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Colette et le Lot : un article signé André Décup pour les 150 ans de la naissance de l’artiste

La romancière Colette aimait le Lot

De nombreux écrivains et poètes ont laissé leurs empreintes sur notre terre. Parmi ces intellectuels, Colette qui a sillonné le Quercy. Sidonie-Gabrielle Colette naît le 28 janvier 1873 dans un village de l’Yonne. Adorée par sa mère « comme un joyau tout en or », elle rencontre dès 16 ans « Willy » écrivain-éditeur qui l’introduit dans les cercles littéraires de la capitale. Mariés en 1893, ils divorcent trois ans plus tard.

Découverte du nord du Lot
En 1911, la jeune journaliste tombe, dès leur première rencontre, amoureuse d’Henry de Jouvenel, homme politique de Corrèze, futur ministre, très attaché à son département d’origine. Le fief des Jouvenel est implanté au château de Castel-Novel, à Varetz près de Brive. C’est là qu’ils se marieront quelques mois plus tard. Une vie de paradis ! Dans « (ses) jardins », Colette est sous le charme du lieu où fleurs, jeux et mots s’entremêlent. Un univers magique, un lieu d’inspiration d’où sortiront plusieurs romans. Celui qu’elle appelle «  le Pacha » lui fait découvrir Aubazine, Collonges-la-Rouge, Martel et Rocamadour. Élu sénateur de la Corrèze, « le courageux mari » n’est plus tout entier à son épouse. Ils décident de se séparer en 1923 : la femme de Lettres tourne la page des onze étés passés entre Limousin et Quercy.

À Curemonte, pendant l’Occupation.
Elle reviendra sur sa terre de prédilection deux décennies plus tard, en 1940. Pendant l’Occupation allemande, elle effectue de longs séjours chez sa fille, qui, très active dans la Résistance, habite le village de Curemonte entre Vayrac (46) et Turenne (19).

Revenue à Paris, immobilisée « dans sa solitude en hauteur » par une arthrite de la hanche, elle continue d’écrire. Élue à l’unanimité présidente de l’Académie Goncourt en 1949, elle meurt dans son appartement du Palais Royal le 3 août 1954. Après avoir reçu les honneurs de la France, elle repose au cimetière du Père Lachaise à Paris.

« J’ai chassé la truffe à Martel dans le Lot ».
Colette aime depuis toujours les petits matins à la campagne, les lueurs des levers de soleil. Elle avait obtenu, enfant, que sa mère la réveille l’été dès cinq heures pour aller se promener seule «  à la rencontre de la nature bleutée. Dans le creux de l’aube, le meilleur semble à venir » précise-t-elle. C’est ce qu’elle découvre sur le Causse de Martel en promenade avec son baron de mari : « La truffe tue l’églantier, anémie le chêne et mûrit sous une rocaille ingrate, développe-t-elle. Imaginez l’hiver sévère, la rude gelée qui blanchit l’herbe, le cochon rose dressé à une prospection délicate… J’ai chassé la truffe à Martel dans le Lot, et je tenais la laisse d’une petite truie, une artiste en son genre qui flairait la truffe souterraine, la délogeant d’un groin inspiré, avec des cris, des élans brusques et toutes les manières, ma foi, d’une somnambule. À chaque trésor trouvé, l’intelligente petite truie levait la tête et quémandait sa récompense, une poignée de maïs ».

Éloge de la truffe, « gemme des terres pauvres ».
Dans « Prisons et Paradis » paru en 1932, l’habile cuisinière ne peut s’empêcher de faire la promotion de la truffe noire du Sud-Ouest et développer comment l’accommoder : « On ne fait bien que ce qu’on aime. Ni la science ni la conscience ne modèlent un grand cuisinier. Je suis née dans un pays de province où l’on gardait encore des recettes que je ne trouve dans aucun Codex culinaire. On les transmettait de bouche-à-oreille à l’occasion d’une fête carillonnée, le jour du baptême d’un premier-né ou d’une confirmation. Ainsi j’appris à me servir de la vraie truffe, la noire. C’est la plus capricieuse, la plus vénérée des princesses noires. On la paie son poids d’or, le plus souvent pour en faire un piètre usage. On l’englue de foie gras, on l’inhume dans une volaille surchargée de graisse, on la submerge de sauce brune… Foin des lamelles, des hachis, des rognures, des pelures de truffe ! Croquez le gemme des terres pauvres en imaginant, si vous ne l’avez pas visité, son désolé royaume. Ne saurait-on l’aimer pour elle-même ? Mangez la seule, embaumée, grenue. Elle ne vous donnera pas, une fois étrillée, grand peine. Sa souveraine saveur dédaigne les complications et les complicités. Vos truffes viendront à la table dans leur court-bouillon. Servez-vous sans parcimonie, la truffe est apéritive, digestive ».

