Auteur/autrice : Gilles Chevriau Page 3 of 38

Hydrogène : comment le nommer en OC ?, une réflexion proposée par François Nardou

Hier matin grande disputation avec un  » montcuquiol » sur un sujet propre à faire carburer les esprits :

Quel pourrait être le nom occitan de l’hydrogène, forme adaptée du grec ?? Chose et mot, concept, formés à la fin du 18ème siècle et en français par Lavoisier, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, chimiste au sens « scientifique  » moderne( mais d’abord « alchimiste »)  » et découvreur de ce qu’il appela un (gaz) « engendré par l’eau »(sens de hydro gène<<grec « hÿdor=eau +génos= né de>>né de l’eau), eau « engendrant » ce « gaz » selon les concepts habituels chez les alchimistes où les éléments constitutifs de la Nature , opposés entre eux, s’engendrent mutuellement entre contraires.

Mon contradicteur, versant dans l’hérésie moderniste (pas celle d’Adolf Harnack ni de l’abbé Alfred Loisy…),  tenait pour une forme du type « hidrogena « (forme ECRITE, prononcée idroutséno en Oc du Càrci Albenc/Quercy Blanc, accent tonique sur »tsé »)qui me parut et me paraît toujours (par orthodoxie langagière)trop « francisante » (on dit « francimande » dans le milieu occitaniste).

N-B : dans mes textes pour « écrire » la langue d’Oc (en tous ses  dialectes), en transcrire les sons, j’utilise la graphie de l ‘Institut d’Etudes  Occitanes (I E O) héritée des locuteurs et scripteurs médiévaux, et non  une graphie dite « phonétique «, telle la mistralienne , qui suit, pour  l’occitan, les règles françaises, scolaires, de transcription des sons n…inadaptées à nos dialectes d’oc….

Cherché dans mes dicos ‘ Piat,Allibert, Mistral, trouvé deux verbes: » congreiar » (engendrer, produire) et « groar »( de sens très voisin ) initiateurs de formes signifiantes occitanes utilisables pour désigner l’hydrogène.

Puisque « Hydro gène » signifie « engendré par l’eau » une forme occitane possible serait « gas » ou (plus « enrazigat dintre la lenga nôstra ») « Aire »(= « air »au sens de « souffle », et, pour nous modernes de « gas », on pourrait aussi proposer « esperit » ) »congreiat per l’aiga » ou « groat per l’aiga », ou pour imiter Mistral (Mireio: »de long dôu Rôze dins un paure ostalon per l’aiga rosigat », graphie IEO!! pas mistralienne!) pourrait -on dire  » …per l’aiga congreiat » sur la base du verbe « congreiar »( = engendrer, produire).

Congreiar <<Latin cumcreare= cum /Avec+creare = fabriquer, produire, faire, quelque chose avec autre chose =produire quelque chose à partir d’une matière pré-existante)>>Cumcreatus>>congreiat(participe passé).

MAIS selon Mistral l’occitan congreiar en est venu à signifier « former, ENGENDRER quelque chose SANS GERME préexistant », engendrer à partir de rien, ce qui rejoint le sens biblique du latin « creare »—qui en latin classique et juridique signifie »instituer », »investir quelqu’un d’une fonction « à savoir » former quelque chose à partir de rien, du néant. (sens du français « créer »).

Facere —faire à partir d’une matière première—étant employé par la Bible LATINE (et chez les théologiens médiévaux : cf les registres de l’Inquisition en Quercy de 1241-42) au sens de « faire à partir du néant » ou ( sens contraire !!) « former à partir d’une matière première préexistante »: c’est le sens du grec « poiéin », traduction de l’hébreu de la Septante dans la Genèse) tandis que que notre français « engendrer » , du  » genere » latin mais par un « in generare » de la Basse Latinité médiévale, signifie  » produire une chose à partir de quelque chose » ) ce qui nous plonge dans de difficiles questions de philosophie et de théologie que Lavoisier ni mon contradicteur ne soupçonnaient pas !

Quant à l’évolution du mot et de ses formes elle serait donc la suivante : Cumcreare >>Cuncreiare>>Congreiar>>Congreiat .

On peut aussi utiliser « groar »(per l’aiga) de sens plus particulier (le grouillement de particules élémentaires naissant de la décomposition et désagrégation d’un ensemble).

