Auteur/autrice : Gilles Chevriau Page 5 of 22

Sème tes haricots à la Saint Didier …

Nous dit le Le dicton populaire qui ajoute : “tu en auras plein le panier” ou encore : “pour un tu en auras un millier”.

Profitons-en pour rappeler que Didier est un nom célèbre. Même si plusieurs évêques portant le nom de Didier sont répertoriés, nos préférences iront à notre évêque lotois.

Originaire de la Narbonnaise, il fut d’abord trésorier royal de Dagobert. Vivant à la cour, il fut en relation avec les grands saints de son époque: saint Ouen et saint Eloi. Le roi Dagobert fit de lui l’évêque de Cahors en réponse à une demande des habitants de cette ville. La lettre du roi mérite d’être connue: “Nous faisons violence à nous-même en nous privant d’un officier si nécessaire. Mais nous devons donner à l’Eglise des pasteurs qui conduisent nos peuples selon Dieu.”
Désiré ou Géry, évêque de Cahors et successeur de saint Rustique, son frère.
Une localité s’est mise sous son vocable: Saint-Géry-46330.
À Cahors, vers 655, saint Didier, évêque , qui fit construire plusieurs églises et monastères, et entreprit d’autres travaux d’utilité publique, sans négliger le moins du monde de préparer les âmes comme le vrai temple du Christ.

(Sources : Nominis)

Le Pass Culture : Quesaco ?

QUOI : Le Pass Culture vous permet de participer à des activités ou sorties culturelles (cinéma, musée, stage, atelier…) ou d’acheter des matériels et biens numériques (livre, téléchargement de musique, film…).

POUR QUI : Conditions d’âge et de résidence. Avoir précisément 18 ans.et demander le Pass Culture jusqu’à la veille de vos 19 ans. Vous devez résider en France métropolitaine ou en Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis et Futuna.

COMMENT : Vous devez télécharger sur votre smartphone ou votre ordinateur l’application dédiée au Pass Culture et vous y inscrire. (CLIQUEZ CE LIEN)
Lors de votre inscription, vous devrez scanner et joindre les documents suivants : Pièce d’identité et Justificatif de domicile à votre nom. Si vous n’en avez pas, vous devez joindre un justificatif de domicile de la personne qui vous héberge, une attestation d’hébergement et la pièce d’identité de la personne qui vous héberge

FONCTIONNEMENT : Une fois que votre inscription est acceptée, votre compte est crédité d’une somme de 300 €. Vous pourrez ensuite sélectionner sur l’application les activités, sorties ou achats de matériel ou biens numériques et les payer directement en ligne. La somme de 300 € peut être utilisée en une seule ou plusieurs fois selon l’activité ou l’achat concerné. Le montant de votre achat sera déduit automatiquement de votre crédit. Vous avez 2 ans à partir de l’activation de votre compte pour utiliser votre crédit.

Les artisans lauziers couvreurs s’organisent

Quatorze actions pour relancer la pierre sèche et la lauze
Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, à Gréalou (Lot), le refuge pour randonneurs, ouvert début 2020, symbolise les objectifs d’un programme lancé en avril. Laubapro – acronyme de lauziers et bâtisseurs professionnels -rassemble 10 partenaires jusqu’à la fin 2022 autour de 14 actions, avec un budget de 729 000 €. Coordonnés par l’association Artisans bâtisseurs en pierre sèche (ABPS), leurs projets couvrent toute la filière, depuis l’extraction jusqu’à l’assurance des ouvrages en passant par la formation.

Pour construire l’abri avec ses salariés, Vincent Caussanel (Espédaillac) a bénéficié d’un précédent programme. « J’ai validé les deux certificats de qualification professionnelle de la pierre sèche », témoigne l’artisan. Ces CQP d’ouvrier et de compagnon sont ainsi nés de Laubamac – acronyme de Lauzier et bâtisseurs du Massif central -mené de 2016 à 2019. Leur détention a rendu possible l’assurance du bâtiment de Gréalou, qui repose sur des murs en pierre sèche coiffés par une toiture en lauze. Grâce à Laubapro, Vincent Caussanel vise la validation d’un CQP spécifique à ce type de couverture. La nouvelle association des artisans lauziers couvreurs (ALC) porte le projet. « Nous espérons ouvrir la première session au printemps 2022 », annonce Tsilia Poussin, animatrice de Laubapro recrutée en mars.