Ses nombreuses visites à Touzac.
Depuis Paris où elle vit avec son nouveau mari Maurice Goudeket, Colette gardera un lien permanent avec le Lot jusqu’en 1948, année du décès de son amie la comédienne Marguerite Moreno. Celle qu’elle désignait comme « son âme ». Intimement liée à Colette depuis 1914, l’actrice française avait aménagé dès 1925, un confortable domaine dans la vallée du Lot pour ses vieux jours au lieu-dit « La Source Bleue » à Touzac, près de Puy-l’Évêque. L’écrivaine, tombée amoureuse du lieu, accepte « avec envie » de venir régulièrement à Touzac. Marguerite Moreno lui réserve «  Le Castelou  », petite maison qui jouxte sa propriété. « Tu sais la passion que j’ai pour La Source Bleue. Aussi l’atmosphère de défaillance que tu me décris m’empoisonne » s’indigne Colette dans l’une de ses « Lettres à Marguerite Moreno ». Cette dernière, malgré l’âge, ne se décide pas à raccrocher tant que de beaux rôles s’offrent à elle. À 74 ans aux côtés de Jouvet, elle triomphe encore à Paris, dans « La Folle de Chaillot » écrit pour elle par Jean Giraudoux. La célèbre actrice de la Comédie Française, qui a pris froid en jouant au théâtre de Cahors, succombe d’une pneumonie le 14 juillet 1948. Elle repose au cimetière de Touzac.

Une infatigable curiosité.
Qui êtes-vous Madame Colette ? La femme libre et scandaleuse qui défraya la chronique de la Belle Époque, l’amoureuse des chats ou la bonne dame écrivaine, détentrice d’une sagesse terrienne ? Votre côté reporter de la France profonde ne nous laisse pas impassible. Vous explorez la nature de manière non pas intellectuelle mais sensible. La Bretagne, la Provence, les terres arides du Quercy… Du pays de votre enfance en Bourgogne jusqu’aux jardins du Palais Royal où vous terminerez vos jours, vous nous proposez un véritable tour de France, toujours au plus près de l’action. La joie de vivre est la clé de votre destin ! Celui de l’allant. Vous êtes l’une des plus célèbres romancières de la Littérature française qui ait foulé nos chemins. Deuxième femme élue membre de l’Académie Goncourt, vous avez été la deuxième femme à laquelle la République ait accordé des funérailles nationales.

ANDRÉ DÉCUP (avec l’autorisation de l’auteur que nous remercions ainsi que Jean-Claude Bonnemère, rédacteur départemental de l’hebdomadaire La Vie Quercynoise)
Visuel Radio France

L’Université Pour Tous Cahors Quercy (UPTC), nouveau partenaire de Quercy.net

Initiée par le Conseil des sages auprès de la ville de Cahors, et créée en août 2018, sur le modèle des Universités du Temps libre, est une association qui a pour but l’accès aux savoirs et aux connaissances pour tous, des échanges et du lien social.

Son originalité : la valorisation des ressources intellectuelles et scientifiques du territoire lotois sur le mode du bénévolat, à travers l’engagement d’intervenants spécialisés ou passionnés dans leur domaine, avec des exigences de rigueur méthodologique et pédagogique.
L’UPTC est une Université pour les seniors, mais aussi pour les jeunes et les adultes en activité ou non, avides de savoirs et de connaissances, en dehors d’un parcours universitaire diplômant.
Elle est membre du réseau national et régional des Universités du Temps libre

Chaque année universitaire, une cinquantaine de conférences sont proposées dans de multiples domaines : philosophie, archéologie, histoire, arts, littérature, musique, médecine-santé, économie, droit, paléontologie, géologie… pour environ 300 adhérents

Quelques conférences exceptionnelles sont également organisées hors calendrier habituel en lien avec l’actualité (Ukraine, environnement…)
Enfin l’UPTC développe des partenariats locaux et régionaux (Société des Etudes du Lot, Université populaire de Caussade …), comme par exemple « l’année Gambetta »

