Catégorie : PATRIMOINE Page 11 of 35

Opération « C’est mon patrimoine ! » : appel à projets

Chaque année des centaines d’acteurs se mobilisent en faveur des publics cibles pour leur faire découvrir la diversité des patrimoines, accompagnés d’une pratique artistique exigeante. Le ministère de la Culture soutient ces actions en allouant une subvention aux porteurs de projets dans le cadre de l’appel à projets « C’est mon patrimoine ! ».

Présentation du dispositif

Qu’est-ce que l’opération « C’est mon patrimoine ! » ?

Les patrimoines (architecture, musées, monuments, archéologie, patrimoine immatériel, paysages, archives, etc.) sont présents sur l’ensemble des territoires et s’inscrivent dans une proximité étroite avec les habitants.

Lancée en 2005 par le ministère de la Culture (« Les Portes du temps »), C’est mon patrimoine ! est une opération d’éducation artistique et culturelle proposant aux enfants, aux jeunes et à leurs familles de s’approprier par la pratique artistique les lieux patrimoniaux, leur histoire et leurs collections pendant les temps extrasolaires, ou périscolaires.

C’est mon patrimoine ! contribue à l’émancipation et l’épanouissement des jeunes par les arts et la culture, et repose sur les trois piliers de de l’éducation artistique et culturelle (EAC) :

  • la rencontre avec les artistes et les œuvres,
  • la connaissance des arts et du patrimoine
  • et la pratique artistique

Cette opération a vocation à s’inscrire dans l’ensemble des contractualisations territoriales visant le développement culturel.

Le dispositif « C’est mon patrimoine ! » est coordonné, au niveau national, par la délégation générale à la transmission, aux territoires et à la démocratie culturel (DG2TDC) du ministère de la Culture et l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).

Les objectifs de la démarche

L’accès aux patrimoines occupe une place significative et structurante dans les parcours d’éducation artistique et culturelle à destination des enfants et adolescents et constitue l’un des leviers des politiques territorialisées de démocratisation culturelle.

L’opération « C’est mon patrimoine ! » s’appuie sur des artistes, des scientifiques, des professionnels de la culture, des métiers du patrimoine, de la médiation, de l’éducation et du lien social pour permettre aux jeunes et à leurs familles de s’approprier de façon originale les lieux patrimoniaux.

Organisée en partenariat avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), l’opération « C’est mon patrimoine ! » poursuit des objectifs communs de cohésion sociale, d’accès à l’offre culturelle des personnes qui en sont les plus éloignées et de participation à la vie culturelle.

L’opération « C’est mon patrimoine ! » vise à :

  • couvrir la diversité des territoires urbains, périphériques et ruraux
  • à toucher des publics diversifiés
  • prendre en compte la pluralité des patrimoines (monuments, musées, archives, sites archéologiques, architectures et mobiliers de proximité, patrimoines naturels, traditions et savoir-faire d’un territoire par exemple)
  • faire dialoguer la pluralité des patrimoines avec des propositions singulières et innovantes de pratiques artistiques et culturelles. Dans la perspective de l’Olympiade culturelle, C’est mon patrimoine s’ouvre également cette année aux propositions faisant dialoguer art sport et patrimoine

L’enjeu reste toutefois prioritairement la découverte et l’accès à des lieux patrimoniaux dont la fréquentation spontanée par les publics visés peut rencontrer des freins.

Elle tend aussi à développer de nouvelles temporalités :

  • possibilité de dérouler les activités sur tous les temps de vacances scolaires (pas uniquement sur la période estivale) ou jours isolés dans l’année (mercredis, samedis)
  • mise en avant des temps de restitution des projets, ouverts à tous les publics, par exemple en lien avec des opérations nationales telles que les Journées européennes du patrimoine, Journées nationales de l’Architecture, Journées européennes de l’archéologie , etc.

