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FENELON

Fénelon aurait pu devenir le Richelieu du nouveau siècle : son intelligence exceptionnelle et sa vision anticipatrice, la confiance que lui accorde le petit-fils de Louis XIV et futur Dauphin – le duc de Bourgogne – l ‘y préparent.

Les Aventures de Télémaque où le public voit une censure du régime font en quelques mois le tour de l ‘Europe ; la Lettre au Roi et l ‘ Examen de conscience rappellent avec audace leurs devoirs aux princes. Fénelon pense les droits des peuples en termes de solidarité ; il est l ‘anti-Machiavel : la morale, parce qu ‘elle est universelle, déborde la politique, et toute son oeuvre d ‘éducation est une critique indirecte de la façon de régner de Louis XIV.
Mais l ‘ambitieux prélat privilégie les chemins spirituels aux allées du pouvoir. Cette attitude paradoxale fut prise pour la posture d ‘un fier jouant les humbles ; elle lui valut la disgrâce royale, les foudres de Bossuet et l ‘exil à Cambrai, supportés comme autant d ‘épreuves sur la voie d ‘une quête personnelle. Vaincu fascinant ses contemporains, Fénelon est ainsi le seul personnage du Grand Siècle qui réchappa aux rayons du Roi-Soleil.

L ‘auteur : Historienne spécialiste de l ‘Ancien Régime, Sabine Melchior-Bonnet a notamment publié L ‘Histoire de l ‘adultère (Grand Prix des lectrices de Elle ), Catherine de Bourbon, l ‘insoumise et Louis et Marie-Adélaïde de Bourgogne, La vertu et la grâce.

LA VIE QUOTIDIENNE A MARTEL AU XIXème SIECLE – 1800-1852

Parler de la vie quotidienne à Martel dans la première moitié du dix-neuvième siècle ? Pourquoi ?
Hormis le livre de Marcel Baleste, on manquait jusqu’il y a peu, d’études sur Martel durant la Révolution et le dix-neuvième siècle. Le colloque organisé en août 2003 s’est efforcé de metttre l’accent sur la vie quotidienne envisagée sous plusieurs perspectives.
Tout d’abord les familles de notables qui régissent la vie municipale et s’y opposent autour d’idées nouvelles qu’illustre la création du journal Le Radical ; puis les données qui permettent d’en mesurer la richesse au travers d’inventaires, inexploités jusqu’alors, ou au vu des maisons qui sonnent à Martel une partie de son charme.
Il était plus difficile d’appréhender la vie des gens modestes. Pour s’en faire une idée, il a fallu interroger ce que l’on sait de leurs activités, de leurs métiers, et donner aux femmes la place qui est la leur.
L’enjeu réel du colloque, dont l’Association Rencontres et Patrimoine en Pays Martelais, créée depuis lors, publie les actes, visait, surtout, par l’examen de l’organisation municipale, de l’aménagement urbain, des modes de construction commentés par des artisans locaux, de l’enseignement, de la vie religieuse et de la place des femmes, à montrer comment les Martelais de la première moitié du dix-neuvième siècle concevait leur ville.

J ‘ENTRERAI A L ‘ECOLE NORMALE

Martel au début du vingtième siècle a été un centre important de préparation au Brevet élémentaire et au concours d’entrée à l’Ecole Normale.
Comment deux adolescentes de milieu modeste ont-elles pu y suivre des enseignements et réussir ces difficiles épreuves ? Qu’elle a été leur vie entre 1903 et 1924 ?
Tel est l’objet du présent ouvrage qui réunit des souvenirs de Marie-Louise Souilhac et de Suzanne Requier, des extraits de lettres adressées à Marie-Louise et les résultats d’une recherche sur l’Ecole de Jeunes Filles de Martel.
Ces documents authentiques, inédits à ce jour, permettent de faire revivre une période, à la fois proche et lointaine, où « l’asenceur social » a bien existé. Des jeunes filles, ayant un « projet ferme et définitif » ont pu le mener à bien grâce à leur détermination, à leur travail, et à des enseignants d’exception.

