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Archives de pierre, les églises du Moyen Âge dans le Lot

Réalisation sous la direction de Nicolas Bru, conservateur des Antiquité et Objets d’Art, Conseil Général du Lot, décembre 2011.

SilvanaEditoriale, 320 pages, 24 x 30, broché, 39 €
ISBN 9 788836 621040

Réouverture des archives du Grand Cahors

Le service des archives Ville de Cahors / Grand Cahors est aujourd’hui installé dans de nouveaux locaux, situés au 94, avenue Jean-Jaurès (autrefois utilisés par le centre Genyer).
Ce nouveau site permet de rassembler les documents  stockés à l’Hôtel de Ville (fonds moderne et contemporain ), l’Hôtel administratif Wilson (fonds contemporain). Les archives anciennes restent conservées aux Archives départementales du Lot.
Face à l’augmentation des fonds documentaires, il s’agissait aussi de pallier le manque d’espace pour le stockage des documents de plus en plus nombreux, et d’offrir des conditions de travail et d’accueil du public dignes d’un service d’archives à l’échelle de l’Agglomération.
Un nouveau bâtiment plus fonctionnel est entièrement dédié aux archives contemporaines définitives, et au fonds moderne. Le magasin de conservation a une capacité d’accueil de près de 2 000 mètres linéaires d’archives, des salles sont réservées au dépoussiérage, à la mise en quarantaine et aux éliminables. Une grande salle de tri permet également de classer les archives dans de bonnes conditions et le public est désormais reçu dans une salle de lecture plus spacieuse et plus fonctionnelle.

Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 – 12h et 13h30 – 17h30
Documents consultables sur place, sur rendez-vous 05 65 20 88 11

Retrouvez sur notre site toutes les informations sur les services d’archives dans le Lot en cliquant CE LIEN

Les lieux de consultation des archives dans le Lot

Vous trouverez ci-dessous les principaux lieux ouverts au public pour la consultation d’archives.

Sans doute n’est-elle pas exhaustive, aussi nous invitons les internautes à nous faire part de compléments permettant d’améliorer ce contenu (cliquez ICI)

 

> Les archives départementales (Conseil Départemental)
218 rue des Cadourques à Cahors / 05 65 53 40 00 / archives@cg46.fr / site internet

A compter du 1er mars 2019, la salle de recherches des Archives sera fermée le lundi toute la journée. Les horaires des autres jours restent inchangés, à savoir
du mardi au vendredi 8h30 – 12h et 13h – 17h

 

> Les archives diocésaines (Association diocésaines de Cahors)
Maison des oeuvres / 222 rue Joachim Murat / 05 65 23 34 13 / archives@diocesedecahors.fr / site internet
Archiviste : M Marie-Louis Larnaudie

Les jours d’ouverture sont fixés environ un mois à l’avance (voir site internet). Il convient de prendre rendez-vous et communiquer à l’archiviste la liste des documents à consulter.

 

Service des archives Ville / Grand Cahors
Nouveaux locaux : 94, avenue Jean Jaurès / 46000 Cahors
Tel  05 65 20 88 11 / archiviste : Patricia Girardi / pgirardi@grandcahors.fr
Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30. Les documents sont consultables sur place, sur rendez-vous.

 

Les archives municipales de Figeac
8, rue de Colomb / BP 205 / 46106 Figeac Cedex / 05 65 50 05 40 / site internet
Archiviste : Christophe Galinon / christophe.galinon@ville-figeac.fr
Horaires : lundi au vendredi : 08h30 à 12h00 et 13h30 à 17h30

 

Bibliothèque patrimoniale / Fonds ancien
pl. F. Mitterrand / 46000 Cahors / 05 65 35 10 80 / bpr@grandcahors.fr / site internet
jours et heures d’ouverture :
mardi, mercredi et jeudi de 14h à 18h
mardi, mercredi, jeudi et vendredi matin sur rendez-vous

 

La Société des Etudes du Lot
38 rue de la Chantrerie / 46000 Cahors / etudesdulot@orange.fr / site internet
Ouverture le mardi 14h-17h

 

L’ARHFa, Association de Recherches sur l’Histoire des Familles
Adresse postale : Archives Départementales / 218, rue des Cadourques / 46000 Cahors   contact@arhfa.org / site internet

 

Autres informations
France Archives

Les archives

Les Archives départementales ont été créées par la loi du 5 brumaire an V (26 octobre 1796) et ont été redéfinies par l’article 7 du décret du 3 décembre 1979.  Elles ont pour principale mission de gérer les archives provenant des administrations et établissements provinciaux, régionaux et départementaux.

De même, elles ont la possibilité de recevoir et de gérer les archives en provenance d’administrations ou d’organismes nationaux décentralisés.
Depuis la loi du 21 décembre 1970, les Archives départementales reçoivent normalement les archives centenaires des communes de moins de 2.000 habitants, leur état-civil de plus de 150 ans, leurs plans et registres cadastraux ayant cessé d’être en service depuis au moins 30 ans.

Les Archives départementales sont placées sous une double tutelle : 

  • fonctionnement : sous l’autorité du directeur général des Archives de France et le contrôle des inspecteurs généraux des Archives de France,
  • financement : sous l’autorité des Conseils généraux.
    Elles sont au même nombre que les départements français.

Un cadre de classement spécifique a été constitué comme celui qui existe pour les Archives communales :

  • les séries A à I sont réservées à l’Ancien Régime,
  • la série L à la Révolution (période 1789 à 1800),
  • les séries M à V et X à Z à la période allant de 1800 à 1940.

 

Archives Communales (antérieures à 1790) 

(sources : “Loi, règlement et instruction concernant les archives communales, 1951”)

Série AA : Actes constitutifs et politiques de la commune – Correspondance générale
  • Cartulaires de la cité. Coutumiers. Livre d’or et Mémorial.
  • Chartes des rois, des princes, des évêques, des seigneurs et des villes relatives à la constitution et aux privilèges et franchises de la commune.
  • Correspondance des souverains, corps d’état, gouverneurs et autres personnages et corps de ville avec la commune, concernant la situation politique et le gouvernement du royaume, de la province et de la ville (les lettres missives traitant d’objets particuliers sont classées dans les séries et dossiers concernant ces objets.
  • Cérémonies; entrées solennelles des rois, des princes, des évêques, des gouverneurs.
  • Nomination des députés aux Etats généraux ou provinciaux et délibération de ces Etats.
  • Ambassades auprès des souverains et des villes.
Série BB : Administration communale
  • Actes du consulat et de l’échevinage. Délibérations des conseils de la ville.
  • Elections et nomination des maires, consuls, échevins, officiers de ville, etc.
  • Enregistrement de la correspondance.
  • Registres des réceptions de bourgeois.
Série CC : Finances, Impôts et comptabilité
  • Taxes perçues au nom du roi, des seigneurs et des Etats de la province.
  • Taille, abonnement. Taxes perçues au profit de la ville. Droits de banalité.
  • Réduction d’impôts pour insuffisance de récoltes.
  • Arpentements et cadastres de ville, de paroisse et de quartier (on englobe ici sous le nom générique de “cadastres” tous les livres fonciers, quels que soient les noms, variables suivant les régions, sous lesquels on a coutume de les désigner. Mais il ne s’agit, bien entendu ici, que des livres municipaux, et non pas de terriers seigneuriaux dont la place n’est pas, en principe, dans les archives municipales).
  • Comptes des recettes et des dépenses, et pièces à l’appui; fournitures et commandes.
  • Octroi, rentes, droits divers.
  • Dettes de la ville; emprunts.
  • Rachat par la ville des offices municipaux ou autres.
  • Opérations financières diverses.
Série DD : Biens communaux – Eaux et forêts – Travaux publics – Voirie

Titres et baux des propriétés communales, terres, maisons, rentes, etc. Procès-verbaux de délimitation de terroir.
Administration forestière, affermage de la chasse et de la pêche.
Navigation, cours, d’eau, etc.
Concessions et exploitations de mines.
Etablissement et entretien des routes, ponts, ports, etc.
Construction, réparation, entretien, démolition d’édifices publics, hôtels de ville, églises, prisons, fontaines, théâtres, halles, cimetières, etc.
Embellissement, pavage, éclairage.
Incendies, inondations et sinistres divers.

Série EE : Affaires militaires:

Ban et arrière-ban, montres militaires, arbalétriers, archers, arquebusiers.
Milices bourgeoises et troupes à la solde de la ville.
Remparts. Fortifications, forts et batteries. Armes, artillerie. Poudres et salpêtre.
Casernes, logements militaires; troupes de passage; réquisitions d’hommes, de chevaux, de vivres et de fourrages, transports militaires.
Entretien des prisonniers militaires.
Défense de la ville. Faits de guerre.
Construction et armement de vaisseaux; entrées et sorties de navires de guerre; rapports de la municipalité avec la marine d’Etat; fortification des ports et des côtes; phares, etc.

Série FF : Justice – Procédures – Police

Documents concernant les juridictions royales et seigneuriales du lieu et de la province, et les rapports de la ville avec ces juridictions (tous les fonds de justices de l’Ancien Régime, royales, seigneuriales – laïques et ecclésiastiques -, municipales, doivent avoir été versés dans les Archives nationales ou départementales. Font seuls exception et peuvent légitimement se trouver dans les archives communales les fonds de juridictions municipales supprimées avant la Révolution).
Procès intentés à la commune ou soutenus par elle (il est de rigueur de représenter par un renvoi dans leurs sections respectives les dossiers de procès rassemblés dans la série FF. Mais si l’on a joint ces dossiers aux séries correspondant à l’objet de chaque procés, il devra être placé dans la série FF un mémento de ces dossiers dispersés dans d’autres séries).
Police: répression des séditions, des crimes et des délits; police des théâtres, des jeux et lieux publics (les dossiers de police sont propres aux villes où il a existé des juges ordinaires ne relevant pas du suzerain et rétribués par la ville, et à celles où les consuls et échevins ont exercé les fonctions de lieutenant de police).
Exécutions, emprisonnements, maréchaussée, etc.

Série GG : Cultes – Instruction publique – Assistance publique

Actes provenant des paroisses: baptêmes, mariages, sépultures antérieurs au 20 septembre 1792. Registres protestants postérieurs à la révocation de l’édit de Nantes (à noter que les greffes des sièges royaux, baillages ou sénéchaussées ont pu conserver un exemplaire des registres anciens d’état-civil, registres qui ont été, par la suite, transférés aux différentes Archives départementales). Correspondance avec l’intendant concernant les naissances, mariages et décès.
Clergé séculier et régulier, chapelles, confréries, comptes et inventaires de fabriques (documents concernant les rapports de la ville avec les établissements religieux, à l’exclusion des documents faisant parties des archives de ceux-ci. Ces derniers se trouvent aux Archives départementales. Toutefois, les archives communales peuvent comprendre exceptionnellement des expéditions de comptes et inventaires de fabriques établies pour être présentées au corps de ville. Le caractère municipal de ces expéditions apparaît soit par le protocole initial ou final, soit par les formules de collation).
Exercice de la religion réformée, poursuites contre les protestants, saisie et gestion de leurs biens.
Culte israélite.
Universités, collèges, jésuites, oratoriens, etc.; écoles de droit, de médecine, de dessin, de sceinces et arts (documents relatifs aux rapports de la municipalité avec ces établissements, sauf le cas où il s’agirait d’institutions municipales disparues avant 1789 et dont les archives propres se seraient trouvées régulièrement réunies à celles de la ville); petites écoles.
Représentations théâtrales.
Médecins, chirurgiens et sages-femmes.
Réglements et administration des hôpitaux, maladreries, asiles d’aliénés, bureaux de secours (documents relatifs aux rapports de la municipalité avec ces établissements ou concernant la part dévolue au corps de ville dans leur administration). Santé maritime.
Mendicité.
Epidémies.

