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VARAIRE, Baronnie des Cardaillac

Le village de Varaire fut un carrefour de la voie romaine et du chemin de St-Jacques de Compostelle. Au XIIIe siècle, l ‘illustre famille des CARDAILLAC édifia un château dans cette baronnie. Quelques siècles plus tard vinrent les LEVIS-CAYLUS, les CASTELPERS et les LA TOUR. Des coutumes religieuses relatées dans le livre furent données en 1440. Le lieu dit Couanac qui fut rattaché à Varaire au XIXe siècle faisait partie de la seigneurie des HEBRARD et plus tard de la célèbre famille d ‘ARMAGNAC encore présente.

L ‘histoire du village est relatée jusqu ‘au début du XXe siècle.

RÉPERTOIRE GÉOGRAPHIQUE DES ÉTUDIANTS DU MIDI DE LA FRANCE

Préface d ‘Emmanuel Le Roy Ladurie

 » Il ne fait guère de doute que les historiens de toutes sortes puiseront à foison dans cet instrument polyvalent qui offre si généreusement un matériau ordonné  » (Dominique Julia).
Fruit d ‘un dépouillement systématique de toutes les archives universitaires disponibles, ce Répertoire des étudiants du Midi de la France constituera pour bien des chercheurs modernistes un outil inégalé en France, et sans doute inégalable. Patrick Ferté rassemble ici plus de 40000 étudiants méridionaux (catholiques ou protestants) des 4 facultés (droits, théologie, arts et médecine), saisis sur l ‘essentiel des campus fréquentés (Toulouse, Cahors, Avignon, Montpellier, Aix, Orange, Reims, Genève et Paris) de 1561 à la Révolution. C ‘est cette envergure pluri-universitaire qui donne tout son prix à ce corpus géant puisqu ‘elle seule permet d ‘aboutir à un recensement quasi-exhaustif pour chaque diocèse et chaque lieu. Les cursus sont reconstitués et offrent un matériau unique pour une analyse fine des stratégies éducatives et de la fonction du diplôme dans la société d ‘Ancien Régime.
Une prosopographie est également amorcée : systématisée et enrichie par l ‘interactivité, elle débouche sur une histoire sociale des populations étudiantes, objectif majeur des plus captivants.
Enfin, comme l ‘université était un carrefour où se côtoyaient les  » héritiers  » et la petite et moyenne bourgeoisie  » montante « , ce sont toutes les élites de la société d ‘Ancien Régime, actuelles ou en devenir, qui sont ainsi capturées aux filets de l ‘Alma mater et dont on peut scruter, sur 2 siècles et demi, les ressorts d ‘ascension et de reproduction.
Le présent tome 3 d ‘une série de 6 répertorie les 6200 étudiants natifs de l ‘actuel département de l ‘Aveyron (prêtres, médecins ou juristes) du 16è au 18è siècle. Il en reconstitue et analyse les parcours universitaires et, pour beaucoup, l ‘origine sociale et/ou la carrière, laïque ou cléricale.
Aux antipodes du cliché d ‘un Rouergue  » inculte « , il restitue un pays exceptionnellement friand de diplômes, un des tout premiers clients des universités du royaume.

Patrick Ferté est maître de conférences d ‘histoire moderne à l ‘Université de Toulouse-Le Mirail. Spécialiste de l ‘histoire des anciennes universités méridionales, il est l ‘aueiur de plusieurs ouvrages sur ce thème et de maints articles scientifiques publiés en France et à l ‘étranger (Irlande, Espagne, Mexique, Canada, Italie…)