Vous avez deux heures et bon dimanche 😉

Jean-Gabriel Perboyre : un lotois en Chine

Dans le cadre de « l’image du mois » et profitant du nouvel an chinois, le service patrimoine du Conseil départemental du Lot vient de publier un article consacré à Jean-Gabriel, notre saint de Montgesty.
Excellente initiative pour le plus grand nombre, croyants ou non. Au-delà de la dévotion restée très forte dans notre Quercy mais aussi de par le monde ; n’oublions pas que la Congrégation des Lazaristes avait pour priorité de porter la « bonne parole », mission qui offre encore aujourd’hui une large audience à Jean-Gabriel, y compris en Chine.

On peut prendre connaissance de l’article publié en cliquant CE LIEN

Musée du patrimoine ferroviaire à Saint-Géry

Pour l’année 2026, le Musée du patrimoine ferroviaire est ouvert
à partir du 28 juin jusqu’au 20 septembre inclus (Journées du Patrimoine)

Il vous invite :
– à un voyage dans le temps depuis 1886 à nos jours.
Dès que vous franchirez la porte de cette ancienne halle à marchandises, s’offrira à votre curiosité un grand nombre d’objets plus que centenaires. Une visite guidée vous en expliquera leur utilité passée.

– à un spectacle féérique pour grands et petits.
Un réseau miniature au 1/87ème sur lequel circulent des trains plus vrais que nature ravivera pour certains des souvenirs d’enfance.

– à une balade en plein air.
Une promenade en petit train tracté par une locomotive à vapeur vive ou un locotracteur à essence vous amènera vers un parc arboré où d’autres matériel ferroviaires sont exposés, pour un circuit s’engouffrant dans un tunnel et passant sur un pont au-dessus d’une mare. Au retour, vous assisterez à la manœuvre de retournement de la machine.

Ce lieu vivant et convivial est animé par des bénévoles passionnés pour une sortie originale à laquelle nous vous attendons nombreux.

Tarifs : enfants de moins de 4 ans, gratuit. enfants de 4 à 12 ans, 3 €.enfants de 13 ans et adultes, 5 €. Groupes, anniversaires, de 10 à 50 personnes, 4 € (nous contacter).

Horaires : Tous les dimanches du 28 juin jusqu’au 20 septembre inclus (Journées du Patrimoine), de 10 h 00 / 12 h 00 – 14 h 00 / 18 h 00.

Nos contacts : Président : Robert Montaudié : 09 64 02 20 44 – montaudie.rmhp@orange.fr monique.codet@orange.fr

 

 

 

Patrimoine : les plaquettes Chantiers 2024 et Chantiers 2025 sont accessibles

La Direction du patrimoine de la ville de Cahors a le plaisir de vous transmettre le lien permettant de consulter et de télécharger les plaquettes Chantiers 2024 et Chantiers 2025.
Vous y découvrirez les principales découvertes réalisées ces deux dernières années lors du suivi des chantiers de restauration mené dans le Site patrimonial remarquable de Cahors :
Ces plaquettes sont disponibles gratuitement en version papier à la Maison du patrimoine de la ville de Cahors (8, rue de la Halle, 46000 Cahors), où vous pourrez également découvrir l’exposition qui accompagne leur parution.
L’ensemble des publications de la Direction du patrimoine est à retrouver en ligne,
en cliquant sur le lien suivant :
Renseignements / Maison du Patrimoine
8, rue de la Halle / 46 000 CAHORS / 05 65 20 88 91

Restauration d’une maison néolithique à Souillac

Les associations « Préhistoire du Sud-Ouest » et « Otzial » organisent ce printemps des sessions de restauration d’une maison, construite par de l’archéologie expérimentale entre 2010 et 2018. Le but de la construction puis de la restauration est de comprendre et éprouver différentes techniques de constructions et types d’assemblages en se référant à des découvertes archéologiques. Cette restauration a pour vocation de la remettre hors d’eau et de revoir la conception de certains murs et éléments de toiture. Il est aussi prévu de fabriquer le mobilier qui pourrait lui être associé : poteries vanneries sparteries, silex taillés etc…

Les travaux à mener permettront de reprendre certaines parties de la charpente et de la couverture en utilisant des matériaux divers : genets, paille, roseau, « tuiles » d’écorce de bouleau, argile. Certains murs seront repris en argile sur clayonnage et en poteaux refendus associés à de la mousse.

A l’intérieur de la maison, le mobilier en sparterie comprendra deux tentures servant de portes, des nattes de couchage qui utiliseront les techniques du cordé et du tissage diagonal.

Des corbeilles seront confectionnées en spiralé-cousu utilisant la paille et les ronces.