Série II : Documents divers

Tabellionages municipaux (minutes et protocoles provenant du tabellionages exercé par la municipalité, dans certaines villes).
Documents acquis ou donnés.
Inventaires et récolements anciens et modernes des archives anciennes et du mobilier.
Cartes, plans (les plans pliés sont joints aux dossiers qu’ils concernent; sont seuls groupés ici les plans qui ne se rattachent à aucun dossier, ou ceux qui, en raison de leur format, doivent être rangés à part; mais ils doivent, dans ce cas, être représentés à leur place ,normale par une fiche de renvoi); manuscrits et estampes.
Documents municipaux ne se rattachant pas aux séries précédentes.

Annexe : Objets d’art et d’archéologie

Sont inscrits à l’inventaire, avec un numéro par objet, les meubles précieux, oeuvres d’art et pièces archéologiques déposés aux archives ou réparties dans les diverses salles de la mairie, à l’exclusion de tout objet déjà immatriculé au musée.

Archives Communales (postérieures à 1790)

(sources : “Loi, règlement et instruction concernant les archives communales, 1951”)

Série A : LOIS ET ACTES DU POUVOIR CENTRAL

Lois, édits, déclarations, ordonnances et décrets imprimés. Actes imprimés des Ministres, des Comités et Commissions des Assemblées nationales. Actes imprimés des Représentants en mission. Enregistrement des lois et décrets.
Bulletin des lois, Moniteur, Journal officiel, avis, proclamations, messages et délibérations du chef de l’Etat et du Gouvernement.

Série B : ACTES DE L’ADMINISTRATION DEPARTEMENTALE

Actes du département, des districts, des administrations de canton, des Préfets et des Sous-Préfets.
Recueil des actes administratifs de la Préfecture.

Série C : BIBLIOTHEQUE ADMINISTRATIVE

Publications officielles et Bulletins des ministères. Publications du département (procès-verbaux du Conseil général et du Conseil d’arrondissement, budgets et comptes imprimés), des villes et des établissements publics.
Ouvrages et revues concernant l’administration, et livres divers.
Journaux et annuaires.
Atlas et cartes gravées.
Publications historiques et administratives de la ville en nombre.

Série D : ADMINISTRATION GENERALE DE LA COMMUNE

Délibérations du Conseil municipal et des commissions. Règlements du Conseil municipal.
Procès-verbaux, pièces à l’appui, rapports et documents divers établis à l’occasion des sessions du Conseil. Adresses au Conseil.
Arrêtés du Maire.
Registres de correspondance.
Répertoire des actes soumis à l’enregistrement.
Répertoires divers. Recueils d’actes.
Législation municipale en général, applications et modifications. Urbanisme et plans d’embellissement. Relations intercommunales. Congrès des maires.
Erection de la commune. Détermination et modification de son territoire. Changement de nom de la commune. Hameaux et écarts.
Fixation du chef-lieu du département, de l’arrondissement, du canton, de la commune. Désignation du siège des administrations civiles et judiciaires. Concession du titre de bonne ville, d’armoiries et de décorations. Cachets et sceaux.
Mémoires sur l’histoire de la ville. Registre des événements remarquables ou mémoriaux. Livre d’or.
Cabinet du Maire, des adjoints et du secrétaire général. Délégations et attributions des adjoints. Organisation des bureaux. Signature et audiences du Maire et des adjoints. Recommandations, demandes de secours, communiqués à la presse. Affiches et placards.
Archives communales et bibliothèque administrative. Règlements. Inventaires et récolements. Versements et réintégrations. Transferts et suppressions. Communications sur place et avec déplacement. Expéditions. Inspections, avis de passage, rapports et observations. Correspondance diverse.
Economat. Mobilier de la Mairie, inventaires et récolements.
Procès intentés à la commune ou engagés par elle.
Assurances, accidents, incendie, vol, garantie communale.

Série E : ETAT CIVIL

Instructions et circulaires.
Registres d’état civil et tables décennales.
Publications de mariage, bulletins.
Registres et prières de service intérieur. Feuilles de service journalier du personnel. Registre d’ordre des expéditions délivrées. Brouillons d’actes sur feuilles volantes ou sur registres. Registres ou carnets à souche sur papier libre des consentements à mariage. Carnets à souche des recettes.
Bulletins de constatation de naissances et de décès établis par les médecins et sages-femmes et par les établissements hospitaliers et de détention.
Extraits d’état civil envoyés par d’autres communes en vue de transcription ou de mention.
Extraits d’actes de légitimation et reconnaissance envoyés en vue de transcription ou de mention.
Expéditions de jugements portant rectification d’actes, annulation de reconnaissance, désaveu de paternité, adoption, divorce, envoyées en vue de transcription ou de mention.
Notification d’admission à domicile et de naturalisation.
Correspondance avec les autorités administratives et judiciaires et avec les particuliers.

Série F : POPULATION, ECONOMIE SOCIALE, STATISTIQUE.

Mouvement de la population.
Recensement quinquennal.
Tribunal de commerce. Chambre de commerce. Bourse de commerce. Chambres et comités consultatifs. Sociétés de crédit, Banque de France, Crédit foncier, compagnies et institutions financières et industrielles. Expositions universelles, expositions coloniales, expositions du commerce et de l’industrie, foire-expositions. Régions économiques. Statistique commerciale et industrielle. Encouragements au commerce et à l’industrie.
Chambre d’agriculture. Sociétés et syndicats agricoles et horticoles. Caisses de crédit agricole. Concours, comices et expositions agricoles. Ecoles d’agriculture et fermes modèles.
Cultures et plantations. Céréales, lin, chanvre, vigne, pommes de terre, betteraves, tabac, etc. Défrichements. Semailles, procédés de culture. Matériel agricole. Situation des récoltes. Statistique agricole. Exploitation forestière. Délimitations viticoles.
Elevage. Bestiaux de toute nature et volailles. Haras, dépôts d’étalons et écoles de dressage, courses et concours hippiques, pari mutuel, subventions et prix. Apiculture, vers à soie.
Animaux nuisibles. Chasses et battues, loups, sangliers, etc. Autorisation de tirer au fusil les corbeaux, les pies, les lapins, etc. Vipères. Echenillage.
Météorologie, instructions, circulaires, correspondances, observations.
Foires et marchés d’approvisionnement et d’animaux, établissement, fonctionnement, interdictions, taxes. Halles aux grains et au poissons. Approvisionnement des abattoirs. Mercuriales.
Ravitaillement civil. Greniers d’abondance. Magasins municipaux. Coopératives de consommation.
Grains. Boulangerie. Boucherie et autres denrées. Charbon. Pesage. Réclamations. Délivrance de bond de denrées à prix réduit.
Commissions cantonales. Bureau municipal de statistique.
Maximum, assignats et billets de confiance pendant la révolution.
Moratorium.
Monnaie, versements de l’or, bons de villes, de chambres de commerce et de régions. Change.
Législation des loyers. Crise du logement.
Vie chère.
Déclaration des stocks. Battages. Réglementations de l’abattage. Restrictions à la consommation. Cartes d’alimentation, carnets, bons et tickets de denrées alimentaires (pain, viande, sucre), de combustible (charbon, essence, pétrole) et de tabac.
Législation du travail. Circulaires, instructions, application.
Réglementation des heures et de la durée du travail. Repos. Repos hebdomadaire. Journée de huit heures. Fermeture du dimanche.
Conseil supérieur du travail. Conseils de prud’hommes. Syndicats patronaux et ouvriers et syndicats mixtes. Bourses du travail. Bureaux de placement. Congrès. Salaires.
Chômage. Conflits entre patrons et ouvriers et entre ouvriers français et étrangers. Coalitions et grèves.
Apprentissage. Travail des femmes et des enfants.

Série G : CONTRIBUTIONS, ADMINISTRATIONS FINANCIERES

Cadastres anciens. Etats des sections, déclarations d’héritages, matrices et rôles dressés pendant la période révolutionnaire ou antérieurement à la confection du dernier cadastre.
Cadastre. Procès-verbal de la délimitation de la commune. Atlas parcellaire. Matrice des propriétés bâties et non bâties. Etats de sections. Relevés numériques des parcelles. Registres des déclarations de constructions nouvelles. Livres et feuilles de mutations.
Correspondance relative à l’assiette, au répartement et à la perception des impôts directs. Nomination des répartiteurs. Procès-verbaux de conférences entre les répartiteurs et les contrôleurs.
Patentes. Registres de changements de domicile. Registres de déclarations concernant les voitures, chevaux, automobiles, bicyclettes, cercles, billards, gardes-chasses, chiens, etc.
Copies des matrices générales et spéciales des contributions directes. Rôles généraux et particuliers des taxes et prestations de toute nature.
Rôles de la rétribution scolaire et allocations compensatrices aux familles nécessiteuses.
Registres des réclamations en mairie. Décisions de dégrèvement et de restitution non remises aux intéressés.
Mandements de répartirions des contributions directes.
Impôts directs particuliers à la période révolutionnaire (1790 – an VIII). Contribution patriotique. Emprunt forcé.
Trésorerie générale. Recette générale et recette particulière. Perceptions.
Contributions directes. Contributions indirectes et droits réunis. Monopoles. Douanes. Enregistrement, domaine et timbre. Ancienne loterie.
Postes, télégraphes, téléphones, télégraphie sans fil. Exploitation, organisation et fonctionnement des bureaux, postes téléphoniques, boîtes aux lettres, transport des dépêches.
Poids et mesures.