POUR L ‘HONNEUR DE MON PERE

Florent, mon père, né le 24 août 1919 à Bergheim – Alsace, fusillé le 20 août 1944, au cours d ‘une épuration hâtive à Cahors dans le Lot. Il allait avoir 25 ans, il n ‘aura pas connu l ‘insouciance, le bonheur auquel il aurait eu droit.
Pourquoi Florent, l ‘humaniste, le théologien, le militant n ‘a t-il pas eu le droit de croire en ses valeurs ?
Pourquoi aura t-il fallu 60 ans et la pugnacité de son fils Jean-Louis pour faire ouvrir des archives et accéder à un document majeur et déterminant qui « casse et annule  » le jugement de validation postmortem !
C ‘est de cette tragédie là dont il est question dans ce livre, complété de très nombreux documents, c ‘est de cette époque dramatique, de la détresse d ‘une femme, épouse et mère de deux enfants dont ce livre veut témoigner, au nom de la seule vérité.
En rédigeant ce livre, Jean-Louis Florent SCHROETTER a une pensée particulière pour toutes les familles qui ont vécu les affres de l ‘épuration sauvage, pour tous les laisser-pour compte qui portent à jamais les stigmates de cette souffrance.
60 ans après, chacun d ‘entre nous se sous ient et attend Reconnaissance et Honneur de l ‘État français.
Ce livre est préfacé par : Bernard RODENSTEIN, président de la Délégation Alsace de l ‘Association Nationale des Pupilles de la Nations et Orphelins de Guerre ou du Devoir (A.N.P.N.O.G.D.). Chevalier de la Légion d ‘honneur et Officier de l ‘Ordre national du mérite.

Jean-Louis Schroetter est un de ces nombreux Alsaciens qui n’a pas connu son père. Ce dernier n’a pourtant pas été enrôlé de force dans la Wehrmacht. Il n’est pas mort ou porté disparu sur tel ou tel front. Il est mort en France, à Cahors (Lot), alors que les Allemands avaient déjà fui cette ville. Florent Schroetter est natif de Bergheim (Haut-Rhin), porte un nom à consonance germanique, maîtrise la langue allemande et, de surcroît, il est membre des Chantiers de Jeunesse Française. Lorsque Cahors est libéré sans combat (« pas une chicane, pas un coup de feu ») par les FTP le 17 août 1944, tous ces éléments – auxquels il faut ajouter une lettre anonyme – font de lui un collabo en puissance. Le soir du 18 août, un camarade FTP de Florent Schroetter vient le chercher, car le Maquis avait besoin d’un interprète. Sa femme ne le reverra jamais : incarcéré le lendemain, il est fusillé en toute illégalité le 20 août. A travers la longue et difficile quête de Jean-Louis Schroetter pour retrouver les traces de son père, victime de la haine des hommes pour leurs semblables et dont « la seule présence « visible » était une grande photo, celle d’un jeune homme en uniforme, accrochée dans la salle à manger », ce livre contribue à faire connaître la situation complexe des Alsaciens pendant et après la guerre et à soulever un pan du voile qui masque toujours encore le côté obscur de la Résistance.

LEON GAMBETTA, un caducien au Panthéon de la République

Léon Gambetta est un de ces grands personnages qui ont fait l ‘Histoire de France.
Sa mémoire est présentre dans tout le pays, mais plus particulièrement à Cahors, qui l ‘a vu naître.
Ce Cahier historique n ‘est pas une nouvelle biographie de cette célèbre figure, mais un regard porté sur quelques grands épisodes, qui ont marqué la mémoire collective, et tout particulièrement dans le Lot.
Le voyage à Cahors, le Monument aux Mobiles, la statue de Gambetta, le transfert de son coeur au Panthéon sont, par exemple, quelques uns de ces moments symboliques que cet ouvrage, croisant histoire régionale et histoire nationale, permet de découvrir ou de mieux connaître.

Ce nouveau Cahier historique d ‘attache à retrouver les mécanismes de la mémoire qui au-delà de la mort du Cadurcien, installèrent Léon Gambatta au Panthéon de la République.

