Auteur/autrice : Gilles Chevriau Page 1 of 37

Festival Caselles

L’association Corneilles présente Le 23 mai 2026 à 16 h à l’espace Santamaria à Prayssac (46220)
Juliette Brigand et Nicolas Celnik présente leur Bande dessinée Un grain de sable dans la machine :
Marie, graphiste indépendante installée dans un village breton, vit et travaille connectée. Trop connectée, peut-être… À travers le parcours et les questionnements de la jeune femme, Un grain de sable dans la machine explore l’emprise concrète des technologies sur nos vies, ainsi que leurs conséquences sociales, écologiques et politiques. Portée par un dessin au crayon tout en nuances, cette fiction documentaire invite à repenser nos liens au numérique.

A la fin de cette rencontre Nicolas Celnik, journaliste indépendant (Libération, Reporterre, etc.) présentera son tout dernier livre, Les assoiffeurs, enquête minutieuse et édifiante sur les entreprises qui accaparent notre eau.

La librairie Racines (Prayssac) est partenaire de Quercy net

Les marchands Cahorsins et l’Europe, conférence de Patrice FOISSAC

Conférence organisée par La Fabrique des Savoirs
mardi 19 mai prochain à 18 h 30, à la salle Roger LAVAL (Figeac)

Qui sont donc ces Cahorsins ou Caorsins qui ont occupé une place de premier plan en Europe durant une partie du Moyen Age ?

Si le cœur de ville de Figeac présente une architecture civile de qualité, souvent remarquable, c’est qu’à partir du XIIe siècle, la cité a développé un commerce florissant grâce à sa position au carrefour de voies de communication importantes. Ce commerce devient international au cours des deux siècles suivants.

« Sous le nom générique de Caorsins, les marchands quercinois  – dont de nombreux Figeacois – ont dominé le commerce européen aux XIIe et XIIIe siècles avant d’être supplantés par leurs concurrents italiens. Marchands, mais aussi prêteurs, ils furent soupçonnés de pratiquer l’usure et ont donc été précocement victimes d’une mauvaise réputation illustrée par le grand poète Dante qui place au cœur de l’enfer de sa Divine Comédie et Sodoma et Caorsa », mettant sur le même plan d’infamie Sodome et Cahors. Boccace se montre particulièrement sévère envers cette ville dont tous les habitants se seraient livrés au prêt ! L’historiographie ne leur a pas vraiment accordé la place qu’ils méritent tant il paraissait surprenant que les marchands d’une petite province enclavée aient pu jouer un rôle commercial de premier plan. A cela s’est ajouté, pour les historiens locaux, le poids de la honte d’avoir pu être un « repaire d’usuriers ».

Mais nous verrons qu’il est encore temps de leur rendre justice ! « 

Lotois de la basse vallée du Lot, Patrice FOISSAC, a été professeur agrégé dans le secondaire, d’abord dans la banlieue lilloise puis au collège Gambetta de Cahors (1980-2020). En parallèle il a prolongé ses études supérieures jusqu’au doctorat (thèse : « les collèges séculiers des universités de Cahors et Toulouse aux XIVe et XVe siècles »).  Depuis 2008, il est chercheur associé au laboratoire de l’université Toulouse Jean-Jaurès-CNRS « Framespa », groupe Studium (histoire de l’éducation).

Il a été président de la Société des études du Lot de 2006 à 2021, et continue depuis à diriger la publication de son Bulletin.

L’histoire du Tour de Maurice Garin à Jonas Vingegaard…

jeudi 21 mai 2026 à 14h30 

au Centre Universitaire Maurice Faure

Le Tour de France est, à la fois, la plus grande course cycliste du monde et l’un des plus prestigieux et des plus géographiques monuments de l’identité française : une fête nationale de trois semaines !

L’histoire commence en 1903 dans un contexte de développement du sport cycliste sous l’impulsion des industriels du cycle et de la presse spécialisée. Il est organisé par le journal L’Auto, dirigé par Henri Desgrange, pour relancer les ventes et affaiblir son concurrent Le Vélo.

