Auteur : Gilles Chevriau Page 2 of 5

Latitude, les amis de Barbara Philips

Suite à la disparition de la créatrice de Latitude, association culturelle de la Vallée du Lot, une nouvelle structure conduite par Geneviève Armand-Dreyfus a pris le relais.

Le programme d’Eté Programme joint se décline sous la forme de huit rendez-vous en juillet et en août,  les lundis à Saint-Martin Labouval.

Spectacle Tristan et Iseult (juillet et août)

Spectacle Tristan et Iseult sur une idée originale de Nathalie Mathubert, le spectacle conté avec pour décor un tableau de peinture de Jocelyne Féraud et des lumières pour les différentes ambiances…..l’écrin est la pour accueillir le chant lyrique de Fréderic Daubié Ténor illustrant l’histoire de chants italiens (Leoncavallo), poèmes chantés de Debussy, Faure, chant gospel et
basque et enfin chants sacres (Schubert, Haendel, Franck….) Durée du Spectacle 1 h

Luzech, chapelle des pénitents les 5 et 19 juillets, les 9 et 23 août à 21h. Billets sur place (renseignements Office de Tourisme)

Ci-dessous programme complet vallée du Célé

Georges Pompidou, lotois d’adoption

Il y a 50 ans, le 15 juin 1969 Georges Pompidou était élu Président de la République.
Alors qu’il n’était encore que Premier Ministre, il avait prononcé un discours à Cahors dans les locaux du Crédit Agricole le 16 avril 1968 dans lequel il abordait les problèmes de l’agriculture dans la construction de l’Europe, les besoins de formation… politique. On reconnait notamment parmi l’assistance Maurice Faure, Bernard Pons….

 

François Marcellin Certain de CANROBERT, Maréchal de France

Général et aide de camps de Louis Napoléon Bonaparte, il participe à la conquête de l’Algérie et est promu Maréchal de France.
Né le 27 juin 1809 à Saint-Céré, décédé le 28 janvier 1895 à Paris
Le Maréchal Canrobert se distingua jeune en Algérie, aide de camp du Prince Napoléon, il prit une part importante au coup d’Etat dirigeant la répression. Il conduisit les troupes françaises pendant la Guerre de Crimée en 1854/1855 et notamment organisa le siège de Sébastopol. Il prit une part importante dans la victoire de Solférino en 1859 pendant la campagne d’Italie. En 1870, il fit la guerre à un poste secondaire mais ne fut pas écouté par Bazaine. A partir de 1876, il fut Sénateur de la IIIe République et devint alors un des chefs du parti Bonapartiste.

Notice biographique : François-Marcellin Certain de Canrobert (1809-1895) se signala, dès 1835, par sa bravoure, en Algérie, notamment à l’assaut de Zaatcha. Général et aide de camp du prince Louis-Napoléon en 1850, il prit une part active à l’exécution du coup d’Etat du 2 décembre 1851. En 1854, il partit en Orient comme commandant de la Première division, fut blessé à l’Alma, puis reçut du maréchal Saint-Arnaud mourant le commandement de l’armée d’Orient. Ses difficultés avec lord Raglan, qui commandait l’armée anglaise, l’obligèrent à passer son commandement à Pélissier en 1855. Canrobert reçut, à son retour en France, le bâton de maréchal. Commandant du 6e corps à l’armée du Rhin en 1870, il défendit Saint-Privat-la-Montagne mais du se replier à Metz où il fut fait prisonnier. Après la guerre, membre du Conseil supérieur de la guerre, il fut sénateur du Lot (1876-1879) puis de la Charente (1879-1894).