+ d’information et Circulaire à à télécharger en cliquant CE LIEN

Février, mars… avril : les derniers mois pour rendre visite au bouilleur ambulant

S’il est un métier en voie de disparition (une grosse dizaine d’artisans dans le Lot), c’est celui de bouilleur ambulant à ne pas confondre avec le bouilleur de cru (le propriétaire des arbres fruitiers qui porte sa récolte à distiller).

D’octobre à mars, les ateliers publics (lieux de stationnement de l’alambic) s’emplissent de senteurs, de chaleur et de bruits avec les mouvements autour de cette étrange machine, le plus souvent venue d’un autre âge !

À Arcambal, tout a commencé en 1840 dans la famille Jouclas. Aujourd’hui, c’est Didier, l’un des fils qui a repris le flambeau en 2012. Si les gestes sont restés les mêmes, transmis par les anciens, la disparition des exploitations agricoles a réduit considérablement la cadence. André-Elie Jouclas, père de notre exploitant sillonnait plus de 50 communes avec un attelage composé de 3 alambics.

Aujourd’hui, reste une seule machine, une «Laffite et fils» construite à Carcassonne en 1951, stationnée sur le même emplacement, de l’autre côté de la rivière sur le Causse de Vers durant la période autorisée et elle ne fonctionne que 3 jours par semaine. Exceptionnellement en 2023, la distillation se clôturera le 30 avril.

Il ne suffit pas d’avoir des tonnes de fruits (sauf les figues dont la distillation est interdite) pour obtenir cette belle eau-de-vie bien blanche. 100 à 150 kilos de fruits bien murs suffisent, entreposés dans un fut en plastique.

Marc de raisin mais surtout prunes, pommes, poires et même des cerises constituent le quotidien de la machine chauffée au bois qui peut assurer deux chauffes en simultanée dans chacune des marmites de 600 litres, les fruits étant noyés dans l’eau. La chaleur fait le reste et l’on obtient de quoi terminer quelques bons repas, conserver les fruits et même soigner des plaies !

Sont autorisés 20 litres à 50° ou 18 litres à 55°, la Loi de 2008 permet une détaxe de 50 % sur les 10 premiers litres d’alcool. Le coût de la prestation et des taxes se règlent au cul de la machine.

Vous avez jusqu’à fin avril pour vous rendre sur place, la visite et les commentaires sont gratuits et à volonté mais pas question de déguster, l’administration veille !

Pour contacter notre bouilleur 06 73 11 12 01.

Le Département recrute

La lecture des pages dédiées du site internet du Conseil départemental nous fait savoir que de nouveaux recrutements sont programmés notamment dans le domaine culturel : Agent d’accueil touristique, animateur patrimoine culturel… Les musées Lurçat, et Cuzals sont concernés.

Plus d’infos en cliquant CE LIEN

Le message d’un exilé

Bernard Rodriguez-Lacam, » quercynois-accro » comme il se définit,  nous adresse une photo très évocatrice du quotidien de son village Saint-Jean-Lespinasse.

Nous ne sommes pas encore dans la période des moissons mais qu’importe : Quercy net n’est-il pas un site de partages ?

Autres exilés, accro ou non, nous attendons vos photos !

Changement de présidence à L’association des collectionneurs lotois

Après 21 années « d’abnégation, de dévouement et de compétence » comme le souligne Claude Noirjean, le nouvel élu, Marc Roques restera à la disposition de l’équipe pour permettre une transition en douceur.

Mais les collectionneurs sont surtout de grands enfants qui doivent avoir à l’esprit de convaincre les jeunes générations –  animés de passions différentes – de poursuivre sous une forme qui reste à maintenir vivant et faire fructifier l’héritage de leurs aînés.

Vous êtes invités à les rencontrer lors du prochain salon du jouet le dimanche 19 février 2023 au foyer Valentré à Cahors. N’hésitez pas à vous faire connaitre ; le meilleur accueil vous sera réservé.