(source Le Moniteur)

Crédit photos :@gdsudinsolite

Les arbres de la Liberté : quand la nature nous raconte l’Histoire

L’Orme inondé de soleil !

Dans quelques semaines nous serons appelés aux urnes pour le renouvellement des élus départementaux et régionaux. Dans les programmes qui nous seront proposés, il sera très certainement question de Patrimoine et d’Histoire, deux sujets qui figurent parmi nos favoris.

Sans vouloir absolument rédiger un article qui les réunisse, le hasard a voulu qu’un ami m’invite à faire connaissance avec l’un des derniers témoins de la Révolution française ; un arbre de la Liberté dont il ne reste que quelques exemplaires dans le Lot (Sérignac, Tauriac et Lamagdelaine).

Considérant leur grand âge, je me suis donc dépêché d’aller à la rencontre du plus proche de mon domicile et après avoir traversé la rivière, j’ai découvert, au hameau du Chantre, commune de Lamagdelaine, un magnifique arbre, tout de vert vêtu. Un panneau indique très clairement 1789, tandis que le témoignage d’un “ancien” du village a complété en décrivant la situation sanitaire de ce vénérable.  Ce beau feuillage cache son véritable état à savoir que son tronc, ceinturé pour éviter l’éclatement, est creux et qu’une bâche en son sommet tente de limiter les apports d’eau. En vous donnant le lien vers l’article de La Dépêche du midi (2011), je serais incomplet dans mon propos si j’omettais de faire référence au site internet Krapoarboricole où des passionnés nous font partager les fruits de leurs découvertes sur ces végétaux dont nous apprenons un peu plus chaque jour la richesse et les bienfaits qu’ils veulent nous communiquer lorsque nous nous en approchons…. chut, ils nous parlent !

Un dernier mot : n’oubliez pas la 23e éditions des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins dont le thème cette année est : l’arbre

 

Révolution de 1848 et abolition de l’esclavage : le discours de Gaston Monnerville plus que jamais d’actualité

Ce discours prononcé à la Sorbonne, le 27 avril 1948, pour la Commémoration du Centenaire a notamment été repris lors de la cérémonie commémorant la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions s’est tenue ce 10 mai 2021 à l’Hôtel de la Prefecture à Cahors. Ce discours a été lu par des élèves du lycée Monnerville.

“Il y a cent ans !
Pour un homme de ma race, comment prononcer ces mots sans une intense émotion.
Dans l’esprit de la plupart des Français, ce n’est qu’une de ces nombreuses dates qui jalonnent l’Histoire de notre Pays et qui rappellent le souvenir d’une Révolution.
Courte période sans doute, et combien méconnue ! Mais, à la vérité, l’une des plus pleines de l’Histoire de la République.
Chaque fois que dans ce pays de France, pays de mesure, de transition, les circonstances ne furent pas à l’unisson des idée le cours de la vie fut interrompu par une de ces explosions qui surprennent ceux-là seuls qui n’ont pas voulu ouvrir les yeux à la réalité.
L’explosion de 1848 secoua le monde entier.
Jamais, à aucun moment de son Histoire, la France n’assista à pareille profusion d’idées. Jamais, la France n’avait attiré à ce point l’attention des peuples.
Février. Avec le peuple de France, l’humanité espère. Quelques mois passent, et voici que ce peuple, déçu de voir que l’ordre auquel il a cru et qu’il a voulu établir ne se réalisait pas, tourne le dos à ses conquêtes.
Immense échec, a-t-on pu dire.
Mais est-il exact de prétendre que l’Histoire de l’humanité comporte de réels échecs ?
Est-il exact d’affirmer qu’une Révolution, manifestation de l’âme d’un peuple a échoué ?…”
On peut lire la suite sur la page de la Société des Amis de Gaston Monnerville fondée par le sénateur Roger Lise.