Sa 1re édition connaît un certain succès populaire… Il est reconduit l’année suivante et l’affaire est lancée malgré des accusations de tricherie et un règlement qui est critiqué. Jusqu’en 1912 le classement se fait aux points et non au temps !

Très vite cependant sa notoriété s’accroît et le Tour ne tarde pas à devenir l’un des évènements sportifs les plus populaires en France et même au-delà des frontières. Les performances des « géants de la route », magnifiées et glorifiées par la presse et plus tard par la TSF, enfin par la télévision, contribuent à en faire une épreuve digne de l’épopée. La « légende du Tour » commence à s’écrire avant la Première Guerre mondiale avec notamment la 1re traversée des cols pyrénéens en 1910 (le Tourmalet est digne de l’enfer !), puis le premier passage au Galibier l’année suivante ou, par exemple, la fourche cassée d’Eugène Christophe en 1913… Le conflit interrompt évidemment l’épreuve qui reprend en 1919 avec une nouveauté : le maillot jaune… Il renaîtra encore après la longue éclipse de 1940 à 1946 et plusieurs tentatives de récupération durant l’Occupation.

Que les équipes soient nationales ou de marque, que les vainqueurs soient plus ou moins appréciés, et parfois les moyens adoptés contestables, comment expliquer que le succès populaire soit toujours au rendez-vous ?

Intervenant : Jean-Louis DIRAT

Ancien professeur d’histoire-géographie au lycée de Fumel, géographe pour le département du Lot dans différentes Commissions départementales dont la CODENAPS (Sites et Paysages), auteur de conférences en son domaine : Écrits et écrivains de la Première Guerre mondiale ; La Guerre froide et le cinéma ; Nations, nationalités et nationalisme ; Histoire du Vietnam ; Élisée Reclus géographe et anarchiste ; Épistémologie de la géographie.

Jean-Louis Dirat, président de l’Université du temps libéré des Pays du Lot à Prayssac, est aussi un adepte du vélo, « énergie vagabonde et décarbonée ».

L’UPTC est partenaire de Quercy net

Alexandra David-Néel (1868-1969), Une femme hors du commun

mardi 19 mai 2026 à 14h30 
au Centre Universitaire Maurice Faure

 

Elevée au couvent jusqu’à son adolescence, très seule, elle s’intéresse déjà à la philosophie, à la vie spirituelle. Elle n’envisage pas comme toutes les femmes d’alors, et de ce milieu, d’avoir le choix entre le couvent et le mariage. Il ne sera question ni de l’un ni de l’autre. Elle veut absolument être indépendante et fera tout pour réussir, une féministe avant l’heure. Très décidée, elle recherche les rencontres et les « échanges » avec toutes les personnes rencontrées. Les voyages d’Alexandra David Néel sont avant tout une recherche spirituelle, philosophique, qui s’adresse à « l’âme humaine ». Les rencontres avec des Sages, des Lamas vont la guider sur le chemin.

Elle adopte un jeune homme, devenu Lama, et tous deux parcourront des sentiers difficiles, elle cachant avec soin son appartenance au monde européen qui est interdit au Tibet, et lui, Lama obligé de rendre moult services aux nombreux mendiants, voyageurs à pied, rencontrés lors de ses randonnées. Ses récits, qui seront publiés, sont savoureux, vivants, remplis d’anecdotes, poétiques et extrêmement documentés.

Bien qu’elle traverse avec « son fils » des moments très pénibles, elle reste optimiste et positive, voire joyeuse. Une femme étonnante, surprenante, d’une santé de fer, infatigable, une vie et « une ampleur de déplacements qui relève de l’exploit », hors du commun.

Intervenante : Catherine Calas

Après un parcours de vie professionnelle riche et varié (enseignante, responsable gestion, conférencière – histoire de la peinture – avec un public varié de la maternelle au bac +, animation de soirées-débats, et pour finir remise à niveau en français de jeunes adultes), elle profite de sa retraite pour continuer à transmettre.