Des poteries de toutes tailles seront aussi fabriquées : montées à la motte, à la plaque ou au colombin. Elles seront cuites sur place, pour certaines en meules, pour d’autre dans un four à flamme directe. Des récipients en bois leur seront éventuellement associés, taillés au silex et au feu, ainsi que des boites en écorce de bouleau ou de peuplier. La fabrication d’une hache en pierre polie est aussi envisagée ainsi que bien d’autres objets.

Les associations « Préhistoire du Sud-Ouest » et « Otzial » débutent maintenant cet important chantier jusqu’au 23 février. D’autres sessions sont organisées en mars, puis du 15 au 26 avril et enfin du 2 au 9 août prochain. Les personnes tentées par cette aventure peuvent rejoindre le groupe de bénévoles déjà constitué. Chaque participant peut choisir leurs jours de présence et les formes de sa contribution. Il sera aussi possible d’emporter des « devoirs à la maison » pour avancer dans la fabrication des objets, après une formation aux techniques à utiliser. Pour participer il faut être majeur et s’acquitter d’une cotisation de 10 euros pour couvrir les frais d’assurance et assurer l’achat de petit matériel. Il est aussi demandé une certaine assiduité, sans s’obliger à participer à toutes les séances, et terminer ce pourquoi on s’est engagé.

Pour s’inscrire et se renseigner : contacter l’association Otzial : a.otzial@orange.fr ; 06 09 49 76 26.

Illustration :  maison néolithique à restaurer

Les meules et moulins du Figeacois du XVIe au XXe siècle , par Alain Turq

Première conférence de l’année 2026,  mardi 20 janvier à 18.30 à la salle Roger Laval / FIGEAC
Elle traitera d’une des richesses patrimoniales du LOT

Alain TURQ, conservateur en chef du patrimoine, docteur en préhistoire, a dirigé de nombreuses fouilles en France (Le Roc Allan, Le Mas-Viel, La Ferrassie), comme à l’étranger (Orce, Espagne) a participé à la mise en place des expositions permanentes des musées du Pech-Merle à Cabrerets , du musée de Sauveterre-la-Lémance et celui du musée national de Préhistoire aux Eyzies dont il fut conservateur adjoint du directeur.

Depuis sa thèse consacrée à l’homme de Néandertal entre les vallées de la Dordogne et du Lot, il n’a cessé de parcourir cet espace géographique. C’est là, que dans les années 2000, il a rencontré les derniers meuliers de Domme et qu’a commencé sa quête et sa nouvelle passion. Aujourd’hui retraité, il vient de finaliser un long travail de recherche par la parution aux éditions édicausse avec P. Billiant : « Du grain à moudre : regards sur les meules de moulins de l’Agenais, Périgord et Quercy ».

Après une brève évocation de leurs origines jusqu’au XVIè siècle vous sera contée, l’évolution des moulins et des meules du Figeacois, le lent abandon des carrières locales (notamment celle de Faycelles) et l‘inexorable invasion des meules en silex provenant au moins pour partie du grand centre meulier Aquitain celui de Domme (Dordogne). Les ressorts de ces changements profonds vous seront explicités et mis en relation avec les grands bouleversements politiques (Révolution Française, Grandes guerres…) et économiques (industrialisation, amélioration des voies de communication…).

Cette conférence, entrecoupée de moments de discussions (questions-réponses), vous permettra d’échanger et ainsi de découvrir tous les aspects de  cette histoire bimillénaire : les carrières discrètes, les meules de moulins réutilisées, oubliées, les traces de cet artisanat puis cette industrie. Des siècles durant, ces meules aujourd’hui délaissées, abandonnées ont fourni la base de la nourriture, la farine composante essentielle du pain.

VENTE – DEDICACE DE L’OUVRAGE
DU GRAIN À MOUDRE. Regards sur les meules de moulins AGENAIS / PÉRIGORD / QUERCY

Deux courts-métrages vous montreront comment des générations de meuliers les ont fabriquées.

Tarifs : 4 euros pour les adhérents et 8 euros pour les non adhérents.
Gratuit pour les jeunes et les bénéficiaires de minima sociaux.

Les voeux du Père Noël !

Si en principe le mois de janvier est pour lui un moment de repos, il n’en a pourtant pas fini dans ses obligations comme de répondre aux cartes de remerciements qui suivent son passage.
Nos internautes bourians reconnaîtront très probablement cet octogénaire qui a encore répondu à 20 reprises pour sa présence auprès des plus jeunes. Nous le remercions pour sa carte et lui souhaitons une très bonne année !