PROTESTANTS OUBLIES DU QUERCY

Pourquoi de Figeac, Cardaillac, Cajarc à la vallée du Lot et jusqu ‘à Cazals et Salviac, le calvinisme s ‘est-il implanté en Haut-Quercy, si isolé à la fin du XVIème siècle ?
Pourquoi au cours du XVIIème siècle à la différence du Montalbanais ce protestantisme a-t-il progressivement disparu ? Et surtout pourquoi aujourd ‘hui certains haut-quercynois ignorent-ils avoir eu des ancêtres huguenots ?
Grâce à la documentation de la bibliothèque d ‘Histoire Protestante à Paris, des Archives Nationales, départementales et diocésaines, Françoise Auricoste, aidée par Paulette Aupoix à Cahors a pu retrouver la vie religieuse et quotidienne, les professions de ces huguenots haut-quercynois, leur lutte pour conserver leurs temples, leurs cimetières, leurs écoles. Minées par la pauvreté, harcelées par la répression royale, face au renouveau et à la reconquête catholiques impulsés par l ‘évêque Alain de Solminihac et le curé Laborie les petites communautés disparaissent peu à peu avec les abjurations et les fuites vers les pays du refuge, surtout les cantons suisses et les états allemands.
Cette histoire reste très vivante avec l ‘évocation de destins individuels, l ‘errance en Europe, les départs vers l ‘Amérique du Nord, le négoce du vin de Cahors au fond de la Prusse orientale.
L ‘ouvrage se termine par l ‘étude de l ‘évangélisation réformée fin XIXème siècle dans les bourgs gourdonnais de Concores, la Mothe-Fenelon, Saint-Cirq-Madelon.
437 pages dont 110 consacrées aux listes de pasteurs, de familles protestantes d ‘émigrants et de Nouveaux Convertis avec de nombreuses précisions.
La photo de couverture représente le Temple du château de Cenevières construit en 1633.

LES NOMS DE FAMILLE DU LOT

Votre nom de famille est-il rare ? Est-il fréquent ? Connaissez-vous sa signification ? Savez-vous qu ‘il correspond au surnom donné à l ‘ancêtre initial ?… Autant de questions, autant de réponses données par ce livre. Vous y retrouverez votre nom ou celui de vos voisins, de vos collègues ou des camarades de classe de vos enfants. Vous y découvrirez leur sens originel, ainsi que le nombre total de porteur en France ; vous vous amuserez à comparer le palmarès des noms de famille les plus fréquents en France et dans le Lot, ou bien y découvrir quantités d ‘anecdotes sur les noms locaux et ceux qui les ont portés au fil des siècles ; vous y apprendrez que Delfour désignait un boulanger, Lapergue un arpenteur, Mage un homme de grande taille, Sabatié un savetier, Teyssedou un tisserand, que Bastit, Boussac ou Boygues évoquent un lieu d ‘origine, Bergougnoux une famille venue de Bourgogne, qu ‘Alazard ou Bouzou sont d ‘anciens prénoms, qu ‘il y a un millier de Brel ou 2000 Clary en France aujourd ‘hui ; etc… Bonne plongée dans l ‘univers des noms du Lot ! Bonne lecture !
Les auteurs : Marie_Odile Mergnac, auteur du guide Trouver l ‘orignine de son nom aux Editions Autrement et du Larousse de la généalogie coauteur de nombreux dictionnaires sur les noms de famille ; Laurent Millet, coauteur de plusieurs titres de la même collection ; Christophe Belser, historien, coauteur du livre Les noms de famille du Sud-Ouest.

FICHIER « FAMILLES DE LA NOBLESSE QUERCYNOISE 16e-18e siècle « 

Fichier « Familles de la noblesse quercinoise 16-18e s » par Jean Lartigaut (saisie Jacques Caminade)

Jean Lartigaut, décédé en novembre 2004, historien autodidacte et auteur d’une thèse remarquable sur le repeuplement du Quercy après la guerre de Cent ans (1), a fait de la généalogie à ses débuts, il était alors membre du Cercle d’Entraide généalogique de France et a publié une généalogie des Molières dans le bulletin n°3 en 1959 (2). Il a aussi à cette époque rédigé plusieurs travaux qu’il nous a confié pour publication dans Moi Géné après en avoir assuré amicalement la relecture. Il a travaillé sur les de GOZON ancêtres de son épouse et il utilisera régulièrement la généalogie dans ses travaux historiques (3). Très méthodique, il avait alors constitué ce fichier relatif à la noblesse quercinoise noté « Epoque Moderne : un peu XVIe, surtout XVII-XVIIIe s » qui vient d’être déposé par son épouse à la Sté des Etudes du Lot à Cahors. Nous croyons utile de le publier, les renseignements proviennent de multiples sources : registres paroissiaux mais aussi actes notariés déposés aux A.D. et parfois tirés de fonds privés difficiles d’accès ou que nous pensons rarement à consulter. Nos lecteurs y trouveront sûrement de précieux compléments à leurs travaux.
PhD

