Jour : 12 mai 2026

Festival Caselles

L’association Corneilles présente Le 23 mai 2026 à 16 h à l’espace Santamaria à Prayssac (46220)
Juliette Brigand et Nicolas Celnik présente leur Bande dessinée Un grain de sable dans la machine :
Marie, graphiste indépendante installée dans un village breton, vit et travaille connectée. Trop connectée, peut-être… À travers le parcours et les questionnements de la jeune femme, Un grain de sable dans la machine explore l’emprise concrète des technologies sur nos vies, ainsi que leurs conséquences sociales, écologiques et politiques. Portée par un dessin au crayon tout en nuances, cette fiction documentaire invite à repenser nos liens au numérique.

A la fin de cette rencontre Nicolas Celnik, journaliste indépendant (Libération, Reporterre, etc.) présentera son tout dernier livre, Les assoiffeurs, enquête minutieuse et édifiante sur les entreprises qui accaparent notre eau.

La librairie Racines (Prayssac) est partenaire de Quercy net

Les marchands Cahorsins et l’Europe, conférence de Patrice FOISSAC

Conférence organisée par La Fabrique des Savoirs
mardi 19 mai prochain à 18 h 30, à la salle Roger LAVAL (Figeac)

Qui sont donc ces Cahorsins ou Caorsins qui ont occupé une place de premier plan en Europe durant une partie du Moyen Age ?

Si le cœur de ville de Figeac présente une architecture civile de qualité, souvent remarquable, c’est qu’à partir du XIIe siècle, la cité a développé un commerce florissant grâce à sa position au carrefour de voies de communication importantes. Ce commerce devient international au cours des deux siècles suivants.

« Sous le nom générique de Caorsins, les marchands quercinois  – dont de nombreux Figeacois – ont dominé le commerce européen aux XIIe et XIIIe siècles avant d’être supplantés par leurs concurrents italiens. Marchands, mais aussi prêteurs, ils furent soupçonnés de pratiquer l’usure et ont donc été précocement victimes d’une mauvaise réputation illustrée par le grand poète Dante qui place au cœur de l’enfer de sa Divine Comédie et Sodoma et Caorsa », mettant sur le même plan d’infamie Sodome et Cahors. Boccace se montre particulièrement sévère envers cette ville dont tous les habitants se seraient livrés au prêt ! L’historiographie ne leur a pas vraiment accordé la place qu’ils méritent tant il paraissait surprenant que les marchands d’une petite province enclavée aient pu jouer un rôle commercial de premier plan. A cela s’est ajouté, pour les historiens locaux, le poids de la honte d’avoir pu être un « repaire d’usuriers ».

Mais nous verrons qu’il est encore temps de leur rendre justice ! « 

Lotois de la basse vallée du Lot, Patrice FOISSAC, a été professeur agrégé dans le secondaire, d’abord dans la banlieue lilloise puis au collège Gambetta de Cahors (1980-2020). En parallèle il a prolongé ses études supérieures jusqu’au doctorat (thèse : « les collèges séculiers des universités de Cahors et Toulouse aux XIVe et XVe siècles »).  Depuis 2008, il est chercheur associé au laboratoire de l’université Toulouse Jean-Jaurès-CNRS « Framespa », groupe Studium (histoire de l’éducation).

Il a été président de la Société des études du Lot de 2006 à 2021, et continue depuis à diriger la publication de son Bulletin.

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