Rappelons que Gaston Monnerville a été le premier président du Conseil départemental du Lot (autrefois Conseil Général) de 1951 à 1970. Son successeur sera Maurice Faure. Celui-ci lui rendit hommage lors de la 5e édition du Colloque international francophone du Canton de Payrac qui s’est tenu à Payrac en 1995. Organisé par le professeur Edmond Jouve, ce rendez-vous réunira les meilleurs connaisseurs du parcours politique de Gaston Monnerville. Les actes de ce colloque ont été publiés l’année suivante. Pour les commander, CLIQUEZ CE LIEN

Photo souvenir, prise devant l’église de Payrac. Que de souvenirs !

On peut retrouver le portrait de Gaston Monnerville dans notre galerie des personnages célèbres du Lot en cliquant CE LIEN

Parcours politique de Gaston Monnerville (Wikipedia)

Le patrimoine de Puy l’Evêque sur la toile

 

Déjà réputée pour la qualité de son patrimoine, dont celui plus confidentiel de la partie ancienne de la ville, Puy-l’Evêque par cette nouvelle vitrine créée à l’initiative de l’association “Puy l’Evêque, d’hier à aujourd’hui”, se donne de nouveaux moyens pour la protection et la mise en valeur de ses richesses du passé.

 

 

“Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir”.

Un site à découvrir en cliquant CE LIEN

La grotte du Pech Merle ouvre ses portes le 19 mai !

panneau des Chevaux ponctués, peinture réalisée il y a 29 000 ans, Grotte du Pech Merle (Cabrerets, Lot)

Une ouverture qui reste limitée pour le moment
La grotte du Pech Merle n’a plus accueilli de visiteurs depuis le 28 octobre dernier, date du second confinement national. C’est donc tout naturellement que toute l’équipe du Centre de Préhistoire du Pech Merle est très heureuse et impatiente de retrouver un peu d’activité à partir du mercredi 19 mai et d’accueillir les premiers visiteurs de l’année.
« C’est un soulagement pour nous tous, indique Guilhem Cledel le Directeur du site. Nous avons passé une partie de l’hiver à remettre en état le site, le nettoyer et réaliser des travaux de maintenance qui n’avaient pas été faits depuis des années. La grotte, le musée et les extérieurs sont maintenant prêts à recevoir nos visiteurs. »
Naturellement la réouverture du site se fera dans le respect des consignes sanitaires qui sont maintenant bien connues : port du masque obligatoire, nettoyage systématique des mains, sens de circulation unique pour éviter les croisements et accueil du public dans une jauge limitée. « Nous savons que nous ne pourrons pas accueillir autant de visiteurs que d’habitude, précise le Directeur du site. Plus que jamais il est nécessaire de prendre une réservation en ligne avant de venir visiter. Le système fonctionne très bien et permet de limiter le nombre de personnes par visite. » Sans présager du déroulement de la saison, le site du Pech Merle espère pouvoir ouvrir davantage cet automne, après les vacances de la Toussaint, pour tenter de rattraper la baisse de visiteurs de ce printemps.

Une nouveauté cette année sur les conditions de visite
« Cette saison sera marquée par la mise en place d’un nouvel équipement pour l’accueil des visiteurs, annonce Guilhem Cledel. Chaque visiteur sera équipé d’un audiophone qui lui permettra d’entendre parfaitement les commentaires du guide. A ne pas confondre avec les audioguides, l’audiophone permet de transmettre la voix du guide jusqu’aux visiteurs par une oreillette. C’est unique en France : Pech Merle est la première grotte à systématiser la visite avec ce système et nous sommes persuadés que ça apportera une vraie amélioration de la qualité de visite. »

Ouverture tous les jours à partir du mercredi 19 mai, de 9h30 à 12h et de 13h30 à 17h.
Réservation nécessaire sur pechmerle.com.

panneau des Chevaux ponctués, peinture réalisée il y a 29 000 ans, Grotte du Pech Merle (Cabrerets, Lot)

Contact presse : Bertrand Defois, Directeur du développement culturel et touristique
Bertrand.defois@pechmerle.com Tel : direct 05 65 31 05 27 / 06 86 27 79 25

 

La grotte du Pech Merle est partenaire de Quercy net

Les collections des musées d’Occitanie se dévoilent sur internet

Occitanie Musées est l’Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d’activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie…). L’Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.