Statue du maréchal Canrobert à Saint Céré. L’inauguration de cette statue, en 1897, fut une grandiose cérémonie pour la ville

Alors que son père, officier de l’Ancien Régime, sert à l’armée de Condé et émigre en 1791, son demi-frère, Antoine, brillant officier issu de Saint-Cyr est tué par un boulet de canon à Fleurus le 16 juin 1815, en combattant pour l’Empereur. Lui-même, après avoir été orléaniste, est dès 1851 un fidèle serviteur du régime bonapartiste.Elève de Saint-Cyr en 1826, Canrobert sert au 47ème régiment d’infanterie de ligne de 1828 à 1840. En 1835, il part une première fois pour l’Algérie et rentre en France en 1839. Capitaine adjudant major, il demande, en 1840, à retourner en Afrique. Versé au 6ème bataillon de chasseurs à pied le 17 octobre 1840, Canrobert est de retour en Algérie en 1841 et y demeure jusqu’en 1850.

Il sert dans plusieurs régiments d’infanterie de ligne et d’infanterie légère et, colonel le 8 novembre 1847, commande le 2ème régiment d’infanterie de ligne, le 2ème régiment de la Légion étrangère puis le régiment de Zouaves.
Il débloque le poste de Bou Saada et monte l’un des premiers à l’assaut de Zaatcha en 1849. Il en hérite la cravate de commandeur de la Légion d’honneur.

Nommé général de brigade le 13 février 1850, il est rappelé à Paris et y commande différents corps de troupes. Il adhère au coup d’Etat et sa brigade est l’une de celles qui opèrent sur les boulevards dans les jours qui suivent. Tout en conservant le commandement de la 3ème brigade de la 1ère division de l’armée de Paris, il est nommé aide de camp du prince président le 17 février 1852. Général de division le 14 janvier 1853, il est maintenu dans ses fonctions d’aide de camp de l’Empereur.

Photo Nadar, Paris

Lorsque la campagne d’Orient est décidée, Canrobert est désigné pour accompagner Saint-Arnaud, Bosquet, Forey, et le prince Napoléon. Après la victoire de l’Alma où il est blessé, il remplace Saint-Arnaud, mourant, à la tête du corps expéditionnaire en Crimée. Le 16 mai 1855, en mésentente avec lord Raglan commandant le corps expéditionnaire anglais, ne supportant plus les pressions en provenance de Paris, Canrobert abandonne son poste au profit de Pélissier. Cet évènement ne porte pas atteinte au courage de Canrobert, mais il illustre son incapacité à assumer des responsabilités trop lourdes et à supporter des situations conflictuelles.

Commandant du 1er corps de l’armée d’Orient le 16 mai 1855, Canrobert reprend à sa demande le commandement de son ancienne division, devenue 1ère division d’infanterie du 2ème corps. Cette situation étant moralement difficile, Napoléon III insiste pour qu’il renter en France et après plusieurs refus, par fierté, de Canrobert, il le nomme à nouveau aide de camp et lui intime l’ordre de rentrer à Paris occuper ses fonctions.

De retour en France et toujours aussi populaire, Canrobert est nommé d’abord sénateur le 17 août 1855, puis maréchal en même temps que Bosquet et Randon, le 18 mars 1856.

En Italie, Canrobert commande le 3ème corps de l’armée et s’illustre à la bataille de Magenta en tenant la position clé de Ponte-di-Magenta. A Solférino, un malentendu l’oppose à Niel quant à l’assistance qu’il lui prêta pendant la bataille. Mais le différend est aplani et les deux hommes restent ensuite en bons termes.

De 1859 à 1862, Canrobert exerce les fonctions de commandant supérieur du 3ème corps d’armée à Nancy. Chargé du commandement des troupes réunies au camp de Châlons le 10 mars 1862, quelques mois plus tard, le 14 octobre, il prend le commandement supérieur du 4ème corps d’armée à Lyon, en remplacement de Castellane, décédé le 16 septembre.

Le 22 juin 1865, il est nommé au commandement supérieur du 1er corps d’armée et de la 1ère division militaire à Paris, en remplacement de Magnan, décédé le 29 mai. Canrobert exerce ce commandement jusqu’à l’entrée en guerre contre la Prusse et le 17 juillet 1870, il est à la tête du 6ème corps de l’armée du Rhin.

