Mois : mars 2026

Animations au moulin à vent de Boisse

Malgré le passage de la tempête Nils qui a brisé des ailes du moulin de Boisse, l’AMBC accueillera, selon la tradition, enfants et visiteurs le lundi de Pâques après- midi. Pour la troisième fois en 30 ans, depuis la création de l’association, les ailes du moulin ont été endommagées par un vent trop violent. Chaque fois la commune et l’association se sont unies pour lui rendre ses ailes ; nul doute qu’à nouveau il en sera de même. Il n’est pas étonnant que la majorité des 120 moulins à vent recensés dans le sud du Lot en 1809 aient disparu : ces sinistres répétés sont le signe de leur fragilité. C’est un devoir pour l’histoire des techniques et de la vie dans nos campagnes de sauvegarder ceux qui restent.

 

Hydrogène : comment le nommer en OC ?, une réflexion proposée par François Nardou

Hier matin grande disputation avec un  » montcuquiol » sur un sujet propre à faire carburer les esprits :

Quel pourrait être le nom occitan de l’hydrogène, forme adaptée du grec ?? Chose et mot, concept, formés à la fin du 18ème siècle et en français par Lavoisier, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, chimiste au sens « scientifique  » moderne( mais d’abord « alchimiste »)  » et découvreur de ce qu’il appela un (gaz) « engendré par l’eau »(sens de hydro gène<<grec « hÿdor=eau +génos= né de>>né de l’eau), eau « engendrant » ce « gaz » selon les concepts habituels chez les alchimistes où les éléments constitutifs de la Nature , opposés entre eux, s’engendrent mutuellement entre contraires.

Mon contradicteur, versant dans l’hérésie moderniste (pas celle d’Adolf Harnack ni de l’abbé Alfred Loisy…),  tenait pour une forme du type « hidrogena « (forme ECRITE, prononcée idroutséno en Oc du Càrci Albenc/Quercy Blanc, accent tonique sur »tsé »)qui me parut et me paraît toujours (par orthodoxie langagière)trop « francisante » (on dit « francimande » dans le milieu occitaniste).

N-B : dans mes textes pour « écrire » la langue d’Oc (en tous ses  dialectes), en transcrire les sons, j’utilise la graphie de l ‘Institut d’Etudes  Occitanes (I E O) héritée des locuteurs et scripteurs médiévaux, et non  une graphie dite « phonétique «, telle la mistralienne , qui suit, pour  l’occitan, les règles françaises, scolaires, de transcription des sons n…inadaptées à nos dialectes d’oc….

Cherché dans mes dicos ‘ Piat,Allibert, Mistral, trouvé deux verbes: » congreiar » (engendrer, produire) et « groar »( de sens très voisin ) initiateurs de formes signifiantes occitanes utilisables pour désigner l’hydrogène.

Puisque « Hydro gène » signifie « engendré par l’eau » une forme occitane possible serait « gas » ou (plus « enrazigat dintre la lenga nôstra ») « Aire »(= « air »au sens de « souffle », et, pour nous modernes de « gas », on pourrait aussi proposer « esperit » ) »congreiat per l’aiga » ou « groat per l’aiga », ou pour imiter Mistral (Mireio: »de long dôu Rôze dins un paure ostalon per l’aiga rosigat », graphie IEO!! pas mistralienne!) pourrait -on dire  » …per l’aiga congreiat » sur la base du verbe « congreiar »( = engendrer, produire).

Congreiar <<Latin cumcreare= cum /Avec+creare = fabriquer, produire, faire, quelque chose avec autre chose =produire quelque chose à partir d’une matière pré-existante)>>Cumcreatus>>congreiat(participe passé).

MAIS selon Mistral l’occitan congreiar en est venu à signifier « former, ENGENDRER quelque chose SANS GERME préexistant », engendrer à partir de rien, ce qui rejoint le sens biblique du latin « creare »—qui en latin classique et juridique signifie »instituer », »investir quelqu’un d’une fonction « à savoir » former quelque chose à partir de rien, du néant. (sens du français « créer »).

Facere —faire à partir d’une matière première—étant employé par la Bible LATINE (et chez les théologiens médiévaux : cf les registres de l’Inquisition en Quercy de 1241-42) au sens de « faire à partir du néant » ou ( sens contraire !!) « former à partir d’une matière première préexistante »: c’est le sens du grec « poiéin », traduction de l’hébreu de la Septante dans la Genèse) tandis que que notre français « engendrer » , du  » genere » latin mais par un « in generare » de la Basse Latinité médiévale, signifie  » produire une chose à partir de quelque chose » ) ce qui nous plonge dans de difficiles questions de philosophie et de théologie que Lavoisier ni mon contradicteur ne soupçonnaient pas !