Le Lot est concerné par 12 musées dont celui de Cahors Musée de Cahors Henri-Martin

+ d’infos en cliquant CE LIEN

Histoire du vignoble de Cahors ou l’histoire du Malbec

villa Malbec Cahors (photo Medialot)

Le Projet (pluriannuel et financé par l’UIVC) est piloté par Pascal Griset (Professeur d’histoire contemporaine, Sorbonne Université) et Léonard Laborie (historien, chargé de recherche au CNRS, UMR Sirice, Paris).

Il est né d’une rencontre fin 2013 à l’occasion d’une conférence internationale sur l’histoire de l’Europe à la Sorbonne entre l’UIVC, qui préparait les Cahors Malbec Days 2014 et voyait l’histoire du malbec se raconter depuis l’autre côté de l’Atlantique, en Amérique latine, et Léonard Laborie, historien (CNRS), qui s’interrogeait sur la circulation historique transnationale des cépages.

Il a pour double objectif d’écrire ou de réécrire parfois l’histoire du vignoble de Cahors de façon factuelle afin que les vignerons de Cahors puisse se l’approprier, mais également de rendre ce contenu accessible au grand public.
Ces recherches ont d’ores et déjà amené les historiens à contribuer de différentes manières à la diffusion de ce contenu historique depuis le début du lancement du projet :

Recueil du témoignage d’une trentaine de témoins. Enregistrés, ils seront mis à disposition de tous aux Archives départementales ;
Rédaction de plusieurs articles sur l’histoire contemporaine de Cahors, du phylloxéra à nos jours
Direction d’un numéro de la revue chilienne RIVAR consacrée au malbec
Co-édition d’un ouvrage collectif avec la Société des Etudes du Lot (Recueil)

Soutien à un mémoire de master et un doctorat en histoire moderne
Multiples conférences académiques et grand public à Cahors, Paris, Bordeaux, Toulouse, Dijon, Amboise
Participation au dossier présenté par l’UIVC à l’INAO pour les mentions complémentaires
Préparation d’une synthèse sous forme de fiches : 10 thèmes, chacun exploré à travers 6 à 10 fiches.

Le projet confié par l’UIVC à Pascal Griset et Léonard Laborie est original : il donne des moyens, du temps, et de la liberté pour traiter sans complaisance la trajectoire du vignoble depuis la crise du phylloxéra, réinscrite dans sa longue histoire.

Ce projet de recherches historique est un véritable atout pour Cahors car peu de vignobles ont eu l’opportunité de mener cette démarche et peuvent s’appuyer sur un contenu historique aussi riche. Cela permet de situer le vignoble de Cahors dans l’histoire de la vigne et du vin en France et dans le monde (avec des liens spécifiques avec l’Argentine ou la Russie).

Publication d’un ouvrage historique (disponible à la librairie Calligramme à Cahors)

Vins de Cahors et du Quercy : Un recueil sur l’histoire des hommes, des lieux et des produits

C’est le premier ouvrage universitaire sur ce thème. Assez illustré, organisé en quatre parties, il mêle une sélection de textes déjà parus mais difficiles à trouver, et des textes inédits (par exemple sur l’évêque Didier de Cahors). –
présentation dans la bibliothèque virtuelle de Quercy net – 

Partie 1 – Essor médiévaux et modernes
Partie 2 – Depuis le Phylloxera : quelle renaissance
Partie 3 – Le monde du Cahors, de la Russie à l’Argentine
Partie 4 – Ecrire l’histoire d’un vignoble, hier, aujourd’hui et demain

Ce recueil est la rencontre de deux initiatives, qui témoignent d’une effervescence depuis 5 ans autour de l’histoire de ce vignoble :  SEL et projet “Histoire du vignoble de Cahors et du cépage malbec” dirigé par Pascal Griset et Léonard Laborie, financé par l’UIVC depuis 2014. 