Transmettre sa passion de l’histoire, en particulier de l’histoire des femmes si longtemps oubliées, non considérées comme des êtres humains et dont elle s’efforce de faire revivre la mémoire.

L’UPTC est partenaire de Quercy net

Comité de Montcuq du Souvenir Français : Interventions en milieu scolaire

Intervention d’Hervé Thiebaut, président du Comité à la demande des directrices des établissements Mmes Martin et Cauterman (classes de CM1 et CM2)

Qu’est-ce-que la Défense Nationale ?

Les écoliers des établissements de Barguelonne et de Montcuq ont participé activement, par leurs nombreuses questions, judicieuses, suite à l’exposé de Hervé THIEBAUT, président du Comité de Montcuq du S.F. sur ce sujet d’actualité, concernant notamment les militaires déployés dans les pays du Moyen Orient.

2 avril 2026, à Barguelonne, les élèves de CM1 et CM2, ont eu la surprise de la présence de trois invités, anciens militaires, lotois, intervenants pour des témoignages vécus en opération extérieures, (OPEX), de 1994 à 2016, en Afghanistan, dans les Balkans, et en Afrique. Cartes à l’appui, projetées sur un grand écran, les trois militaires ont donné des témoignages vécus, durant toutes ces années.

16 avril 2026, à Montcuq, sur ce même sujet, « Qu’est-ce que la Défense Nationale », en deux phases, le matin, recherche des mots clefs par un échange de questions réponses, et l’après-midi explications au travers de l’exposé, d’Hervé Thiebaut. Les écoliers attentifs, ont posé de nombreuses questions, puis chanté la Marseillaise, pour un hommage, rendu aux soldats récemment tués en opération au Liban.

La Délégation départementale et les comités locaux
du Souvenir Français sont partenaires de Quercy net

C.H.V.P. / Duravel-Histoire : nouveau partenaire de Quercy net

Bienvenue à notre nouveau partenaire : Le Comité pour l’Histoire et la Valorisation du Patrimoine de Duravel et des Vallées Olt-Thèze dont les actions sont les suivantes :
> oeuvre à la connaissance de son territoire
> participe aux recherches et à l’information sur les composantes du patrimoine culturel de la région (historique, archéologique, artistique, linguistique, touristique, écologique…)
> contribue à la mise en valeur et la préservation de ce patrimoine

Retrouvez leurs activités sur
www.duravel-histoire.fr

Jeudi 23 avril 2026, Journée mondiale du livre

Les livres sont comme une fenêtre ouverte sur un autre monde – à chaque nouvelle page, ils nous font découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles cultures et de nouvelles idées. Chaque année, le 23 avril, l’UNESCO célèbre la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur afin de reconnaître le pouvoir des livres en tant que pont entre les générations et les cultures.

Source : https://www.unesco.org/fr/days/world-book-and-copyright

Samedi 11 avril, reprise des concerts du marché (Cahors)

L’association des amis de l’orgue de la cathédrale de Cahors
est partenaire de Quercy net

+ d’information sur www.aaocc.fr

 

 

Hydrogène : comment le nommer en OC ?, une réflexion proposée par François Nardou

Hier matin grande disputation avec un  » montcuquiol » sur un sujet propre à faire carburer les esprits :

Quel pourrait être le nom occitan de l’hydrogène, forme adaptée du grec ?? Chose et mot, concept, formés à la fin du 18ème siècle et en français par Lavoisier, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, chimiste au sens « scientifique  » moderne( mais d’abord « alchimiste »)  » et découvreur de ce qu’il appela un (gaz) « engendré par l’eau »(sens de hydro gène<<grec « hÿdor=eau +génos= né de>>né de l’eau), eau « engendrant » ce « gaz » selon les concepts habituels chez les alchimistes où les éléments constitutifs de la Nature , opposés entre eux, s’engendrent mutuellement entre contraires.

Mon contradicteur, versant dans l’hérésie moderniste (pas celle d’Adolf Harnack ni de l’abbé Alfred Loisy…),  tenait pour une forme du type « hidrogena « (forme ECRITE, prononcée idroutséno en Oc du Càrci Albenc/Quercy Blanc, accent tonique sur »tsé »)qui me parut et me paraît toujours (par orthodoxie langagière)trop « francisante » (on dit « francimande » dans le milieu occitaniste).