Le Bureau de l’association est actuellement composé de :
– Danièle MARIOTTO, présidente
– Michel DURAND, vice-président
– Geneviève GUINDE, trésorière
– Christiane DEWITTE, secrétaire
– Marc SELLES, secrétaire en charge du numérique

L’adhésion annuelle de 20 € donne accès gratuitement aux conférences, une participation de 5 € par conférence est demandée aux non-adhérents

Retrouvez-nous sur notre site internet : uptc-cahors.org
Nous contacter : contact@uptc-cahors.org

Histoire et malédictions de l’église des Jacobins par Christian Verdun

Après le Pont Valentré, le Pont Louis-Philippe, sans oublier la Cathédrale Saint-Etienne… Christian Verdun nous propose pour le mois d’avril un nouvel « opus » consacré au Sacré Coeur communément appelé église des Jacobins (faubourg de Cabessut à Cahors).  Avec sa graphie si reconnaissable, l’auteur commentera sous forme d’images en une reconstitution narrative cette histoire mouvementée au fil des siècles, depuis le règne du célèbre Dagobert 1er !
Il démontrera aussi par son travail comment les images et gravures qui relatent les événements de ces époques pouvaient être perçues ou interprétées durant ces temps troublés.

+ d’information sur cet ouvrage en souscription chez édicausse

150e anniversaire de la Société des Etudes du Lot : les premiers retours

C’était les 1er, 2 et 3 décembre avec une fréquentation à la hauteur de l’événement. Les premières photos et synthèses des communications sont en ligne sur le site de l’association. Bonne visite !

La Société des Etudes du Lot est partenaire de Quercy net

Patrice Foissac consacre un ouvrage aux Saint-Cirquois du Moyen Age

Sollicité par l’association des Amis de Saint-Cirq, Patrice Foissac, docteur en Histoire médiévale, ancien président de la Société des Etudes du Lot, a consacré 3 années de travail pour relever le défi établi dans les années 60 par les érudits locaux et départementaux ; « … qu’aucune histoire du lieu n’a pu être écrite… ».

Avec une parution prévue en mars/avril 2023, un fort volume de 400 pages enrichies de nombreuses illustrations, permettra de restituer dans un texte accessible, une approche du quotidien des hommes et leurs relations dans ce territoire, aujourd’hui phare du Quercy et l’un des plus beaux villages de France

Les 3 principaux chapitres porteront sur :
> Le Cadre de vie : territoire seigneurial – les territoires de l’Eglise – le territoire d’une communauté – les villages voisins
> Les pouvoirs : le Roi – seigneurs et coseigneurs – l’Eglise (clergé et paroissiens) – le Consulat.
> Les villageois : L’identité – travail et groupes sociaux – familles et individus

L’ouvrage est illustré par un dessin-gouaché réalisé en 1937 par le peintre cadurcien Jean-Eugène Pujol (1899-1986).

Publication de l’ouvrage en mars 2023. La souscription est ouverte jusqu’au 15 février 2023 (Cliquez CE LIEN pour télécharger le bulletin de souscription)

Jean-Marie Massou : de l’ombre à la lumière

Bien que « retiré du monde », il vivait en fusion avec les entrailles de notre planète, chemin que lui seul pouvait expliquer. Marminiac son village était sa protection de surface et aujourd’hui ses habitants veulent, à juste raison, protéger l’oeuvre de Jean-Marie Massou, décédé en 2020.

L’association SIderal s’est ainsi rendue propriétaire du site des Limoges, afin de préserver le lieu – fermé au public – où sont les sculptures magistrales. Les moyens d’action dont se dote l’association pourraient permettre la naissance d’un musée à ciel ouvert entièrement sécurisé. On pourrait alors par une vaste galerie, découvrir  l’une de ses œuvres majeures : Le Sidéral, un bateau, mais aussi le titre d’un roman qu’il avait dicté à sa mère.

Aujourd’hui des oeuvres de Jean Marie Massou sont exposées au MIAM à Sète jusqu’en janvier 2023 : une exposition est également en préparation pour Bruxelles.

Autre mission pour cette association : celle de faire connaitre « La Mission universelle » de Jean Marie, celle qui, selon ce dernier, vise à « prévenir l’humanité que le monde va à sa perte, qu’il s’agit de protéger ceux qui restent ».

1944 dans le Lot : de « Mansergue » (entre Carennac et Miers) à Cahors

Depuis la création du Musée de la Résistance, de la Déportation et de la Libération du Lot, dont les collections ne seront accessibles au public qu’en 2025, nombreux sont les témoignages et questionnements qui se font jour sur les faits de guerre durant les années du Second conflit mondial.