La soutenance début 2020 de la thèse d’histoire de Sophie Brenac “Le vignoble de Cahors de 1650 à 1850” à l’université Bordeaux Montaigne est une autre manifestation de cette effervescence. Sophie Brénac livre, dans le recueil auquel elle a contribué et dans sa thèse dont elle prépare l’édition, une information scientifique de première importance sur l’essor remarquable du vignoble à l’époque moderne.

Projet à venir : La valorisation de ce travail au-delà de ces exemples concrets de production et de diffusion du contenu de ces recherches historiques amènera l’UIVC à organiser un cycle de conférence à Paris à l’université de la Sorbonne (en février 2022) pour les professionnels et les vignerons et à Cahors (en juin 2022) pour les vignerons et le public lotois.

L’édition d’un nouvel ouvrage en 2022 sous forme de fiches thématiques est également en projet.

 

La SEL Société des Etudes du Lot  et la librairie Calligramme sont partenaires de Quercy net

Une bonne nouvelle : dans le Lot les vents ne sont pas porteurs pour l’éolien ! 

C’est avec cette annonce que l’ASMPQ (Association pour la Sauvegarde des Maisons et Paysages du Quercy) ouvre sa lettre de printemps à ses adhérents.

Et de poursuivre : “…Avec d’autres, nous avons beaucoup agi en 2020 pour contrecarrer un projet éolien au cœur du parc naturel régional des causses du Quercy et, plus largement, pour alerter sur les conséquences désastreuses du développement de telles installations pour notre patrimoine paysager
Nous avons été écoutés et, c’est mieux, entendus ; les signes en sont multiples :
• Le refus par notre préfet d’un projet en limite de la Corrèze
• La décision du parc naturel d’exclure de son territoire toute implantation de parc éolien
• L’abandon, compte tenu de l’opposition rencontrée, du projet développé par la société Eléments dans le secteur de Blars et Quissac
• La réponse du Président du Conseil Départemental à notre dernière intervention. L’assemblée départementale a arrêté la stratégie lotoise pour la transition énergétique qui s’appuiera essentiellement « sur les trois gisements potentiels spécifiques du Lot : le photovoltaïque, le bois énergie et la méthanisation ». Le département juge « primordial d’accompagner le développement de la production d’énergies renouvelables pour pouvoir en maîtriser tous les impacts : ne pas sacrifier notre environnement et nos paysages… ». Cette orientation nous satisfait pleinement. Nous resterons très attentifs à la concrétisation de cette politique et je vous remercie de nous informer des projets qui ne vous sembleraient pas conformes à ces objectifs”.

L’appel est lancé tout en ajoutant le projet d’une première sortie le 10 juillet.

Plus d’information sur l’Association pour la Sauvegarde des Maisons et Paysages du Quercy
(partenaire de Quercy net) en cliquant CE LIEN

Sauvons notre patrimoine : Église abbatiale Sainte-Marie de Souillac

Parmi les projets emblématiques proposés par la “Mission Bern”, figure l’abbatiale de Souillac.

Projet de rénovation : Outre la réhabilitation d’un patrimoine emblématique, cette restauration d’envergure est la clé de voûte d’une politique globale de remise en valeur du bâti d’une cité médiévale, développée autour de l’abbatiale. Sa rénovation permettra, outre le culte, de renouveler son offre culturelle : développement de concerts de musique sacrée avec les festivals de Rocamadour et Saint-Céré et extension des musées de la ville dont celui des Automates.

Pour participer financièrement à cette restauration, cliquez ICI

 

Le réveil des moulins du Quercy

Moulin de Larnagol

L’Association de Sauvegarde des Moulins du Quercy a vu le 12 février 2021 la pertinence de son projet de « Réveil des Moulins » récompensé par délibération du Conseil Régional d’ OCCITANIE.