Série H : AFFAIRES MILITAIRES

Conscription et levées d’hommes antérieures à 1818.
Tableaux de recensement et pièces relatives à leur établissement. Tirage au sort. Conseils de révision. Contingents.
Mise en activité des classes. Ordres d’appel et feuilles de route. Sursis d’appel.
Réserve et armée territoriale (garde nationale et mobile). Engagements volontaires. Volontariat d’un an.
Dispensés et soutien de famille. Taxes militaires.
Réfractaires, insoumis et déserteurs.
Disparus et absents.
Mobilisation. Changements de domicile. Avis de décès des hommes mobilisables. Non disponibles.
Correspondance relative au recrutement.
Permissions, permissions agricoles, congés.
Levées et réquisitions de marins.
Inscription maritime. Syndicat des gens de mer.
Enfants de troupe.
Sociétés de préparation militaire.
Commandements. Divisions et subdivisions militaires. Emplacement de troupes, garnisons.
Places de guerre. Servitudes. Bâtiments, terrains et travaux militaires. Génie. Artillerie. Poudres et salpêtres. Champs de manoeuvre, polygones, champs d’aviation militaires. Camps. Hôpitaux militaires permanents et temporaires.
Troupes en garnison. Musiques militaires. Gendarmerie. Casernements. Logement et cantonnement des troupes de passage.
Intendance. Commissariat des guerres et inspections aux revues. Subsistances et fournitures, lits militaires, adjudications et comptabilité. Equipages militaires, étapes et convois. Réquisitions.
Indemnités pour dégâts causés pendant les manoeuvres.
Remontes, recensement des chevaux, mulets, voitures attelées et automobiles.
Mariage des militaires. Envois de militaires dans les hôpitaux.
Croix-Rouge et hôpitaux auxiliaires. Ambulances.
Pigeons voyageurs, recensement, surveillance, réquisitions. Sociétés colombophiles.
Ports militaires. Commissariat maritime. Garde-côtes.
Garde Nationale. Organisation. Contrôles. Elections et nominations d’officiers. Conseils de discipline. Armement et équipement.
Sapeurs-pompiers. Engagements. Contrôles. Equipement et habillement. Pompes et matériel d’incendie.
Etat de siège. Zone des armées. Contrôle de la circulation. Gardes civiques.
Faits de guerre. Communiqués.
Dépôt des armes par les particuliers.
Mobilisation des usines.
Nouvelles des militaires. Oeuvres de guerre. Prisonniers de guerre français et alliés.
Champs de bataille.
Francs-tireurs.
Prisonniers de guerre ennemis.
Evacuation de la population. Réfugiés venus du dehors et réfugiés de la commune, départ et retour.
Indésirables, suspects, camps de concentration.
Parrainage de localités éprouvées par la guerre.
Cérémonies commémoratives.
Trophées de guerre.
Dommages de guerre en général et indemnités aux victimes civiles de la guerre.
Subsistances, réquisitions et logement des troupes alliées.
Occupation étrangère. Relations de la municipalité avec les chefs de corps ennemis. Réquisitions, contributions et emprunts de guerre de l’ennemi.

Série I : POLICE, HYGIENE PUBLIQUE, JUSTICE

Organisation et règlements de police. Habillement, armement, bicyclettes, chiens policiers et chenil municipal. Récompenses et gratifications. Services rétribués. Police privée.
Rapports, correspondance, ordres et recherches du commissaire central et des commissaires de police.
Rapports des gardes, agents de police, gardes champêtres et gardes forestiers.
Cérémonies, fêtes et deuils publics officiels. Matériel du magasin municipal.
Fêtes, cortèges, festivals, kermesses, jeux publics, courses d’automobiles et de bicyclettes. Journées commémoratives. Conférences.
Lieux publics. Débits de boisson, estaminets et cafés. Casinos, maisons de jeux, music-halls, cinémas. Déclarations et autorisations d’ouverture, consignations. Fermetures par l’autorité administrative. Excitation de mineurs à la débauche. Fermeture tardive, autorisations et contraventions. Autorisations de musique, danse et jeu.
Police des foires, halles et marchés. Kiosques, marchands ambulants, portefaix et commissionnaires. Annonces publiques à son de trompe ou au tambour.
Baignades.
Forains et nomades.
Maisons meublées, hôtels et garnis.
Prostitution. Filles publiques. Maisons de tolérance.
Vagabondage. Mendicité.
Chiens errants et police de la rage.
Crimes, délits, suicides.
Pompes funèbres. Police des inhumations. Exhumations. Transports et transferts de corps. Foetus non déclarés à l’état civil. Police des cimetières. Dépositaires et morgues. Autopsies.
Sinistres, incendies et inondations. Secours, mesures de préservation, corvées militaires.
Balayage et arrosage des rues. Neiges, glaces, boues, fumiers. Enlèvement des ordures ménagères. Vidanges des immeubles municipaux et des immeubles particuliers.
Dépôts temporaires et ventes sur la voie publique, étalages, terrasse, baraques.
Circulation. Règlements, interruptions pendant le passage de cortèges ou à l’occasion de travaux. Poids lourds. Aviation.
Objets perdus et trouvés.
Usages locaux. Glanage. Bans des vendange. Usagers dans les forêts, dépaissance.
Police de la chasse et de la pêche.
Couvertures en chaume, autorisations et refus. Secours pour couvrir en tuile ou ardoise.
Période révolutionnaire (1790 – an VIII). Certificats de civisme, émigrés.
Règlements, arrêtés, circulaires et rapports concernant la police générale.
Réglementation de l’heure.
Demandes de renseignements. Recherches dans l’intérêt des familles. Feuilles de signalement.
Passeports. Demandes, enregistrement, livres à souches.
Emigration.
Police du roulage et des chemins de fer. Délits de voirie.
Imprimerie. Dépôt légal. Librairie. Presse périodique. Colportage. Affichage.
Sécurité publique. Troubles, émeutes. Grèves. Réquisitions de la force armée.
Associations. Réunions publiques et privées. Loteries et souscriptions.
Police politique. Informations confidentielles. Surveillance des clubs et des cercles. Franc-maçonnerie et sociétés secrètes. Ecrits séditieux. Condamnés politiques. Surveillance de l’espionnage.
Etrangers. Réfugiés étrangers. Expulsions et extraditions. Surveillance des individus dangereux et des interdits de séjour. Jeunes détenus. Condamnés libérés.
Tribunaux révolutionnaires.
Simple police et justice de paix.
Mesures spéciales à l’occasion d’audiences judiciaires et sessions d’assises.
Législations. Délivrance de certificats de vie, de résidence, et de bonne vie et moeurs.
Assistance judiciaire.
Notifications de jugements et condamnations.
Réhabilitations, enquêtes, avis, jugements.
Commissions rogatoires. Mandats d’arrêt.
Formation du jury et liste de jurés.
Officiers ministériels, notaires, avoués, huissiers, etc.
Exploits d’huissiers signifiés au maire lorsque le destinataire n’a pu être touché et enregistrement de ces exploits.
Etablissements de répression et de préservation. Prison. Dépôt de sûreté municipal. Dépôts de mendicité.
Conseils d’hygiène et de salubrité. Bureau municipal d’hygiène. Commission des logements insalubres.
Médecins, pharmaciens, droguistes, sages-femmes. Inspection des pharmacies et drogueries. Ouverture et fermeture des pharmacies. Sociétés médicales et pharmaceutiques.
Logements insalubres. Etablissements insalubres et incommodes.
Surveillance des eaux potables. Fraudes sur les denrées alimentaires.
Surveillance médicales des écoles.
Prophylaxie de maladies vénériennes.
Vaccination. Dispensaires. Ambulance municipale et transport des malades et des blessés. Institut Pasteur.
Maladies contagieuses. Epidémies.
Mesures et service de désinfection.
Décharges et dépôts d’immondices.
Service vétérinaire. Inspection des viandes. Surveillance des abattoirs, tueries et porcheries.
Surveillance du bétail. Epizooties, fièvre aphteuse, tuberculose bovine, morve, etc. Surveillance des étables.

Série K : ELECTIONS ET PERSONNEL

Listes électorales.
Plébiscites.
Elections législatives. Désignation des délégués sénatoriaux. Elections cantonales, communales et consulaires.
Formation et installation du Conseil municipal. Démissions et dissolution. Nominations de commission municipale.
Maire et adjoints. Nominations et élections. Démissions, révocations et suspensions.
Règlement du personnel municipal.
Personnels des services extérieurs, spéciaux ou autonomes. Receveur municipal et bureaux de la recette. Préposé en chef et employés de l’octroi. Commissaires et agents de police, gardes champêtres, gardes forestiers, crieur et tambour de ville. Ingénieurs, architectes et agents voyers. Médecins et vétérinaires. Bibliothécaires, archivistes et conservateurs de musées et agents subalternes. Directeurs et agents de services, d’établissements et d’offices.
Ouvriers municipaux.
Conseils de discipline. Prestations de serments.
Habillement des gardiens et huissiers ou appariteurs.
Préséances. Réceptions de souverains étrangers, du chef de l’Etat, des membres du Gouvernement, de hautes notabilités, des préfets, sous-préfets, etc.
Visites et relations officielles.
Distinctions honorifiques délivrées à des particuliers. Légion d’honneur, décorations universitaires, médailles, récompenses, belles actions, prix de vertu, rosières, etc.

Série L : FINANCES DE LA COMMUNE

Budgets et comptes.
Comptabilité. Bureau de comptabilité et recette municipale.
Poursuites, cotes irrécouvrables.
Emprunts.
Dons et legs.
Revenus des biens communaux.
Octroi. Organisation et fonctionnement. Tarifs. Perception. Statistique.
Taxes et droits divers. Chiffre d’affaires. Boissons fermentées. Chiens, pianos, billards. Abattage. Pesage, mesurage, jaugeage (matériel, tarifs et perception). Droits de place. Concessions d’eau, de gaz et d’électricité. Permis de chasse (perception des droits). Taxe de séjours, etc. Pompes funèbres.
Produit de la vente des objets mobiliers.
Rentes de la commune.
Rentes dues par la commune, pensions et secours.

Série M : EDIFICES COMMUNAUX, MONUMENTS ET ETABLISSEMENTS PUBLICS

Hôtel de police, beffroi et horloge. Salle des fêtes. Bureaux de police. Prison. Dépôt de sûreté. Justice de paix. Tribunal de commerce. Conseil de prud’hommes. Casernes de troupe. Casernes de pompiers et bâtiment de la pompe à incendie. Bureaux d’octroi, poids publics. Halles et marchés. Abattoirs. Lavoirs. Bains publics. Pavillon de désinfection. Hôtels et bureaux de poste. Bâtiments des archives. Magasins municipaux. Bourse du travail, etc.
Portes et murs d’enceinte.
Statues, bas-reliefs, plaques, monuments commémoratifs, monuments aux morts. Monuments d’archéologie.
Eglises, chapelles, calvaires. Temples protestants. Synagogues. Presbytères.
Cimetières, établissement, clôture et entretien.
Caisse d’épargne. Mont-de-piété. Asile de nuit. Goutte de lait. Crèches. Cuisines populaires et fourneaux économiques. Hôpitaux et dispensaires. Maternités. Morgue.
Université. Facultés. Lycées. Collègues. Cours secondaires. Ecoles primaires. Ecoles maternelles. Salles d’asile. Ecoles professionnelles et écoles spéciales. Orphelinats et patronages. Bibliothèques. Musées. Conservatoire. Observatoire. Salles de concert et de théâtre.
Edifices appartenant à la commune et loués et concédés par elle à l’Etat, au département, à des sociétés ou à des particuliers.
Edifices appartenant à l’Etat ou au département, dans la surveillance et l’entretien desquels la commune intervient.

