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LE REPEUPLEMENT DU QUERCY

Le repeuplement du Quercy: travail effectué par Gilles COMBES d ‘après les travaux de
J. LARTIGAUT et la lecture des minutiers de Figeac, Cahors, Montcuq.
Cartes et illustrations d ‘après croquis d ‘époque.
Liste des migrants établie par J. LARTIGAUT.

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CONTRIBUTION A L ‘ETABLISSEMENT D ‘UN ARMORIAL QUERCYNOIS

Essai d ‘armorial quercinois. Les travaux de Prat et Calmon, illustrés par J. Poulet.
Y est joint une étude des écus de familles quercynoises de Jean Lartigaut, de 6 pages

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FICHIER « FAMILLES DE LA NOBLESSE QUERCYNOISE  » – XVI-XVIIIème siècle

Fichiers réunis par Jean Lartigaut, provenant des A.D., des paroisses et de fonds privés.

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DOCUMENTS GENEALOGIQUES SUR LES POTIERS D ‘ETAIN

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NOS ASCENDANTS ET LES LOUPS… ou vingt siècles de belligérance

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LE LOT, les 340 communes

Réunies dans un seul volume, de la plus petite à la plus grande, toutes les communes du département du Lot, avec au minimum une illustration (souvent une carte postale ancienne). Sur chacune des commu-nes : nom des habitants, noms anciens, populations à différentes époques, superficie, altitudes (minimales et maximales), quelques faits historiques, monuments anciens et actuels, église, châteaux, manoirs, approche du petit patrimoine, chapelles, lavoirs, pigeonniers, croix an-ciennes, curiosités diverses, principaux personnages nés ou décédés dans la commune, description des armoiries, artisanat et industrie, sites touristiques, manifestations…

UN SIECLE D ‘ENSEIGNEMENT EN PAYS MARTELAIS – 1850-1950

Evoquer un siècle d’enseignement à Martel (1850/1950) c’était tout à la fois marquer le passage d’une instruction réservée à la partie la plus favorisées de la population, à un enseignement public dispensé plus également.

C’était aussi évoquer le passage, parfois moins conflictuel qu’on ne le croit, d’une école congrégationniste à un enseignement laïque dont on ne peut nier les effets bénéfiques.

C’était enfin, pour de nombreux participants, retrouver les souvenirs de leurs jeunes années ou ceux de leurs parents.

Le colloque, organisé en 2005 par l’Association Rencontres et Patrimoine en Pays Martelais (ARPPM), avait pour objet d’évoquer la situation du pays martelais et les difficultés de communes sans grands moyens financiers, écartelées entre les convictions de leurs habitants, mais attentives aux progrès à accomplir pour favoriser le développement des jeunes générations. Il offrait aussi l’occasion de dresser le portrait de quelques enseignants passionnés par la mission dont ils se sentaient investis.

Au moment où l’on s’interroge sur le fonctionnement de « l’ascenseur social » c’était enfin l’occasion d’analyser les mécanismes de la promotion sociale mis en œuvre à cette époque et le rôle des différents acteurs : pouvoirs publics, enseignants, adolescents. Pourquoi ne pas essayer, aujourd’hui, d’en tirer quelques leçons.