(1)Les campagnes du Quercy 1440-1500 ; PUM Toulouse 1978 ; rééd. augmentée par Quercy-Recherche, Cahors 2001. Nous avons tiré des fiches établies pour cet ouvrage notre Hors série n°115 (Le Repeuplement du Quercy) qui reprend les noms et lieux d’origine de centaines de colons venus s‘installer en Quercy après la guerre de Cent ans.
(2)La France Généalogique n°3 (Paris 1959) : Les origines des Molières seigneurs de la Bastidette en Quercy, 1440-1540 ; pages 53 à 61 (visible aux AD Lot). Il affinera son travail dans : L’ascension sociale d’une famille d’immigrants en Quercy au 15e s: Les Molières ; bulletin Les Annales du Midi, Toulouse 1976, p. 261-286.
(3)Note sur l’origine de la branche des Gozon de Valon établie à Thégra au 16e s ; BSEL 1955, p.126-127. Quelques notes sur la noblesse du Quercy après la guerre de Cent ans ; Actes du 21e Congrès d’études régionales Languedoc-Pyrénées-Gascogne, Toulouse 1966, p.195-208. Preuves de Malte de Jean de Gozon-Orlhonac ; Mémoires de la Sté des Lettres de l’Aveyron ; Rodez 1967, p.161-165. A propose de la famille d’Albareil, de Séniergues, en 1668 ; BSEL 1985 p.168. Les Commarque en Quercy 13-14e s ; BSEL 1986, p. 273-282. Les origines des Lefranc de Pompignan 1450-1540 ; BSEL 1985 p.19-30. Les origines de la famille Du Pouget de Nadaillacen Périgord et Quercy 1380-1500 ; L’anoblissement en France 15-18e s, théories et réalités ; MSHA Bordeaux, 1985, n°74 p.63-107. Etc.

NDLR : On se reportera à l’excellente bibliographie des travaux de J.Lartigaut publiée par Mme Hélène Duthu dans le bulletin de la Sté des Etudes du Lot de juillet 2005.
Nota : les ? figurent sur les fiches. A la saisie des sr (sieur) et sgr (seigneur) ont pu être confondus. La source signalée « Lot, salle du cadastre,… » reste inexpliquée et doit dater d’une appellation commune aux chercheurs des années soixantes… Les notaires concernés sont aujourd’hui classés dans la série 3E.

L ‘INSURRECTION PROTESTANTE DE CAHORS EN 1561

La période où se situent les événements de Cahors relatés dans ce livre est celle où le protestantisme connaît en France, et notamment dans le Midi, au sud d’une ligne La Rochelle-Lyon, une forte expansion.
Le document inédit qui est à l’origine de ce travail provient des dizaines de milliers de sacs à procès du parlement de Toulouse conservés aux Archives Départementales de la Haute-Garonne et a été trouvé en juillet 2005. Une seule pièce de ce procès nous est parvenue, intitulée « inquisition », c’est-à-dire une suite d’interrogatoires de témoins, mais elle contient tout de même 63 folios.
Les paléographes savent combien les textes du XVIème siècle sont souvent ardus à transcrire. C’est pourquoi les chercheurs, mais aussi les personnes s’intéressant à l’histoire de Cahors, du protestantisme ou tout simplement du Midi de la France, trouveront dans l’édition de ce texte qui est accompagnée d’une présentation et de notes, une description de l’état d’esprit de l’époque. Laissez-vous donc transporter en 1561…

