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Gambetta, le commis-voyageur de la République

Gambetta a été la figure la plus marquante de la IIIe République naissante. Sa popularité ne tient pas seulement à son élection à la députation à l âge de trente ans, à sa participation au gouvernement de la Défense nationale, à trente-deux ans, ou encore à son départ en ballon de Paris assiégé, en octobre 1870. Personnalité tonitruante, à l aise aussi bien avec les Rothschild qu à Belleville, où des milliers de personnes venaient boire ses paroles, il a affronté aussi bien les socialistes, auxquels il affirmait : « il n y a pas de question sociale », que les conservateurs, auxquels il opposait ses « nouvelles couches », et les catholiques, qu il interpellait d un : « le cléricalisme, voilà l ennemi ! ». Il n a eu de cesse de défendre une conception personnelle et exigeante de la République, incomprise de ses contemporains, qui mirent en minorité son « grand ministère » en 1882, quelques mois avant sa mort…

Un siècle de mode en pays martelais 1870/1970

Cet ouvrage comporte quatre parties :

la première évoque la vie politique, économique, sociale et culturelle de Martel à la fin du XIXe et dans la première moitié du XXe siècle,
la deuxième est consacrée à un rappel des grandes étapes de la mode féminine en France entre 1870 et 1970,
la troisième permet de « visiter » l’exposition d’août 2011 et de découvrir un « Catalogue » qui présente, photographies et fiches à l’appui, 86 pièces caractéristiques,
dans la dernière partie on voit comment les Martelaises suivaient la mode et faisaient réaliser leurs toilettes.

Si les pierres parlaient

Serge Juskiewenski (1) est né à Figeac dans une famille bien connue pour son engagement de service. Médecin à son tour, il termina sa carrière en qualité de professeur agrégé d ‘anatomie et de chirurgie pédiatriques à la Faculté de médecine de Toulouse.
Son engagement professionnel se doubla d ‘un engagement public qu’il maintint jusqu’au bout. Il siégea au conseil municipal de Livernon puis de Figeac qu’il représenta aussi au Conseil général. Elu au Conseil régional de Midi-Pyrénées, il y accomplit trois mandats et en devint vice-président.
De 1999 à 2010, il se consacra avec passion au tout nouveau Parc naturel régional des Causses du Quercy dont il devint le président-fondateur. (1) Serge Juskiewenski est décédé le 2 mars 2012 à l ‘âge de 79 ans.

« Certains soirs, lorsque sans se lasser le regard parcourt les vastes horizons mauves des causses ou s ‘accroche, fasciné, à la verticalité grise et ocre d ‘une falaise magnifiée par le soleil couchant, l ‘envie vient parfois de dérouler cette chaîne, de remonter le temps. Il faut alors, dans le silence, écouter le récit que murmurent les pierres… »

Serge Juskiewenski nous y invite au long de cette fresque érudite et sensible. Il y conte la belle aventure de ceux qui ont peuplé, modelé et aimé ce territoire qu ‘ils nous ont légués.

Préface d’Etienne Baux, agrégé d’histoire
Postface de Martin Malvy, ancien ministre, Président du Conseil régional Midi-Pyrénées

Le Lot ferroviaire

L’auteur : « Je fus donc cheminot, comme mon arrière grand-père Auguste Austry,
mon grand-père, autre Auguste Austry, mon père, Maurice Austry ; tout
comme le grand-père, le père et le frère de mon épouse et comme de nombreux
grands-oncles, oncles, cousins et petits cousins ! Dès ma naissance et
peut-être même dès ma conception mon destin était tracé !
C’est ainsi que 15 septembre 1945, âgé de quinze ans, j’entrais à la S.N.C.F. en qualité d’apprenti ajusteur-monteur, spécialisé dans l’entretien et la réparation des machines à vapeur. La France sortait alors terriblement meurtrie de six années de guerre au cours desquelles 120 gares, 77 dépôts, 25 grands centres de triage, 3 000 ouvrages d’art et plus de 10 000 locomotives avaient été détruits, cependant que parmi les cheminots c’était près de 9 000 morts et 16 000 blessés qui étaient déplorés.
Je ne m’attarderai pas à décrire en détail ce que furent pour moi ces trois années initiatiques auxquelles je fus condamné : un véritable calvaire. Une faim lancinante que je ne parvenais pas à assouvir torturait en permanence mon estomac ». Roger Austry, Cahors

