux floraux, il remporta trois fleurs au concours Clémence Isaure avant d’être nommé Maître des jeux floraux
Le 7 mai 1759, il est nommé maître es jeux floraux. En 1761, discours sur l’ode lu à l’académie. En 1767, éloge de Clémence Isaure En 1775 études lyriques d’après Horace L’oiseleur
Passe temps d’un agriculteur: éléments d’un ouvrage sur l’homme
Ami de Marmontel, de Mompertuis, présenté à Voltaire, celui-ci veut le voir devenir Ministre de l’instruction mais Géraud Valet refuse: “Nec nosco, nec cognocere volo magnos” “Je ne connais ni ne veux connaitre les grands”.
Une étude lyrique des psaumes traduits en Français, une dissertation sur l’Ode.
Deux discours couronnés à l’Académie des jeux floraux ayant pour titre :
“L’esprit philosophique est-il plus utile que nuisible aux belles lettres ?”
“N’est-il pas honteux d’avoir plus de ménagement pour les vices que pour les ridicules?”
Marié le 28 novembre 1752 à Anne de Valet de Calamane, tous deux cousins, il eut un fils unique Pierre Marie Joseph lui-aussi poète.
Il décède à Réganhac (Pechpeyroux) le 18 juin 1787, d’une attaque d’apoplexie.Il fut inhumé dans le tombeau chapelle Saint François, église de Pechpeyroux (comme de Cézac)
+ d’information sur Pechpeyroux

 

Pierre Marie Joseph de Valet de Reganhac  (1753-1800)
Pierre Marie Joseph de Valet de Réganhac est né à Pechpeyroux le 27 octobre 1753. On lui donne aussi parfois le prénom de Louis.
Le 28 janvier 1778, il est trésorier général de France au bureau des finances de Montauban tout en gardant la direction de ses biens de Réganhac et la gestion de la commune de Pechpeyroux.
En 1783, il remporte une églantine d’or aux jeux floraux.
Il est chargé de prononcer l’éloge du fondateur de l’académie de Montauban le 25 août 1787. Son discours imprimé parait à Londres et à Paris (prix du concours d’éloquence).
En 1790, il est officier municipal de Montauban
Il publia l’éloge de Louis XII et fut couronné à l’académie de Montauban pour celui de Lefranc qui a jeté sur elle tant d’éclat. Il se recommandait par une vaste érudition, par un jugement sain et par les ressources d’un gout plein de délicatesse.
– Roses
-Discours sur les paroles
-Le lendemain de la noce d’Aline
-Mes voeux exaucés
Le 24 germinal de l’an III de la République Française à 41 ans, il épouse Marie Elisabeth Joséphine De Lavaur agée de 27 ans. Ils eurent quatre enfants.
Il meurt le 27 mars 1800 (6 germinal an VIII).
Sa veuve et ses enfants vendirent le domaine familial de Réganhac, à Pechpeyroux, en 1828 à la famille Mostolac.

Merci à Gilbert Pons pour cette contribution

 

 

 

 

 

Plantes et Cie : découvrez le programme 2019

 

Les Rencontres Plantes et Cie, co-organisées par l’écomusée de Cuzals et les membres du réseau Plantes et Cie attendent votre visite

 

Découvrez le programme en cliquant ce lien

Votre contact :
Martine Bergues, Chargée de mission ethnologie
Service Culture / 05 65 53 45 38 / martine.bergues@lot.fr

Une échappée belle en Quercy

Une échappée belle dans le Lot !

🌺🌿 Les ponts de mai on en profite et dans le LOT encore plus ! 😉Et si vous partiez par les petites routes à la découverte de ce Lot secret que l'on aime tant ?▶︎ bit.ly/2N67ize

Publiée par Destination Vallées Lot Dordogne sur Jeudi 18 avril 2019

François de MAYNARD, grand poète, académicien 1582-1646

François-Achille de Maynard (Son principal biographe n’a pas réussi à imposer l’orthographe Mainard) est né à Toulouse en 1582, ville où s’est établie sa famille après le pillage de Saint-Céré où ils vivaient. précédemment. Il est fils d’un conseiller au parlement de Toulouse.
Reçu avocat, puis, attiré par les lettres, il vient à Paris comme secrétaire de la reine Margot, Marguerite de Valois, dont il corrige les vers, à l’hôtel de Sens, rendez-vous des poètes (1602).
En 1606-1607, il rencontre à Paris le poèteFrançois de Malherbe, dont il devient le fervent «écolier» et conquiert vite une réputation que consacre son ample participation aux Délices de la poésie françoise de 1615. Marié en 1611, président au présidial d’Aurillac (1611-1628), il séjourne habituellement dans son domaine de Saint-Céré (Lot), mais également à Paris, où il fréquente l’hôtel de Rambouillet, et y a pour amis des poètes tels que Racan,Desportes, Régnier, Théophile de Viau, Saint-Amant, Colletet, et Flotte.
En 1619, il fait éditer son «Philandre», poème pastoral en cinq chants, en stances de six vers octosyllabes (où une pause est marquée après le troisième vers, selon la recommandation de Malherbe qu’il suit scrupuleusement).
Devenu Conseiller d’État, il est chargé de quelques missions diplomatiques. Assez en faveur auprès de quelques grands personnages qui devinrent ses protecteurs, Cramail, Bassompierre, Montmorency, il inspire à Richelieu une froideur que renforcent ses sollicitations importunes. La charge de Conseiller d’État lui vaut néanmoins d’être anobli en 1644.
En fait d’emploi, il n’obtient rien. Bien qu’élu à l’Académie française dès la fondation de celle-ci, Maynard n’est pas parmi les premiers membres choisis avant le 13 mars 1634 ; il semble même qu’il soit un de ceux qui attaquèrent tout d’abord l’Académie naissante. Quelle que soit l’époque à laquelle il y est admis, il est certain qu’il la fréquente peu et qu’il est dispensé de la résidence.
Après la mort de Richelieu, sans doute aigri de n’obtenir ni de Séguier ni de Mazarin les pensions qu’il souhaite, il se croit quelque peu persécuté et vit le plus souvent retiré à Saint-Céré, où il aime à recevoir les visites de jeunes poètes (La Fontaine, Pellisson, etc.). et où l’attachent des deuils (un fils, une fille, sa femme) et la résignation.
En 1646, conscient de la valeur de son oeuvre et peut-être mû par un pressentiment («Je, François Mainard, misérable pécheur, averti par la commune condition des hommes et par l’âge de soixante ans, me prépare à quitter la vie…»), il fait publier un volume de ses poésies, «Les Oeuvres» où sont notamment recueillies des élégies dont les vers harmonieux ont une mélancolie rêveuse, allant parfois jusqu’à la tristesse («À La Belle Vieille», «En attendant la mort»,…). La même année il meurt après un voyage à Paris.