Bienvenu sur leur site internet en cliquant ce lien

 

L’ Association des moulins (AMBC) en manque de vent !

Si les ailes des moulins de Boisse et du Canton ne sont pas en cause, pas plus que le vent d’ailleurs, c’est la mécanique humaine qui est en berne avec la baisse du nombre de bénévoles, empêchant une bonne gestion  : accueil, visite, entretien…

Nous avons été nombreux à suivre les efforts déployés au fil des années pour relever ces géants réduits au silence après avoir transformé le grain des agriculteurs vers les pétrins des boulangeries. Les collectivités ont pourtant répondu favorablement et si l’argent est le nerf de la guerre,  c’est l’absence de troupes qui remet en question le fonctionnement normal de l’association, laquelle se met en sommeil en suspendant ses animations.

Un appel est lancé ; vous pouvez y répondre par mail : therese.resseguier@orange.fr ou par téléphone : 06 75 27 30 55

 

 

 

 

La lettre mensuelle d’AQUÍ L’ÒC – Février 2023

1- Amassada Generala de l’Associacion

L’Assemblée Générale d’AQUÍ L’ÒC se déroulera le samedi 11 février à 15h, à l’Espaci Occitan Carcinòl, 60 avenue Delbos à Saint-Céré (près de la salle polyvalente).

2- Concors d’escritura Pierre Brayac

Pour la troisième édition du concours d’écriture, les productions sont à renvoyer avant le samedi 18 février 2023. Renseignements à trouver sur le site : www.espacioccitancarcinol.com

3- Corses de lenga e talhièrs

Les prochains cours d’occitan et les ateliers auront lieu à l’Espaci Occitan Carcinòl à Saint-Céré :

– le mercredi 8 février de 14h à 15h30 : atelier de chants.

– le mercredi 8 février de 15h30 à 17h : cours pour confirmés.

– le mercredi 15 février de 16h à 17h30 : atelier de danses traditionnelles.

– le mercredi 15 février de 18h à 19h30 : cours pour débutants.

– le vendredi 17 février de 18h à 19h : Aper’Oc (atelier de discussion).

– le mercredi 22 février de 14h à 15h30 : atelier de chants.

– le mercredi 22 février de 15h30 à 17h : cours pour confirmés.

4- Animacion

– Dimanche 19 février, à 14h30, salle des fêtes de Gintrac : loto bilingue français/occitan avec de nombreux et jolis lots à gagner. Tombola, buvette et gâteaux sur place. Renseignements à trouver sur le site : www.espacioccitancarcinol.com

 

Contact : Associacion AQUÍ L’ÒC (siège social)

204, rue du général Ambert  46 400  Saint-Céré

Tel : 06 73 62 64 63

Courriel : asso.aquiloc@gmail.com

Site : www.espacioccitancarcinol.com

https://www.facebook.com/groups/aquiloc/?ref=br_tf&epa=SEARCH_BOX

Carnaval es arribat

« CARNAVAL ES ARRIBAT, LO TENÈM, LO JUTJARÈM E LO CRAMARÈM

« Carnaval es arribat » une fête sera organisée le vendredi 17 février en collaboration avec les enseignants et élèves du RPI des écoles de Lamagdelaine , Laroque des Arcs et Cours qui procèderont à une restitution d’un apprentissage en langue d’Oc sous la conduite de « Lot Arts Vivants ».

  •  16h 30 ECOLE DE LAROQUE DES ARCS

Laroque-des-Arcs : départ cour de l’école avec défilé musical sous la conduite des musiciens de la Granjà et « Lot Arts Vivants « arrivée place du Coq : jugement de Carnaval accompagné de danses et chants traditionnels.

  •  17h30 TRANSFERT VERS L’ECOLE DE LAMAGDELAINE

Transfert de Carnaval, en convoi, vers l’école de Lamagdelaine , défilé musical vers l’espace Maurice Pons ,chants et danses avant exécution de la sentence et crémation de Carnaval

  •  19h 00 SALLE DES FÊTES

Salle des Fêtes : apéritif musical, repas partagé au profit de l’ APE . Chacun devra apporter un plat salé ou sucré ainsi qu’assiette, verre et couverts.

