Si Figeac fut à l ‘origine une ville abbatiale, née sur les rives du Célé autour d ‘une communauté manastique, ce sont les marchands du Moyen Âge qui firent sa fortune, bâtirent de luxueuses demeures et des palais urbains qui font aujourd ‘hui sa renommée. Dès le XIIe siècle, églises et maisons particulières s ‘ornaient des formules chères à l ‘art roman. Devenue ville royale au début du XIVe siècle, Figeac édifiait alors sa fortune sur le commerce des draps et des produits précieux tandis que l ‘architecture adoptait le décor gothique venu du nord. Remaniée à l ‘époque classique, Figeac a pourtant conservé à travers les âges son aspect médiéval de place marchande et peut être considérée aujourd ‘hui comme un exemple exeptionnel de l ‘architecture en France. La politique de réhabilitation développée depuis près de vingt ans par la Ville a permis une mise en valeur de ce patrimoine rare.
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Conservatoire exceptionnel de la demeure médiévale, l’ancienne capitale du Quercy illustre remarquablement la prospérité et la renaissance urbaine des XIIe, XIIIe et XIVe siècles. Après un exposé des événements et des activités économiques, l’ouvrage s’attache à préciser la structure et l’évolution de la ville. Tandis que se développent les faubourgs, des places nouvelles sont créées au cœur de la vieille cité, l’action des consuls aboutissant à un ambitieux projet urbain dont les grandes lignes sont élaborées à la fin du XIIIe siècle…
Après une première partie consacrée à la voirie de Cahors, Jean de Boisjoslin présente les monuments de la ville : écoles, collèges, lycées, églises, chapelles, couvents, ponts, hôpitaux, léproseries, cimetières … Les crues du Lot sont également répertoriées.
Une troisième partie donne la liste des consuls et maires de Cahors de 1695 à 1938 et celles des évêques depuis le II` siècle.
Des notices détaillées sur chaque monument nous en content la construction et les anecdotes s ‘y rapportant.
Avec ce livre, en deux tomes, les habitants curieux de l ‘histoire de leur ville disposent du répertoire le plus complet et le plus pratique.
L’ouvrage commence par une présentation, à la fois historique et géographique du Quercy et du Rouergue. La première partie décrit les progrès de l’enseignement dans les villes, à partir du XVIème siècle, avec la multiplication d’écoles et la constitution des collèges ou des séminaires. Dès ce moment-là, les petites écoles se répandent dans les campagnes. Même si cela ne fait pas l ‘unanimité, une inconstestable volonté des parents de faire instruire leurs enfants peut se constater dans les communautés rurales. De longs développements sont consacrés à l’étude de l’alphabétisation. Ils démontrent une réelle progression de celle-ci, au cours du XVIIIème siècle. Ils révèlent, en particulier, combien sont exagérés les jugements portés par l’historiographie traditionnelle sur l’analphabétisme des Quercinois et des Rouergats.
Les chapitres III et IV de la deuxième partie contiennent sans doute les apports les plus originaux de ce travail de recherches, en particulier, le chapitre intitulé : « Freins et retards de l’alphabétisation populaire « .
Il permet de comprendre pourquoi la route a été aussi longue sur les chemins du savoir…
En dépit de ces handicaps, on peut considérer qu ‘en moyenne un homme sur trois est alphabétisé. Ce niveau de culture qui n’atteint, certes pas, celui des populations situées au nord de la Loire, contribue à la francisation et au bilinguisme des populations. Ce bilinguisme semble concerner ceux qui savent écrire, et il encourage les notables locaux, auxquels appartiennent, désormais, les paysans aisés, à se faire les porte-parole d’une culture écrite auprès des gens du peuple. Capables de lire et d’écrire, ils jouent certainement les intermédiaires entre la culture du peuple et celle des élites et ils contribuent à diffuser à la veille de la Révolution, les nouvelles façons de penser et de croire à des changements nécessaires.
Le Chanoine Sol, archiviste du diocèse de Cahors, a été un travailleur infatigable, qui a renouvelé l ‘histoire de sa petite patrie. On verra à la fin des volumes, l ‘imposante bibliographie de ses oeuvres. II ne se pique pas de littérature, il a voulu faire oeuvre d ‘historien : aussi, certaines lourdeurs de style n ‘enlèvent rien à la valeur de son travail. Ce travail, un peu touffu parfois, fourmille de détails intéressants : nous voyons vivre nos anciens dans leurs travaux agricoles, leurs récoltes péniblement engrangées; nous participons à leurs joies et à leurs douleurs; nous entendons jurons sonores et proverbes populaires, et c ‘est pour nous un vrai plaisir de communier ainsi à cette humble histoire, laissée en héritage par les aïeux.