Il a laissé un volume de vers et un volume de lettres où il traite des questions de prosodie ; ses poésies latines n’ont pas été imprimées. Il a fait éditer, en 1619, Philandre, poème en cinq chants, en stances de six vers de huit syllabes. Les juges des Jeux Floraux de Toulouse lui décernèrent une Minerve en argent qu’ils ne lui donnèrent pas.
« C’est de ses vers qu’il a tiré sa plus grande gloire, comme il le prétendait bien aussi ; et véritablement il faut avouer qu’ils ont une facilité, une clarté, une élégance et un certain tour que peu de personnes sont capables d’imiter. » (Pellisson).

S’il fut un poète sérieux proche des jésuites, Maynard écrivit également des poèmes érotiques et libertins, voire blasphématoires, ainsi que des chansons à boire, rassemblées sous le titre les Priapées. Il sera loué par Voltaire : «On peut le compter parmi ceux qui ont annoncé le siècle de Louis XIV. Il reste de lui un assez grand nombre de vers heureux. »

Mort le 28 décembre 1646, il a été inhumé à sa demande, dans l’église Sainte-Spérie à Saint-Céré. Une plaque commémorative le précise.

 

Epigramme

Ce que ta plume produit
Est couvert de trop de voiles.
Ton discours est une nuit
Veufve de lune et d’estoilles.

Mon ami, chasse bien loin
Cette noire rhétorique :
Tes ouvrages ont besoin
D’un devin qui les explique.

Si ton esprit veut cacher
Les belles choses qu’il pense,
Dy-moy qui peut t’empescher
De te servir du silence ?

Que j’aime ces forêts !…

Que j’aime ces forêts ! que j’y vis doucement !
Qu’en un siècle troublé j’y dors en assurance !
Qu’au déclin de mes ans j’y rêve heureusement !
Et que j’y fais des vers qui plairont à la France !

Depuis que le village est toutes mes amours,
Je remplis mon papier de tant de belles choses,
Qu’on verra les savants après mes derniers jours,
Honorer mon tombeau de larmes
et de roses.

Ils diront qu’Apollon m’a souvent visité,
Et que, pour ce désert, les Muses ont quitté
Les fleurs de leur montagne, et l’argent de leur onde.

Ils diront qu’éloigné de la pompe des rois,
Je voulus me cacher sous l’ombrage des bois
Pour montrer mon esprit à tous les yeux du monde.

D’après J.A. Delpon, dans Statistique du Département du Lot (1831) : “A Saint Céré on voit encore le cabinet  sur la porte duquel il écrivit ces vers si connus :

Las d’espérer et de me plaindre
Des muses, des grands et du sort,
C’est ici que j’attends la mort,
Sans ma désirer ni la craindre.”

D’après : Poésie sur la Toile et Statistique du Département du Lot, JA Delpon, 1831.

Les concerts du marché…. de Cahors !


 

A partir du samedi 4 mai jusqu’au 6 juillet,
rendez-vous chaque samedi matin

de 11 h à 11h30, cathédrale de Cahors / Entrée libre

 

Calendrier complet 2019 en téléchargement

> Samedi 4 mai Concert vocal par l’ensemble Voce d’Olt
direction Frédéric Maizières

> Samedi 11 mai Edition spéciale Concert d’orgue d’une heure environ dans le cadre de la Journée Nationale de l’Orgue 2019 par les élèves et leur professeur de la classe d’orgue du Conservatoire de Musique du Grand Cahors.

> Samedi 18 mai Concert vocal par L’Atelier Vocal
direction Frédéric Maizières
,
> Samedi 25 mai Concert d’orgue par Albertus Dercksen

> Samedi 1 juin Concert de guitares par le duo “Agua e Vinho”
Regis Daniel et Milan Trescases – guitares

> Samedi 8 juin Concert d’orgue à quatre mains
Hélène Bonafous et Albertus Dercksen orgue

> Samedi 15 juin Concert d’orgue par Marie Françoise Plagès

> Samedi 22 juin Concert vocal par l’ensemble vocal Maussac

> Samedi 29 juin Concert vocal par le Chœur à Voix égales du Conservatoire de Musique du Grand Cahors

> Samedi 6 juillet Concert de musique de chambre par le quintette à cordes Souliko

Dimanche 7 juillet concert de marimba et orgue à 16h30
« Oscillations sonores » (œuvres de Bach et Dercksen)
Sylvain Calmon – Marimba, Albertus Dercksen – Orgue
entrée : 15€ Grand Pass 14€, gratuit pour les scolaires.

 

Organisation : Association des Amis de l’Orgue de la Cathédrale

 

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