Le 12 août, il refuse de prendre le commandement de l’armée du Rhin, effrayé par les responsabilités qui en découlent ; il abandonne ce commandement vicié à Bazaine et est un subordonné obéissant.

Il ne prend aucune part à la bataille de Borny, le 14 août 1870, mais s’illustre par son héroïque résistance à Gravelotte, le 16 août. Deux jours plus tard, le 18 août, à Saint-Privat il décime la garde royale prussienne ; faute de munitions et de renforts il abandonne sa position. Il participe encore aux combats de Sainte-Barbe, Noisseville et Ladonchamps mais encerclé dans Metz avec l’ensemble de l’armée du Rhin, il est prisonnier le 28 octobre 1870.

Après plusieurs mois de captivité il est libéré et regagne la France en mars 1871. Il occupe dès lors différentes fonctions militaires jusqu’en 1883 et fait une carrière politique dans le groupe de l’Appel au peuple, en étant élu sénateur du Lot en 1876 puis sénateur de la Charente en 1879, fonction qu’il occupe jusqu’en 1894. Fidèle à la mémoire de Napoléon III, il assiste aux funérailles de l’Empereur, le 15 janvier 1873 en Angleterre. Lui-même s’éteint dans son domicile parisien le 28 janvier 1895. Il était le dernier maréchal de Napoléon III encore en vie.

Agréable de sa personne, le maréchal était éloquent à ses heures, doué d’une chaleur de langage imagée et inspirait une confiance sans borne à ses soldats. Au feu il était d’un entrain irrésistible mais dans le commandement il se montrait parfois incertain, manquant de confiance en lui.

+ d’informations sur le site consacré à Napoléon III

Bataille de Saint-Privat (18 Août 1870) … A sept heures du soir, 50.000 hommes et 150 pièces marchent sur ce village; le maréchal Canrobert est obligé d’évacuer progressivement, Roncourt et tout le terrain situé au nord de Saint-Privat. Depuis deux longues heures, le maréchal avait vainement réclamé le secours de la Garde impériale toujours immobile en avant du fort de Plappeville … Le Petit Journal MILITAIRE, MARITIME, COLONIAL, 15 Septembre 1907, n° 197

La campagne d’Italie Au début de 1859 les rumeurs de guerre commencent à se faire plus précises. Napoléon III veut aller au secours du roi de Sardaigne en butte à l’empereur François Joseph qui s’oppose à la formation de l’unité italienne.
Le 46ème régiment d’infanterie dit 46ème de ligne est alors basé à Chalon sur Saône depuis quelques mois.
Le 11 avril 1859 le régiment fait route sur Lyon. Là est formé le IIIe corps d’armée de l’armée d’Italie. Ce corps d’armée est commandé par le maréchal Canrobert. Le 46ème de ligne est affecté à la Brigade du général Ducrot qui fait partie de la 2ème division du général Bourbaki.
L’armée d’Italie qui compte 125.000 hommes, 13500 chevaux et 450 pièces d’artillerie va se diviser en deux pour entrer en Italie. Une partie par le col du Mongenèvre l’autre par mer via Toulon et Gènes.
La division Bourbaki passe par les Alpes. On se met en route fin avril, passage à Briançon le 1er mai et le col est franchi le 3. Ce passage ne se fait pas sans mal. L’armée est mal équipée mais “l’allant du soldat français et son opiniâtre ténacité compensent la manque complet d’organisation et la médiocrité du commandement”. Le général Bourbaki avant de passer les Alpes télégraphie au ministère “les troupes de ma division sont sans couverture. Il fait froid nous n’avons ni tente, ni bidon ni effet de campement cartouches. Absolument rien de ce qui est nécessaire à l’organisation n’a été envoyé”( c’est à la suite de ce télégramme que dans l’armée on désigne par “l’armée de Bourbaki” une armée désorganisée et inefficace n.d.l.r ).Son chef le maréchal Canrobert confirme que la désorganisation va plus loin “on a oublié dans mon corps d’armée les états majors, l’intendance, la prévôté les services de santé l’artillerie et le génie”