« La Fabrique des Savoirs » et son beau programme pour l’an neuf !

Avec ses voeux et de bonnes résolutions telle celle d’Edgar Morin que l’ « on ne peut rien faire sans espoir, en se cantonnant dans la mélancolie, le dépit ou la résignation ». La Fabrique des Savoirs nous annonce qu’elle sera :

> Historique et patrimoniale. Vous pourrez mieux connaître l’histoire de notre patrimoine et territoire en venant écouter la conférence d’Alain TURQ sur les meules de moulins Agenais / Périgord / Quercy le 20 janvier et celle de Patrice Foissac sur les Cahorsins, le  mardi 5 mai à 18h30.

> Artistique. Vous pourrez décrypter les mystères de l’art en écoutant le 27 janvier 2026 une conférence de Frédéric OGEE professeur de littérature et d’histoire de l’art britannique à l’université Paris Cité et à l’école du Louvre, où il assure le cours organique sur l’école anglaise de peinture : Le jardin paysager anglais (1700-1800), origine, création et représentation .

> Littéraire. Vous pourrez vous intéresser au livre et à la littérature 3 février 2026 avec une conférence de Pierre ROUSSEL : « Parlons de livres, qu’est-ce qu’un livre ? »et le 10 mars avec une conférence de Béatrice COMMENGE sur L’amour, l’écriture et le voyage .

> Sociologique. Vous pourrez écouter une analyse de l’immigration le 17 février avec le sociologue, anthropologue et démographe François HERAN.

Nous espérons le retour de Dorothée SCHMID, spécialiste du Moyen-Orient.

> Scientifique. Le 18 mars ,  Eric LABLANCHE répondra de façon ludique et participative à la question sur « Pourquoi notre cerveau n’en fait-il qu’à sa tête ?

> Cinéphile1er avrilconférence d’Yves PEDRONO sur Jacques Tati.

> Journalistique : Hélène Ferrarini viendra nous parler de son expérience de journaliste au BOUTHAN(date à préciser).

> Mycologique : les journées mycologiques de Figeac auront lieu du 23 au 25 octobre.

> Philosophique : avec une nouvelle conférence de Jean LAUXEROIS ( date à préciser).

Vous pourrez aussi, dans cette première moitié de l’année 2026, vous pourrez améliorer votre anglais, parfaire votre orthographe, participer à une réflexion philosophique, vous initier aux secrets de l’art floral, à travers l’un de nos ateliers.

Et ce n’est pas tout ! D’autres envies et pistes pour 2026, mais qui ne sont pas encore finalisées

et soutenez cette  belle foultitude de propositions en cliquant  CE LIEN

Nicolas Bru, Docteur !

Nicolas Bru dont les défenseurs du Patrimoine lotois ont apprécié ses engagements et sa grande présence sur le terrain, vient de soutenir sa thèse de doctorat en histoire de l’art auprès de l’EPHE sur l’artiste-peintre Charles Plessard, élève et assistant de Maurice Denis, compagnon des Ateliers d’art sacré, auteur de nombreuses illustrations, peintures murales et vitraux des années 1920 à 1960.

Quercy net lui adresse ses sincères félicitations.

 

Il y a 50 ans !

Meilleurs voeux à toutes et à tous !

Conférence Autour de l’Homme de Néandertal

Caylus – Salle de conférence – Les Granges du lac –  Vendredi 5 décembre 2025 / 18h30

Néandertal en France : 150 ans de découvertes dans le Sud-Ouest
Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, le Sud-Ouest de la France est un lieu fondamental pour la compréhension de l’Homme de Néandertal, l’unique lignée humaine spécifiquement européenne. Cette conférence exceptionnelle, animée par M. Alain Turq, vous propose de plonger au cœur des avancées majeures de la préhistoire.

Au programme : les modes de vie néandertaliens révélés

  • Les premières sépultures et leur signification.
  • La caractérisation des outillages sophistiqués en pierre et en os.
  • L’étude des premières structures construites.
  • L’identification précise des territoires parcourus et des réseaux d’échanges.

Un expert reconnu au service de la préhistoire M. Alain Turq est un conférencier émériteConservateur en chef du patrimoine, Docteur en préhistoire et Habilité à Diriger des Recherches (HDR). Fort de près de 50 ans de travaux, il a consacré sa carrière à l’étude des Néandertaliens. Pionnier dans la caractérisation et l’origine des silex, il a révolutionné notre connaissance des déplacements humains et des circulations d’objets. Après avoir réexaminé les collections des sites majeurs du Périgord et du Quercy, il a dirigé des fouilles sur des lieux emblématiques tels que Roc de Marsal et La Ferrassie.