MARTEL D ‘UNE GUERRE A L ‘AUTRE – 1914-1939

L’histoire de Martel avait fait l’objet d’un premier livre qui conduisait le lecteur de la Révolution à la guerre de 1914. Mais il manquait à ce récit puisé aux sources des archives de la ville, un volet le rapprochant de notre période contemporaine.
Ce constat a conduit l’auteur à étendre ses recherches jusqu’aux prémices de la seconde guerre mondiale. Bien que les documents disponibles soient, sinon moins abondants, du moins plus anecdotiques parfois, il est parvenu à dresser de ce pan d’histoire, traversé par la tragédie de la guerre 1914-1918, mais aussi marqué par la modernisation de la vie quotidienne, un récit propre à rappeler le devenir d’un patrimoine auquel les martelais demeurent très attachés.
Marcel Baleste, agrégé de l’Université, professeur honoraire de classes supérieures au Lycée Henri IV de Paris, est issu d’une famille établie à Martel, où il a conservé sa maison, depuis plusieurs générations.

UN SIECLE D ‘ENSEIGNEMENT EN PAYS MARTELAIS (1850-1950)

Evoquer un siècle d’enseignement à Martel (1850-1950), c’est tout à la fois marquer le passage d’une instruction souvent réservée à la partie la plus favorisée de la population, à un enseignement public dispensé plus également.
C’est aussi évoquer le passage, parfois moins conflictuel qu’on ne le croit, d’une école congréganiste à un enseignement laïque dont on ne peut nier les effets bénéfiques.
C’est enfin, pour nombre d’entre-nous, retrouver les souvenirs de nos jeunes années ou ceux de nos parents.
Le colloque organisé en 2005 avait pour objet d’évoquer la situation du « Pays Martelais » et les difficultés de communes sans grands moyens financiers, écartelées entre les convictions de leurs habitants, mais attentives aux progrès à accomplir pour favoriser le développement des jeunes générations. Il offrait aussi l’occasion de dresser le portrait de quelques enseignants passionnés par la mission dont ils se sentaient investis.
Au moment où l’on s’interroge sur le fonctionnement de « l’ascenseur social » c’était enfin l’occasion d’analyser les mécanismes de la promotion sociale mis en œuvre à cette époque et le rôle des différents acteurs : pouvoirs publics, enseignants, adolescents. Pourquoi ne pas essayer, aujourd’hui, d’en tirer quelques leçons ?

Les femmes courages

A travers ce petit ouvrage, l ‘Auteur Nicolas SAVY nous invite à découvrir quelques pans de la vie des citadines du Quercy (région de Cahors), pendant les premières décennies de la guerre de Cent Ans.

Après avoir passé en revue la façon dont elles étaient perçues administrativement, il s ‘est intéressé à plusieurs aspects de leur vie quotidienne, entre leur rôle d ‘épouse, leurs activités professionnelles et la place qui était la leur dans la défense de leur ville.

Cet ouvrage ne vise pas à l ‘exhaustivité, mais livre quelques pistes données par la documentation d ‘origine urbaine de l ‘époque.

Notes sur la vie des citadines quercynoises pendant les années terribles (1345-1390).