Bataille de Magenta, 1859, Victoire Française sur les Autrichiens .. À mesure qu’ils se déploient sur la ligne de feu, les débris des régiments qui luttent depuis le matin les acclament . Les cris redoublent quand les vétérans de Crimée, reconnaissant Canrobert, toujours aux endroits les plus exposés .
Et lui, dont l’héroïsme est un peu théâtral, debout sur ses étriers, lève son képi en répondant d’une voie éclatante :“ Salut ,messieurs de la garde ! ”

La bataille de l’Alma … Emportées par l’élan des unités de l’Armée d’Afrique, les divisions françaises emportent la décision avec celle du prince Napoléon à gauche, celle de Canrobert au centre et celle de Bosquet à droite, celle de Forey restant en réserve.
Canrobert lance ses hommes en tirailleurs, appuyés par deux batteries d’artillerie. Zouaves et légionnaires rivalisent de courage à la pointe du combat. Les zouaves du 3e régiment s’emparent du plateau de l’Aklèse et ceux du 1er du pont de l’Alma. Menchikov choisit de contre-attaquer avec la moitié de ses réserves, profitant du fait que les forces françaises sont encore pour moitié de l’autre côté de l’Alma, mais la puissance de feu des fusils rayé et de l’artillerie française s’avère décisive.

Campagne d’Italie ...La campagne de Crimée n’avait employé que deux des éléments modernes, la vapeur et l’électricité ; la guerre d’Italie en introduisit un autre, l’artillerie rayée. Examinons pas à pas l’influence de chacune de ces données.
Le début de la campagne trouve l’armée française encore en deçà des Alpes : les Autrichiens prenant l’offensive, passent le Tessin, envahissent la Lomelline et menacent Turin. Déjà les esprits sont troublés dans l’état-major sarde ; mais bientôt la vapeur interpose son influence salutaire : 40 000 hommes (3e et 4e corps français), amenés par le chemin de fer de Suse, s’établissent à Valenza et à Casale, et portent l’armée sarde à 100 000 hommes, prêts à tomber par Casale sur le flanc de Giulay : cette concentration, due au maréchal Canrobert, sauve Turin en ramenant l’ennemi sur le Tessin.

Témoignages & documents : Ces textes ont été écrits essentiellement par des militaires, lors de la guerre de Crimée.

Le général François-Certain Canrobert commandait la 1ère division d’infanterie du corps expéditionnaire français. Au mois de mai 1854, le maréchal de Saint-Arnaud, commandant en chef de l’armée d’Orient, le chargea de la remonte de la cavalerie, et, en particulier, lui demanda d’étudier la possibilité d’utiliser les bachi-bouzouks.

“C’était bien une bande du Moyen-Âge, dont le spectacle nous reculait de dix siècles en arrière. Tantôt c’étaient des Arnautes ou des Albanais aux beaux traits, aux longues et fines moustaches, avec des vestes soutachées d’or et la fustanelle blanche plissée autour du corps, qu’ils balançaient avec des mouvements plein de souplesse ; tantôt des Kurdes au teint basané, la tête couverte d’énormes turbans de laine ou de soie terminés en pointe, d’où pendaient des sequins, des verroteries et des coquillages ; ceux-là étaient vêtus sordidement, sans linge, avec des pantalons étriqués, laissant la jambe entièrement nue. Il y avait encore des Syriens ou des Arabes et des nègres avec le haïk et le burnous. Tous étaient armés jusqu’aux dents, de pistolets à pierre, de yatagans recourbés, de kinjars, de kris, de couteaux de boucher, véritable arsenal renfermant depuis les armes les plus grossières et les plus rudimentaires jusqu’aux plus beaux chefs d’œuvre de damasquinage, de ciselure et d’incrustation. Dans leurs rangs, on voyait aussi des femmes, véritables sorcières de Macbeth, repoussantes de laideur et de saleté, et tout aussi fournies en armes que leurs compagnons. Quand ils se mettaient en marche, ils étaient précédés d’un timbalier dont l’accoutrement eût détrôné celui du plus extravagant des chienlits du mardi gras. Il s’avançait à cheval, portant sur la tête plusieurs plumeaux défraîchis et le corps couvert d’une cotte de mailles du genre des miroirs à attraper les alouettes. Il n’y avait pas un bouton de métal, un morceau de glace ou de verre cassé ou une pièce de monnaie qu’il n’attachât à ses guenilles. De leur masse confuse s’élevaient, au milieu de mille lances et piques de toutes sortes, d’énormes drapeaux dont les étoffes, de dimension et de couleurs étranges, en flottant au vent, donnaient à cette troupe un aspect troublant.”