N-B : dans mes textes pour « écrire » la langue d’Oc (en tous ses  dialectes), en transcrire les sons, j’utilise la graphie de l ‘Institut d’Etudes  Occitanes (I E O) héritée des locuteurs et scripteurs médiévaux, et non  une graphie dite « phonétique «, telle la mistralienne , qui suit, pour  l’occitan, les règles françaises, scolaires, de transcription des sons n…inadaptées à nos dialectes d’oc….

Cherché dans mes dicos ‘ Piat,Allibert, Mistral, trouvé deux verbes: » congreiar » (engendrer, produire) et « groar »( de sens très voisin ) initiateurs de formes signifiantes occitanes utilisables pour désigner l’hydrogène.

Puisque « Hydro gène » signifie « engendré par l’eau » une forme occitane possible serait « gas » ou (plus « enrazigat dintre la lenga nôstra ») « Aire »(= « air »au sens de « souffle », et, pour nous modernes de « gas », on pourrait aussi proposer « esperit » ) »congreiat per l’aiga » ou « groat per l’aiga », ou pour imiter Mistral (Mireio: »de long dôu Rôze dins un paure ostalon per l’aiga rosigat », graphie IEO!! pas mistralienne!) pourrait -on dire  » …per l’aiga congreiat » sur la base du verbe « congreiar »( = engendrer, produire).

Congreiar <<Latin cumcreare= cum /Avec+creare = fabriquer, produire, faire, quelque chose avec autre chose =produire quelque chose à partir d’une matière pré-existante)>>Cumcreatus>>congreiat(participe passé).

MAIS selon Mistral l’occitan congreiar en est venu à signifier « former, ENGENDRER quelque chose SANS GERME préexistant », engendrer à partir de rien, ce qui rejoint le sens biblique du latin « creare »—qui en latin classique et juridique signifie »instituer », »investir quelqu’un d’une fonction « à savoir » former quelque chose à partir de rien, du néant. (sens du français « créer »).

Facere —faire à partir d’une matière première—étant employé par la Bible LATINE (et chez les théologiens médiévaux : cf les registres de l’Inquisition en Quercy de 1241-42) au sens de « faire à partir du néant » ou ( sens contraire !!) « former à partir d’une matière première préexistante »: c’est le sens du grec « poiéin », traduction de l’hébreu de la Septante dans la Genèse) tandis que que notre français « engendrer » , du  » genere » latin mais par un « in generare » de la Basse Latinité médiévale, signifie  » produire une chose à partir de quelque chose » ) ce qui nous plonge dans de difficiles questions de philosophie et de théologie que Lavoisier ni mon contradicteur ne soupçonnaient pas !

Quant à l’évolution du mot et de ses formes elle serait donc la suivante : Cumcreare >>Cuncreiare>>Congreiar>>Congreiat .

On peut aussi utiliser « groar »(per l’aiga) de sens plus particulier (le grouillement de particules élémentaires naissant de la décomposition et désagrégation d’un ensemble).

Vous avez deux heures et bon dimanche 😉

Affiche préfigurant l’événement mémoriel dédié au 80e anniversaire de la Guerre d’Indochine

Le Souvenir Français (délégation générale du Lot)
est partenaire de Quercy net

 

Jean-Gabriel Perboyre : un lotois en Chine

Dans le cadre de « l’image du mois » et profitant du nouvel an chinois, le service patrimoine du Conseil départemental du Lot vient de publier un article consacré à Jean-Gabriel, notre saint de Montgesty.
Excellente initiative pour le plus grand nombre, croyants ou non. Au-delà de la dévotion restée très forte dans notre Quercy mais aussi de par le monde ; n’oublions pas que la Congrégation des Lazaristes avait pour priorité de porter la « bonne parole », mission qui offre encore aujourd’hui une large audience à Jean-Gabriel, y compris en Chine.