RAPTS DE SÉDUCTION EN QUERCY

Femmes outragées ! Femmes brisées ! Femmes martyrisées ! Mais femmes libérées !
D’essence gaullienne, cette formule parodique reflète assez bien le lent et douloureux cheminement qui tout au long des siècles a conduit nos compagnes jusqu’au statut qui leur est conféré aujourd’hui. Un parcours qui mériterait une vaste et passionnante étude, mais mon projet faute de temps et de moyens ne peut être aussi ambitieux en dépit de la présence dans les silos des Archives Départementales de nombreux documents susceptibles d’en constituer la trame. Je voudrais simplement, avec la compassion qui leur est due, rendre hommage à toutes ces femmes – nos aïeules – en évoquant les souffrances qui leur firent sexuellement cortège, au moyen de deux ouvrages, le premier intitulé « Rapts de séduction », le second « Rapts de violence ».
Il s’agit d’une entreprise délicate étant donné la nature du sujet à traiter. Mieux vaut sans plus attendre inviter les âmes sensibles ou exagérément pudiques à préférer la lecture des œuvres de la comtesse de Ségur. Première difficulté : avant même de commencer un problème s’est posé à moi : devais-je nommément citer les personnes qui furent impliquées dans les cruelles et souvent ignominieuses affaires dont il va être question ou me résoudre à n’utiliser que leurs initiales, au prétexte de ne pas froisser l’amour propre de leurs descendants ? A ceux-là, je voudrais dire que nul n’est débiteur des égarements de ses aïeux et que se contenter de les désigner par leurs seules initiales, outre le fait d’édulcorer le récit, pouvait avoir l’inconvénient d’engendrer de pernicieuses suspicions. Tout bien pesé j’ai opté pour la clarté au motif que tout être humain, selon un aphorisme bien connu des généalogistes, possède parmi ses ancêtres au moins un prince et un pendu, et rappeler que de célèbres affaires – Calas, Fualdès, Seznec, Dreyfus, Landru, Petiot, et tant d’autres – ont toujours été évoquées par les noms de leurs protagonistes et pas autrement. Je dirai encore à l’intention des grincheux – il va bien s’en trouver – que les documents d’archives publiques concernant la justice sont librement consultables et légalement utilisables à l’expiration d’un délai de cent ans à compter de la date de l’acte ou de la clôture du dossier.
En conséquence de quoi, dans l’intérêt des chercheurs auxquels cet ouvrage est avant tout destiné, j’ai usé consciemment de ce droit, dans le strict respect des obligations qu’il comporte.

LES BOSSES (Lamagdelaine, Lot, France)

Fouillé en 2000 dans le cadre des opérations d’archéologie préventive préalables à la construction de l’autoroute A20 dans le Lot, le site des Bosses à Lamagdelaine constitue un apport significatif à la connaissance des plus anciennes manifestations du Paléolithique
moyen européen. Les analyses multidisciplinaires
présentées ici dans une vision dynamique viennent
enrichir opportunément un corpus de données encore peu fourni sur ce sujet. Datée des stades isotopiques 9 ou 8, l’industrie lithique offre des caractères originaux, attribuables pour partie à son ancienneté, mais aussi au contexte lithologique spécifique du Quercy où les quartz et quartzites sont largement dominants. Une véritable économie des matières premières a pu être mise en évidence, permettant d’avancer dans la réflexion sur les modalités d’occupation d’un territoire tel que la moyenne vallée du Lot.

Les études rassemblées dans cet ouvrage s’inscrivent dans des perspectives résolument modernes et renouvelées de la recherche
préhistorique, de la géoarchéologie à la technologie lithique, et pose un jalon supplémentaire de la perception du Paléolithique
moyen ancien dans le Sud-Ouest de l’Europe.

30 MILLIONS D ‘ANNEES DE BIODIVERSITE DYNAMIQUE DANS LE PALEOKARST DU QUERCY

30 millions d ‘années de biodiversité dynamique dans le paléokarst du Quercy.
Journées Bernard Géze
Lalbenque-Limogne 1-3 octobre 2005

TABLE DES MATIERES

Préface
Avant-Propos

ASPECTS HISTORIQUES, ETHIQUES, ENVIRONNEMENTAUX

E. BUFFETAUT :
La « ruée vers les phosphates » du XIXème siècle : une aubaine pour la paléontologie des Vertébrés crétacés
M. DURAND-DELGA :
De la découverte des phosphorites du Quercy au renouveau de leur étude avec Bernard Gèze
F. DURANTHON & F. RlPOLL :
Documents photographiques inédits d ‘Eugène Trutat sur l ‘exploitation des phosphorites du Quercy
E. MAUDUIT :
Les phosphatières du Quercy : état des lieux et mesures de protection au titre de l ‘archéologie
TH. PÉLISSIÉ :
Risques de pollution de l ‘aquifère karstique par les anciennes décharges sauvages dans les
phosphatières du Quercy