Série N: BIENS COMMUNAUX, TERRES, BOIS, EAUX.

Communaux. Partages de communaux. Communaux indivis, communaux loués ou exploités par parcelles. Terres labourables, près (titres de propriété et baux). Vaine pâture, cantonnement.
Propriété et exploitation des bois communaux. Glandée.
Location de la chasse.
Sources, fontaines, châteaux d’eau, puits publics, distribution des eaux.
Eaux minérales.
Mares et abreuvoirs.
Etangs et marais. Baux de pêche. Marais salants.
Bâtiments divers. Concessions au cimetière. Tangue, varech, etc.
Soumission d’acquérir des biens nationaux faites par la commune.

Série O : TRAVAUX PUBLICS, VOIRIES, MOYENS DE TRANSPORT, REGIME DES EAUX.

Organisation du service des travaux publics et de la voirie. Série des prix.
Plans des rues, places, quais, etc. Plan d’alignement. Percement et élargissement des rues. Ponts, ponceaux et passerelles. Dénomination des voies publiques. Numérotage des maisons. Ventes et acquisitions de terrains. Expropriations. Alignements. Promenades publiques, parcs, jardins et squares. Plantations. Entretien, pavage, trottoirs. Urinoirs et chalets de nécessité.
Egouts, conduites d’eau, canalisations de gaz et d’électricité. Installations pour l’éclairage des voies publiques. Exploitation des usines des eaux, de gaz et d’électricité. Puits particuliers.
Chemins de grande communication, d’intérêt commun et de petite vicinalité, chemins ruraux. Etats des chemins. Ouverture, entretien, budgets vicinaux, création et emploi de ressources, prestations.
Routes nationales et départementales. Rapports de la mairie avec l’administration des ponts et chaussées et avec les agents voyers.
Cartes routières.
Lotissements.
Syndicats d’ouverture et d’entretien des chemins.
Chemin de fer d’intérêt général et d’intérêt local. Tramways. Etablissement des voies, des gares et des stations. Enquêtes et expropriation. Exploitation, règlement, tarifs, horaires, accidents.
Diligences, voitures publiques, omnibus, autobus. Tarifs, trajets, stations et horaires.
Construction des lignes télégraphiques et téléphoniques et de force motrice. Electrification et distribution d’énergie électrique.
Mines et minières, carrières souterraines et à ciel ouvert. Demandes d’exploitation, plans, arrêtés d’autorisation.
Rivières. Canaux. Quais. Ports fluviaux. Chemin de halage. Digues. Chômage. Bacs, bateaux.
Ports maritimes. Construction et travaux. Dragage. Abaissement des eaux. Rivages de mer, plages et bains de mer.
Cours d’eau non navigables, ruisseaux, aqueducs et canaux d’irrigation et de dérivation, entretien et curage, drainage. Associations et syndicats.
Dessèchements de marais.
Usines et moulins.

Série P : CULTES

Création et délimitation des circonscriptions ecclésiastiques.
Erection d’évêchés, de cures, succursales et vicariats.
Nomination et installation de curés et desservants.
Rapports entre l’autorité municipale et le clergé.
Conseils de fabriques. Personnel.
Administration et comptabilité des fabriques.
Subventions. Dons et legs.
Communautés religieuses.
Loi de séparation des Eglises et de l’Etat. Dévolution des biens. Associations cultuelles.
Ministres du culte protestant. Communauté. Subventions. Dons et legs.
Ministres du culte israélite. Communauté. Subventions. Dons et legs.
Ministres du culte (divers). Communauté. Dons et legs.
Eglise constitutionnelle. Prêtres réfractaires. Cultes de la Raison. Théophilanthropes.
Processions. Fêtes religieuses. Sonneries de cloches. Catéchisme.

Série Q : ASSISTANCE ET PREVOYANCE

Bureaux de bienfaisance. Personnel. Administration et comptabilité. Subventions, droits sur les bals, spectacles et autres fêtes, collectes, dons et legs. Affaires diverses. Statistique.
Secours d’urgence. Voyageurs indigents.
Fourneaux économiques. Soupes populaires. Refuges. Asiles de nuit. Ateliers de charité. Sociétés de bienfaisance. Fêtes et concerts de bienfaisance.
Hôpitaux et hospices. Personnel et administration. Comptabilité. Subventions, droits sur les bals, spectacles et autres fêtes, collectes, dons et legs. Affaires diverses. Statistiques.
Sourds-muets, admission à l’Institution nationale des sourds-muets. Aveugles, hospitalisation aux Quatre-Vingts. Aliénés.
Caisse d’épargne. Mont-de-piété. Caisse départementale ou régionale d’assurance contre la grêle, l’incendie, la mortalité du bétail, etc. Habitations à bon marché. Jardins ouvriers.
Retraites et pensions civiles et militaires. Caisse des retraites municipale. Secours au personnel municipal.
Retraites ouvrières et paysannes.
Allocations aux familles des militaires, appelés ou mobilisés.
Soins médicaux aux réformés et aux mutilés de la guerre.
Assistance médicale gratuite. Médecins et pharmaciens. Eaux thermales.
Assistance aux tuberculeux.
Protection du premier âge et de l’enfance. Assistance aux femmes en couches. Primes d’allaitement. Maternités. Crèches publiques et privées. Goutte de lait. Pouponnières. Consultations de nourrissons. Nourrices et nourrissons.
Enfants assistés. Filles-mères.
Patronage des apprentis.
Protection de la famille. Aide nationale aux familles nombreuses. Primes pour la natalité.
Mutualités. Sociétés de secours mutuels.

Série R : INSTRUCTION PUBLIQUE, SCIENCES, LETTRES ET ARTS

Caisse des écoles, dons et legs. Ecoles primaires communales. Instituteurs et institutrices. Délégations cantonales et communales. Cours d’adultes. Bibliothèques scolaires. Mobilier des écoles. Fournitures scolaires. Cantines scolaires.
Salles d’asile et écoles maternelles communales.
Ecoles primaires supérieures communales. Ecoles professionnelles. Ecoles de commerce et d’industrie. Ecoles d’arts et métiers.
Pupilles de la nation.
Colonies de vacances. Bataillons scolaires. Boy-scouts. Patronages laïques.
Collège communal. Cours secondaires. Personnel. Mobilier. Comptabilité.
Ecoles de musique et de déclamation. Ecoles des beaux-arts.
Cours publics municipaux et conférences éducatrices
Bourses dans les établissements d’enseignement primaire, secondaire, supérieur et dans les écoles spéciales (Saint-Cyr, Polytechnique, Ecole navale, Beaux-arts, etc.).
Lycées. Universités et Facultés de l’Etat. Ecoles normales. Ecoles nationales spéciales. Rapports de la municipalité avec le Ministère de l’Instruction publique et les autres ministères concernant les lycées, universités et écoles.
Enseignement libre. Facultés, collèges et institutions, écoles diverses laïques et religieuses. Patronages confessionnels.
Académies et sociétés savantes. Sociétés artistiques et musicales.
Bibliothèque municipale et bibliothèque populaire. Souscriptions de livres.
Musées de peinture, de sculpture, d’archéologie. Cabinet d’histoire naturelle. Jardins zoologique et botanique. Laboratoires scientifiques. Observatoires.
Monuments historiques et objets mobiliers classés. Sites classés et protégés.
Expositions artistiques.
Théâtres et cinémas. Subventions. Traités avec les directeurs et la Société des auteurs.
Sociétés sportives, gymnastique, tir, vélocipède, canot, ballon. Sociétés d’excursions.
Syndicat d’initiative.

Série S : PIECES NE RENTRANT PAS DANS LES SERIES PRECEDENTES

Cartes et plans de très grand format

ANNEXE

Mobilier de la mairie

Donjons et châteaux du Moyen Âge dans le Lot (coll. Archives de pierre)

En 1159, Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre et nouveau duc d’Aquitaine, à la tête de sept cents chevaliers, prend possession du Quercy au nom de son épouse Aliénor. À l’arrière-plan de cette opération militaire d’envergure, la mise en œuvre d’un grand projet : la liaison commerciale entre l’Atlantique et la Méditerranée, entre La Rochelle et Montpellier, par laquelle transiteraient vins, draps et épices.

En impliquant le comte de Barcelone, les vicomtes de Nîmes et de Narbonne, mais en excluant le comte de Toulouse, l’entreprise est de nature à diviser la noblesse méridionale. Par les liens indéfectibles du serment, et en mettant à la disposition de leur suzerain des tours nouvellement édifiées, les chevaliers du Quercy matérialisent alors leur attachement à un clan ou à un autre.

Pièce essentielle de l’échiquier politique, la tour devait protéger le roi, ou à défaut, le prince. En quelques décennies, du milieu du XIIe à la fin du XIIIe siècle, on peut estimer que cent cinquante à deux cents tours féodales furent édifiées en Quercy, imprimant dans le paysage les forces en présence et les codes architecturaux d’une nouvelle société féodale. Une centaine d’entre elles existent encore aujourd’hui dans le département du Lot. Bien connues des Lotois, les tours de Cardaillac, Saint-Laurent-les-Tours, Montcuq, et leurs équivalents rupestres appelés « châteaux des Anglais », confèrent au département une image originale que les guides touristiques se plaisent à mettre en valeur.

Donjons grêles mais altiers, les tours féodales du Quercy constituent aux XIIe et XIIIe siècles le noyau du château fort du baron et de la résidence rurale du chevalier, tandis que sous les crénelages, la vie économique prend un essor sans précédent réduit ensuite à néant par la guerre de Cent Ans et la peste.

Donjons et châteaux du Moyen Âge dans le Lot examine quelque deux cents châteaux médiévaux du Lot.

Des chapitres, signés Gilles Séraphin, présentent un regard complet sur l’histoire et l’architecture des châteaux, depuis les premiers établissements du Xe au XIIe siècle jusqu’aux monuments reconstruits à partir du XVe siècle. Une place importante est consacrée à la tour féodale, perçue plus comme un symbole de vassalité qu’un simple édifice de défense. Le catalogue, signé Maurice Scellès, propose une sélection des principaux châteaux du Moyen Âge, chacun bénéficiant d’une notice descriptive, de plans et de photographies.

L’ouvrage, fruit d’un travail de recensement et d’une étude scientifique menés par le Département du Lot et la Région Midi-Pyrénées, est illustré en partie par les photographies éclatantes de Nelly Blaya.