Quant à l’évolution du mot et de ses formes elle serait donc la suivante : Cumcreare >>Cuncreiare>>Congreiar>>Congreiat .

On peut aussi utiliser « groar »(per l’aiga) de sens plus particulier (le grouillement de particules élémentaires naissant de la décomposition et désagrégation d’un ensemble).

Vous avez deux heures et bon dimanche 😉

Affiche préfigurant l’événement mémoriel dédié au 80e anniversaire de la Guerre d’Indochine

Le Souvenir Français (délégation générale du Lot)
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Séance mensuelle de la Société des Etudes du Lot Révolte sur le plateau : les tard-avisés du Quercy

jeudi 2 avril 2026, 18h15
Maison des associations, espace Clément Marot / Cahors
salle 306, 3e étage / entrée libre

Conférence de Christine Gillard

Maison des associations, Espace Clément Marot, salle 306

Début XVIIIe siècle, Louis XIV a besoin d’argent pour mener la guerre de Succession d’ Espagne. L’intendant de Montauban, Legendre, lui suggère de lever un impôt sur l’enregistrement des baptêmes, mariages et inhumations.

Ce nouvel impôt provoque une révolte en Quercy qui va durer de janvier à mai 1707, de Mercués à l’ouest de Cahors jusqu’aux frontières de l’Agenais. La révolte se termine sur le plateau au-dessus du Lot, dans le village de Sérignac, où les dragons du roi massacrent la troupe des révoltés venus y chercher des armes, et où deux chefs de la révolte y sont pendus le 12 mai. La conférence, basée sur les archives de l’évènement, s’attache à donner corps et âme à cette révolte paysanne des Tard-Avisés, dernière grande révolte en Quercy.

L’auteur dédicacera son ouvrage : Révolte sur le plateau.

Christine Gillard, maîtresse de conférences à l’université de La Réunion, à Saint-Denis, jusqu’en 2016, est l’auteure d’une biographie de Simon Bolivar, d’articles et d’essais sur le monde hispanique (Cuba, Paraguay, Honduras, Espagne), mais aussi d’œuvres de fiction : recueils de nouvelles et romans.

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Identité gastronomique nationale et gastro-nationalisme

Conférence proposée par l’UPTC

Mardi 31 mars 2026 à 14 h 30
au Centre universitaire Maurice Faure

La conférence propose dans un premier temps une exploration historique concrète des liens entre pratiques culinaires et valorisation d’identités nationales à partir de quelques exemples :

  • Comment la politique de développement touristique de l’Etat espagnol dans les années 50 a « fabriqué » la paella

  • La diplomatie chinoise du Maotai

  • La cuisine italienne est-elle bien italienne ?

  • Ramen, sushi, moshi : les nouveaux vecteurs culinaires du soft power Japonais et Coréen.<

  • Haute gastronomie et gastronomisation des cuisines de terroirs dans l’émergence de l’identité nationale française

Le second temps de la conférence est consacré aux nouvelles formes du gastro-nationalisme et à la place grandissante prise aujourd’hui par la revendication d’une l’identité culinaire nationale dans certains discours : affirmation ou délégitimation de communautés étrangères, instrumentalisation par les forces politiques (exemple hongrois, …)

Intervenant : Laurent AUSSET

Coordination master Gastronomie, vins culture et société- Institut Supérieur du Tourisme de l’Hôtellerie et de l’Alimentation, Université Jean Jaurès, Toulouse, site de Cahors
Anciennement chargé de mission référent du centre universitaire Maurice Faure – Cahors
Animateur ville universitaire d’équilibre réseau ASESRO et Université de Toulouse

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Secrets et transparence de l’État

Conférence de l’UPTC

2 avril 2026 à 14 h 30
Centre Universitaire Maurice Faure

 

Les régimes démocratiques se sont construits en opposition aux secrets sur lesquels étaient fondés les régimes antérieurs. Par exemple, les régimes monarchiques cultivaient les secrets, en s’appuyant notamment sur des conseillers occultes et une police secrète. Avec la démocratie, s’impose progressivement, pour l’État, la transparence, garantie des valeurs démocratiques et condition de la participation des citoyens à la vie démocratique.

Pourtant, les secrets semblent être la condition nécessaire de l’exercice du pouvoir. Non seulement l’art de gouverner est lié aux secrets, mais ils paraissent nécessaires au nom de la raison d’État. Quant à la transparence, elle ne manque pas d’avoir des effets délétères : elle favorise certes l’émergence de réseaux d’information. Mais lorsque l’information devient un enjeu de pouvoir, la transparence ouvre la voie à la manipulation de l’information à des fins étrangères à l’intérêt général.