Préface de l ‘ouvrage :
Quelle bonne nouvelle, pour l’archiviste du Lot, d’apprendre la découverte, aux Archives de la Haute-Garonne, d’un des plus anciens sacs à procès, et que celui-ci concerne le Quercy ! Qui plus est, s’il s’agit d’une affaire particulièrement importante pour l’histoire de Cahors et, plus généralement, pour l’histoire du protestantisme dans le Quercy. Certes, l’affaire était connue par les ouvrages des premiers historiens locaux, mais, à ma connaissance, les documents originaux manquaient.
Les témoignages recueillis lors de « l’inquisition » permettent d’avoir une idée de l’état d’esprit de l’époque, car les témoins racontent non seulement ce qui s’est passé le 16 novembre 1561, mais aussi plusieurs mois en arrière.
On constate ainsi que des baptêmes à la mode de Genève avaient lieu, de même que des assemblés. Plus surprenantes peut-être, les « revendications » à caractère politique des « schismatiques » ; ils ne veulent, en effet, payer aucun tribut, tailles ne emprunts au roi, ils ont le projet de se passer de la justice royale… Mais on sait bien à quel point, sous l’Ancien Régime, Eglise et royauté étaient liées.
Que Monsieur Daniel Rigaud soit remercié et félicité pour ce travail : il s’est attelé à la transcription d’un texte long, d’une écriture souvent « piégeuse », et propose aujourd’hui une édition du texte, accompagnée d’une présentation et de notes. L’ensemble sera grandement utile aux chercheurs, quercynois ou non.
Hélène Duthu-Latour
Directrice des Archives Départementales du Lot

LE PAYS DE CAZALS EN QUERCY

Françoise Auricoste fait revivre l ‘histoire du pays de Cazals, au coeur du quercy occidental, à la lisière de la chataigneraie périgourdine, pays dont la voie romaine Cahors-Périgueux, toujours emprunté opar les grands courants commerciaux au moyen-âge, le château et la bastide ont fixé le destin.
L ‘auteur montre l ‘importance des trois drames qui ont touché le Cazalais :
– la guerre de cent ans
– les guerres de religion
– et enfin un déplacement des axes commerciaux …

CAHORS AU COURS DES SIECLES

Difficile de visiter la ville de Cahors sans être touché par sa beauté architecturale et sans éprouver, du même coup, le désir d ‘en savoir davantage sur les faits et les hommes qui furent à l ‘origine d ‘une telle harmonie urbaine. C ‘est justement pour répondre à cette curiosité – la sienne et celle de tous les amoureux du passé – que Jean Fourgous, historien du Lot renommé, sensible, lui-même, au charme de ce site médiéval, décida de lui consacrer cet ouvrage. Alliant avec bonheur son attachement pour la cité et sa connaissance de la documentation très riche sur le sujet, « éparse dans de vieux manuscrits, des ouvrages divers, des articles de revues (…) », cet ancien vice-président de la Société des Études du Lot – créée le 17 août 1872 – a retracé l ‘histoire de Cahors, de nombreuses illustrations à l ‘appui, depuis ses origines gallo-romaines (Divona Cadurcorum) jusqu ‘au début du XXe siècle (décision municipale de détruire le Pont Neuf en 1906).
En quatre grands chapitres foisonnants d ‘informations, étapes majeures d ‘une destinée historique hors du commun, il fait d ‘abord revivre l ‘époque gallo-romaine, évoquant les édifices de la ville et l ‘activité économique qui s ‘installe, les invasions des Wisigoths et des Francs, l ‘expansion du christianisme (rôle essentiel du saint évêque Didier au VIIe siècle), la paix sous Charlemagne et les incursions des Normands (IXe et Xe siècles). Ensuite, il décrit Cahors « sous les Capétiens et les Valois » (XIe-XIVe siècle), avec les premières luttes contre les Anglais, la grande époque des marchands et des ordres religieux intra-muros, ainsi que le mouvement architectural des XIIe et XIIIe siècles. Puis c ‘est l ‘évocation de Cahors au cœur de la guerre de Cent Ans (la ville est bien protégée, mais son commerce et son industrie sont atteints), les réalisations de Jean XXII et les créations architecturales des XIVe et XVe siècles. Enfin, la longue et très fertile période qui va du XVIe au XXe siècle…