24x30cm – Cartonnée, reliée – 384 pages – 36,00 €

+ d’infos chez l’éditeur

Archives municipales de Gourdon, Registres consulaires de 1330 à 1382 et de 1444 à 1447

ARCHIVES DE LA FAMILLE DE REYNIES

Table des matières
Avant propos
Inventaire des archives du château de Reyniès
Famille de la Tour de Reyniès
Famille de Seguin de Reyniès
Bien et droits : Reyniès – Moulis – La Mothe Saillens – Corbarieu – Nohic, Orgueil, Montauban – Villemur – Saint-Nauphary
Biens et droits en Gévaudan
Famille de Laporte de Larnagol
Biens et droits en Quercy : Larnagol, Les Vignes
Famille de Gondrecourt
Famille de Villers
Leclerc de Fourolles
Bonneville
Deschamps
Collet de Vermanton
Cuisinier

Index alphabétique
Annexes

Généalogies : de La tour, Seguin de Reyniès, Laporte de Larnagol, Lantron de Saint-Hubert, Gondrecourt, Courtois de la Motte, Sauzin, de Villers, Boudin de Roville

Lettres d ‘Étienne Seguin de Marvejols

Carennac pendant la Révolution

Cet ouvrage est le Premier volume de l’Histoire de Carennac de 1789 à 1914. Il offre une transcription et l’analyse d’un important fond d’archives municipales, examiné à la lumière des questionnements historiques les plus récents relatifs à cette période clé de notre histoire. Le fil conducteur est fourni par le registre des délibérations du conseil municipal, enrichi par les correspondances officielles, et complété par les données d’état-civil, les documents fiscaux et cadastraux. L’auteur, Charles Montin,  s’est attaché à comprendre l’évolution de l’état d’esprit de la population villageoise confrontée à des événements graves et à suivre les parcours des notabilités, ancêtres des actuels habitants. De nombreux documents transcrits (du département ou du district)  intéresseront des communes autres que Carennac. Les deux volumes suivants paraîtront en 2020 et 2021

Carennac pendant la Révolution, MONTIN Charles, 294 pages, broché, association des Amis de Carennac, edit.

En vente au prix de 20 €. chez l’auteur (+ 5 euros pour l’envoi postal le cas échéant), à l’adresse chmontin@gmail.com. Disponible aussi à la librairie Parenthèse à Saint-Céré.

BREVES DE ROUTE : réflexions glanées au fil des ballades…

Ce premier article, signé Catherine David, architecte spécialisée en patrimoine paysager, est une réflexion glanée au fil des ballades. Elle est à l’origine de l’une de ses conférences « Epouser la roche ».

Perdu de vue
A la fin des années 80, faisant régulièrement la route Cahors-Sarlat, je me réjouissais à l’idée de revoir le motif pittoresque d’un petit manoir accouplé à un gros rocher oublié par l’érosion au milieu de la pente d’un coteau.
Une vue insolite et peu courante dans le département. Une bâtisse d’allure périgourdine adossée à un roc solitaire que n’aurait pas dédaigné un peintre chinois.
La masse minérale avait la force tranquille d’un animal antédiluvien pétrifié. Le bâti dialoguait de façon peu courante avec la roche. Il ne la coiffait pas. Il ne s’y collait pas. Il ne donnait pas l’impression de la dompter. Il s’y associait par les vestiges de courtes murailles contribuant à fermer une petit cour. Une respiration bienvenue qui libérait la forme sculpturale du rocher avec sa tête imposante tournée vers le spectateur, le rythme décroissant de ses fragments et les profondes rides imprimées par le temps.
La petite construction sophistiquée, image d’un modeste manoir idéal posé en queue de rocher, semblait juste réclamer la caution aristocratique de ce monument minéral. La roche, elle, s’inclinait légèrement pour protéger la cour… ou faire sa cour à l’édifice.

Image d’un vieux couple atypique qui se tenait discrètement par la main, le roc immuable et la construction en ruine, vieille dame délabrée mais dont on voyait qu’elle avait de beaux restes et pouvait encore faire de la figuration.
Un motif digne d’une carte postale, momentanément dissimulé par les écrans boisés. Mais entre-temps un énorme pylône élevé en premier plan lui a volé la préséance.
Cette vue était importante pour trois raisons. Son coté exceptionnel de motif insolite et pittoresque et le fait qu’elle illustrait non seulement la question de la valeur symbolique et sociale de la roche au Moyen Age mais aussi un vrai savoir-bâtir avec les reliefs que nous avons perdu.
Mai 2019, Catherine David, architecte spécialisée en patrimoine paysager, membre de l’ASMPQ.

NB – Ce repaire est documenté par un texte et une photographie page 281 dans l’ouvrage « Archives de pierre, Donjons et châteaux du Moyen Age dans la Lot », G. Séraphin – éditions Midi-pyrénéennes – 2014

Article publié avec le concours de l’ASMPQ, partenaire de Quercy net

Louis-Jean MALVY, député radical-socialiste, ministre

Figeac :  1er décembre 1875 / Paris : 10 juin 1949

Le 10 juin prochain, sera le jour du 70e anniversaire de sa disparition !
Quercy net évoque ce personnage dont le nom est très familier aux lotois ; il est le grand-père de Martin Malvy et son nom illustre quelques rues et avenues de nos villages.

Député radical-socialiste (1906-1919), parrainé par Joseph Caillaux, Louis Malvy est nommé ministre de l’Intérieur en juin 1914 (ministère René Viviani),  poste qu’il conserve dans les ministères Briand et Ribot. En août 1917, alors que la propagande défaitiste est à son paroxysme, Louis Malvy est attaqué par la droite (Léon Daudet, directeur du journal royaliste L’Action française), qui lui reproche son manque de fermeté dans la répression des grèves, et son « défaitisme ». Il est même accusé d’avoir renseigné l’ennemi lors de l’attaque du chemin des Dames (1).

Il démissionne le 31 août 1917 et entraîne dans sa chute le ministère Ribot. Traduit à sa demande, devant la Haute Cour de justice, il est accusé de forfaiture et condamné à cinq ans de bannissement (août 1918).

Il revient en France après avoir expurgé sa peine, reçoit l’accueil de la population lotoise et est élu député du Lot (1924 à 1942). Nommé ministre de l’Intérieur dans le cabinet Aristide Briand (1926), il est forcé de démissionner après un mois par les violentes attaques de la droite.

Il fut l’ami de Pierre Verlhac, célèbre poète occitan.

(1) Louis-Jean Malvy, ayant connu l’emprisonnement et l’exil à la suite de l’épuration Clémenceau, a expliqué l’affaire simplement : “Il fallait un responsable à certains échecs militaires, il fallait trouver des causes d’ordre politique aux mouvements qui se produisirent dans l’armée en juin 1917.”

 

Louis Malvy, photo du journal Le Réveil du Lot du samedi 22 novembre 1924.

17 mars 1914 – Avocat, député radical socialiste (1906-1919), il fut un spécialiste des questions économiques et financières. Très proche de Caillaux, il fut considéré comme le meilleur représentant de la politique financière de ce dernier.
Gaston Doumergue lui confia le portefeuille du Commerce et des PTT en 1913, et après l’assassinat de Gaston Calmette et un remaniement ministériel, celui de l’Intérieur.

 

 

+ d’informations sur :
Sénat
Wikipédia

 

Le Lot, étape d’un tour du monde dans les années 20

C’est depuis Rome, qu’un certain Giacomo Facchinetti, cycliste Globe-trotter, d’origine italienne, a fait étape dans notre département, en 1927, pour un périple à la façon d’Antoine de Maximy, routard de la série “J’irai dormir chez vous”. Il venait de Payrac et se dirigeait vers l’Espagne.

Olmo Cerri, réalisateur à la TV Suisse, prépare un film relatant l’intégralité du parcours de notre découvreur du monde, film qui devrait faire l’objet d’une sortie à la TV Suisse en 2019.
Après plusieurs contact avec la mairie et Patricia Girardi, archiviste, le réalisateur et son équipe étaient de passage ces deniers jours à Cahors pour tourner quelques séquences du film, notamment à la Bibliothèque Patrimoniale – accueillis par Didier Cambon, son responsable et Jean-Michel Rivière, secrétaire de l’Association des Collectionneurs Lotois – pour filmer des documents relatifs au périple. Le tournage s’est poursuivi au mont Saint-Cyr puis au pont Valentré. Le film sera diffusé à la télévision publique suisse, en italien, aux heures de grande écoute, à l’automne 2019. Olmo Cerri et son équipe ont été ravis de l’accueil qui leur a été fait.

Ce rendez-vous  qui pourrait, à première vue, paraitre anodin, est la démonstration de l’intérêt fondamental de sauvegarder et entretenir les archives, témoignages de la vie de celles et ceux qui ont faits notre Histoire et qui nous permettent de construire notre futur…. et de faire découvrir notre département !

Les anciennes provinces françaises

Il est important de se rappeler que les frontières des provinces ont évolué avec les années.

De plus, les régions administratives modernes réunissent plusieurs départements au complet et reprennent les noms d’anciennes provinces, mais ne suivent pas les mêmes frontières.

L’astérisque, placée après certains numéros des départements, indique un département dont une petite partie seulement était dans la province indiquée. Certains départements ne sont pas mentionnés si la partie incluse est trop petite. Donc, il faut parfois examiner la bordure des départements voisins.

La ville principale est indiquée pour référence. Si une province est partagée entre plusieurs départements, les archives peuvent être situées dans tous ces départements.

Le nom des anciennes provinces est indiqué avec le numéro du département moderne correspondant. Voir aussi la page consacrée aux départements.

Ancienne province Département(s) moderne(s) Ville principale
ou capitale
Alsace 67, 68, 90 Strasbourg
Angoumois 16 Angoulême
Anjou 49, 53* Angers
Artois 62 Arras
Aunis 17 La Rochelle
Auvergne 15, 43, 63 Clermont-Ferrand
Béarn 64 Pau
Berry 18, 36 Bourges
Boulonnais 62 Boulogne
Bourbonnais 03, 18* Moulins
Bourgogne 01, 21, 52*, 70*, 71, 89 Dijon
Bretagne 22, 29, 35, 44, 56 Rennes
Champagne 02*, 08, 10, 51, 52, 77*, 89* Reims
Comtat-Venaissin 84 Avignon
Dauphiné 05, 26, 38 Grenoble
Dombes 01 Trévoux
Flandres 59, Belgique Lille
Foix (Comté de) 09 Foix
Franche-Comté 25, 39, 70 Besançon
Gascogne et Guyenne 12, 24, 31*, 32, 33, 40, 46, 47, 81* Bordeaux
Hainaut 59, Belgique Mons (Belgique)
Ile-de-France 02*, 60, 75, 77*, 78, 91, 92, 93, 94, 95 Paris
Languedoc 03*, 07, 11, 30, 31*, 34, 43*, 48, 82 Toulouse
Limousin 19, 87* Limoges
Lorraine 08*, 54, 55, 57, 88 Nancy
Lyonnais 42, 69* Lyon
Maine 53, 61*, 72 Le Mans
Marche 23, 36*, 87* Guéret
Navarre ou Basse-Navarre 64
Nice 06 Nice
Nivernais 58 Nevers
Normandie 14, 27, 50, 61, 76 Rouen
Orléanais 28, 41, 45 Orléans
Perche 61 Alençon
Périgord 24 Périgueux
Picardie 02*, 80 Amiens
Poitou 79, 85, 86 Poitiers
Provence 04, 06*, 13, 83, 84* Marseille
Quercy 46, 82* Cahors
Roussillon 66 Perpignan
Saintonge ou Xaintonge 16, 17 Saintes
Saumurois 38*, 49*, 86* Saumur
Savoie 73, 74 Chambéry
Touraine 37 Tours

* indique un département dont une petite partie seulement était dans la province indiquée. 