Déposée en octobre 2018 et soutenue par les responsables de collectivités telles que le Département du Lot, le Grand FIGEAC, la ville de FIGEAC, l’association de pêche de Figeac, l’association Sauvegarde du Célé, l’association Céléwatt, la Société des Amis du Vieux Saint-Antonin et plus largement par les propriétaires et les usagers des moulins du Lot et du Tarn-et-Garonne, notre réponse à l’appel à Projets : ENERGIES RENOUVELABLES COOPERATIVES ET CITOYENNES émis par la Région et l’Ademe a trouvé son avènement !

Le projet que porte notre association a pour objectif la faisabilité de la réactivation de moulins à eau à des fins de production d’électricité décarbonée grâce à leur participation au mix énergétique indispensable au respect de l’engagement TEPOS de notre Région à trouver son autonomie énergétique à l’horizon 2050 !

C’est une première action concertée et collective qui servira d’exemple à toutes celles et ceux qui trouveront là un point d’appui pour une autre réponse que les destructions d’ouvrages hydrauliques actuels, la loi n’ayant jamais exigé autre chose que le rétablissement de la qualité des eaux en « gérant, équipant et entretenant » les ouvrages de nos cours d’eau.

Pour que vivent nos rivières il faut que vivent nos moulins.

Pour lire le communiqué dans son intégralité, CLIQUEZ ICI

 

L’association des Moulins du Quercy est partenaire de Quercy net

Madame Claude sur Netflix : quelques souvenirs d’une époque cajarcoise

Madame Claude en 1977 (photo Sipa)

 

 

Au moment de la sortie du film consacré à cette femme discrète qui défraya la chronique dans les années 70, revenons sur les derniers moments de liberté de Fernande Grudet.

 

 

 

C’était le 31 décembre 1986, il y a exactement 29 ans. Fernande Grudet ne fit aucune difficulté quand les gendarmes sont venus la chercher dans sa maison de Cajarc, dans le Lot. Un détail que rapporta, à l’époque, le capitaine de gendarmerie Alix, commandant de compagnie. C’est lui, en exécution d’une contrainte par corps émanant du président du tribunal de grande instance de Paris, qui eut la difficile mission de conduire Fernande Grudet, alias Madame Claude, dans une des très vétustes geôles de la prison du Château du Roy, à Cahors. Un soir de réveillon passé dans une maison close, mais cette fois avec des barreaux aux fenêtres.

À Cajarc, Fernande se croyait protégée, mais le fisc n’attendait que son retour de l’étranger pour lui réclamer la modique somme de 11 millions de francs. Des arriérés d’impôt qui, dix ans auparavant, lui avaient déjà valu d’être condamnée à dix mois avec sursis pour fraude fiscale et douanière

Le soir du réveillon, Fernande Grudet a donc suivi les gendarmes, avant de tourner une dernière fois le regard vers sa maison aux volets clos située au lieu-dit «Gaillac», à quatre kilomètres de Cajarc. Une grange qu’elle restaurait avec soins, où s’affairaient encore l’électricien et le plombier, et qui jouxtait la propriété d’Olivier Guichard. Il arrivait que l’ancien ministre et baron du gaullisme rende visite à sa voisine, une femme qui ne s’épanchait guère.

Directrice de société
C’était l’époque où la commune avait l’habitude de croiser chez le boulanger plusieurs personnalités conquises par le petit village de la vallée du Lot. Comme le couple Pompidou qui fuyait de temps en temps les salons de l’Élysée pour rejoindre sa propriété du Prajoux. A Cajarc, on pouvait rencontrer aussi Françoise Sagan, née Quoirez, qui retrouvait la chaleur de la maison familiale située sur le tour de ville, ou bien encore le chanteur Guy Béart ou l’auteur de pièces à succès Marcel Mithois…