ARCHÉOLOGIE ET ARCHÉOLOGUES DU CANTON DE GRAMAT

L ‘association Racines publie un ouvrage sur l ‘archéologie et les archéologues du canton de Gramat. Ce travail collectif mené par la section  » archéologie  » bénéficie des compétences de Louis Genot, ancien collaborateur de Michel Lorblanchet, de Guy Maynard qui possède à son actif de nombreuses publications sur le patrimoine archéologique, de Jean Gasco, qui a dirigé les fouilles de Roucadour et de Claude Lemaire (fondateur de Préhistoire du Sud-Ouest).

C ‘est un ouvrage de vulgarisation de l ‘archéologie dont le but est de sensibiliser le lecteur à la richesse du patrimoine de notre région, mais aussi à sa fragilité et donc à l ‘importance de la préservation des sites.

Ce livre (format A4, 200 p, 20 €), élaboré à partir de documents et de témoignages, se veut un ouvrage de référence puisqu ‘il présente :

– les grandes figures de l ‘archéologie lotoise qui ont œuvré dans le canton de Gramat ; en effet, la richesse archéologique de notre région a suscité de nombreuses études par A. Viré, Niederlender, l ‘abbé Lemozi ou Champagne ou Lorblanchet sur les sites de Padirac, du Cuzoul, de Linars ou l ‘abri Murat ou encore les Fieux …

– la chronologie des fouilles dans le canton de Gramat et celles des sites lotois et nationaux, un inventaire de la richesse archéologique dans notre région, l ‘évolution de l ‘archéologie : mutations de la pratique archéologique, notamment pour les relevés des œuvres pariétales, des méthodes de datations. Le tout complété par une riche bibliographie archéologique et spéléologique. Cette publication a reçu l ‘aide financière du conseil général du Lot, de la commune d ‘Alvignac, du centre d ‘anthropologie de Midi-Pyrénées et de l ‘association Dorami.

LA CROISADE DES PASTOUREAUX

Sur la route du Mont Saint-Michel à Narbonne, la tragédie sanglante des Juifs, au début du XIVe siècle (1320)

Ce livre raconte par le menu la dernière croisade populaire de l ‘histoire de l ‘Occident médiéval.
En 1320, les Pastoureaux, sorte de vagabonds et de miséreux, traversèrent la France en semant la terreur sur leur passage. Cette croisade, menée par des fanatiques et des illuminés, choisit pour cible les Juifs d ‘Aquitaine, de la vallée de la Garonne et des Pyrénées aragonaises, détruisant entièrement au passage la communauté de Toulouse.

Derrière ces événements dramatiques, l ‘auteur s ‘interroge sur le sentiment réel des populations du Midi à l ‘égard des Juifs. Quelle est l ‘origine de l ‘antijudaïsme en terre d ‘Occitanie, pourtant réputée pour sa tolérance, en particulier envers les vaudois et les cathares ?

C ‘est au moment où se déroulent les grands procès d ‘Inquisition, où meurent sur le bûcher les Templiers, les derniers cathares et les Spirituels, que les Juifs de Toulouse, de Verdun-sur-Garonne et d ‘ailleurs, sont massacrés en masse par une croisade populaire.

En parcourant cette histoire méconnue, cet ouvrage tente en outre de répondre à bien des questionnements récurrents et douloureux, dont certains nous renvoient à une mémoire plus récente… et tout aussi sombre.

LE CHOIX HÉRÉTIQUE

Dissidence chrétienne dans l ‘Europe médiévale

Anne Brenon a choisi pour tire de cet ouvrage ce qui, aux yeux de bien des lecteurs, passera pour un pléonasme, car chacun sait que le mot « heresis « , en grec, signifie précisément « choix « .