Les Glandy ou Glandin de Saint-Projet et du Vigan

Une famille de bourgeoisie rurale en Quercy par Jean LARTIGAUT, Président de la Société des Études du Lot, Docteur en histoire de l’Université Toulouse-Mirail. Publié dans : Moi-Géné n° 15 (Septembre 1995)

 

Armes : “De … à trois glands de … art chef de gueules chargé de trois étoiles (le …” (d’après des plats d’étain).
Dessin de Jacques Poulet (1)

Bourgeoisie terrienne, générations d’avocats, ils semblent avoir été les régisseurs, les conseillers, parfois même les banquiers des hobereau d’alentours: Vidal de Lapize, Carry d’Aymare, …

Un officier, Guillaume, dut entrer de plein pied dans les manoirs où se retirèrent ses camarades de régiment. Il maria son fils à une demoiselle de Cahors.

Un autre fils est officier, mais de quatre ou cinq justices seigneuriales. C’est le “filon” depuis des siècles pour s’anoblir. On commence par les charges les plus modestes en attendant le Présidial et les cours souveraines.

Marc Bloch affirme même que les illustres Saulx Tavannes descendaient d’un officier seigneurial affranchi en 1284.

Disons que dans la montée sociale, les Glandin ont un siècle de retard sur leurs seigneurs, les Vidal de Lapize. Il portent blason et vont le timbrer. Mais non, trop tard, voici la Révolution avec laquelle ils flirteront un peu, pas trop, car ils restent très habiles.

1. Jehan GLANDIN, originaire de Saint-Chély-d’Aubrac, en Rouergue, bachelier es droit, il remplissait les fonctions de maître d’hôtel du comte de Clermont lorsqu’il fut marié en avril 1612 sans doute par son maître – les articles de mariage ont été arrêtés au château de Clermont – à Cécile de Laurenson, habitant Chanterac en Périgord qui lui apporta une dot honorable de 1200 livres (2).

Le 22 novembre 1622, au château de Saint-Projet, Maître Jehan Glandin reconnaît tenir en fief de noble, haut et puissant seigneur messire Antoine de Clermont, baron de Saint-Projet, Verteillac, Saint-Gily, Dégagnac, Concorès . … le domaine de Bourret et ses dépendances.

En présence de François Roudoulac et Simon Fayet, prêtres du Vigan (Borne notaire) (3).
Jehan Glandin avait épousé en secondes noces Françoise de Belly.

Du premier lit. il cul titi fils, Guillaume. mort jeune, et du second un autre Guillaume qui suit.

Il. Guillaume GLANDIN, bourgeois de Saint-Projet.

Ses pactes de mariage avec demoiselle Françoise de La Ribeyrie fille d’Ambroise, Maître apothicaire de Gourdon, et de demoiselle Perrette de Danglars, furent conclus le 6 novembre 1657.

Le futur agissait avec le consentement de sa mère et de son oncle François de Belly, écuyer de Gourdon. La dot était de 1 600 livres (4).

Le 14 octobre 1671, à Gourdon, il achète à Pierre Pabot (5), marchand de Rocamadour, le domaine de Lafage, sis dans cette dernière paroisse, consistant en maison, granges, étables, que le vendeur avait acquis de noble Jacques de Vassal.

La taille est due au roi, une rente y est levée par le chapitre de Rocamadour. Le prix fut arrêté à 3.642 livres 10 sols.

Françoise de Belly, mère de Guillaume, s’était remariée à Pierre Pabot qui est dit dans l’acte possesseur du logis de la Carette, auparavant aux Lagrange, seigneurs de La Vercantière.

Présents : Maître Jean Fouquet avocat, Maître Pierre Pabot, greffier, fils d’autre Pierre, Maître Antoine Laribeyrie, docteur en médecine de Gourdon. Devant Delataste, notaire (6).

Le 24 décembre 1697, conjointement avec son beau frère Maître Laribeyrie. Guillaume Glandin fait une reconnaissance de rentes en faveur de Jean de Belly, conseiller au siège de Gourdon (7).

III. Ambroise GLANDIN, se dit fils de Guillaume et petit fils de Jean Glandin, bachelier, dans une requête adressée le 27 novembre 1705 à Messieurs de l’Election de Cahors.

Le suppliant se déclare surchargé par la taille et assigne les consuls de Saint-Projet (8).

Quelques actes jalonnent ce procès, qui malgré un arbitrage du comte de Boissières en 1706 se prolongera jusqu’en 1719.

Ambroise Glandin est probablement père de

1- Guillaume GLANDIN, qui continue la descendance,

2- Pierre GLANDIN de Fonnaute, qui reçoit par testament de noble François de Camy, seigneur d’Aymare en raison de ses bons services, la somme de 500 livres et tout le bois de chauffage pour lui et ses descendants (9).

Le 13 mars 1737, au château d’Aymare, paroisse du Vigan, il achète à Anne de Toulon, veuve de François de Camy, seigneur de Bonnecoste, Aymare, … le domaine de la Melve paroisse de Prouilhac avec les rentes y attenantes et le Moulin Bas pour 1 800 livres seulement “à cause des grands services rendus par le sr de Fonnaute” (10).

Les Camy possédaient ce fief depuis 1448.

Le 12 août 1740, à Nozac, Pierre Glandin, habitant de Saint-Projet, achète le moulin de Lestrau paroisse du Vigan, et ses dépendances, avec rentes nobles à dame Isabeau des Lax, veuve de messire François des Lax, sgr du Bousquet et de Pern, agissant en qualité d’héritière de noble François de Beaumont, sgr de Lacombe, ouvrier du chapitre N. D. du Vigan.

Le prix fut de 3 000 livres. Témoins : noble Jehan de Puniet, sieur de Laborderie, habitant le château de Gayrac et Antoine Estournel prêtre, chapelain de Nozac. (Borne notaire) (11).

Pierre Glandin meurt le 4 mai 1746.

3- Pierrette GLANDIN, associée à ses frères dans un certain nombre d’actes.
IV. Guillaume GLANDIN, lieutenant d’infanterie au régiment de Laigle (12), épouse à une date que nous ignorons Marie Anne de Cassanhes, fille d’un avocat de Payrac.

Le 31 mars 1762, au bureau des francs-fiefs, il règle les taxes pour les biens nobles hérités de son frère Pierre.

De son mariage avec Marie Anne de Cassanhes, il eut :

1- Pierre GLANDIN de Fonnaute qui suit,

2- Jean GLANDIN de Lafage né le 15 juin 1728 et baptisé le 17, eut pour parrain Maître Jean Delcamp, de Gourdon et pour marraine Petronilhe de Glandin (11).

Il s’installa à Labastide- Fortanière (Labastide-Murat) à la suite de son mariage avec dlle Marguerite de Caors, fille de feu noble Jean de Caors et de Jeanne de Corberan, le 19 novembre 1776 (13).

Le contrat de mariage avait été conclu la veille.

Le jeune ménage qui dispose de biens familiaux à Labastide s’engage à assurer l’entretien de Jeanne de Corberan.

Dans l’immédiat, le futur affecte 600 livres à d’urgentes réparations à la maison principale de Labastide et envisage de mettre prochainement 3 300 livres dans les biens de sa femme.

Celle-ci avait été assistée par sa mère et par son frère noble Jacques de Caors chevalier de SaintLouis, lieutenant de grenadiers au Régiment du maréchal de Turenne (sic), habitant le château de Péchaut dans la paroisse du Bastit (14). J’ajoute que cette fille noble d’une branche cadette appauvrie ne savait pas signer.

De ce mariage :

a) Jean Pierre Melchior GLANDIN, né à Labastide le 12 août 1777. Il fut notaire à Ginouillac (Lot),

b) Anne GLANDIN, née le 24 mai 1779, mariée le 15 brumaire an 9 à Louis Durieu, médecin au Bastit,

c) Marthe Angélique GLANDIN, née le 21 avril 1782.
Jean Glandin de Lafage avait quitté ce monde le 2 mai 1787 à la veille d’évènements redoutables. En 1793 les enfants eurent pour tuteurs leurs oncle Pierre Glandin aîné et le “citoyen Caors”. Le 12 vendémiaire an III eut lieu à Saint-Projet un règlement de famille à la suite de la vente d’une maison provenant de la succession de Pierrette Glandin. Nous y voyons Pierre Glandin aîné “homme de lettres”, Anne Pebeyre sa belle-soeur et les 3 enfants de Glandin Lafage assistés du citoyen Caors (15).

Pierre Glandin aîné termine un procès pendant depuis plus de 50 ans entre la famille de Caors et les Vidieu, bourgeois de Courtis. Le 1er prairial an VIII Jean Pierre Melchior Glandin habitant Labastide faisant pour lui et pour ses soeurs Anne et Angélique habitant le château de Péchaud fait une quittance générale en faveur de son oncle Pierre Glandin, du Vigan (16).

3- Pierre GLANDIN de La Melve, né le 16 février 1731 eut pour parrain Pierre-Louis Glandin et pour marraine Louise de Cassanhes épouse de M. Lacombe, médecin.

Le diplôme de licencié en droit lui fut accordé in Cadurcensi Academia, par Antoine Raimond de Fouilhac (17).

Le 23 avril 1770, il reçoit des lettres de provision pour la justice du Vigan, lettres concédées par Jean Joseph Dominique de Cheylus “par la grâce de Dieu et du Saint siège apostolique, évêque, baron et comte de Cahors”, signées Bécave, vicaire général. Par M. le Vicaire général, Calmette, secrétaire (18).

Le 28 avril suivant, au Vigan, les dignitaires et chanoines assemblés dans la chapelle sainte Catherine, selon l’usage

MM. Peyrusse, doyen; de Boissy, chantre; de Maynard, ouvrier; d’Anroi, Dissac, de Lastic, de Colomb, de Larochelambert, prêtres et chanoines, établissent Maître Pierre Glandin, avocat en parlement du lieu de Saint-Projet, juge de la justice du Vigan et dépendances et du fief de la Séguinie (19).

Pierre Glandin reçoit encore le fer juillet 1770 des lettres de provision de dame Magdeleine Thérèse de Saint-Hubert, comtesse de Corneilhan, habitant Villefranche, l’instituant juge de la seigneurie de Masclat (20).