Editions Colorys, Cahors – 85 p. – Décembre 2007

DARQUIER DE PELLEPOIX
OU LA FRANCE TRAHIE

Présentation de l ‘éditeur : De collaborateur zélé des nazis, Louis Darquier de Pellepoix (Cahors 1897-Madrid 1980), souvent surnommé le  » Eichmann français « , devint Commissaire général aux questions juives sous le régime de Vichy, entre mai 1942 et février 1944. Dès 1933, il avait trouvé dans un antisémitisme forcené un marchepied à son plan de carrière. Il s ‘enrichit personnellement par la spoliation et la vente des biens des Juifs arrêtés ou enfuis, et incarna jusqu ‘à la caricature une certaine droite française enracinée dans une tradition antisémite portée par Charles Maurras et défendue par Pierre Laval et Philippe Pétain. Responsable en partie de la déportation de soixante-quinze mille Juifs français vers les camps de la mort, Darquier de Pellepoix se réfugia à Madrid en 1944 où il vécut, protégé, jusqu ‘à la fin de ses jours.
Condamné à mort par contumace en décembre 1947, il vit sa peine prescrite en 1968. La France ne demanda jamais son extradition. Très jeune, cet escroc portant canne et monocle épousa Myrtle, une Australienne aussi alcoolique et mythomane qu ‘il était vantard, coureur de jupons et violent. Elle lui donna une fille, Anne, qui, abandonnée par ses parents en Angleterre, deviendra psychanalyste ; c ‘est en se rendant à sa séance d ‘analyse chez Anne Darquier que Carmen Callil apprit son décès brutal.  » Certaines choses et certains individus ne méritent pas le pardon « , avait confié Anne peu avant sa mort. Cette enquête exceptionnelle, détaillée, poignante, souvent révoltante, éclaire les zones laissées dans l ‘ombre par les historiens officiels. Elle nous livre les destins croisés d ‘une jeune femme et d ‘un peuple entier, abandonnés et trahis tous deux par un père et par un homme dont la mémoire des crimes ne doit jamais sombrer dans l ‘oubli.

Biographie de l ‘auteur : Carmen Callil, Australienne née en 1938, s ‘établit en Angleterre en 1960. Fondatrice en 1972 des éditions Virago, elle fit carrière dans l ‘édition jusqu ‘en 1998, date à laquelle elle entama ses recherches sur Louis Darquier de Pellepoix, qui dureront une dizaine d ‘années. Carmen Callil vit à Londres.

GAGNAC AU MOYEN AGE

Parler de Gagnac au Moyen Age est un exercice périlleux pour plusieurs raisons.
Une première difficulté tient à ce que le Moyen Age dure mille ans, et se compose de périodes très différentes. Ensuite, l’organisation politique, administrative, économique et financière est très compliquée, et changeante : c’est un mélange d’ancien droit marin et de coutumes locales. Le vocabulaire utilisé est totalement désuet et nécessite un effort de compréhension.
Il faut ajouter que le cas de Gagnac est particulièrement complexe. Est-ce bien un membre de la vicairie du Vert au temps des Carolingiens ? Est-ce réellement et toujours une paroisse de la vicomté de Turenne, jouissant de ses privilèges ? Pourquoi y-a-t’il dans cette région une poussière de petits fiefs qui révèlent soit de la vicomté, soit de la baronnie de Castelnau ?…
Toutes ces incertitudes, que nous tenterons de lever, sont probablement dues à sa situation de région frontière entre le Limousin et le Quercy, et aussi à sa proximité avec l’Auvergne. Etre à la périphérie et non au centre d’une région était et reste toujours délicat.
Une seconde difficulté tient à la longueur de l’exposé : en 500 pages, on a tout loisir de développer clairement son propos, le lecteur n’est pas obligé de tout lire d’une seule traite. En 20 pages, on simplifie tellement que les explications sont claires, mais ne rendent pas suffisamment compte de la complexité réelle des faits. Nous avons choisi une solution mixte qui n’est pas pleinement satisfaisante non plus, entrelardant des explications, des tableaux, et des exemples avec un récit continu. C’est pourquoi je conseille aux lecteurs de ne lire le texte qu’à petites doses, et munis d’une bonne carte de la région de Gagnac…Enfin, une dernière difficulté tient au style adopté : autant il est facile dans un exposé oral de rester simple afin de ne pas trop fatiguer l’auditoire, autant l’écriture exige un effort pénible pour rester exact tout en étant lisible… Les hommes savent bien que les femmes préfèrent parler plutôt qu’écrire, et que leurs propos vont dans toutes les directions ! Je demanderai donc à mes lecteurs masculins d’excuser l’apparente incohérence de mes propos, et à mes lectrices féminines de me pardonner d’être aussi ennuyeuse…
Je conclurai en invitant tous ceux qui écrivent avec plus de facilité et d’harmonie que moi à utiliser ce travail, qui n’a pour ambition que d’être une somme de renseignements, hélas peu nombreux jusque là, dont nous disposons sur Gagnac au Moyen Age.