L’ouvrage : le 24 août 1838, la reine Amélie inaugure la ligne allant de Paris à Saint-Germain. Plusieurs compagnies privées nouvellement créées se partagent concurremment le territoire national et entreprennent de le recouvrir d’un maillage relativement dense de voies ferrées avec l’appui financier des grandes banques. C’est ainsi que la compagnie d’Orléans voit le jour en 1838…
L’épopée du rail a débuté dans notre région le 1er septembre 1858 avec l’ouverture d’une ligne reliant Montauban à Rodez, laquelle bien qu’essentiellement rouergate eut sur le Lot une profonde incidence économique.
Pour chacune des 7 lignes du Lot :
– ses caractéristiques techniques,
– le personnel en résidence dans les différentes gares (nom, prénom, année et lieu de naissance, fonction exercée). Soit plus de 1300 cheminots nés pour la presque totalité dans la seconde moitié du XIXe siècle),
– les faits divers, accidents et incidents,
– les sabotages durant l’Occupation.

Aristocraties méridionales

Panfili Didier ; Aristocraties méridionales. Toulousain-Quercy XIe-XIIe siècles ; Presses universitaires de Rennes ; Rennes, 2010, 460 pages, format 15,5 x 24 cm, index (Prix 22 €)

Contes et légendes du Quercy

Vaste ensemble de plus de cent récits où le sacré et le merveilleux surgissent du quotidien. Les clés sont dans le Petit vocabulaire merveilleux qui explicite le langage des légendes, leurs symboles, leurs sources mythiques et religieuses, les croyances populaires qui les nourrissent ; qui nous présente aussi le petit peuple des dracs, des fatsilières, des fées, des saints locaux, des génies invisibles. Une synthèse introductive met en évidence la richesse multiforme du légendaire, détaillant les influences successives qui l ‘on fait évoluer au fil des courants culturels et sociaux de chaque époque.
L ‘auteur, Jean-Luc Obeirener, dont le nom est intimement associé à la revue Quercy Recherche ainsi qu ‘au Musée ethnographique de Cuzals est également spécialiste d ‘architecture rurale.

Vertigineuse inauguration

Le 6 mai 1838, le pont Louis-Philippe lancé sur la rivière Lot fut inauguré et livré à la circulation le jour de la fête du Roi. Construit en quatre ans, il remplaçait le pont médiéval en ruines situé quelques mètres en amont. Ce splendide ouvrage, le plus utile que l’on ait bâti à Cahors depuis des siècles, fut l’occasion d’une cérémonie grandiose devant des milliers de spectateurs massés sur les quais et les pentes voisines. La dernière pierre de la cinquième voûte y fut scellée accompagnée d’un coffret rempli d’objets symboliques (pièces d’or et d’argent à l’effigie du Roi,…).

Les discours officiels, le cérémonial, les réjouissances qui suivirent permettent de découvrir le Cahors du temps, bourgeois et distingué, mais aussi populaire et bon enfant, à travers le récit qu’en fait Etienne Baux, servi par les dessins précis et très documentés de Christian Verdun qui, tel un journaliste reporter, a couvert l’événement, quelques 172 ans plus tard…

Ce livre clôt la trilogie que Christian Verdun a consacré aux ponts de Cahors : « La cité vertigineuse  » en 1989, édité chez Flac!, puis « Les vertiges de la cité » chez L’Hydre édition en 2007.

LES AUTEURS

Christian Verdun est né à Paris en 1941. Depuis, ou presque, il n’a jamais cessé de dessiner, enfant, puis étudiant à l’Université de paris où il obtient le Diplôme Supérieur de Dessin et d’Arts Plastiques. Fixé dans le Lot depuis plusieurs décennies, il connaît bien Cahors où il a terminé sa carrière d’enseignant…

Etienne Baux est professeur agrégé d ‘histoire au lycée Clément Marot de Cahors, chargé de cours à l ‘université de Toulouse le Mirail. Il est membre de la Société des Etudes du Lot et participe à de nombreuses conférences sur l’histoire de son département.