Une ordonnance donnée à Gourdon le 15 février 1771 par Antoine Hébray, conseiller du roi, lieutenant général en la sénéchaussée de Gourdon, reçoit le sieur Glandin en l’état et l’office de juge ordinaire des lieux de Laval, Saint-Projet, Le Vigan et Masclat suivant les lettres de provision des fer janvier 1756, 23 avril et fer juillet 1770, signées Lapannonie, Saint-Hubert Corneilhan, Becave vic. géné. et de plusieurs chanoines (21).

D’après un procès des Glandin du Vigan contre ceux de Perrigal, Pierre avait acheté le 10 juin 1782 à messire Marc Antoine de Lagrange Gourdon, sgr de Floirac, La Vercantière, … le château de Perrigal et le fief de Maillol pour 79 000 livres.

Le 21 septembre 1787 il reçoit à cens et à pagésie perpétuelle le domaine de Bosdillard, à SaintProjet, de messire Antoine de Lapize sgr de Lapannonie, Saint-Projet, Gigouzac, Le Bastit, … (22).

Pierre Glandin avait épousé en 1778 Anne Pebeyre (1757-18-42). Il meurt en 1792 ab intestat.

II avait eu de ce mariage :

a) Pierre Louis né en 1780, quitte Perrigal en 1807. Conseiller auditeur à la Cour d’appel d’Agen. Se marie en 1811.

A cette date habite Gourdon, est nommé président honoraire du Tribunal civil de cette ville. Chevalier de la Légion d’honneur. Entre autres enfants

Firmin, juge d’instruction au tribunal de Gourdon.

b) Jean Baptiste né en 1782, juge de paix du canton de Saint-Germain, mort sans avoir été marié en 1857.

c) Antoine réside sa vie durant au château de Perrigal, il institue héritier Firmin Glandin son neveu et meurt le 14 avril 1837.

d) Marie épouse en 1807 son cousin Guillaume Glandin, du Vigan (voir VI).

e) Jeanne morte sans postérité le 7 juillet 1806.
4- Pierre Louis GLANDIN est mentionné dans le contrat de mariage de son frère aîné en 1773.

II est témoin le 3 février 1775 au contrat d’afferme de la métairie de Bosdillard par Jacques Rigal Caulet, écuyer, seigneur de Beaussac, Mons, seigneur usufruitier de la terre de Saint-Projet, conseiller secrétaire du Roi, Maison, Couronne de France.

Pierre Louis était encore en vie le 1er février 1790.
V. Pierre GLANDIN, avocat en parlement s’allie à demoiselle Catherine Valet, du Vigan, fille de feu Pierre Valet, juge ordinaire de St-Projet et de feue Anne d’Hugon.

Le contrat de mariage du 27 octobre 1773 précise que Guillaume Glandin son père, ancien officier, lui cède tous ses biens, à charge de remettre à ses frères cadets, Jean, Pierre Louis et autre Pierre leur part de légitime soit 3 500 livres à chacun.

L’acte fut passé en présence de messire Antoine Vidal Lapize de Lapannonie seigneur de St-Projet, de Jacques Rigal Caulet seigneur de Beaussac, Mons … et retenu par Delbreil notaire (23).

La future, absente, avait été représentée par messire Joseph d’Aymerique, ancien capitaine et chevalier de St Louis, habitant du Vigan, d’après une procuration établie la veille en présence de messire Armand de Carry d’Aymare et Jean Villars praticien du Vigan.

L’extrait baptitaire du marié nous indique qu’il naquit le 4 mai 1725, fut baptisé le 6, eut pont parrain son grand père Maître Pierre Cassanhes, avocat de Payrac, et pour marraine demoiselle Toinette de Farginel (24). Nous avons eu l’occasion de signaler le rôle de Pierre Glandin en faveur de ses neveux Lafage, pendant la Révolution. Il ne peut cependant traverser cette période sans inconvénients si l’on en juge par une pétition qu’il fit, probablement en 1795 au citoyen Paganel, représentant du Peuple.

Requête assez plate dans laquelle il se déclare âgé de 70 ans et détenu dans les prisons de Gourdon, il se dit acquéreur de biens nationaux (lesquels ?), ancien procureur de la commune de Mont-Libre (SaintProjet), député pour accepter l’acte constitutionnel, non noble, “non possesseur d’objet féodaux” (faux), au contraire il en était surchargé, “non parent d’émigré”. “Il devait se flatter d’une révolution qui lui a tant fait gagner et à laquelle il a contribué de tout son pouvoir”. “Enlevé de sa maison le 20 septembre, mis aux fers durant 9 jours, a été pressuré de la façon la plus barbare. On a pris dans sa maison 2100 livres, douze couverts en argent, un fusil et un couteau de chasse, plusieurs meubles, un “quatruble” d’or et du linge”. Il demande sa libération (25). Nous ne lui connaissons qu’un fils, Guillaume.

VI – Guillaume GLANDIN, maire du Vigan, né le 3 juin 1779, il eut pour parrain Guillaume Thiers, bourgeois du Vigan, et pour marraine Marie de Caors, de Labastide (26).

Il épouse en 1807 Marie Glandin sa cousine du château de Perrigal.

Il est héritier universel de son cousin Pierre Thiers aux termes du testament du 24 août 1814 (26).

Pierre Thiers était fils de Guillaume Thiers et de Marguerite de Valet, soeur de Catherine, mère de Guillaume Glandin.

Le 22 juillet 1827, il bénéficie d’une donation entre vifs de la part de Pierre Hugon, dernier, représentant d’une vieille famille bourgeoise du Vigan (devant Rey notaire).

Guillaume Glandin achète le 22 juillet 1842 à M. Ludovic de Chaunac, licencié en droit, habitant le château de Monbette paroisse de Cénac en Périgord, procureur de son père Louis de Chaunac, chevalier de St Louis, l’entier domaine de la Borie Grande au Vigan.

Il meurt le 17 mars 1848.

Nous lui connaissons 2 enfants

1- N. GLANDIN dit Glandinou, étudiant voltairien mort jeune.
On raconte que le curé du Vigan préféra s’enfuir plutôt que de présider à ses obsèques.

2- Anne-Marie GLANDIN, qui suit.
VII. Anne-Marie GLANDIN, née au Vigan le 11 juillet 1808, épouse le 18 septembre 1843 Jean Louis Amédée Fontanilhes, âgé de 32 ans, propriétaire et maire de St-Médard-de-Presque, fils d’Antoine Louis et de Marie Julienne de Lavaur. Le contrat fut passé en présence d’Adolphe Calvet, procureur du roi à Marmande, Antoine Rochy, propriétaire à Claviers commune de Lissac, Baptiste Pebeyre, sous-préfet de Gourdon, Pierre Glandin, président du Tribunal de Gourdon (devant Rey et Soularie notaires de Gourdon et Mezon notaire du Vigan) (27).

Anne Marie meurt au Vigan le 13 mai 1886.

Rédigé en novembre 1956, revu et complété en mai 1995 Les cotes débutant par L (liasse), se réfèrent à la 2ème partie des archives du château du Vigan.

Liste des patronymes alliés par ordre d’apparition: LAURENSON, BELLY, LA RIBEYRIE, DANGLARS, PABOT, CASSANHES, LAFAGE, CAORS, CORBERAN, DURIEUX, PEBEYRE, VALET, HUGON, THIERS, FONTANILHES, LAVAUR. Sur les origines rouergates de cette famille Colonel Glandy; Généalogie des Glandy de St-Geniès- d’Olt, Bordeaux, vers 1990.
Avril 1998 : Complément à la généalogie GLANDIN de Saint projet (Lot)  : C’est Mme la colonel Anne Glandy née de Roux qui a établi vers 1960 la généalogie des GLANDY de Saint-Geniès d’Olt (Aveyron) du 16 au 20ème siècle, 50 p. dactylographiées, consultable au siège du G.G.C. à Cahors grâce à Mme Kermadec-Glandy. Les GLANDY/GLANDIN établis à Saint-Projet venaient eux de la paroisse voisine de Saint-Chély-d’Aubrac (également dans l’Aveyron); leur généalogie serait la bienvenue pour faire la jonction …

NOTES

(1) NDLR : armes inédites; ne figurent ni sur D’Hozier (publié par L. Izarnv-Gargas, Association héraldique de France, Versailles 1992), ni dans L. Esquieu (Essai d’un armorial quercinois, Cahors 1905). Origine du patronyme : Glandy est un diminutif connu du prénom Claude qui a mal tourné. Les premiers Glandin du Quercy se disent Glandy. (Jean Lartigaut). M. T. Morlet (Dictionnaire des noms de familles, 1992), donne Gladin comme dérivé de la forme latine Glaudius ainsi que Glaude, Glaudon et Glaudic, variantes de Claude, Claudel.
(2) Archives du château de la Pannonie, Couzou (Lot).
(3) Grand parchemin, L 6 numéro 1.
(4) B. M. Cahors, Greil numéro 267, fol. 127.
(5) Ancienne famille de notaires et de clercs de Rocamadour à la fin du Moyen Aga. Albe: Titres et documents sur le Quercy et le Limousin. Possessions d’Obasine; Brive 1911, p. 182.
(6)  L 32 numéro 1.
(7) L 6 numéro 7.
(8) L 18 numéro 3.
(9) L 10 numéro 2.
(10) L 6 numéro 6.
(11): L 6 numéro 5.
(12) A.D. Lot, registres paroissiaux de St-Projet.
(13) AD. Lot, 4 E 197 (registres paroissiaux de Labastide).
(14) ibid. 3 E 748/7 numéro 126.
(15) L 3 numéro 7.
(16) L 9 numéro 3.
(17) L 2 numéro 3.
(18) L 10 numéro 8.
(19) L 2 numéro 2.
(20) L 6 numéro 8.
(21) L 2 numéro 9.
(22) L 7 numéro 1.
(23) L 6 numéro 2.
(24) Registres paroissiaux de Saint-Projet.
(25) L 18 numéro 10. Nous en savons tout de mérite un peu plus long. Le 16 novembre 1793, le citoyen Pierre Francoual, commissaire de la Société républicaine et montagnarde de Gourdon, rédige son rapport : “… Me promenant dans le bourg de St-Projet, j’ay apercu sur la porte de l’écurie du citoyen Glandin un blazon avec-une couronne, dessuite j’ay requis la municipalité de me mener dans la maison du propriétaire pour voir sil y avoit d’autres marques de féodalité dont j’ai trouvé un lit tout parsemé de fleurs de lis …” (A. D. Lot, L 377).
(26) L 3 numéro 6.
(27) L 9 numéro 7.

 

La fiabilité très relative des registres paroissiaux

Errare Humanum Est. De la fiabilité très relative des registres paroissiaux de l’Ancien Régime par Paulette AUPOIX, Membre de l’ARHFA et de la Société des Études du Lot
Publié dans : Bulletin de la Société des Etudes du Lot, Tome CXIX, 3e fascicule 1998,  juillet-septembre.