Sur ses papiers, Fernande Grudet était «directrice de société» ou «chargée de relations publiques». Une profession qu’elle savait décliner lorsqu’elle parlait avec les gens au hasard des rues. Celle qui avait défrayé les chroniques mondaines, qu’on appelait presque avec respect la «vestale des grands», affichait une totale discrétion, comme si elle avait résolument effacé son passé. «Dans la commune, elle était assez estimée, mais on ne se préoccupait guère de sa vie. On se souvient juste qu’elle recevait chez elle des femmes venues se reposer. C’était de très jolies filles qui avaient une grande classe. Dans Cajarc, on la voyait peu. Elle circulait dans une petite voiture et rendait visite à une amie fidèle, Madame Merle, qui était antiquaire. Elle avait noué également des relations avec Françoise Sagan et, surtout, avec son frère Jacques Quoirez. Un jour, le bruit a couru qu’il était parti vivre sur le causse, à Larnagol, justement avec une des femmes qu’il avait rencontrées chez Madame Claude», raconte Guy Mirabel. Aujourd’hui, ces témoins ont disparu. L’ancien maire se souvient du jour du 31 décembre où les gendarmes sont venus le prévenir qu’ils allaient interpeller Madame Fernande Grudet : «Que voulez-vous que je fasse. Je leur ai dit : eh bien, faites votre travail…» Guy Mirabel serait presque nostalgique quand il évoque ce passé où Cajarc aurait pu devenir le petit Saint-Tropez du Lot…

Et puis, il y a eu l’incarcération de Fernande Grudet à la maison d’arrêt, son procès au tribunal de Cahors, puis devant la cour d’appel d’Agen où l’instruction était assurée par le juge Brugières, et, enfin, le tribunal de Paris… Avant d’être libérée le 1er mai 1987, jour de la fête du Travail. La justice n’avait de cesse de faire tomber pour fraude fiscale et proxénétisme celle qui répétait : «dans la vie, il n’y a que deux choses qui marchent : le sexe et la bouffe…»

À Cahors, l’emprisonnement dura trois mois mais ne fut pas un enfer. Un de ses anciens avocats, le Cadurcien Philippe Mercadier, se souvient qu’elle bénéficiait d’une cellule particulière, avec salle de bain, avec une femme de ménage à sa disposition, mais aussi de vrais repas sortis tout droit des cuisines de «La Taverne», le meilleur restaurant de l’époque. «Le premier vendredi de son incarcération, Fernande Grudet m’avait dit non sans humour : «Vous vous rendez compte : on m’a servi, à moi, du maquereau !». Elle se plaignait parfois de sa femme de ménage qui lui rétorquait «Je n’ai que deux bras et deux jambes.» Elle répondait alors à son tour avec humour : «Moi aussi, si je n’avais eu que deux bras et deux jambes, je ne serais jamais arrivée où je suis arrivée…».

Ça ne s’invente pas.

 

(sources : La Dépêche du midi 23 décembre 2015)

Photo Bandeau : la grange de Cajarc

Le président Gaston Monnerville au Panthéon ?

Cette initiative lancée par Madame Huguette Tiegna, députée de la 2e circonscription du Lot a suscité de nombreuses réactions et notamment celle d’Edmond Jouve, Professeur émérite de l’Université Paris Descartes Sorbonne Paris Cité (aujourd’hui Université de Paris).
Edmond Jouve, enfant de Nadaillac-de-Rouge, lequel s’associe pleinement à cette démarche, est le créateur des colloques internationaux francophones du canton de Payrac (1991-2012) qui ont reçu plusieurs chefs d’Etat, ambassadeurs et représentants des principales organisations mondiales sur la Francophonie. La 5e édition (1995) a été consacrée  à Gaston Monnerville.

 

Chaque édition du colloque a sa photo de groupe qui réunit organisateurs et participants. Celle-ci est prise devant l’église de Payrac.

 

 

De très nombreuses personnalités, dont certaines avaient fait le déplacement depuis la Guyanne, sont intervenues pour fêter le grand homme. Citons les ministres Maurice Faure, René Monory, Jacques Augarde ainsi que les lotois (Martin Malvy, Jean Milhau, Edmond Massaud, Gérard Miquel…).

 

 

 

 


 

 

Les actes de ce colloque ont été publiés dans le cadre de la collection “Mondes francophones” par l’Association des Écrivains de Langue française.