PALEOBIOLOGIE

M.AUGE :
Répartition de taille chez les lézards des Phosphorites du Quercy
J. CLAUDE & H.TONG:
Les faunes chéloniennes fossiles du Quercy : mise à jour des connaissances
J.-Y. CROCHET, J.-P. AGUILAR, J. G. ASTRUC, N. BOULBES, G. ESCARGUEL, J. MICHAUX, S. MONTUIRF, TH. PÉLISSIÉ, R. SIMON-COINÇON & B. SIGÉ :
Reprises plio-pleistocènes du paléokarst quercinois
D. DE FRANCESCHI, C.-LE GALL, G, ESCARGUEL, M. HUGUENEY, S. LEGENDRE, R. SIMON-COINÇON, TH. PÉLISSIÉ & B. SIGÉ :
Une paléoflore des phosphatières du Quercy (Sud Ouest France) : première découverte, résultats et perspectives
B. LANGE-BADRÉ :
Quelques caractères morpho-fonctionnels du membre antérieur de petits mammifères carnivores d ‘Aubrelong 1 (Oligocène inférieur, Lot, France)
E. MAITRE, M. HUGUENEY, J. G. ASTRUC, J.-Y. CROCHET, G. ESCARGUEL, M. GODINOT, S. LEGENDRE, B. MARANDAT, C. MOURER-CHAUVIRÉ, J.-C. RAGE, J. A. RÉMY, R. SIMON-COINÇON, J. SUDRE, P. VALETTE & B.SIGÉ:
Huit nouvelles faunes éocènes et oligocènes des phosphorites du Quercy
G. MAYR & C. MOURER-CHAUVIRÉ :
An anusual avian coracoid from thé paleogene Quercy fissure filiings in France
C. MOURER-CHAUVIRÉ :
The avifauna of thé Eocene and oligocene phosphorites du Quercy (France) : An updated list C. MOURER-CHAUVIRÉ & B. SIGÉ :
Une nouvelle espèce de Jungornis (Aves, Apodiformes) et de nouvelles formes de Coraciiformes s.. dans l ‘Eocène supérieur du Quercy
J.-C. RAGE :
The lower Vertébrales from thé Eocene and Oligocène of thé phosphorites du Quercy (France) : an overview
J. A. RÉMY& J. SUDRE :
L ‘apport des faunes du Quercy à la connaissance des grands mammifères
B. SIGÉ & J.-Y. CROCHET : Marsupiaux, insectivores s./., chiroptères, créodontes et carnivores paléogènes d ‘Europe décrits ou révisés d ‘après les nouvelles collections du Quercy (SW France)
B. SIGÉ & M, HUGUENEY :
Les micromammifères des gisements à phosphates du Quercy (SW France)
R, SMITH :
Le genre Euronyctia (Nyctitheriidae, Mammalia) en Europe occidentale

ASPECTS MACRO-ÉCOLOGIQUES

G. ESCARGUEL & S. LEGENDRE :
New methods for analysing deep-iime meta-community dynamics and their application to the paleogene mammals from the Quercy and Limagne area (Massif Central, France)
S. LEGENDRE, C. MOURER-CHAUVIRÉ, M. HUGUENEY, E. MAITRE, B. SIGÈ & G. ESCARGUEL :
Dynamique de la diversité des mammifères et des oiseaux paléogènes du Massif Central (Quercy et Limagnes, France)