On peut prendre connaissance de l’article publié en cliquant CE LIEN

Musée du patrimoine ferroviaire à Saint-Géry

Pour l’année 2026, le Musée du patrimoine ferroviaire est ouvert
à partir du 28 juin jusqu’au 20 septembre inclus (Journées du Patrimoine)

Il vous invite :
– à un voyage dans le temps depuis 1886 à nos jours.
Dès que vous franchirez la porte de cette ancienne halle à marchandises, s’offrira à votre curiosité un grand nombre d’objets plus que centenaires. Une visite guidée vous en expliquera leur utilité passée.

– à un spectacle féérique pour grands et petits.
Un réseau miniature au 1/87ème sur lequel circulent des trains plus vrais que nature ravivera pour certains des souvenirs d’enfance.

– à une balade en plein air.
Une promenade en petit train tracté par une locomotive à vapeur vive ou un locotracteur à essence vous amènera vers un parc arboré où d’autres matériel ferroviaires sont exposés, pour un circuit s’engouffrant dans un tunnel et passant sur un pont au-dessus d’une mare. Au retour, vous assisterez à la manœuvre de retournement de la machine.

Ce lieu vivant et convivial est animé par des bénévoles passionnés pour une sortie originale à laquelle nous vous attendons nombreux.

Tarifs : enfants de moins de 4 ans, gratuit. enfants de 4 à 12 ans, 3 €.enfants de 13 ans et adultes, 5 €. Groupes, anniversaires, de 10 à 50 personnes, 4 € (nous contacter).

Horaires : Tous les dimanches du 28 juin jusqu’au 20 septembre inclus (Journées du Patrimoine), de 10 h 00 / 12 h 00 – 14 h 00 / 18 h 00.

Nos contacts : Président : Robert Montaudié : 09 64 02 20 44 – montaudie.rmhp@orange.fr monique.codet@orange.fr

 

 

 

Patrimoine : les plaquettes Chantiers 2024 et Chantiers 2025 sont accessibles

La Direction du patrimoine de la ville de Cahors a le plaisir de vous transmettre le lien permettant de consulter et de télécharger les plaquettes Chantiers 2024 et Chantiers 2025.
Vous y découvrirez les principales découvertes réalisées ces deux dernières années lors du suivi des chantiers de restauration mené dans le Site patrimonial remarquable de Cahors :
Ces plaquettes sont disponibles gratuitement en version papier à la Maison du patrimoine de la ville de Cahors (8, rue de la Halle, 46000 Cahors), où vous pourrez également découvrir l’exposition qui accompagne leur parution.
L’ensemble des publications de la Direction du patrimoine est à retrouver en ligne,
en cliquant sur le lien suivant :
Renseignements / Maison du Patrimoine
8, rue de la Halle / 46 000 CAHORS / 05 65 20 88 91

Restauration d’une maison néolithique à Souillac

Les associations « Préhistoire du Sud-Ouest » et « Otzial » organisent ce printemps des sessions de restauration d’une maison, construite par de l’archéologie expérimentale entre 2010 et 2018. Le but de la construction puis de la restauration est de comprendre et éprouver différentes techniques de constructions et types d’assemblages en se référant à des découvertes archéologiques. Cette restauration a pour vocation de la remettre hors d’eau et de revoir la conception de certains murs et éléments de toiture. Il est aussi prévu de fabriquer le mobilier qui pourrait lui être associé : poteries vanneries sparteries, silex taillés etc…

Les travaux à mener permettront de reprendre certaines parties de la charpente et de la couverture en utilisant des matériaux divers : genets, paille, roseau, « tuiles » d’écorce de bouleau, argile. Certains murs seront repris en argile sur clayonnage et en poteaux refendus associés à de la mousse.

A l’intérieur de la maison, le mobilier en sparterie comprendra deux tentures servant de portes, des nattes de couchage qui utiliseront les techniques du cordé et du tissage diagonal.

Des corbeilles seront confectionnées en spiralé-cousu utilisant la paille et les ronces.