Les déplacements récents en France de deux familles (Britannique et Américaine) ont permis des retrouvailles non seulement fort émouvantes mais également la visite des lieux notamment des parachutages (Mansergue) et surtout d’échanges en présence des membres de l’association des amis du musée. Il revenait à Jean-Luc Couderc de présenter aux représentants de la presse locale nos visiteurs et leurs motivations

Depuis sa Louisiane natale Donna Wakeman est dans le Lot depuis le 23 juin pour marcher sur les pas de son père, William Hawk-Daniels alias capitaine Dick, officier de l’OSS Office of Strategic Services (qui deviendra plus tard la CIA) parachuté en juillet 1944 sur le terrain du Bouleau entre Carennac et Miers.
« Mon père, né également en Louisiane, parlait Français (Cajuns). Capitaine du 506ème d’infanterie parachutiste de la 101ème aéroportée était volontaire pour des mission d’appuis de la Résistance sur le territoire français ».

Donna Wakeman, le 14 juillet dernier, devant la stèle rendant hommage aux combattants parachutés au lieu-dit Mansergue, entre Carennac et Miers (photo Jean-Luc Couderc)

Dès son arrivée dans le Lot, il rejoint les Britanniques du réseau FOOTMAN aux côtés de Cyril Watney dit Michel et Georges Hiller dit Maxime – parachutés également à Mansergue mais en janvier 44. Tous ces soutiens extérieurs venaient apporter leurs compétences techniques (maniement des armes, utilisation des explosifs, transmission de messages radio…) On leur doit des sabotages de ponts (Saint-Pantaléon, Lascabanes, Lhospitalet) mais également de certaines lignes téléphoniques importantes comme celle qui reliait Montauban et Cahors….

Les membres de la  Famille de Cyril Watney (Anthony, Tina et Isabel Martin).également présents participent à ces échanges très fructeux avec l’évocation de l’accrochage par l’armée allemande le 22 juillet de la voiture d’André Malraux de passage à Gramat. Les autres passagers Georges Hiller et Collignon, responsable des groupes Veny sont blessés et conduits à Maniagues  par Cyril Watney où ils seront soignés avec « les moyens du bord ». Fort heureusement William Hawk-Daniels alias capitaine Dick à assuré la livraison de médicaments parachutés depuis Londres et dont le musée possède le container utilisé lors du parachutage (v. photo de groupe)

Cet épilogue est concrétisé par un rapport écrit et remis au musée par Donna Wakeman, fille du capitaine Dick. A noter que le capitaine Dick était présent à Cahors le jour de la libération de la ville.

 

 

Autour de l’orgue de Souillac

Avec la publication d’un nouveau site internet et d’un beau projet « Objectif Concorde » autour des 10 ans de l’école de musique de Martel, un conte musical sur le thème du voyage de l’Obélisque de Louxor sera donné le 18 juin prochain.

En cliquant ce lien, prenez également connaissance du programme de la saison 2022 avec notamment la participation d’Albertus Dercksen et Christopher Gibert.

OBJECTIF CONCORDE

Eglises du Lot : Une nouvelle émission de Radio Présence

Portail principal

Solidement implantée dans notre département ainsi que dans plusieurs autres de l’Occitanie, Radio Présence propose un programme généraliste d’inspiration chrétienne. Avec ses deux studios dans le Lot (Cahors et Figeac), elle dispose d’une large audience. Depuis quelques mois, elle réalise depuis nos églises des enregistrements en invitant les personnes ressources qui sont en lien avec la gestion et l’animation des lieux. On peut retrouver notamment une série de quatre émissions consacrées à l’église Saint-Antoine d’Arcambal. Pour écouter cette série – ainsi que l’ensemble des enregistrements – cliquez CE LIEN

Durant les enregistrements, l’ouvrage consacré à l’église édité par édicausse en 2018 a largement été évoqué.

Couverture de l’ouvrage

Le Tympan roman de la cathédrale de Cahors : défi relevé par Christian Verdun

cliquez l’image pour agrandir

Quelques informations  : réalisé entre 1140 et 1150, il mesure 4,70 mètres à la base pour 4 mètres de hauteur.

