L’auteur, Gilbert Verdier est né le dernier jour de 1923 à Decazeville, dans le bassin houiller de l’Aveyron. En juillet 1939, il est reçu au concours d’entrée à l’Ecole normale d’instituteurs de Rodez et trois mois plus tard, c’est la guerre. Il suivra la voie de la résistance, suite à l’appel lancé par le Général de Gaulle. « Ce n’est pas un livre sur la Résistance dans le Lot commente Gilbert Verdier, c’est tout simplement mon histoire de résistant, traduction de l’état d’esprit d’un tout jeune homme entré dans le maquis du Lot et des missions accomplies jusqu’à sa démobilisation.
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« En ce dixième jour du mois d’octobre de l’an 1503, en vertu du droit au ban qui m’est conféré, moi Pierre de Massault, seigneur d’Anglars et de Caillac, déclare la vendange ouverte ». Ainsi commence le premier chapitre de ce livre d’histoire romancée. L’histoire du domaine Lagrézette est relatée au travers de douze chapitres, des grandes lignes de la vie du château à la création de son vignoble, de la traversée d’époques troublées par les Guerres de Religion à la peste, aux famines, aux révolutions (…) autant de pages de l’histoire auxquelles se mêlent des personnages romanesques… Dans ce contexte tourmenté, s’inscrit profondément l’âme de la somptueuse Marguerite, Dame Honneur, et de ses descendants, au caractère trempé dans le jus de la vigne ? Ci livre, a été rédigé à deux mains, sur les bases des informations historiques collectées par Corinne Bourrières, jeune historienne qui décida de consacrer sa maîtrise d’histoire au château Lagrézette.
Cette nouvelle biographie, avec ses llustrations, est l’aboutissement des précédentes recherches et publications d’Olivier Blanc sur une femme exceptionnelle par sa beauté, son courage, ses idées autant que par une vie en conformité avec ses passions et – jusqu’à l’échafaud – avec
ses convictions.
Guillotinée le 3 novembre 1793, Olympe de Gouges sera, pendant deux siècles, négligée et incomprise, au mieux, mais le plus souvent vilipendée et caricaturée pour avoir pris publiquement position en faveur des Girondins, de l’abolition de l’esclavage, des droits de la femme, et d’autres anticipations démocratiques.
C’est en 1981 qu’Olivier Blanc rétablira pour la première fois la vérité sur un destin tragique que l’historiographie traditionnelle avait oblitéré.
Ce premier essai, aujourd’hui une pépite introuvable pour les collectionneurs, est devenu par de multiples photocopies un livre-culte dans les universités. Ce fut aussi un succès remarqué dans la catégorie des livres d’histoire français en traductions étrangères, japonaise entre autres. En 1993, Côté-Femmes a publié à Paris une édition critique préparée par Olivier Blanc des Textes politiques d’Olympe de Gouges qui balaya nombre de préjugés sur sa prétendue marginalité, mais il restait à faire une synthèse intégrant les documents récemment mis au jour.
Dans ce nouveau livre, exhaustif, sans équivalent dans l’effervescence éditoriale et politique actuelle à propos d’Olympe de Gouges, le lecteur trouvera la mise au point nécessaire, attendue, sur une héroïne de l’histoire de France qui n’a pas fini d’obséder la République : elle reste une efficace pierre de touche pour comprendre le déroulement de la Révolution française. Le lecteur appréciera également le récit passionnant d’un des plus émouvants épisodes du naufrage des Lumières dans la Terreur.
R. V.
Outre les détails concernant le pèlerinage et les pèlerins, le livre des miracles de Notre-Dame de Rocamadour, dont le manuscrit daterait de 1172, renferme nombre de renseignements sur la vie au Moyen-Age – médecine et chirurgie, négoce, faits, guerre, retentissements des malheurs de ces temps troublés -, mille traits de mœurs sur les hommes et les femmes de cette époque, tout un vécu populaire, qui font histoires. Outre les circonstances qui ont entouré l ‘essor tout à fait exceptionnel du pèlerinage. J. Rocacher évoque les points essentiels que contient ce texte : signification du mariale, intérêt historique signalé entre autres par des événements précis tels que l ‘ordalie imposée à l ‘infante de Navarre, Sancha, épouse de Gaston V de Béarn.
Histoire cruelle et sanguinaire d ‘une femme de Cahors en Quercy, désespérée pour le gouvernement et mesnage de son mary,… Avec la remonstrance qu ‘elle fit publiquement devant tous les assistans, sur …
Un fait divers au XVIIe siècle…
Edition originale de 1899, réédition Quercy Recherche, Cahors (46), Format 14,5 x 21 cm, 104 pages, 1998.
Les provinces du Sud-Ouest, durant le XVI eme et XVII eme siècle, furent terrain de prédilection des révoltes populaires.
En Mars 1707, dans la tradition de leurs anciens, sur les plateaux du Quercy, du Périgord et de l ‘Agenais, une flambée de colère souleva les paysans contre une oppression fiscale.
Ces Tards Avisés sortirent de leurs champs, par communautés entières, pour aller défier de leurs armes hétéroclites les villes proches. ILs assiégèrent en vain Cahors, menacèrent Sarlat et Gourdon, saccagèrent des maisons et des métairies aux alentours de Tournon.
Réduits à eux mêmes et en butte à une répression militaire, ils se dispersèrent au mois de mai. Mais l ‘impôt provocateur fut suspendu.
Leur histoire, ici racontée, est fragment d ‘Histoire et contrepartie de l ‘oubli.