 

 

 

Quelques compléments sur Gaston Monnerville

+ d’information sur Gaston Monnerville dans les pages de Quercy net

Gaston Monnerville, l’homme qui dit Non à de Gaulle (source Franceinfo)

9 mai 1915 : 8 lotois tués lors du premier assaut de la seconde bataille d’Artois

 

 

 

 

 

 

 

L’assaut du Labyrinthe du 9 mai 1915 ; une chronique d’un massacre annoncé.

Le 9 mai 1915, entre Notre Dame de Lorette et Roclencourt, sur un front large de 10 kilomètres, l’armée française déclenche la deuxième offensive d’Artois.

Dans l’esprit du haut commandement français, cette offensive au nord d’Arras doit être la bataille de rupture qui permettra de percer la ligne de défense ennemie, s’emparer du plateau de Vimy et contrôler la plaine minière de Lens. Puis, par un jeu de dominos, faire vaciller tout le front Allemand de la mer du Nord jusqu’aux Vosges.

Le général Joffre se donne les moyens matériels et humains de cet assaut qui sera conduit par les unités de la Xe armée du général d’Urbal. La Xe armée aligne sept corps d’armée contre trois corps d’armée de la VIe armée allemande et pour la première fois de la guerre une supériorité en artillerie écrasante.

Mais pour conquérir le sud-est du plateau de Vimy, deux obstacles difficiles se dressent ; le village de Neuville-Saint-Vaast et le Labyrinthe. 

Le Labyrinthe ? Un réseau de tranchées, d’abris, de fortins et d’ouvrages défensifs garnis de mitrailleuses et de canons situé au nord d’Arras. Il s’étend sur deux kilomètres de côté et forme un saillant entre Ecurie et Neuville-Saint-Vaast.

De rares officiers supérieurs estiment que le Labyrinthe en l’état est imprenable. Ce 9 mai, il le fut.

Une attaque frontale par le 26e régiment d’infanterie occasionne plus de 700 pertes humaines en … 10 minutes ! Son contournement par l’ouest grâce à une percée difficile du fortin de la Maison Blanche sise sur la route d’Arras-Béthune ne l’ébranle pas. Il faudra des semaines ininterrompues de combat pour le capturer le 17 juin 1915 au moment où la bataille d’Artois s’affaiblit avec des résultats limités.

 

Le récit historique portant sur la deuxième bataille de l’Artois en mai 1915, vient d’être publié dans le magazine “TRANCHEES” Hors Série n° 20.

Il s’intitule : Artois, le 9 mai 1915. Les combats du Labyrinthe

Le magazine est disponible depuis le 27 mars 2021 dans les kiosques et librairies. Il peut être également commandé chez l’éditeur : www.ysec.fr

Cette contribution est doublée d’une publication au format livre chez le même éditeur (disponible également dans les librairies et commerces de vente en ligne : Fnac, Amazon etc.)

Dans son écrit de 82 pages, l’auteur Vincent HERPIN, que nous remercions pour sa communication, relate l’assaut meurtrier du Labyrinthe (réseau de tranchées et d’ouvrages défensifs) au nord d’Arras le 9 mai 1915. L’ouvrage est par ailleurs richement illustré avec des photographies ou des cartes légendées.

En annexe, sont identifiés l’ensemble des soldats français et allemands tués ce jour lors de l’assaut du « Labyrinthe » ; plus de 1 000 soldats.

Soldats tués le 9 mai 1915
Résidence Nom Prénom Age Date Naissance Naissance Régiment
Cahors SIMET Ernest 22 ans 23/05/1892 Cahors 011 RI
Cahors TEULET Auguste 23 ans 23/07/1891 Saint-Germain-les-Belles 011 RI
Duravel GUIGNES Jean 26 ans 09/06/1888 Duravel 011 RI
Martel VAUX Augustin 23 ans 24/04/1882 Martel 011 RI
Montcuq BOUSQUET Joseph 26 ans 01/09/1888 Castelnau-Montratier 011 RI
St-Médard-Presque MARCILHAC Henri 20 ans 13/10/1894 Saint-Médard-de-Presque 011 RI
Tauriac BRUYERE Jean 26 ans 26/04/1889 Tauriac 011 RI
Vidaillac SAVIGNAC Léopold 28 ans 11/11/1886 Vidaillac 011 RI

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