  •  21h 00

bal masqué animé par « Los Musicairès de la Granjà « et de « Lot Arts Vivants » buvette et gâteaux tout au long de la soirée.

Bal gratuit pour les parents et enfants

Plus de renseignements auprès de l’APE ou au 06 42 21 79 17

L’inrap et le Département du Lot nouent un partenariat opérationnel, scientifique et culturel

Réunis ce vendredi 27 janvier à l’atelier-musée Jean Lurçat de Saint-Laurent-les-Tours, Dominique Garcia, président de l’Inrap, et  Serge Rigal, président du département du Lot, ont signé une convention définissant les principes de la collaboration des deux institutions pour la détection, la sauvegarde et la valorisation du patrimoine archéologique, en présence de Daniel Guérin, directeur général de l’Inrap, de Mme Caroline Mey-Fau, vice présidente en charge du Patrimoine historique, de l’Archéologie préventive et des Archives départementales – ainsi que  Catherine Utrera (Inrap) et Marc Jarry (Inrap).

(lire la suite de l’article sur le site de l’Inrap en cliquant CE LIEN)

Dany Boon et Jérôme Commandeur : deux nouveaux « visiteurs » à Saint-Cirq-Lapopie !

Tout semblerait  réuni pour un remake des tribulations de  la bande à Jacqouille la fripouille, Okay ! une histoire autour d’un procès d’un chèvre… blanche comme celle de la légende située sur la commune de Cabrerets. Faute d’avoir eu connaissance du script du film, nous nous en tiendrons donc aux quelques lignes glanées dans notre quotidien local du 24 de ce mois., lequel ajoute que des figurants sont appelés à se faire connaître en envoyant CV et motivation à : Dordogne1640@gmail.com

Après quelques visites présidentielles, notre belle commune de Saint-Cirq-Lapopie intéresserait-elle également quelques grandes figures des siècles passés ? La sortie prochaine du premier livre d’histoire « Saint-Cirq-Lapopie et ses habitants. Des origines à 1560 » pourrait constituer un bon moyen de découvrir ce qui s’est passé en ces lieux et nous préparer à faire connaissance avec les rôles tenus par nos humoristes.

Cahors, Maison du Patrimoine…. expo

À Cahors, le patrimoine est partout… Lovée dans une boucle du Lot, la ville recèle une multitude de trésors.
Bien connu de tous, ce patrimoine reste encore à découvrir : lorsqu’on évoque cette richesse, on pense surtout au Moyen Age et aux monuments emblématiques comme le pont Valentré, la Cathédrale ou la tour du Pape Jean XXII… Pourtant la ville, occupée depuis l’Antiquité, conserve bien d’autres éléments qui font partie de notre quotidien… : maisons, hôtels particuliers, palais, au cœur du site patrimonial remarquable, en font partie.
La Direction du patrimoine de la Ville, implantée à la Maison du Patrimoine, travaille chaque jour à sa découverte et à sa valorisation, car, oui, il reste encore des choses à découvrir… derrière les enduits des façades, dans les caves ou masqués derrière des cloisons… se cachent encore un grand nombre de vestiges à révéler.
Exposition « Cahors : les chantiers 2020-2021 »
Inventaire, archéologie, suivis de chantiers, l’équipe de la Direction du patrimoine œuvre chaque année pour sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine cadurcien. L’exposition et les plaquettes gratuites retraçant les chantiers les plus marquants des années 2020 et 2021 sont à découvrir à la Maison du Patrimoine. D’autres plaquettes gratuites sur les chantiers majeurs des années précédentes sont également disponibles.
Maison du Patrimoine, 8 rue de la Halle (à deux pas de l’Hôtel de Ville).
Horaires d’ouverture : du mardi au jeudi, de 10h à 12h et de 14h 30 à 17h 30, et le vendredi
de 10h à 12h. Entrée libre.
Renseignements : Maison du Patrimoine / 05 65 20 88 91