Il était une foi, souvenirs de la vie religieuse dans un village du Quercy (1914-1968)

Après avoir réalisé deux films documentaires sur Varaire, Guillaume Dreyfus s ‘est lancé dans une vaste enquête : il y a quelques décennies, à quoi ressemblait la vie religieuse, au quotidien, dans ce petit village du Lot comme il en existe tant d ‘autres ?

Une cinquantaine de personnes – des habitants de Varaire, des sœurs et des prêtres y ayant résidé – ont accepté de dire pour eux « comment c ‘était », et quelle mémoire ils ont aujourd ‘hui de la religion catholique, alors omniprésente.

Sur une période d ‘une cinquantaine d ‘années (1914-1968), ce livre intitulé « Il était une foi : Souvenirs de la vie religieuse dans un village du Quercy » se présente comme un recueil de souvenirs : catéchisme, messes, confessions, enfer, paradis, processions, fêtes, pèlerinages…

Dans la première partie du livre, les habitants se rappellent les prêtres et sœurs qui ont marqué la commune.

Dans la seconde, les souvenirs concernent différents aspects de la religion au quotidien. Et ce n ‘est pas triste !

En effet, ce passé, si proche et parfois si lointain, est raconté avec une franchise étonnante, beaucoup d ‘humour et de naturel, beaucoup d ‘émotion aussi, préservés par une écriture qui a souhaité restituer les paroles entendues au plus près du langage parlé.

A l ‘issue d ‘un long travail de « montage », illustré de nombreuses photographies couleurs et noir et blanc, les voix de différentes générations dialoguent et se répondent.

Elles composent, au-delà des particularités de ce village, un tableau contrasté, vivant et concret de toute une époque. Car la vie religieuse révèle une large part de la « vie tout court », jadis, à la campagne.

Linge, lessive, lavoir : une histoire de femmes

Lieux exclusivement féminins de travail et d ‘efforts, les lavoirs évoquent encore immanquablement, pour les plus âgés, une mère, voire une grand-mère, dans tous les cas, une femme du voisinage.
Ces rendez-vous vivants, animés et joyeux, illustraient la place de la femme dans la société de l ‘époque.
Ils créaient également des liens de sociabilité : rencontre entre femmes, liberté d ‘expression, indépendance de quelques heures…
Historienne de formation, professeur documentaliste en lycée, l ‘auteur anime et participe à un groupe d ‘histoire locale depuis de nombreuses années.

DÉSERTEURS, INSOUMIS, RÉFRACTAIRES EN QUERCY

Un de vos ascendants a inexplicablement disparu, toutes vos recherches se sont avérées infructueuses, votre arbre généalogique est menacé d ‘amputation ! Où est donc passé ce cher absent ? Cette question demeurant sans le moindre embryon de réponse vous obsède…

Et s’il avait déserté ? Autrement dit abandonné son régiment, sans tambour ni trompette, et filé à l’étranger ? Comment savoir ?

L’A.R.H.Fa publie un numéro hors série, ainsi titré, relatif à cette question, comportant une liste de plus de mille soldats originaires de notre département, (1077 exactement) ayant fait acte de désertion ou d’insoumission durant la période comprise entre 1870 et 1913 et dont les noms, prénoms, dates, lieux de naissance sont fidèlement rapportés, ainsi que les noms, prénoms et lieux de résidence des parents de chacun d’eux.

D’autres, en presque aussi grand nombre, acteurs directs ou indirects d’actes ou de tentatives de désertions antérieurs à cette période ont également leurs noms cités au hasard des évènements auxquels ils furent mêlés.
Pourquoi refusait-on en aussi grand nombre à se soumettre aux obligations de la loi, pourquoi enregistrait-on tant de défections, insoumis et déserteurs confondus ? Cette étude répond aussi à cette question et révèle les méthodes, parfois violentes, employées par les jeunes conscrits, souvent aidés de leurs parents, pour ne pas revêtir l’uniforme.

Voir la liste et les tarifs des publications de l ‘ARHFa : http://www.arhfa.org/

1914-1918 Les lotois dans la grande guerre

Auteurs : Sophie VILLES, Didier CAMBON

Plus de quatre-vingt-dix ans après que le canon s’est tu, la Grande Guerre continue d’habiter la mémoire des Européens. Cette guerre, la Première guerre contemporaine, s’est imposée dans la mémoire collective comme l’événement fondateur du XXème siècle.