Marguerite GUELY, décembre 2002

NOS RACINES PREHISTORIQUES

L’association Racines, créée en 1995. est forte de plusieurs sections œuvrant dans le domaine de l’histoire locale, de la généalogie, de l’archéologie, de l’étude et de la protection de l’environnement et du patrimoine, de l’occitan, de la langue et la littérature françaises, de l’œnologie et ballades et découvertes Elle regroupe des adhérents du canton de Gramat (Lot) et de nombreux amis plus éloignés.

Elle publie des ouvrages et un bulletin annuel qui concrétisent le travail des bénévoles désireux de faire partager à un plus grand nombre l’exploration d’un passé proche ou lointain dont se nourrissent nos Racines communes.

Cet ouvrage réunit les textes des conférences données à Alvignac-les-Eaux à l’occasion de son dixième anniversaire. Les plus grands spécialistes de l’archéologie préhistorique (chercheurs au CNRS, professeur d’université, scientifique et doctorants) évoquent les conditions de vie matérielle et les manifestations artistiques des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique et des premiers paysans du Quercy.

GAGNAC DE LA RENAISSANCE A LA REVOLUTION

Cette brochure du CEP est constituée par la matière de trois causeries présentées à Gagnac par Marguerite Guély en octobre 2002 (Gagnac aux temps modernes), octobre 2003 (Gagnac au XVIème siècle) et octobre 2006 (Familles nobles et notables de Gagnac sous l’Ancien Régime), transcrites et mises en forme sous le contrôle et avec son accord par Robert Larue. Leur juxtaposition engendre quelques redites, dont le lecteur acceptera sûrement volontiers de nous excuser.
Nous y avons adjoint des annexes qui éclairent l’un ou l’autre des sujets abordés dans le texte principal. Ce sont des documents issus pour certains d’archives personnelles que des particuliers ont bien voulu mettre à la disposition du CEP, pour d’autres, de recherches effectuées aux Archives Départementales. Les éléments de généalogie concernant les familles de Lagrènerie et de Lavaur sont le fruit d’un travail considérable – dont ils ne sont qu’une toute petite partie – effectué par Guy Dauphin à partir des registres paroissiaux d’état civil sur les familles de Gagnac aux XVII et XVIIIème siècles.