Le sujet :
L’ascension du Christ – dans la mandorle – entouré de 10 anges de tailles différentes.
Douze personnages dans le registre du bas, dont la Vierge et onze apôtres.
Quatre registres latéraux racontant le martyre de St Etienne, considéré comme le premier martyr chez les chrétiens.
Le ciel, évoqué par les nuages et discrètement par le soleil et la lune.
Un frise d’entrelacs qui le cerne.

De la motivation à la réalisation par l’artiste : « Je vis à Cahors depuis 49 ans, et j’ai toujours regretté la situation un peu sombre de ce tympan dirigé vers le Nord. Il ne reçoit les rayons du soleil que pendant 15 minutes au solstice été de 5h30 à 5h45 ! (Je m’y suis rendu à cette heure-là) »… « L’oeuvre exposée dans mon musée d’Arcambal n’est pas une reproduction mais une reconstitution grandeur nature ».

Ce travail est visible tous les samedis aux horaires d’ouverture du musée ainsi que sur rendez-vous.
L’oeuvre pourra également être mise à disposition pour des expositions et / ou illustrer des conférences

+ d’information sur le site de l’artiste 

 

 

Les voeux de Roca Livre… illustrés par un certain Molière

« Je veux qu’on soit sincère, et qu’en homme d’honneur
on ne lâche aucun mot qui ne parte du coeur » (Molière)
Rendez-vous en septembre pour la 14e édition à Rocamadour
+ d’infos en cliquant CE LIEN

A la recherche d’un Cahors perdu

Le nouveau livre des éditions Edicausse  » à la recherche d’un Cahors perdu – 1920/1960″ nous plonge dans un Cahors du temps passé a travers le témoignage de Maurice Rouget et des les photos issues de divers fonds.

en savoir +

Invité(s) : Gilles Chevriau, éditeur

Présenté par Yanick Thirard,
CFM cahors

https://www.cfmradio.fr/a-la-recherche-d-un-cahors-perdu

Coup de projecteur sur les librairies indépendantes du Lot

 

 

Les librairies indépendantes du Lot tiennent la forme et se dévoilent dans une vidéo (réalisée en partenariat avec la Région Occitanie). Si elles ont chacune leurs singularités, l’union fait leur force !

 

 

 

Les librairies indépendantes du Lot : « Parenthèse » à Saint-Céré, « Des livres et vous » à Gourdon, « Champolion », « Le Livre en fête » à Figeac, Calligramme, « La Fourmi rouge » à Cahors, « Livres, Books & Compagny » à Montcuq

(source Médialot)

Peut-être nous dit Ottomar

Peut-être

Ce matin j’ai peut-être compris la nature,
les saisons,
la pluie,
les bourrasques,
le soleil.

Une lumière qui descend du val
sur un fond de ciel bleu,
un chemin caillouteux sur le Causse,
le cri d’un oiseau solitaire,
un chevreuil qui surgit du bois
et, confiant, se couche sur le pré.

La beauté d’un paysage de givre au petit matin.

Une nouvelle vie pour la revue Le Point

En 1936, Pierre Betz et l’imprimeur Pierre Braun créent à Colmar la revue Le Point qu’ils conçoivent comme une volonté de décentralisation artistique avec pour but de réaliser en « province » une revue aussi belle que les parisiennes.

Pendant 26 années de combats culturels mais aussi humains, Le Point va agréger au fil du temps les collaborations les plus prestigieuses avec 59 numéros dont certains deviendront emblématiques, Picasso par Doisneau, les fameux bistrots du photographe, les numéros du Corbusier.

Le Point plongeait dans l’intimité des artistes, de Mallarmé à Matisse en passant par Léautaud et ne publiait que de l’inédit aussi ses archives regorgent de correspondances et de photographies exceptionnelles publiées pour la première fois.

On pensait que la plupart des archives de la revue avaient été détruites par les allemands pendant la seconde guerre mondiale mais après quelques années de recherches, François Betz le petit-neveu de Pierre-Betz, les a retrouvées.

L’éditeur PUNK•T retrace pour la première fois cette histoire à travers une sélection des meilleurs extraits de la revue et d’archives pour la plupart encore inédites à ce jour.

La discrétion et la modestie de Pierre Betz a plongé cette revue dans l’oubli aussi ce livre est aussi un travail testimonial et patrimonial et il a été conçu comme un bel objet visuel rendant hommage à la revue et à ses qualités d’impression avec une édition numérotée à 100 exemplaires qui possède une couverture conçue par 5 corps de métiers.

Tout est fait en France, 80 % de sa fabrication est à 150 kilomètres de Lanzac dans le Lot où se situent les Editions Simeio.

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