Edition originale, Hachette, 1900, réimpression de l ‘édition par Lacour-Rediviva, Format 14,5 x 20,5 cm, 72 pages, 1997. Adolphe JOANNE
Au coeur de l ‘histoire du Quercy,
ALAIN DE SOLMINHIAC, Evêque de Cahors (1593-1659). La sainteté d ‘un pasteur d ‘âmes, au lendemain du Concile de Trante.
Du vieux Collège Saint-Michel et de l ‘Université, créée par le Pape Jean XII en 1331, jusqu’au Collège Gambetta d ‘aujourd’hui, que de péripéties dans l ‘histoire mouvementée, passionnée et passionnante, de cet établissement cadurcien, qui fût tour à tour « Institution de la Jeunesse et du Quercy « , Collège des Jésuites, Collège Royal, École Centrale du Département, Lycée Impérial, à nouveau Collège Royal puis Lycée, avant de devenir Collège d ‘Enseignement secondaire en 1974 !
Auteur de plusieurs articles dans notre bulletin, conférencier de notre séance d’hiver de décembre 2001 (“L’imprimerie cadurcienne, miroir de la Contre-Réforme”), Patrick Ferté, maître de conférences d’histoire moderne à l’Université de Toulouse-Le Mirail, nous livre aujourd’hui le premier volume d’un travail monumental consacré aux étudiants méridionaux de 1561 à la Révolution.
Spécialiste très reconnu de l’histoire des anciennes universités et notamment par sa thèse sur l’université de Cahors au XVIIIème siècle, il a entrepris de répertorier tous les étudiants des diocèses du Midi de la France. Répertoire nominatif et non anonyme, avec les origines et le cursus de chacun. L’outil informatique lui a permis “de passer au crible plus d’un million d’actes universitaires” que le hasard des archives a heureusement conservé, à l’inverse du Nord de la France.
Dans une riche introduction Patrick Ferté présente sa méthode, déjoue les pièges et justifie son parti. Le comptage par diocèse, et non par université, permet seul aux historiens de tirer le meilleur profit de ces sources inestimables, c’est-à-dire de définir les liens entre l’institution universitaire et les mouvements démographiques, avec ceux conjoncturels, de l’économie, mais aussi avec les stratégies culturelles des élites… et des autres.
L’historien de la société puisera dans ce répertoire pour montrer combien les universités d’Ancien Régime ont favorisé la reproduction des gens en place, “officiers” propriétaires de leur charge mais contraints d’obtenir un parchemin (plus ou moins régulièrement parfois). Elles ont permis aussi une réelle ascension sociale prouvée par la fréquentation universitaire de fils de la moyenne bourgeoisie, marchands, ou maîtres-artisans. On pouvait également aller à l’Université, à titre purement décoratif, sans songer à en utiliser l’enseignement !
Préfacé par Dominique Julia, spécialiste éminent de l’histoire de l’éducation, ce premier volume concerne les diocèses d’Albi, Castres, Lavaur, Montauban, c’est-à-dire partie du Quercy pour ce dernier. On y voit l’aire de recrutement de notre Université cadurcienne jusqu’en 1751, date de sa suppression. Le second volume, à paraître, couvrira le diocèse de Cahors : six seront nécessaires pour répertorier les 40 000 étudiants concernés.
Tout un pan de l’histoire sociale de notre Midi sera alors disponible qui pourra nourrir bien des secteurs de la recherche : socioculturelle, religieuse, intellectuelle. Les généalogistes bénéficieront, et déjà grâce à ce premier volume, d’un exceptionnel gisement pour leurs enquêtes.
Etienne Baux.
Patrick Ferté est maître de conférences d ‘histoire moderne à l ‘Université de Toulouse-Le Mirail. Spécialiste de l ‘histoire des anciennes universités méridionales, il est l ‘auteur de plusieurs ouvrages sur ce thème et de maints articles scientifiques publiés en France et à l ‘étranger (Irlande, Espagne, Mexique, Canada…).
Aujourd ‘hui, plus aucune autoroute n ‘est créée en France sans que sa construction ne soit précédée d ‘opérations d ‘archéologie préventive destinées à sauvegarder les éléments les plus importants de notre patrimoine culturel. L ‘autoroute A20, l ‘Occitane en Quercy, qui relie Montauban à Brive n ‘a pas échappé à cette règle.
Jusqu ‘en 2001, pendant plus de 5 ans, les archéologues ont travaillé à rechercher, reconnaître et étudier les sites susceptibles d ‘être menacés par les travaux autoroutiers. Leurs efforts, et ceux d ‘Autoroutes du Sud de la France qui a financé les opérations, ont été largement payés de retour : des plus anciens peuplements de la région, il y a plus de 300 000 ans, jusqu ‘à l ‘aube des temps modernes, la moisson de données sur l ‘histoire de l ‘homme en Quercy est impressionnante. Les informations collectées sur près d ‘une cinquantaine de sites, au long des 130 km du tracé de l ‘autoroute, dépassent bien souvent par leur intérêt et leur nouveauté le cadre local et régional. Elles contribuent à placer le Quercy au cœur des problématiques des recherches les plus actuelles dans de nombreux domaines : modes de vie, pratiques funéraires, agriculture et commerce, influences culturelles…
Au travers du présent ouvrage, c ‘est l ‘aventure de ces recherches, celle de l ‘homme en Quercy et toute la richesse et la diversité de son patrimoine archéologique que les archéologues, en allant au-delà de la simple restitution des données auprès de la communauté scientifique, ont ici fait le choix de donner à voir au public le plus large.