 

Causses du Quercy guide géologique

Jeudi 20 juin à 18h, présentation à la librairie Calligramme par Thierry Pélissié, de l’ouvrage “Causse du Quercy, guide géologique” (ed. Omniscience)

Il y a aussi les trésors paléontologiques des phosphatières du Quercy où plus de 700 espèces fossiles racontent 50 millions d’années d’évolution.
Le territoire du Parc naturel des Causses du Quercy est composé de quatre grands plateaux calcaires, entaillés par les méandres de la Dordogne, du Lot, de son affluent le Célé et de l’Aveyron. Ce terroir se prête à la randonnée et vous vous étonnerez de découvrir, dans ces empilements de strates calcaires, une longue histoire géologique variée. On y retrouve des traces de la naissance de l’océan Atlantique et de celle des Pyrénées, les changements climatiques, les crises de la biodiversité, des traces de ptérosaures ou dinosaures déambulant sur un littoral du Jurassique.

Les itinéraires vous mèneront ainsi entre causses et vallées riches en sites célèbres comme Rocamadour, Padirac, Pech Merle, Saint-Cirq-Lapopie… et à la découverte d’un patrimoine naturel sensible. Vous évoluerez sur des espaces dédiés à leur préservation comme le Parc naturel régional des Causses du Quercy et la Réserve naturelle nationale d’intérêt géologique du Lot. Le label Géoparc mondial Unesco témoigne de la richesse de ce patrimoine géologique.

Mission Stéphane Bern : un 3e projet vient d’être sélectionné dans le Lot

Pour cette deuxième édition de la mission pour la sauvegarde du patrimoine en péril, 121 projets ont été choisis.
Pour notre département, c’est la maison dite Marot sur la commune de Sénaillac-Latronquière
La maison Marot est un témoin exceptionnel de la typologie architecturale et du mode de vie dans le Haut Ségala à travers les siècles. Il s’agit d’un corps de ferme renfermant des parties d’habitation et des espaces dédiés aux animaux, ainsi qu’un four à pain, aménagés dans un même volume. Elle est construite en « éléments associés » par les matériaux utilisés (grès, schiste, tuile canal) et par la mise en œuvre (bolet à pilier monolithique, faîtage à double arêtier).

L’association “Visage du Ségala” souhaite créer un “Observatoire du patrimoine du Haut Ségala » et réaliser dans ce cadre des animations sur différentes thématiques : ateliers de construction (remise en état du four à pain notamment), ateliers de cuisine au “cantou” et au four à pain, vie en autarcie (production et conservation des aliments). C’est aussi l’occasion de mettre en lumière l’histoire locale en retraçant celle du domaine seigneurial, auquel appartenait cette maison de métayer, le tout en s’appuyant sur les ouvrages de Ferdinand De Laroussilhe dont les parents en étaient les propriétaires. Ces animations pourront être conçues en collaboration avec différentes institutions locales : l’écomusée de Cuzals, le service Pays d’Art et d’Histoire du Grand Figeac, l’Office de Tourisme du Grand Figeac.