JOURNAL HISTORIQUE DU DEPARTEMENT DU LOT

Il y a quelques années, descendant vers midi la grande avenue de Cahors en quête d ‘une librairie qui vende un ouvrage consacré aux violences paysannes du début du XIXe siècle, je rencontrai sur le seuil de son magasin Je libraire ; quoique pressé de fermer boutique pour aller déjeuner, cet homme, sympathique et cultivé, voulut bien me servir et répondre à mes questions. Quand je lui fis par! de mon projet de travailler sur les Cent-Jours en Quercy et peut-être même sur une période un peu plus large, il me répondit, peut-être avec regret : « Bah !, ici, il ne s ‘est rien passé à l ‘époque qui vous intéresse…  » Voici ma réponse à ce libraire… On pense sans doute, à Cahors et dans le Lot, qu ‘il n ‘y a rien à dire sur cette période et que tous les faits marquants se sont produits ailleurs, mais s ‘est-on donné la peine de consulter les abondantes et précieuses archives du département, des Archives nationales et des municipalités ?
J ‘ai également entrepris ce travail de recherche et de rédaction pour répondre, un peu tard ii est vrai, au souhait de notre regretté médiéviste, M. Jean Lartigaut, qui m ‘avait incité à travailler sur cette période historique, très mal connue parce qu ‘insuffisamment étudiée, qui va de la fin du Premier Empire à la Révolution de Juillet.
Comment ne pas trouver captivante une époque qui aura connu quatre « tremblements de terre  » successifs, essentiellement dans les domaines militaire et politique, avec des soubresauts, répercussions et « répliques  » dans toutes les manifestations et activités de la vie sociale ?
Premier séisme : Napoléon abdique en avril 1814 : c ‘est la fin du régime impérial, lui-même issu du système révolutionnaire.
Deuxième séisme : la première Restauration, qui ressuscite le gouvernement monarchique et ramène les Bourbons, dure moins d ‘une année et s ‘effondre en mars 1815 lors du retour triomphal de l ‘île d ‘Elbe de l ’empereur banni.
Troisième séisme : les Cent-Jours, qui voient renaître un système impérial plus libéral, se terminent par le désastre de Waterloo. Napoléon, qui a sollicité de se retirer en Angleterre, est exilé à Sainte-Hélène où il mourra en 1821
Quatrième séisme : Dans la foulée de Waterloo et à l ‘abri des baïonnettes étrangères, les Bourbons reprennent le pouvoir et rétablissent définitivement (du moins le croient-ils) la royauté en France
Chacun de ces changements brutaux dans la direction du pays s ‘accompagne évidemment de révocations, destitutions, déplacements du personnel dirigeant et de tentatives d ‘épuration de tout ce qui peut représenter une influence… Je dis bien « tentatives  » car, en fait, beaucoup de maréchaux, généraux, ministres, évêques, préfets, sous-préfets, sénateurs, députés, artistes, ont senti Je vent tourner et se sont assuré des arrières. Sans avoir le moindre problème de conscience, reniant sans sourciller les serments prêtés hier au gouvernement en place, ils prêtent pleine allégeance à la nouvelle autorité, surtout si elle peut garantir les droits acquis, voire même leur assurer de nouveaux privilèges. Ce n ‘est pas pour rien qu ‘un des ouvrages les plus lus et appréciés à cette époque a été le fameux « Dictionnaire des Girouettes  » d ‘Alexis Eymery où chacun pouvait reconnaître une personnalité bien en cour, dotée d ‘une extraordinaire flexibilité…
Je ne cacherai pas au lecteur que, parmi tous les documents, on ne peut plus officiels, qui me sont passés sous les yeux, certains donnaient des hommes une image si déplaisante que j ‘aurais préféré ne pas les trouver. D ‘autres, au contraire, me prouvaient qu ‘il suffisait parfois d ‘un individu au caractère ferme et bien trempé pour retourner complètement une situation critique… Que de fois n ‘ai-je pas constaté à travers l ‘abondante documentation des archives nationales, départementales et municipales que tel personnage influent, comblé d ‘or et d ‘honneurs par le régime en place, s ‘effondre lamentablement comme une loque à la première bourrasque venue, alors que tel individu du commun, sans appui, sans ressources ni relations, se comporte dans la tourmente en véritable capitaine, faisant face à la tempête et maintenant droit le cap et ferme le gouvernail…
Ceci est une relation honnête, non exhaustive mais forcément partielle d ‘événements, présentant selon moi un certain intérêt, survenus dans le Lot entre 1813 et 1830, de la fin du Premier Empire à la Révolution de Juillet. Chacun pourra éventuellement contrôler l ‘exactitude des faits avancés en se reportant aux références indiquées au bas de chaque paragraphe. Je me suis efforcé d ‘être impartial à l ‘égard des uns et des autres, mais l ‘est-on jamais. L ‘homme ne sera jamais parfaitement objectif : il a sa personnalité, sa sensibilité et sa conscience.
Je le dédie à la mémoire de Guillaume Aussel, mon plus lointain ancêtre paternel connu, humble travailleur de terre, demeurant, dans la première moitié du 18e siècle, à Graule Basse, paroisse de Carlucet, et à celle de mon arrière grand-père maternel, Jean Tapie, né le 3 germinal An XI de la République française (24 mars 1803) au village de Grandroques, commune de Linars, de Pierre Tapie, propriétaire, es de Marguerite Fourastié, son épouse. Agé de 10 ans lorsque débute mon récit. Jean Tapie en avait 27 en 1830 quand il prend fin ; lors de la Révolution de juillet, il servait comme fusilier au 9e régiment d ‘infanterie de ligne, apprenant avec le métier des armes celui de tailleur d ‘habits, état qu ‘il transmettra à son fils Pascal, mon grand-père maternel. Tout en étant contemporain des faits de cette courte période de 17 ans, si riche en bouleversements militaires et politiques, en a-t-il pris conscience ? : c ‘est fort douteux vu l ‘extrême modestie de son origine et le peu d ‘instruction qui fut probablement son lot comme celui de millions d ‘autres.