Des poteries de toutes tailles seront aussi fabriquées : montées à la motte, à la plaque ou au colombin. Elles seront cuites sur place, pour certaines en meules, pour d’autre dans un four à flamme directe. Des récipients en bois leur seront éventuellement associés, taillés au silex et au feu, ainsi que des boites en écorce de bouleau ou de peuplier. La fabrication d’une hache en pierre polie est aussi envisagée ainsi que bien d’autres objets.

Les associations « Préhistoire du Sud-Ouest » et « Otzial » débutent maintenant cet important chantier jusqu’au 23 février. D’autres sessions sont organisées en mars, puis du 15 au 26 avril et enfin du 2 au 9 août prochain. Les personnes tentées par cette aventure peuvent rejoindre le groupe de bénévoles déjà constitué. Chaque participant peut choisir leurs jours de présence et les formes de sa contribution. Il sera aussi possible d’emporter des « devoirs à la maison » pour avancer dans la fabrication des objets, après une formation aux techniques à utiliser. Pour participer il faut être majeur et s’acquitter d’une cotisation de 10 euros pour couvrir les frais d’assurance et assurer l’achat de petit matériel. Il est aussi demandé une certaine assiduité, sans s’obliger à participer à toutes les séances, et terminer ce pourquoi on s’est engagé.

Pour s’inscrire et se renseigner : contacter l’association Otzial : a.otzial@orange.fr ; 06 09 49 76 26.

Illustration :  maison néolithique à restaurer

Les meules et moulins du Figeacois du XVIe au XXe siècle , par Alain Turq

Première conférence de l’année 2026,  mardi 20 janvier à 18.30 à la salle Roger Laval / FIGEAC
Elle traitera d’une des richesses patrimoniales du LOT

Alain TURQ, conservateur en chef du patrimoine, docteur en préhistoire, a dirigé de nombreuses fouilles en France (Le Roc Allan, Le Mas-Viel, La Ferrassie), comme à l’étranger (Orce, Espagne) a participé à la mise en place des expositions permanentes des musées du Pech-Merle à Cabrerets , du musée de Sauveterre-la-Lémance et celui du musée national de Préhistoire aux Eyzies dont il fut conservateur adjoint du directeur.

Depuis sa thèse consacrée à l’homme de Néandertal entre les vallées de la Dordogne et du Lot, il n’a cessé de parcourir cet espace géographique. C’est là, que dans les années 2000, il a rencontré les derniers meuliers de Domme et qu’a commencé sa quête et sa nouvelle passion. Aujourd’hui retraité, il vient de finaliser un long travail de recherche par la parution aux éditions édicausse avec P. Billiant : « Du grain à moudre : regards sur les meules de moulins de l’Agenais, Périgord et Quercy ».

Après une brève évocation de leurs origines jusqu’au XVIè siècle vous sera contée, l’évolution des moulins et des meules du Figeacois, le lent abandon des carrières locales (notamment celle de Faycelles) et l‘inexorable invasion des meules en silex provenant au moins pour partie du grand centre meulier Aquitain celui de Domme (Dordogne). Les ressorts de ces changements profonds vous seront explicités et mis en relation avec les grands bouleversements politiques (Révolution Française, Grandes guerres…) et économiques (industrialisation, amélioration des voies de communication…).

Cette conférence, entrecoupée de moments de discussions (questions-réponses), vous permettra d’échanger et ainsi de découvrir tous les aspects de  cette histoire bimillénaire : les carrières discrètes, les meules de moulins réutilisées, oubliées, les traces de cet artisanat puis cette industrie. Des siècles durant, ces meules aujourd’hui délaissées, abandonnées ont fourni la base de la nourriture, la farine composante essentielle du pain.

VENTE – DEDICACE DE L’OUVRAGE
DU GRAIN À MOUDRE. Regards sur les meules de moulins AGENAIS / PÉRIGORD / QUERCY

Deux courts-métrages vous montreront comment des générations de meuliers les ont fabriquées.

Tarifs : 4 euros pour les adhérents et 8 euros pour les non adhérents.
Gratuit pour les jeunes et les bénéficiaires de minima sociaux.

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