Néandertal – Le mystère de la grotte de Bruniquel | ARTE

Sur le sol de la grotte découverte en 1990 près du village de Bruniquel, des centaines de stalagmites brisées, comportant, pour certaines, des traces de feu, ont été agencées en cercles par l’homme de Néandertal. Quel en est le sens ? De quand datent-ils précisément ? Enquête sur une découverte archéologique majeure en cours de recherche qui bouleverse notre vision de l’homme de Néandertal.

https://youtu.be/eDhCHPENGfI

En 1990, dans les gorges de l’Aveyron, un adolescent passionné de spéléologie, Bruno Kowalczewski, découvre une grotte près du village de Bruniquel. Après avoir creusé pendant trois ans pour se ménager un passage depuis un minuscule orifice, il débouche à 350 mètres de l’entrée, dans une spacieuse cavité recelant un trésor archéologique. Sur le sol, des centaines de stalagmites brisées, comportant, pour certaines, des traces de feu, ont été agencées en cercles par l’homme de Néandertal, comme le prouve une datation par le carbone 14 à au moins – 47 000 ans. Quelle signification revêtent ces anneaux de calcaire ? De quand datent-ils précisément ? Par peur d’endommager les vestiges, les fouilles sont arrêtées à la fin des années 1990, laissant ces questions sans réponse.

Cercle de pierre
À partir de 2014, accompagné pendant quatre ans par le réalisateur Luc-Henri Fage, qui signe une passionnante enquête aux images souterraines époustouflantes, une nouvelle équipe, avec à sa tête la paléoclimatologue Sophie Verheyden, le préhistorien et archéologue Jacques Jaubert et le spécialiste du climat Dominique Genty, relance les recherches. Grâce à la méthode actuelle de l’uranium-thorium, des prélèvements de calcite sont datés de – 176 500 ans, révélant que la construction humaine est l’une des plus anciennes jamais découvertes sous terre. Ce cercle de pierre est étonnamment complexe. Comment a-t-il été construit et à quoi servait-il ? Récit d’une découverte qui apporte des éléments nouveaux sur les capacités de Néandertal.

Documentaire de Luc-Henri Fage (France, 2019, 54mn)
(Illustration : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:La_structure_de_la_grotte_de_Bruniquel.jpg)

Colette et le Lot : un article signé André Décup pour les 150 ans de la naissance de l’artiste

La romancière Colette aimait le Lot

De nombreux écrivains et poètes ont laissé leurs empreintes sur notre terre. Parmi ces intellectuels, Colette qui a sillonné le Quercy. Sidonie-Gabrielle Colette naît le 28 janvier 1873 dans un village de l’Yonne. Adorée par sa mère « comme un joyau tout en or », elle rencontre dès 16 ans « Willy » écrivain-éditeur qui l’introduit dans les cercles littéraires de la capitale. Mariés en 1893, ils divorcent trois ans plus tard.

Découverte du nord du Lot
En 1911, la jeune journaliste tombe, dès leur première rencontre, amoureuse d’Henry de Jouvenel, homme politique de Corrèze, futur ministre, très attaché à son département d’origine. Le fief des Jouvenel est implanté au château de Castel-Novel, à Varetz près de Brive. C’est là qu’ils se marieront quelques mois plus tard. Une vie de paradis ! Dans « (ses) jardins », Colette est sous le charme du lieu où fleurs, jeux et mots s’entremêlent. Un univers magique, un lieu d’inspiration d’où sortiront plusieurs romans. Celui qu’elle appelle «  le Pacha » lui fait découvrir Aubazine, Collonges-la-Rouge, Martel et Rocamadour. Élu sénateur de la Corrèze, « le courageux mari » n’est plus tout entier à son épouse. Ils décident de se séparer en 1923 : la femme de Lettres tourne la page des onze étés passés entre Limousin et Quercy.