Dans ce cataclysme qui a mis aux prises l’ensemble des nations industrialisées mais aussi les peuples colonisés, quels sacrifices ont consentis les Lotois à la culture de guerre nationale ?

Cet ouvrage s ‘attache à travers de nombreux témoignages inédits à faire revivre l’expérience de guerre et la ténacité des poilus du Quercy. Il nous renseigne aussi sur les enjeux qu’imposait à l’arrière cette crise sans précédent qui a vu la guerre s’immiscer durant cinquante-et-un mois dans le quotidien de chaque famille lotoise.

Cahiers Historiques du Grand Cahors (Bibliothèque Patrimoniale et de Recherche)- Format : 14 x 22 cm – 200 pages – Juillet 2010 – 12 euros

TOME 1 : LES POILUS

DES AIRS ET DES COUPES

La Clé du Caveau a été pendant deux siècles la plus célèbre ressource des paroliers pour créer de nouveaux couplets sur clés airs connus. Cette compilation et les étapes de ses sept éditions successives devenues rares sinon introuvables même en bibliothèque — sont expliquées et replacées dans leur contexte historique et chansonnier par Jacques Cheyronnaud.

Le Quercynois Pierre Capelle, avec ses autres titres de gloire, fut l ‘architecte et le producteur de l ‘outil le plus utilisé des chansonniers du XIXe siècle, et quelquefois encore après. Son portrait inédit, récemment retrouvé au Musée Ingres de Montauban, mérite cette couverture.

Dans l ‘ultime édition de ce monument, préparée et publiée par Pierre Capelle, 2390 timbres avaient été notés. Ce remarquable répertoire d ‘un segment populaire de la culture française fut l ‘œuvre, et le jeu, de brillants convives qui se réunissaient pour dîner et chanter : sous Louis XV, dans le caveau du cabaret Landelle (rue de Buci, près de la Foire Saint-Germain) et un siècle plus tard au Rocher de Cancale (au coin des rues Montorgueil et Mandar, non loin des Halles de Paris), et autres bonnes tables entre-temps. Le lecteur découvrira ou reconnaîtra ces joyeux gastronomes au fil du récit de Jacques Cheyronnaud.

Le présent volume est une introduction à la réédition intégrale de la sixième édition de La Clé du Caveau. Séparément seront édités en les textes et les 602 pages de portées (près de quinze mille) qui restituent les lignes mélodiques des chansons pour la commodité des paroliers et des amateurs. La mise à disposition des fichiers électroniques correspondants, pour un usage commode avec des instruments modernes est en cours de préparation.

LES DÉBUTS DE LA IIe RÉPUBLIQUE
DANS TROIS CANTONS DU LOT

Les débuts de la 2e République. Histoire politique du Lot – Les débuts de la IIe République dans trois cantons du Lot, Bretenoux, Gramat, Saint-Céré

La révolution de février 1848 et l ‘avènement de la IIe République sont deux événements mal connus de notre histoire. Il est vrai que, lorsqu ‘on évoque la révolution, on pense immédiatement à celle de 1789. Pourtant la révolution de 1848 représente un tournant important de l ‘histoire de France. La monarchie disparait au profit de la république. Celle-ci, dans les premières semaines de son existence, adopte différentes mesures notamment l ‘abolition de l ‘esclavage et le suffrage universel. Cette dernière, qui se substitue au suffrage censitaire, bouleverse considérablement le paysage politique français. Désormais, chaque
citoyen, quel que soit son niveau social, peut voter. Dans ce nouveau contexte, les électeurs lotois se rendent quatre fois aux urnes entre avril 1848 et mai 1849 – 2 élections législatives, l ‘élection municipale et l ‘élection présidentielle.

L ‘ouvrage suivant traite de cette période sur trois cantons du Lot: Bretenoux, Gramat et Saint-Céré. Trois chapitres – 1, 3 et 6 – sont consacrés à l ‘histoire nationale afin de mieux comprendre ce qui se passe en local. Les autres chapitres – 2, 4, 5 et 7 – s ‘attachent à montrer, à travers 3 cantons, comment la République s ‘est installée dans les campagnes, comment les habitants se sont saisis du droit de vote, la lutte entre les conservateurs (monarchistes et bonapartistes) et les réformateurs (républicains et socialistes) mais aussi le poids important de la presse. Le moindre village, de Rocamadour à Biars, de Puybrun à Saint-Vincent du Pendit, de Mayrinhac-Lentour à Alvignac, a connu sa petite révolution. Désormais, dans ce pays, comme dans beaucoup d ‘autres, les relations entre les notables et le peuple ne seront plus jamais les mêmes.