Dès lors, se pose le problème du rapport entre la transparence de l’État et les secrets : au nom de la transparence, l’État doit-il proscrire les secrets ? Ou les secrets sont-ils compatibles avec l’idéal démocratique ? S’ils sont compatibles, comment l’État peut-il garantir un juste équilibre entre la transparence et les secrets ?

Pour résoudre ce problème, il faut d’abord analyser les concepts de secret et de transparence, pour mieux comprendre leur antagonisme. Ensuite il faut examiner les moyens, c’est-à-dire les dispositifs, mis en place par l’État pour garantir les secrets jugés légitimes. Cet examen se présente sous la forme d’une double interrogation. D’une part, comment l’État organise-t-il la dissimulation des secrets ? Autrement dit, que sont les « services secrets » ? D’autre part, par quelle législation l’État protège-t-il les secrets, au nom du respect des citoyens ? Et qui en sont les garants ?

Intervenant : Bernard BENIT

Docteur en philosophie (thèse sur Deleuze : « La Pensée sans image », publiée en 2 volumes aux Éditions L’Harmattan en 2018), a enseigné dans le Secondaire, puis dans le Supérieur (Université Paris-Est Créteil) jusqu’en 2020. Ses travaux, portant sur l’œuvre de Deleuze, ont été publiés aux Éditions L’Harmattan : Deleuze. L’usage de l’art (2022) et Arbre et rhizome (2025).
Il intervient régulièrement à l’UPTC (Cahors) et à l’UTL de Prayssac.

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JEAN LURÇAT L’art de la tapisserie du grand écran

mardi 7 avril à 20 h 30, au Cinéma de Saint Céré à l’occasion de l’accueil de la tapisserie Liberté de Jean Lurçat, l’art de la tapisserie sera au cœur d’un programme de quatre films.

 

Le réalisateur, Patrick Cazals, premier directeur du Centre Artistique Jean Lurçat d’Aubusson d’octobre 1980 à septembre 1985, présentera cet ensemble auquel trois films ont en effet été produits par Les Films du Horla, société de production fondée en 1987 mais alors en préfiguration et le quatrième Aubusson, réalisé en 1946 par Jean Lods avec la complicité de Jean Lurçat et des artisans lissiers de cette époque fondatrice.

Le premier film : Jean Lurçat, le rêve ensoleillé, a été coproduit à l’occasion du centenaire du peintre-cartonnier, en 1992. Il retrace l’itinéraire de l’artiste grâce à différentes séquences tournées dans ses ateliers de la villa Seurat à Paris et aux Tours Saint Laurent mais aussi dans les salles des musées d’Angers où sont exposées les Tapisseries de l’Apocalypse et le grand œuvre de Jean Lurçat : Le Chant du Monde. Des documents d’archives, les témoignages de François Tabard et Jean Cassou, les textes et poèmes de Lurçat lus par Daniel Gélin permettent de saisir comment Lurçat a trouvé dans la Tapisserie son art de prédilection et a su lui donner un souffle contemporain, après s’être essayé à la peinture de chevalet et au canevas.

Dans Indigo, pastel, vermillon, court document de 13 minutes, la caméra divulgue les principales étapes de la teinture des laines, telle que Jean Lurçat et les teinturiers d’Aubusson ont su la mettre au point pour révolutionner cette tradition artisanale de grande qualité.
Des images souvent étonnantes permettent de comprendre la subtilité et le doigté nécessaires pour obtenir le meilleur rendu des couleurs.

De même, dans Comment restaurer le héron ?, film restauré cette année avec le concours de la Cité Internationale de la Tapisserie d’Aubusson, le travail chirurgical opéré par les spécialistes de la restauration des ateliers de la ville est mis en valeur. Les peintres-cartonniers comprennent ici combien ils sont redevables aux artisans tissant et éventuellement restaurant les tapisseries dont ils sont les créateurs.

C’est par le film de Jean Lods Aubusson (16 min), véritable classique du documentaire sur l’art, que s’achève ce programme. En 1946, le cinéaste qui est également l’un des fondateurs de l’IDHEC (l’école de cinéma ancêtre de la Femis) et de la Cinémathèque et le neveu de Léon Moussinac, critique d’art et premier directeur de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs après la seconde guerre, accompagne Jean Lurçat dans l’un de ses séjours fondateurs à Aubusson et aux Tours Saint Laurent. Il décrit ainsi par l’image la collaboration de l’artiste avec les artisans lissiers et son enthousiasme pour rénover l’art de la tapisserie contemporaine.