 

La généalogie est à la mode et comme dans toute science il y a ceux que l’expérience a rendu méfiants sur l’exactitude des registres antérieurs à la Révolution et ceux qui, les considérant comme parole d’évangile, se heurtent à des lacunes ou à des incohérences qui les désespèrent ou du moins les laissent perplexes.

Une première lecture de l’état civil de Payrac m’avait fait pressentir des erreurs, son dépouillement avec mise en fiche des familles a justifié cette impression. Comme on n’a au 17ème que les actes de naissance, et encore avec beaucoup de lacunes, je n’ai pris en compte que le 18ème qui commence en 1716 mais a l’avantage à partir de 1721 de posséder les deux séries : 4E et AC aux Archives Départementales de Cahors. Je précise aussi que je n’ai tiré de conclusions que pour les familles résidant à Payrac depuis un certain temps, familles bien localisées, en laissant de côté, du moins dans mes calculs, des brassiers ou des domestiques de passage qui semblent avoir été assez nombreux dans les familles bourgeoises et les auberges ou relais sur la route de Paris à Toulouse comme on la nomme alors. Enfin Payrac n’est pas desservi alors par de pauvres curés de campagne mais par des prêtres issus de la bourgeoisie ou de la noblesse et qui écrivent fort bien.

Or à partir de 1721 on peut constater :

1) Les deux registres ne concordent pas.

En effet dans le registre AC ne figurent pas 59 actes portés en 4E, tantôt il manque un acte isolé, tantôt, sans qu’il manque de page le registre enchaîne directement
du 21 Mars au 19 Octobre 1729 = 28 actes
du 26 Novembre 1732 au 21 Mars 1733 = 13 actes.

De même sans qu’il manque de page il n’y a rien en Juillet 1733 dans aucun des deux registres,
rien du 23 Octobre au 2 Décembre 1738,
rien du 25 Juin au 2 Août 1749,
rien du 13 Avril au 2 Juin 1778 ce qui, à voir les autres années, paraît impossible.

La situation est pire dans le registre 4E où il manque 147 actes qui figurent en AC. Là aussi :
rien du 3 mai au 29 Juin et du 30 Septembre au 24 Décembre 1741
rien du 14 Novembre 1747 au 29 Mai 1749

ceci n’a pas été décompté dans les 147 actes manquants car il se peut que ce soit des feuilles perdues. ll est donc certain que selon le registre consulté on peut ou non trouver un acte. ll n’y a qu’à suivre le conseil donné par le curé Bessac qui écrit tranquillement, en 1725 à la fin du registre AC : “Voyez le suivant registre où vous trouverez ce qui manque ici.”

Il faudrait ajouter que, si comme il arrive ailleurs il manque les décès d’enfants, à partir de 1737 on possède les registres du notaire Camy qui enregistre les testaments. Dans quelques cas le malade fait son testament chez lui, ce testament est cancellé peu après mais on ne trouve pas trace du décès sur les registres ; or on voit mal où iraient mourir des laboureurs de Payrac si ce n’est chez eux.

2) Et quand le même acte se trouve dans les deux registres il arrive que la rédaction ne soit pas la même.

Le prénom du père et surtout celui de la mère change, de même pour les parrains et marraines et pour leurs liens de parenté avec l’enfant. On sait qu’alors il y avait souvent du flottement dans les prénoms.

C’est déjà plus grave lorsqu’il s’agit du nom de famille. Cela se produit deux fois pour le père et six fois pour la mère ; le nom du conjoint permet de s’y retrouver, mais il restera un cas insoluble : celui de l’enfant d’une fille-mère dont le nom est différent dans les deux registres ; de plus les parrains et marraines ont été choisis dans des familles aisées qui pouvaient apporter un secours à l’enfant et n’ont avec sa mère aucune parenté connue.

Il y a aussi parfois des différences étonnantes : en 1753 Marguerite Courtiol meurt à la même date dans les deux registres dont les textes sont alors très lisibles. Seulement elle a 32 ans en AC et 72 en 4E, comme la naissance de son dernier enfant date de 1700 on peut penser que le deuxième âge est le bon.

3) Il arrive bien plus souvent que les deux registres soient en accord dans leurs incohérences.

En 1767 le même décès, avec le même âge est enregistré et le 18 Juillet et le 30 Septembre. La même année, le même couple a un enfant le 29 Mars puis le 18 Juillet, les parrain et marraine sont identiques mais l’enfant s’appelle une fois Françoise comme sa marraine, une fois Pierre comme son parrain. Comme il meurt à l’âge de 11 ans on sait que c’était Françoise la bonne réponse.

Même cas en 1768 Michel le 27 Mars, Gabrielle-Jeanne le 29 Mai. Le départ de la famille dix ans après à cause du décès du père empêche toute conclusion.

De semblable façon une fillette née en 1749 et prénommée Marguerite meurt peu après sous le prénom de Françoise. Ces décès d’enfants ne changent rien à une généalogie.

Plus ennuyeux, par contre est un François Cassaignes, bien marqué fils de … né en 1760 et qui se marie à 27 ans en 1787 mais sous le prénom de Françoise, fille des mêmes parents ce qui élimine toute possibilité de confusion.

De même dans les deux registres le notaire Camy marie sa fille en 1732 avec le bourgeois Pierre Dissac ; il y a un premier acte de mariage le 25 Février et tous ceux qui signent sont des parents ou des personnalités du lieu ; seulement le même mariage se retrouve le 9 Mai avec comme témoins de modestes travailleurs qui ne savent pas signer. Qui s’est marié ce jour là ? Le mystère demeure entier.

Autre obstacle pour les généalogistes est le changement du nom du père ou de la mère. J’en ai repéré 25 cas certains mais il doit y en avoir beaucoup plus. Cette erreur concerne d’ailleurs le plus souvent le nom de la mère. Tantôt on comprend que le nom a été mal entendu : Denis pour Janis, Boudarie pour Bouyssarie, tantôt on ne trouve aucune explication. Enfin dans 34 cas au moins c’est le nom de la grand-mère ou même de l’arrière grand-mère qui a été mis à la place de celui de la mère de l’enfant. Le record en la matière est battu par une famille du hameau de Serres : en 1718 un Pierre Constans est l’époux de Jeanne Delteil dont la famille est là au moins depuis le début du 17ème siècle et qui possède la maison ; sa fille Françoise Constans épouse en 1741 Pierre Lacombe et sur leurs 7 enfants il semble qu’il ne reste que deux filles. La plus jeune Louise épouse en 1775 Guillaume Laval et garde la maison. L’acte de mariage est bien rédigé mais sur les sept actes de naissance de ses enfants, cinq fois Louise Lacombe est appelée Louise Delteil du nom de sa grand-mère ; et ce qu’il y a de plus remarquable c’est que les parrains bourgeois ou praticiens ont tous signé ces actes, avec des signatures parfois fort élégantes, sans les lire et les faire rectifier.

Je laisse de côté les cas où le prénom du père ou de la mère a été modifié : il y en aurait trop et on arrive en général avec les autres actes concernant cette famille à s’y retrouver. Cela devient plus difficile dans les vingt actes où il n’y a que le prénom de la mère car il arrive qu’il y ait plusieurs solutions possibles. Par contre je n’ai trouvé qu’un seul acte où il manque le nom de famille pour le père et pour l’enfant.

Les femmes d’ailleurs ne sont pas favorisées. S’il y a naissance d’enfant naturel le curé le signale bien et souvent avec des commentaires que l’on jugerait maintenant superflus ce qui ne l’empêche pas par deux fois d’omettre le nom du père, que l’on peut d’ailleurs restituer facilement, mais il y a quatre cas d’enfants sans mère ce qui est pour le moins original.

Et surtout si on trouve deux actes de décès d’hommes avec leur seul prénom indiqué cela concerne des gens étrangers à Payrac plus ou moins marginaux, alors qu’il y a 16 actes de décès de femmes avec leur seul prénom, on ne peut donc identifier que celles pour lesquelles est indiqué le nom du mari.

Dernier problème enfin pour un généalogiste,

Dans au moins 24 actes le nom de famille est remplacé par un surnom. ll faut alors disposer d’autres actes pour voir de qui il s’agit, même si certains de ces surnoms sont charmants : Marguerite de la Feuillade, en fait Marguerite Lapeyre née à la Feuillade, ou Marguerite du Cardayre pour Marguerite Boy fille d’un tisserand. Le plus réussi dans ce domaine est l’acte de mariage du 19 Février 1730, acte de mariage de “Abraham Guillou travailleur fils de Barthélémy aussi travailleur et de feue Jeanne Fabré avec Marie Caussil” acte qu’il faut lire ainsi : “Abraham Barthélémy dit Guillou fils de Guillaume Barthélémy…” Ce pauvre Abraham Barthélémy devait en outre mourir le 11 Novembre 1731 laissant une fille de quelques mois (si elle a vécu) sous le nom d’Abraham Berthouloumieux.

Beaucoup de ces erreurs tiennent sans doute au fait que les registres sont rédigés avec du retard. Les actes d’août à octobre 1735 sont reportés après février 1736 parce que, écrit le curé “le baptistère ne s’est écrit qu’environ 4 mois après.” Puis, avoue-t-il au 2 septembre, “le registre ne se trouva pas”. En janvier 1737 même déplacement d’actes “parce qu’il n’y avait pas de registre”. Pour être honnête c’est le curé Martial de Cardaillac qui se montre le plus sérieux à ceci près que durant les premières années il cesse d’enregistrer les décès d’enfants à la différence de son prédécesseur Jean Denucé. C’est de 1724 à 1755 avec le curé Pierre Bessac que l’on trouve le plus d’actes erronés ou fantaisistes. Ne lui en voulons pas trop ; son testament olographe qui a été conservé par le notaire Camy montre que s’il sut bien administrer sa fortune il se montra très soucieux de ses fidèles après sa mort et fit preuve de beaucoup de générosité à leur égard. Quant à Jean Denucé il devait lui aussi rédiger ses actes avec du retard mais comme vers 1767 il y avait beaucoup plus de gens qui auraient signé il avait imaginé une formule “non signés pour être trop tôt partis”. De 1768 à 1771 il l’utilise 12 fois, mais après une pointe de 18 fois en 1774-1775 il a dû se faire rappeler à l’ordre car elle n’apparaît plus que rarement.

Que conclure de tout ceci ?

Qu’il faut que le généalogiste cultive les trois vertus théologales : foi et espérance pour lui et charité à l’égard de ces pauvres prêtres qui ne pouvaient penser que les descendants de leurs ouailles allaient, quelques siècles plus tard, disséquer leurs registres.

Nouvelle rubrique Généalogie

La récupération des archives de Quercy Net se poursuit avec la reprise de la rubrique Généalogie.

Cette rubrique réalisée, il y a quelques années par Claude Lufeaux, avec le concours de l’Association de Recherche sur l’Histoire des Familles ARHFA est en cours de mise à jour.

De nombreux articles supplémentaires seront ajoutés dans les semaines à venir.

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