Il ne s ‘agit ici, toutefois, ni d ‘une maladresse, ni d ‘une erreur. Tout au long de ce livre, parcourant l ‘Europe et le Midi de la France, allant à la rencontre, à travers les textes, des hommes et des femmes qui subirent la persécution, l ‘auteur s ’emploie au contraire à montrer tant l ‘existence réelle des cathares et de leur Église chrétienne structurée que leur volonté délibérée de « choisir  » une voie religieuse différente de celle alors imposée par l ‘Église de Rome, de « choisir l ‘hérésie  » et de s ‘y tenir fermement, cette voie dût-elle les conduire au bûcher…

S ‘il ne fait pas de doute que l ‘hérésie s ‘inscrivit en négatif dans les fantasmes des clercs de l ‘Église catholique médiévale, il est tout aussi évident que cette même Église, au tournant des XIe et XIIe siècles, prit le parti de ne tolérer aucune contestation et de persécuter quiconque se situait en ses marges.

Il n ‘en demeure pas moins – et cet ouvrage de fond le démontre à l ‘envi – que l ‘hérésie s ‘impose aussi, et peut-être surtout, comme une image en positif, c ‘est-à-dire comme l ‘expression d ‘une revendication clairement « choisie  » et assumée…

Diplômée de l ‘École des Chartes, Conservateur des Archives de France, diplômée de l ‘Ecole des Hautes Etudes en Sciences Religieuses, spécialiste du catharisme occitan et des hérésies méridionales internationalement reconnue, Anne Brenon est la fondatrice de la revue Heresis. Elle est l ‘auteur d ‘une vingtaine d ‘ouvrages de référence sur le catharisme, dont plusieurs à vocation pédagogique pour tout public.

MOISSAC, HISTOIRE D ‘UNE ABBAYE

L’abbaye de Moissac est mondialement connue, tant pour l’impor-tance et la qualité de ses monuments d’époque romane que pour son cloître exceptionnel. Mais songe-t-on que cette richesse est l’œu-vre et le message d’une communauté religieuse ayant vécu là plus de mille ans ? Dans cet ouvrage, l’étude détaillée du fonctionnement de l’abbaye permet d’approcher les réalités du monde monastique ancien et peut servir de repère dans la découverte des modes de vie et des idéaux des communautés religieuses médiévales en général : comment y vivait-on ? Selon quel rythme, quels rites ? Dans quels bâtiments, quel environnement ? Quelle emprise sur une région et quelle action sur son paysage avait un monastère puissant ? Com-ment devenait-on moine ? Que contenait la bibliothèque ?
Les réponses ne sont évidemment pas les mêmes pour le temps de Dagobert et celui de Louis XVI. Il reste que les sources, nombreuses et variées, fournissent à l’investigation une matière quasiment iné-puisable et aux questions posées ci-dessus, ainsi qu’à bien d’autres, des réponses plus ou moins complètes.
Enfin, si la volonté de l’auteur est de ne rien céder sur la rigueur de l’analyse historique, elle est aussi, nettement affirmée, de proposer de « l’épopée moissagaise » une lecture agréable et accessible au plus large public.
Saint-Pierre de Moissac est un monde… Sa connaissance reste un horizon. Un tel ouvrage ne peut que renouveler l’intérêt pour son histoire.

Docteur es Lettres, doctorante en histoire de l’art, Chantal Fraïsse est actuellement Conservateur au Centre d’Art roman de Moissac, et chargée de cours à l’Université de Bordeaux. Spécialiste de l’icono-graphie médiévale, elle se consacre notamment à l’étude de l’enlumi-nure moissagaise. Ses travaux, souvent inédits, devaient logiquement aboutir à la publication d’un ouvrage de fond sur l’histoire du célèbre monastère.

HISTOIRE DES FEMMES QUERCYNOISES

L ‘histoire des femmes quercynoises de françoise Auricoste décrit la condition des femmes avant la Révolution française.
C ‘est un récit vivant qui, à l ‘aide d ‘archives, livres de raison, correspondances, rappelle l ‘extrême dépendance de la quercynoise, presque toujours ignorante et sous tutelle de son père puis de son mari avec parfois des conséquences tragiques…

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