Plus d’information sur ce projet en cliquant ICI

La cathédrale de Cahors au 12e siècle : hypothèses et reconstitution graphiques par Christian Verdun

Au-delà des festivités lancées pour ce 900e anniversaire, comment se présentait ce lieu au 12e siècle ?
A travers des croquis et des dessins, l’auteur, spécialisé en reconstitutions architecturales, nous donne à voir ce que pouvait être son aspect en 1119, date à laquelle elle s’imposa par sa présence définitive dans la ville.

Dédicace de l’auteur à la librairie Calligramme à Cahors
le 22 juin (10h/13h). Prix : 12 €
En vente également chez l’auteur (lien vers son site internet)
et à Cahors : Maison de la Presse, Office de tourisme, Permanence association 900 ans.

BREVES DE ROUTE : réflexions glanées au fil des ballades…

Ce premier article, signé Catherine David, architecte spécialisée en patrimoine paysager, est une réflexion glanée au fil des ballades. Elle est à l’origine de l’une de ses conférences « Epouser la roche ».

Perdu de vue
A la fin des années 80, faisant régulièrement la route Cahors-Sarlat, je me réjouissais à l’idée de revoir le motif pittoresque d’un petit manoir accouplé à un gros rocher oublié par l’érosion au milieu de la pente d’un coteau.
Une vue insolite et peu courante dans le département. Une bâtisse d’allure périgourdine adossée à un roc solitaire que n’aurait pas dédaigné un peintre chinois.
La masse minérale avait la force tranquille d’un animal antédiluvien pétrifié. Le bâti dialoguait de façon peu courante avec la roche. Il ne la coiffait pas. Il ne s’y collait pas. Il ne donnait pas l’impression de la dompter. Il s’y associait par les vestiges de courtes murailles contribuant à fermer une petit cour. Une respiration bienvenue qui libérait la forme sculpturale du rocher avec sa tête imposante tournée vers le spectateur, le rythme décroissant de ses fragments et les profondes rides imprimées par le temps.
La petite construction sophistiquée, image d’un modeste manoir idéal posé en queue de rocher, semblait juste réclamer la caution aristocratique de ce monument minéral. La roche, elle, s’inclinait légèrement pour protéger la cour… ou faire sa cour à l’édifice.

Image d’un vieux couple atypique qui se tenait discrètement par la main, le roc immuable et la construction en ruine, vieille dame délabrée mais dont on voyait qu’elle avait de beaux restes et pouvait encore faire de la figuration.
Un motif digne d’une carte postale, momentanément dissimulé par les écrans boisés. Mais entre-temps un énorme pylône élevé en premier plan lui a volé la préséance.
Cette vue était importante pour trois raisons. Son coté exceptionnel de motif insolite et pittoresque et le fait qu’elle illustrait non seulement la question de la valeur symbolique et sociale de la roche au Moyen Age mais aussi un vrai savoir-bâtir avec les reliefs que nous avons perdu.
Mai 2019, Catherine David, architecte spécialisée en patrimoine paysager, membre de l’ASMPQ.

NB – Ce repaire est documenté par un texte et une photographie page 281 dans l’ouvrage « Archives de pierre, Donjons et châteaux du Moyen Age dans la Lot », G. Séraphin – éditions Midi-pyrénéennes – 2014

Article publié avec le concours de l’ASMPQ, partenaire de Quercy net

Lot’Ô car, plus qu’un simple covoiturage !

Comme l’indique la page d’accueil du site lotocar.fr, c’est une expérience unique pour un territoire unique. Il s’agit d’offrir une nouvelle solution de mobilité aux personnes non-motorisées et d’encourager une pratique citoyenne et écologique.

Service ponctuel et gratuit, sa finalité est aussi un pas vers la solidarité et développement durable. Profitez, partagez, c’est bon pour tous !