À Curemonte, pendant l’Occupation.
Elle reviendra sur sa terre de prédilection deux décennies plus tard, en 1940. Pendant l’Occupation allemande, elle effectue de longs séjours chez sa fille, qui, très active dans la Résistance, habite le village de Curemonte entre Vayrac (46) et Turenne (19).

Revenue à Paris, immobilisée « dans sa solitude en hauteur » par une arthrite de la hanche, elle continue d’écrire. Élue à l’unanimité présidente de l’Académie Goncourt en 1949, elle meurt dans son appartement du Palais Royal le 3 août 1954. Après avoir reçu les honneurs de la France, elle repose au cimetière du Père Lachaise à Paris.

« J’ai chassé la truffe à Martel dans le Lot ».
Colette aime depuis toujours les petits matins à la campagne, les lueurs des levers de soleil. Elle avait obtenu, enfant, que sa mère la réveille l’été dès cinq heures pour aller se promener seule «  à la rencontre de la nature bleutée. Dans le creux de l’aube, le meilleur semble à venir » précise-t-elle. C’est ce qu’elle découvre sur le Causse de Martel en promenade avec son baron de mari : « La truffe tue l’églantier, anémie le chêne et mûrit sous une rocaille ingrate, développe-t-elle. Imaginez l’hiver sévère, la rude gelée qui blanchit l’herbe, le cochon rose dressé à une prospection délicate… J’ai chassé la truffe à Martel dans le Lot, et je tenais la laisse d’une petite truie, une artiste en son genre qui flairait la truffe souterraine, la délogeant d’un groin inspiré, avec des cris, des élans brusques et toutes les manières, ma foi, d’une somnambule. À chaque trésor trouvé, l’intelligente petite truie levait la tête et quémandait sa récompense, une poignée de maïs ».

Éloge de la truffe, « gemme des terres pauvres ».
Dans « Prisons et Paradis » paru en 1932, l’habile cuisinière ne peut s’empêcher de faire la promotion de la truffe noire du Sud-Ouest et développer comment l’accommoder : « On ne fait bien que ce qu’on aime. Ni la science ni la conscience ne modèlent un grand cuisinier. Je suis née dans un pays de province où l’on gardait encore des recettes que je ne trouve dans aucun Codex culinaire. On les transmettait de bouche-à-oreille à l’occasion d’une fête carillonnée, le jour du baptême d’un premier-né ou d’une confirmation. Ainsi j’appris à me servir de la vraie truffe, la noire. C’est la plus capricieuse, la plus vénérée des princesses noires. On la paie son poids d’or, le plus souvent pour en faire un piètre usage. On l’englue de foie gras, on l’inhume dans une volaille surchargée de graisse, on la submerge de sauce brune… Foin des lamelles, des hachis, des rognures, des pelures de truffe ! Croquez le gemme des terres pauvres en imaginant, si vous ne l’avez pas visité, son désolé royaume. Ne saurait-on l’aimer pour elle-même ? Mangez la seule, embaumée, grenue. Elle ne vous donnera pas, une fois étrillée, grand peine. Sa souveraine saveur dédaigne les complications et les complicités. Vos truffes viendront à la table dans leur court-bouillon. Servez-vous sans parcimonie, la truffe est apéritive, digestive ».