LES CHEMINS DE MARTEL A TRAVERS LES AGES

Parler des chemins de Martel à travers les âges, c ‘est aussi parler de son histoire.
Histoire de son origine tout d ‘abord, si lointaine et si controversée : l ‘étude des axes antiques qui traversent le Causse, et rejoignent la Dordogne, nous permettra de jeter quelque lumière sur la fondation de Martel.
Histoire de sa prospérité ensuite : Au Moyen Àge et jusqu ‘au XVIe siècle la ville connaît un
essor remarquable grâce à sa situation sur la route du pèlerinage de Rocamadour, la création de foires et celle d ‘un tribunal royal : la sénéchaussée dont le ressort s ‘étend sur 76 paroisses du Quercy, et qui juge en appel les causes des sénéchaussées de Turenne et de Gourdon.
Nous verrons que cette prospérité, si apparente dans les belles maisons de la ville, est également notable sur les routes, qui rayonnaient alors autour d ‘elle.
Martel s ‘endort un peu du XVIe au XVIIIe siècle, à l ‘image de toute la Vicomté de Turenne à
laquelle elle appartenait, et dont elle était en quelque sorte la capitale quercynoise.
C ‘est Louis XI qui lui porte le premier coup en créant la route de poste Paris Toulouse, par
Cressensac et Souillac, et non plus par Martel Gramat.
Le vieil axe de pèlerinage s ‘étiole et il faut attendre le XVIIIe siècle pour voir s ‘établir une
bretelle Martel Cressensac vraiment rapide.
Le second est celui de la vente de la Vicomté au Roi en 1738. Martel garde sa sénéchaussée
jusqu ‘à la Révolution, mais elle a perdu son rôle de petite capitale régionale, et doit maintenant se tourner, non plus vers un Vicomte installé à Turenne avec lequel elle a toujours entretenu des rapports difficiles, sinon proches, mais vers un intendant et une administration siégeant à Cahors et à Montauban, bien lointains et bien peu au courant des difficultés du Quercy, ex-vicomtin des bords de la Dordogne.
Le XIIIe siècle est une période où l ‘on prend, petit à petit conscience de l ‘utilité des routes pour le commerce et l ‘agriculture : Martel va le comprendre très vite et réclamer sans relâche la construction de deux routes essentielles : celle de Souillac à Aurillac, et celle de Cressensac à Gramat, qui doivent faire de la ville un croisement économique.
Sous la Révolution et l ‘Empire, l ‘État, préoccupé par les axes stratégiques, préfère s ‘occuper à entretenir la route de Souillac, qui mène à l ‘Espagne, plutôt que les routes de commerce.
C ‘est donc seulement en 1816, que commence, avec le travail des Ateliers de Charité où venait
s ’employer le trop plein des habitants de la campagne, de grands chantiers sur la RD3, Cressensac Gramat, et la RD14, Souillac Aurillac. Ils ne seront achevés, que vers 1850, alors que l ‘on met en chantier les chemins vicinaux où s ‘activeront jusqu ‘en 1939 cantonniers et gardes-champêtres.
Mais, dès 1850, l ‘ère du chemin de fer commençait et avec lui de plus vastes chantiers encore.
Après ce XIXe siècle enfiévré, qui a vu la révolution des transports, que dire de notre siècle qui s ‘achève ?
En 1931, le Conseil Municipal avait désiré que « chaque village, chaque hameau, chaque maison isolée soitreliée par un chemin carrossable au bourg de Martel « . C ‘est chose faite.
Le maire d ‘alors, M. Ramet, avait aussi souhaité, que se fasse une route des crêtes, qui aurait longé les falaises de la Dordogne, de Saint-Denis à Creysse. Belle idée touristique à une époque où voitures, autos et camions ne créaient pas encore de pollution visuelle et sonore. Félicitons-nous, que seuls les amateurs de grand air et de silence, suivent par de petits sentiers, l ‘itinéraire qu ‘il avait imaginé,et partons aussi, sur les pas de nos aïeux, le long des chemins muletiers ou charretiers, qui les conduisaient sur leurs pavés ou leurs ornières à travers toute la commune.

LES ORIGINES DE MARTEL

L ‘histoire de l ‘origine de Martel

LES COMMUNISTES EN PÉRIGORD (1917-1958)

En 1944, des observateurs classaient le Périgord dans cette « petite Russie » en gestation où se fomentait – selon leurs analyses – la prise du pouvoir dans le Sud-Ouest libéré. C’est dire
quelle part prépondérante le système lénino-stalinien avait su conquérir, en Dordogne, depuis la constitution du parti communiste en 1920.
Dans ce département où l’emprise radicale-socialiste fut durablement représentée par Georges Bonnet, il a fallu toute la passion et l’engagement généreux de milliers de fidèles derrière un appareil dont l’idéologie dissimulait, ici et ailleurs, sectarisme, injustice et répression violente. Inspirés par les Maurice Thorez et Jacques Duclos, les chefs du Périgord, parmi lesquels Paul Bouthonnier, puis
Yves Péron, arc-boutés sur un lacis d’organisations associatives et syndicales, apprirent à s’adapter aux contingences du moment et aux attentes de groupes sociaux.
L’auteur analyse nombre d’itinéraires personnels en s’appuyant sur des sources inédites et des centaines d’entretiens avec des militants et des dirigeants du « parti des travailleurs », comme auprès d’autres témoins de la vie publique.