ROCAMADOUR, LE SANCTUAIRE ET LE GOUFFRE

Rocamadour attire de toute l’Europe fidèles et pèlerins autour de son sanctuaire de la Vierge Noire, à mi-hauteur du grand rocher du Val d’Alzou. Ce ruisseau, qui a la particularité d’être intermittent, donne à la vallée des couleurs d’oasis.
Cette ville médiévale est secrètement entourée par un défilé, le “Val Ténébreux” et par deux gouffres en aval : Cabouy et Saint-Sauveur. Le second éveille plus particulièrement l’idée de l’insondable.
Ces lieux saisissants, générateurs d’expériences originaires comme l’effroi et la fascination, environnent d’étrangeté un sanctuaire conçu comme un théâtre de pierre qui magnifie les volumes initiaux du canyon et comme une pensée théologique invitant, à travers la riche histoire du pèlerinage, à une double postulation chrétienne : l’élévation et le recueillement.

Gilles Lades est né en 1949 à Figeac. Il vit et travaille dans le Lot. Prix Antonin Artaud 1994.

L ‘EXODE DES MUSEES

Histoire des collections françaises sous l ‘Occupation

Que sont devenus nos musées entre 1939 et 1945 ? Où était La Joconde en 1940 ? Quel sort ont connu les trésors artistiques de l’Alsace après l’armistice ? Ceux des collections particulières ?

Aux heures sombres et mouvementées de la guerre et de l’Occupation, des hommes et des femmes ont risqué leur vie pour sauver des dizaines de milliers de chefs-d’oeuvre. Les gardiens des dépôts réquisitionnés de l’Ouest et du Sud-Ouest doivent résister aux Allemands, aux bombardements comme aux intempéries ; les conservateurs des Musées nationaux, sous la houlette de leur directeur Jacques Jaujard, tiennent tête au gouvernement de Vichy et défient la sinistre Commission Rosenberg, qui traque, sur l’ordre d’Hermann Goering et avec la complicité de malfrats et de policiers véreux, les collections juives ; Rose Valland, conservateur au musée du Jeu de paume où sont entreposées les oeuvres spoliées, note en secret le contenu des caisses qui seront convoyées vers Berlin pour alimenter le futur et fantasmé musée du Führer…
Ces héros discrets et l’histoire des trésors artistiques qu’ils protègent nourrissent l’enquête minutieuse et inédite de Michel Rayssac, qui commence en 1938 en pleine guerre d’Espagne, se poursuit sur les routes mitraillées et encombrées de l’exode et s’achève avec la capitulation du Reich, dans l’Allemagne dévastée, au moment où les Alliés lancent leurs enquêteurs sur la piste du butin de guerre nazi.