Ses nombreuses visites à Touzac.
Depuis Paris où elle vit avec son nouveau mari Maurice Goudeket, Colette gardera un lien permanent avec le Lot jusqu’en 1948, année du décès de son amie la comédienne Marguerite Moreno. Celle qu’elle désignait comme « son âme ». Intimement liée à Colette depuis 1914, l’actrice française avait aménagé dès 1925, un confortable domaine dans la vallée du Lot pour ses vieux jours au lieu-dit « La Source Bleue » à Touzac, près de Puy-l’Évêque. L’écrivaine, tombée amoureuse du lieu, accepte « avec envie » de venir régulièrement à Touzac. Marguerite Moreno lui réserve «  Le Castelou  », petite maison qui jouxte sa propriété. « Tu sais la passion que j’ai pour La Source Bleue. Aussi l’atmosphère de défaillance que tu me décris m’empoisonne » s’indigne Colette dans l’une de ses « Lettres à Marguerite Moreno ». Cette dernière, malgré l’âge, ne se décide pas à raccrocher tant que de beaux rôles s’offrent à elle. À 74 ans aux côtés de Jouvet, elle triomphe encore à Paris, dans « La Folle de Chaillot » écrit pour elle par Jean Giraudoux. La célèbre actrice de la Comédie Française, qui a pris froid en jouant au théâtre de Cahors, succombe d’une pneumonie le 14 juillet 1948. Elle repose au cimetière de Touzac.

Une infatigable curiosité.
Qui êtes-vous Madame Colette ? La femme libre et scandaleuse qui défraya la chronique de la Belle Époque, l’amoureuse des chats ou la bonne dame écrivaine, détentrice d’une sagesse terrienne ? Votre côté reporter de la France profonde ne nous laisse pas impassible. Vous explorez la nature de manière non pas intellectuelle mais sensible. La Bretagne, la Provence, les terres arides du Quercy… Du pays de votre enfance en Bourgogne jusqu’aux jardins du Palais Royal où vous terminerez vos jours, vous nous proposez un véritable tour de France, toujours au plus près de l’action. La joie de vivre est la clé de votre destin ! Celui de l’allant. Vous êtes l’une des plus célèbres romancières de la Littérature française qui ait foulé nos chemins. Deuxième femme élue membre de l’Académie Goncourt, vous avez été la deuxième femme à laquelle la République ait accordé des funérailles nationales.

ANDRÉ DÉCUP (avec l’autorisation de l’auteur que nous remercions ainsi que Jean-Claude Bonnemère, rédacteur départemental de l’hebdomadaire La Vie Quercynoise)
Visuel Radio France

150e anniversaire de la Société des Etudes du Lot : les premiers retours

C’était les 1er, 2 et 3 décembre avec une fréquentation à la hauteur de l’événement. Les premières photos et synthèses des communications sont en ligne sur le site de l’association. Bonne visite !

La Société des Etudes du Lot est partenaire de Quercy net

Un ouvrage d’art remarquable et oublié : la conduite d’amenée d’eau du Clos du Pech à la gare de Gignac

Gare de Gignac

Nombre d’associations consacrent beaucoup d’efforts pour sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine de leur territoire. Si certaines de ces actions restent dans l’ombre, d’autres sont plus visibles et Quercy net répond favorablement pour relayer – sans faire du copier-coller – les démarches souvent longues et difficiles engagées par les bénévoles.

Nous concrétisons notre démarche avec cet article proposé par Robert Vayssié qui représente l’Association Lo Patrimòni Gignac.

« Nous sommes au temps des Machines à vapeur qu’il faut alimenter en eau ! La rareté sur le Causse et la difficulté des dénivelés s’ajoutent. On peut donc imaginer les années d’attente pour aboutir (plans, études, expropriation même pour cause d’utilité publique….)…

Cliquez ce lien pour accéder cet article dans son entièreté complété par de nombreux plans et photos

Cet aqueduc a été utilisé de 1909 à 1943, date de l’électrification de la ligne SNCF. Une sous-station électrique a été édifiée près de la gare de marchandises, juste au-dessous de la réserve d’eau. La sncf, au début des années 2000 a vendu au privé les parcelles sur lesquelles étaient situés la prise d’eau, les regards et le réservoir de 400 m3″.

Plus d’infos sur le site de Gignac-en-Quercy

 

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