L’auteur :
Jean-Jacques Gillot est issu d’émigrés alliés à des périgordins ; son père fut un résistant de la France libre, à dix-sept ans. Docteur en histoire, titulaire d’une maîtrise en droit et d’un diplôme d’études politiques, il est
également officier de réserve et auditeur à l’Institut des hautes études de la Défense nationale. Après un mémoire de recherche sur la décentralisation, il a publié, avec Jacques Lagrange, deux ouvrages novateurs reconnus :
L’Épuration en Dordogne selon Doublemètre et Le Partage des milliards de la Résistance.

TURENNE. Histoires et légendes de la vicomté

L ‘histoire de la vicomté de Turenne, le plus grand fief de France au milieu du XIIIème siècle, est riche de péripéties, avec entre autres le théâtre d ‘affrontements dont elle fut la victime entre Anglais et Français, et le comportement de ses suzerains qui jouèrent souvent un rôle de premier plan dans la politique du royaume.
Dans cet ouvrage, la vie quotidienne des humbles, paysans, meuniers, bergères, figure en bonne place grâce aux contes et légendes qui s ‘appuient toujours sur un fond de vérité.

Guy Maynard est né à Brive. Il a collaboré durant de longues années aux inventaires archéologiques de la Corrèze et du Lot. Il a publié plus d ‘une centaine d ‘articles dans les revues savantes de la région.

L ‘AFFAIRE MALVY. Le Dreyfus de la Grande Guerre

Biographie de Louis Malvy (1875-1949), ministre de l ‘Intérieur de 1914 à 1917. Les nombreuses accusations pesant contre lui (espion, toxicomane, voleur, etc.) marquent le début d ‘une campagne encouragée par Clemenceau qui avait besoin d ‘une crise politique pour prendre le pouvoir. Banni pendant cinq ans, Malvy se fera réélire triomphalement dans le Lot.

L ‘affaire Malvy :
Qui connaît Louis-Jean Malvy ? Celui qui fut pour la gauche un nouveau Dreyfus, un martyr du républicanisme est aujourd ‘hui oublié. Étoile montante du parti radical, ministre de l ‘Intérieur de 1914 à 1917 et artisan de l ‘Union sacrée, Malvy s ‘est efforcé d ‘obtenir la paix sociale dans la France en guerre en négociant avec la CGT tout en contrôlant les pacifistes plutôt qu ‘en les arrêtant. En 1917, quand la crise du moral survient, la droite nationaliste le désigne comme bouc émissaire pour expliquer tout à la fois l ‘échec du chemin des Dames, les mutineries des poilus, les grèves ouvrières et le développement du pacifisme. La Ligue royaliste d ‘Action française s ‘acharne : violeur, cocaïnomane, espion, amant de Mata Hari… les accusations les plus folles sont lancées contre le ministre qui doit démissionner sous les coups d ‘un Clemenceau exploitant cyniquement cette crise politique pour parvenir au pouvoir. Traduit en Haute Cour de justice en 1918, Malvy est condamné à cinq ans de bannissement au terme d ‘un procès inique qui constitue, pour la droite, la revanche sur l ‘affaire Dreyfus.

Dans un pays en guerre rassemblé derrière un chef pour qui la fin justifie les moyens, l ‘innocence et la justice ne pèsent pas lourd face à la raison d ‘État. À travers le récit de l ‘affaire Malvy, Jean-Yves Le Naour s ‘attaque au mythe de l ‘Union sacrée et montre comment s ‘opère le basculement à droite de la France en guerre.

Jean-Yves Le Naour est historien, spécialiste de la Première Guerre mondiale et de l’entre-deux-guerres. Il a déjà publié, chez Hachette Littératures, Le Soldat inconnu vivant (2002), La Honte noire (2004), Le Corbeau (2005), La Famille doit voter (2005) et Claire Ferchaud, la Jeanne d’Arc de la Grande Guerre (2007).

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