Louis-Jean MALVY, député radical-socialiste, ministre

Figeac :  1er décembre 1875 / Paris : 10 juin 1949

Le 10 juin prochain, sera le jour du 70e anniversaire de sa disparition !
Quercy net évoque ce personnage dont le nom est très familier aux lotois ; il est le grand-père de Martin Malvy et son nom illustre quelques rues et avenues de nos villages.

Député radical-socialiste (1906-1919), parrainé par Joseph Caillaux, Louis Malvy est nommé ministre de l’Intérieur en juin 1914 (ministère René Viviani),  poste qu’il conserve dans les ministères Briand et Ribot. En août 1917, alors que la propagande défaitiste est à son paroxysme, Louis Malvy est attaqué par la droite (Léon Daudet, directeur du journal royaliste L’Action française), qui lui reproche son manque de fermeté dans la répression des grèves, et son « défaitisme ». Il est même accusé d’avoir renseigné l’ennemi lors de l’attaque du chemin des Dames (1).

Il démissionne le 31 août 1917 et entraîne dans sa chute le ministère Ribot. Traduit à sa demande, devant la Haute Cour de justice, il est accusé de forfaiture et condamné à cinq ans de bannissement (août 1918).

Il revient en France après avoir expurgé sa peine, reçoit l’accueil de la population lotoise et est élu député du Lot (1924 à 1942). Nommé ministre de l’Intérieur dans le cabinet Aristide Briand (1926), il est forcé de démissionner après un mois par les violentes attaques de la droite.

Il fut l’ami de Pierre Verlhac, célèbre poète occitan.

(1) Louis-Jean Malvy, ayant connu l’emprisonnement et l’exil à la suite de l’épuration Clémenceau, a expliqué l’affaire simplement : “Il fallait un responsable à certains échecs militaires, il fallait trouver des causes d’ordre politique aux mouvements qui se produisirent dans l’armée en juin 1917.”

 

Louis Malvy, photo du journal Le Réveil du Lot du samedi 22 novembre 1924.

17 mars 1914 – Avocat, député radical socialiste (1906-1919), il fut un spécialiste des questions économiques et financières. Très proche de Caillaux, il fut considéré comme le meilleur représentant de la politique financière de ce dernier.
Gaston Doumergue lui confia le portefeuille du Commerce et des PTT en 1913, et après l’assassinat de Gaston Calmette et un remaniement ministériel, celui de l’Intérieur.

 

 

+ d’informations sur :
Sénat
Wikipédia

 

Documentaire sur Louis Malle et le Lot

Un documentaire pour l’émission d’Arte “Invitation au Voyage
sera tourné dans les prochains jours. L’idée de l’émission est de faire découvrir au spectateur un village, une ville, une région à travers le travail réalisé sur place par un artiste, cinéaste ou écrivain…

+ d’informations  : Thomas Cazals
mobile : +33(0)651090081
cazalst@gmail.com

Cahors Juin Jardin, 14e édition

Naturalités, le retour à l’artifice !

…nous devons à la nature tout simplement d’être vivant. L’édition 2019 propose une programmation soucieuse d’écologie ; des artistes engagés dans des recherches biologiques, botaniques, sociologiques, agro-paysagères et esthétiques : des intervenants oeuvrant chacun à leur manière et avec leur discipline à un développement durable juste et équilibré ; des initiatives éco-responsables pour réenchanter le futur et des citoyens impliqués sur leur territoire.
Il ne s’agit pas de fermer les yeux sur les excès d’un système à bout de souffle et d’idées, mais plutôt de les ouvrir bien grands sur les initiatives qui donnent le sentiment de se sentir utile et VIVANT.