Les dessins de Bertheline Monteil, qui témoignent d ‘un réel talent, viennent illustrer avec bonheur les chapitres de l ‘ouvrage, et permettent d ‘évoquer costumes, coutumes, cadre de vie, scènes de village.
Chanoine Eugène SOL. Maison des Oeuvres, Cahors. Tome I : Usages anciens, Format : 16,5 x 25,5, 280 pages. Tome II : Traditions et coutumes, Format : 16,5 x 25,5, 252 pages.
Six promenades à travers les rues de la vieille ville : tel est le moyen choisi par l ‘auteur pour décrire l ‘architecture et raconter l ‘histoire de 150 hôtels particuliers, monuments et édifices de Montauban. Le parcours de ces itinéraires dans les rues de la ville permet aux visiteurs « d ‘y respirer le parfum du passé « . Il offre aussi aux connaisseurs et aux amateurs de l ‘histoire régionale une véritable mine d ‘informations et une précieuse référence sur le patrimoine de cette grande et belle ville du Sud-Ouest de la France, fondée en 1114 par Alphonse Jourdain, comte de Toulouse. D ‘une plume pittoresque, alerte, empreinte d ‘un certain charme propre à sa génération, l ‘auteur nous invite à une excursion vivante au coeur du « Vieux Montauban « .
Letto, petit immigré italien, imprégné «d ‘anarchie pacifiste», découvre son nouveau pays la France. Confronté à ses contradictions, aux injustices de la vie, attiré par sa passion pour l ‘aviation, tiraillé entre amitiés, amours et «idéologies» ; il se ressource dans la campagne quercinoise et l ‘aventure humanitaire.
La première caractéristique de l ‘Auberge du Dragon : «ça gueule fort !». Un brouhaha continuel accompagné par les gestes amples des participants. Quant aux idées échangées, elles suivent les inspirations de l ‘un ou l ‘autre. Elles fluctuent en fonction du nombre de verres de vin descendus. Bien que les interrogations paraissent bizarres, elles suscitent des controverses acharnées. La vie est-elle un événement fondamental ? A-t-elle un sens, ou est-elle un fait dérisoire ? En observant l ‘histoire des hommes il est légitime de se poser la question, avec beaucoup d ‘autres encore. (…)
(…) Cette présentation du réseau routier de notre département ne doit pas nous faire perdre de vue que le Quercy s ‘étendait sur une partie du Tarn-et-Garonne jusqu ‘à Moissac et même au-delà de Montauban jusqu ‘au toulousain. On peut la considérer comme une esqisse sur la « longue durée « , expression savante qui fait sourire R. Fossier. Les trois derniers siècles ont malheureusement privilégiés en raison de l ‘importance accordée aux voies de communication et de la richesse de la documentation. (…)
(Jean Lartigaut, BSEL, 2e fasc. 1999, T. XX, avril-juin, p.153).
Rocamadour, célèbre pèlerinage du Môyen Age est une des premières destinations touristiques de Midi-Pyrénées. La beauté du site ne suffit pas à expliquer un tel succès. Comment une commune de 631 habitants acueille un million et demi de visiteurs par an ?
Les plus âgés racontent comment paysans et taverniers sont devenus agriculteurs et hôteliers. Les autres disent comment clergé et autorités civiles mettent en valeur ce patrimoine.
Partons à la rencontre de ceux qui animent ce lieu avec un dynamisme exceptionnel. Comment parviendront‑ils à maintenir l ‘équilibre et l ‘autonomie de leur cité ?
C ‘est la place d ‘une commune rurale qui est en jeu.
Devenons explorateurs d ‘un nouveau type en nous faufilant dans l ‘histoire singulière d ‘une cité médiévale devenue haut lieu culturel, spirituel ou touristique ?
Cette monographie reprends l ‘origine du nom, la vie au village, l ‘histoire des reliques, les sources et les monuments, de ce village du Quercy. Les guerres des Albigeois, de Cent Ans, de Religion y sont évoquées ainsi que la Révolution. La vie religieuse est développée, mais aussi la vie communale et le travail à la terre. En final, quelques familles importantes y sont étudiées.