 

La présentation de ces films rénovés, dans le cadre des programmes proposés depuis plusieurs années par Cinéphilot (une initiative des Films du Horla & des Films du Genièvre) sera sans doute l’occasion pour tous d’émouvants souvenirs liés à l’histoire culturelle de Saint-Céré. Une prochaine séance, avec d’autres films, est déjà arrêtée pour le 30 août prochain.

 

Source illustration : Coll. P. Cazals

Alexandra David-Néel (1868-1969), une vie extraordinaire

ou comment une jeune femme tenace de cantatrice en Europe
se transforme et devient « LAMA » au Tibet

Mardi 24 mars à 14 h 30
au Centre universitaire Maurice Faure

Elevée au couvent jusqu’à son adolescence, très seule, elle s’intéresse déjà à la philosophie, à la vie spirituelle. Elle n’envisage pas comme toutes les femmes d’alors, et de ce milieu, d’avoir le choix entre le couvent et le mariage. Il ne sera question ni de l’un ni de l’autre. Elle veut absolument être indépendante et fera tout pour réussir, une féministe avant l’heure. Très décidée, elle recherche les rencontres et les « échanges » avec toutes les personnes rencontrées. Les voyages d’Alexandra David Néel sont avant tout une recherche spirituelle, philosophique, qui s’adresse à « l’âme humaine ». Les rencontres avec des Sages, des Lamas vont la guider sur le chemin.

Elle adopte un jeune homme, devenu Lama, et tous deux parcourront des sentiers difficiles, elle cachant avec soin son appartenance au monde européen qui est interdit au Tibet, et lui, Lama obligé de rendre moult services aux nombreux mendiants, voyageurs à pied, rencontrés lors de ses randonnées. Ses récits, qui seront publiés, sont savoureux, vivants, remplis d’anecdotes, poétiques et extrêmement documentés.

Bien qu’elle traverse avec « son fils » des moments très pénibles, elle reste optimiste et positive, voire joyeuse. Une femme étonnante, surprenante, d’une santé de fer, infatigable, une vie et « une ampleur de déplacements qui relève de l’exploit », hors du commun.

Intervenante : Catherine Calas : après un parcours de vie professionnelle riche et varié (enseignante, responsable gestion, conférencière – histoire de la peinture – avec un public varié de la maternelle au bac +, animation de soirées-débats, et pour finir remise à niveau en français de jeunes adultes), elle profite de sa retraite pour continuer à transmettre.

Transmettre sa passion de l’histoire, en particulier de l’histoire des femmes si longtemps oubliées, non considérées comme des êtres humains et dont elle s’efforce de faire revivre la mémoire.

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Les Cathares en Quercy, conférence de l’UPTC

 

Jeudi 26 mars à 14 h 30

Centre universitaire Maurice Faure

La présence de dissidents, appelés « cathares », et connus comme tels, a provoqué un séisme dans l’histoire de notre région. Le traumatisme de la croisade menée par l’Église et les Capétiens a laissé des traces vives dans la mémoire.

On peut rechercher la présence des communautés de cathares un peu partout dans le Quercy, des origines du mouvement jusqu’à son extinction par l’Inquisition. La doctrine, les croyances, les pratiques et les rites de cette forme de religion se lisent dans des écrits bien précis et dans le souvenir des prédicateurs itinérants qui sillonnaient les campagnes du Quercy pour porter la bonne parole, à Lauzerte, à Gourdon, à Figeac, à Vers…

Intervenant : Abbé Georges PASSERAT
Académie des Jeux floraux XXXIIIe fauteuil – Élu en 2002 Maître ès Jeux floraux.
Médiéviste et occitaniste, président de la Société archéologique du Tarn-et-Garonne, Académie de Montauban. Majoral du Félibrige. Docteur en théologie. Bibliothécaire de l’Académie. Professeur honoraire à l’Institut catholique.
Officier des Palmes académiques.

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Jean-Gabriel Perboyre : un lotois en Chine

Dans le cadre de « l’image du mois » et profitant du nouvel an chinois, le service patrimoine du Conseil départemental du Lot vient de publier un article consacré à Jean-Gabriel, notre saint de Montgesty.
Excellente initiative pour le plus grand nombre, croyants ou non. Au-delà de la dévotion restée très forte dans notre Quercy mais aussi de par le monde ; n’oublions pas que la Congrégation des Lazaristes avait pour priorité de porter la « bonne parole », mission qui offre encore aujourd’hui une large audience à Jean-Gabriel, y compris en Chine.

On peut prendre connaissance de l’article publié en cliquant CE LIEN

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