Découvrez la 14ème édition du festival Cahors Juin Jardins à partir du vendredi 31 mai à 19h sur les allées Fénelon à Cahors. Des artistes dans les jardins, des jardins à parcourir, des concerts en avant première du festival Let’s Docks!, des performances dégustatives, des ateliers découvertes, un jeu de pistes dans les jardins privés, une mini maison sur roulettes en écoconstruction à visiter et pour dormir… Tandis que le 2ème weekend de juin sera consacré au parcours des jardins paysage dans les villages, un projet mené avec le Parc naturel régional des Causses du Quercy! Et pour les curieux, venez dès lundi 27 participer à la végétalisation de 300 chariots de supermarché sur les allées Fénelon!!!

En attendant la publication des contes qui accompagnent les jardins, retrouvez celui de mon village en cliquant le lien ci-dessous
Cahors_Juin_Jardin_2019_conte_Arcambal

31 mai – 2 juin : Festival / 7 juin – 9 juin : Jardins paysage

+ d’infos www.cahorsjuinjardins.fr

Le Lot, étape d’un tour du monde dans les années 20

C’est depuis Rome, qu’un certain Giacomo Facchinetti, cycliste Globe-trotter, d’origine italienne, a fait étape dans notre département, en 1927, pour un périple à la façon d’Antoine de Maximy, routard de la série “J’irai dormir chez vous”. Il venait de Payrac et se dirigeait vers l’Espagne.

Olmo Cerri, réalisateur à la TV Suisse, prépare un film relatant l’intégralité du parcours de notre découvreur du monde, film qui devrait faire l’objet d’une sortie à la TV Suisse en 2019.
Après plusieurs contact avec la mairie et Patricia Girardi, archiviste, le réalisateur et son équipe étaient de passage ces deniers jours à Cahors pour tourner quelques séquences du film, notamment à la Bibliothèque Patrimoniale – accueillis par Didier Cambon, son responsable et Jean-Michel Rivière, secrétaire de l’Association des Collectionneurs Lotois – pour filmer des documents relatifs au périple. Le tournage s’est poursuivi au mont Saint-Cyr puis au pont Valentré. Le film sera diffusé à la télévision publique suisse, en italien, aux heures de grande écoute, à l’automne 2019. Olmo Cerri et son équipe ont été ravis de l’accueil qui leur a été fait.

Ce rendez-vous  qui pourrait, à première vue, paraitre anodin, est la démonstration de l’intérêt fondamental de sauvegarder et entretenir les archives, témoignages de la vie de celles et ceux qui ont faits notre Histoire et qui nous permettent de construire notre futur…. et de faire découvrir notre département !

Cère et Dordogne magazine devient La Terre et l’Encrier

L’élargissement de son territoire, notamment en direction de Vayrac, Gramat, Souillac et Martel et trente et une années de bons services sont quelques motifs exprimés dans l’édito de ce numéro 111, mars à juin 2019, pour annoncer ce changement de titre.

Ce magazine associatif ouvre encore davantage ses colonnes à celles et ceux qui voudront rejoindre l’équipe des bénévoles. Les articles que l’on peut y découvrir sont la preuve d’un éclectisme de nature à rassurer les “apprentis” de la plume. “Ecrit et Imprimé dans le Lot”, ce média indépendant, issu de la France profonde, n’a pas à rougir de son engagement en portant à la connaissance de ses lecteurs nos nombreuses richesses.
Vous en découvrirez le contenu de ce numéro 111 (mars-juin 2019) dans notre bibliothèque, thématique “Revues” en cliquant CE LIEN

Amis de la Bibliothèque du Grand Cahors : séance “coups de coeur”

Rendez-vous est donné par les Amis de la bibliothèque du Grand Cahors ce jeudi 23
mai à 17h, dans le cadre prestigieux de la Bibliothèque patrimoniale place François
Mitterrand, pour une séance « Coups de cœur ».
Les participants présenteront les livres qui les ont séduits et chacun pourra faire le plein de nouveaux titres et susciter
la curiosité et l’envie de lire. Les nouveaux venus seront les bienvenus dans cette
activité très appréciée depuis des années pour passer un moment chaleureux et
riche de rencontres. Entrée libre.
Contact : 06 82 25 84 93

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