Alain de Solminihac (1593-1659),
prélat réformateur

Abbé de Chancelade en Périgord et évêque de Cahors, Alain de Solminihac (1593-1659) est une figure marquante du mouvement de réforme pastorale de l’époque baroque.
Formé à Paris, il entreprend en 1623 le relèvement spirituel et matériel de son abbaye de Chancelade qui devient, en moins d’une décennie, un centre à partir duquel la réforme canoniale s’étend à la Saintonge, au Limousin et à l’Angoumois. Cette extension se heurte à la volonté du cardinal de La Rochefoucauld et de Charles Faure qui transforment la congrégation de Sainte-Geneviève en une congrégation de France destinée à regrouper dans une organisation centralisée toutes les branches de l’ordre canonial. Au terme d’un long conflit, dont les étapes sont ici reconstituées, la réforme de Chancelade n’échappe à l’absorption qu’au prix de l’abandon de son expansion.
La carrière de l’abbé de Chancelade connaît un tournant majeur avec sa nomination à l’évêché de Cahors en 1636. Religieux devenu évêque, il transpose son idéal de perfection chrétienne dans l’état épiscopal et entreprend la réforme de son diocèse selon le modèle tridentin et l’exemple de Charles Borromée : reconstitution du patrimoine épiscopal, statuts synodaux, mise en place de vicaires forains, visites pastorales, missions prêchées par les chanoines réguliers qu’il a amenés avec lui de Chancelade, fondation d’un séminaire confié aux prêtres de la Mission. Cette ferme action réformatrice s’est durablement heurtée à une opposition cléricale organisée.
Son rôle déborde largement son abbaye et son diocèse. Comte de Cahors et baron de Quercy, Solminihac appuie de son autorité temporelle le pouvoir royal durant la Fronde. Influent dans l’Église de France, étroitement lié à Vincent de Paul, membre de la Compagnie du Saint-Sacrement, il joue un rôle important dans les affaires du temps, qu’il s’agisse de défendre les prérogatives du Saint-Siège, de condamner l’Augustinus ou d’obtenir la nomination d’évêques conformes à son idéal tridentin.

Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de l’Université et docteur en histoire, Patrick Petot est professeur de classes préparatoires à Périgueux. Il s’est spécialisé dans la recherche en histoire religieuse et dans l’étude comparée des religions.

HISTOIRE DES COLLEGES
DE CAHORS et TOULOUSE
(XIVe-XVe siècles)

Le mot « collège » ne doit pas tromper. Il ’agit ici de collèges universitaires médiévaux dont l’importance dans l’histoire de France a été considérable : ces établissements s’inséraient
dans un mouvement européen qui souhaitait permettre à de « pauvres clercs » d’étudier en leur offrant le gîte et le couvert.
Grâce à une impulsion décisive donnée par le pape d’Avignon Innocent VI et plusieurs dignitaires de la Curie, leur succès fut net dès le milieu du XIVe siècle. Le mouvement de création de collèges se poursuivit avec succès durant le XVe siècle et ils finirent par regrouper un nombre non négligeable d’étudiants.
Dotés de statuts, d’une maison, de rentes et de bénéfices destinés à assurer des bourses, d’un encadrement spirituel avec bibliothèque et chapelle, ils eurent en commun d’évoluer vers
une relative autonomie : la communauté recrutait ses condisciples et élisait en son sein un responsable de la discipline et de la gestion. Les boursiers devaient supporter un long séjour et une sévère discipline mais les sacrifices consentis ne furent pas inutiles : l’examen des carrières montre que les collèges de juristes des universités de Cahors et Toulouse ont bien produit une élite au service de l’Église et de l’État.
Cette étude extrêmement complète apporte un éclairage inédit sur un aspect essentiel de l’histoire de France et, parallèlement,
sur un pan méconnu de l’histoire des idées.

Patrice Foissac est professeur agrégé d’histoire-géographie au collège Léon Gambetta de Cahors (46) et Docteur en Histoire médiévale.

 

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