Pour nous offrir cette chronique passionnante, Michel Rayssac, professeur retraité des écoles, a dépouillé inlassablement pendant quinze ans les archives de la Seconde Guerre mondiale, épluché les rapports de police, les correspondances administratives ou diplomatiques, fouillé les dossiers, consulté les journaux et interrogé les acteurs ou les témoins survivants.

UNE GRANDE FAMILLE DE SAINT-CÉRÉ
LES DE PUYMULE

Une grande famille de St Céré : les de PUYMULE. Révélations d ‘un terrier (17-18e s)

Cette publication est le fruit d ‘une série de petits miracles. Le premier réside dans la confection par Philippe François de Puymule, d ‘un registre où il relie les actes seigneuriaux anciens de sa famille ainsi que ceux qu ‘il a lui-même fait dresser entre 1642 et 1773. Manifestation d ‘une réaction féodale face aux juristes méridionaux qui affirment «pas de .seigneur- sans fifre » ou plutôt comme nous l ‘avons souvent observé dans le Figeacois à la même époque, désir d ‘en terminer avec d ‘innombrables procès ?
Second miracle, ce document a échappé aux destructions spontanées qui suivirent la déception de la nuit du 4 août, où il a été décrété que les droits dcigncuriaux réels seraient simplement rachetables et aux destructions organisées des titres remis en 1793 aux municipalités.
Troisième miracle, qui est aussi un clin d ‘ccil. il a été trouvé dans le grenier d ‘une maison de Figeac qui a été sans doute fréquentée par François Boutade, un Figeacois devenu professeur de droit à Toulouse et auteur d ‘un célèbre Traité des droits seigneuriaux et des matières féodales, qui connut plusieurs éditions dans la seconde moitié du XVHIieinc siècle.
Enfin, Guy Castéran, dont nous connaissons tous l ‘érudition, a eu la patience de dépouiller et d ‘analyser ce terrier et de situer géographiquement les biens concernés. C ‘est le grand intérêt de cette étude. Souvent il est impossible de dresser une cartographie des seigneuries car leur enchevêtrement et leur parcellisation sont constamment en mouvement. Qu ‘il en soit félicité !
Philippe CALMON

LEON GAMBETTA
TRIBUN ET STRATEGE DE LA REPUBLIQUE

Si le nom sonore de Gambetta est familier aux Français, il n’évoque aujourd’hui pour beaucoup qu’une silhouette floue, s’échappant en ballon d’un Paris assiégé. Pourtant, le personnage mérite l’attention des curieux de l’histoire : n’a-t-il pas même la stature d’un héros de roman ?
Fils d’étranger, il se hisse au premier rang de l’actualité nationale, de 1868 à 1882. Ses
contemporains admirent en lui un génie oratoire, dont le verbe soulève les auditoires populaires plus encore que assemblées parlementaires. Mais c’est aussi un esprit politique de premier ordre. Face à l’invasion étrangère, en héritier des Conventionnels de l’an II, il conduit la résistance d’armées improvisées avec une énergie communicative. La paix retrouvée, il sait manoeuvrer dans un climat d’incertitude constitutionnelle et il arrache en définitive la fondation de la République.
Enfin, la publication de ses lettres, nombreuses et spontanées, complètent l’éclairage de ses
discours : sous le leader public, elle révèlent l’homme privé qui, comme tout autre, aime, se réjouit, souffre dans son for intime.

Pierre Barral a enseigné l ‘histoire contemporaine dans les universités de Nancy-II et de Montpellier-III (Paul Valéry). Dans ses recherches, il s ‘est particulièrement intéressé à la III7me République. Il a publié de nombreux ouvrages, dont une anthologie de textes, Les Fondateurs de la III7me Républiques (Armand Colin, 1968) et une biographie, Jules Ferry, une volonté pour le République (Presses Universitaires de Nancy, 1985).

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