Léon Gambetta,
député, ministre de l’Intérieur, président du Conseil

Avocat, né à Cahors en 1838 dans une famille italienne, Léon Gambetta, monté à Paris pour y chercher la fortune, incarne les débuts de la Troisième République. Il devient célèbre en 1868 après sa plaidoirie dans le procès Baudin. Il est élu député l’année suivante sur un programme qui en fait le porte-parole des Républicains les plus intransigeants.

Le bazar des parents de Gambetta était proche de la cathédrale et l’enseigne
en est toujours visible.

Partisan de la guerre à outrance en 1870-1871, il est membre du gouvernement de la Défense nationale. Après la défaite de Sedan (2 septembre 1870), il participe à la journée du 4 septembre au cours de laquelle sont proclamées la chute de l’empereur et la Troisième république.

Ministre de l’Intérieur, il quitte Paris en ballon le 7 octobre pour préparer la résistance à l’ennemi à Tours, où il prend également le portefeuille de la Guerre.

10 francs Gambetta

Le 4 septembre 1870, il est avec Jules Favre à la tête des légalistes qui veulent l’établissement de la République dans l’ordre. Bien qu’hostile à la capitulation, il accepte l’armistice en janvier 1871 pour mieux préparer la “guerre à outrance”.

Il démissionne lorsque ses électeurs du Bas-Rhin sont abandonnés à l’Allemagne, mais est réélu en juillet 1871.

Après s’être opposé à Thiers car refusant une République conservatrice, il devient un politique clairvoyant et attentif aux réalités.

Il participe à provoquer la crise du 16 mai 1877 (qui voit s’opposer le président Mac-Mahon et le chef du gouvernement J. Simon), dont il est considéré comme le vainqueur.

Mais certains sont jaloux de son succès (Jules Grévy), et Gambetta est maintenu à l’écart du pouvoir sauf pendant une courte période de novembre 1881 à janvier 1882 (pendant laquelle, d’ailleurs, il décevra et sera accusé de “trahir la République” par Clemenceau).

Il meurt à 44 ans d’une septicémie consécutive à un banal accident.

 
Cahors, le monument à Léon Gambetta

Inauguré en avril 1884. Statue de Falguière, qui nous montre le tribun, devant les allées Fénelon, appuyé sur un canon, bras tendu, en pleine déclamation patriotique.

A droite une carte postale ancienne, nous montre le monument dans son état d’origine : le soubassement du socle était décoré de statues de marin et d’un drapeau de bronze, lesquels furent ont été envoyées à la fonte durant l’occupation.