Gratuit – Réservation conseillée
Salle de Conférence, Les Granges du Lac, 82160 Caylus
05 63 24 06 26 – cpiequercygaronne@orange.fr

Innovante et émouvante, la cérémonie du 11 novembre au Monument aux Morts sur la commune de Montcuq.

En présence des autorités locales et départementales, des autorités civiles et militaires, des représentants de l’Education nationale et de nombreux enfants du groupe scolaire de la Haute Barguelonne et de l’Ecole Jean-Jacques Chapou, s’est déroulée la remise des « Drapeaux du civisme » par les représentants du Souvenir Français, M. Hervé Thiebaut, président du comité local et Robert Delsart, président départemental, aux directrices des deux établissements.

Cette démarche permet de sensibiliser au devoir de mémoire, de transmettre les valeurs républicaines, le sens du civisme, de la laïcité, de la citoyenneté, aux écoliers des classes de CM1 et CM2 et de remettre un symbole, pour eux et leur école. Une convention entre les maires des communes concernées et les établissements scolaires permet de péréniser la présence du Drapeau du civisme lors des différentes cérémonies commémoratives, notamment les 8 mai et 14 juillet. On notait également la présence des représentants de la Fondation des apprentis d’Auteuil et de la FNACA.

La cérémonie s’est terminée par la remise des certificats d’engagement du Souvenir Français et des diplômes d’honneur.

Palmes académiques, promotion 2025

A l’issue de la cérémonie, la traditionnelle photo des récipiendaires entourant Mme Claire Raulin, préfète du Lot.
Sur le haut de la photo prise sur l’escalier d’honneur qui mène aux différents salons de l’Hôtel de la préfecture, on aperçoit une partie des cinq toiles du peintre Henri-Martin installées en 1930 représentent les travaux de la vigne dans des paysages de coteaux lotois.

+ d’informations sur l’Ordre des Palmes académiques

Histoire de l’armée française en Indochine : une conférence à Luzech le samedi 15 novembre

Samedi 15 novembre, à 14h au Musée Armand Viré (Luzech), conférence de Jean Renault sur les combats de la RC4, en octobre 1950, et les camps de prisonniers vietminh

Les combats de la RC4 entre Cao Bang et Lang Son en 1950 marquent une page sanglante dans l’histoire de l’armée française en Indochine. 5 000 hommes seront perdus et les autorités d’Hanoï paniqueront à l’idée de voir déferler sur la ville les combattants vietminh. Comme souvent, les soldats français et coloniaux combattront à un contre dix dans des conditions épouvantables faisant preuve, comme à Dien Bien Phu plus tard, d’une abnégation extraordinaire. S’en suivront pour nombre d’entre eux, plusieurs années de captivité dans des camps de « rééducation » communistes où le taux de pertes atteindra les 70 %.  Jean RENAULT vous propose de parler de ces combats et de ces soldats trop souvent oubliés. Il s’appuiera en outre sur les témoignages de Robert, ancien du 3e BCCP, rare survivant de cet évènement et des camps, encore en vie.

Cahors. Le café du Midi dans la tourmente …ou les femmes dans la Résistance par Sarah Chabert.

Si la condition des femmes est au coeur des travaux de cette jeune doctorante,  la rédaction de deux mémoires consacrés à Jean-Jacques Chapou (dont elle est une parente proche) lui offrait une ligne presque tracée vers cette voie difficile, les hommes ayant, le plus souvent, les faveurs des historiens et de la vox populi. Fort heureusement, les centres d’intérêts se déplacent et la part d’ombre qui recouvrait les « sans voix » se déchire pour nous faire enfin reconnaitre, leurs dévouement, qui pour certaines se traduira dans une fin tragique.

Quant à l’ouvrage, les premières lignes sont édifiantes :

28 juin 1944, la Gestapo effectue une descente au Café du Midi, boulevard Gambetta à Cahors. La patronne Hélène Metges et Esther Lévy une employée seront arrêtées. Suivra peu après sur la commune d’Arcambal, la même opération dans une maison occupée par la famille Lévy. Trois d’entre eux seront arrêtés et deux ressortissants espagnols fusillés. La maison sera incendiée.
Mesures de déportation et d’autres assassinats viendront s’ajouter à ce sombre récit.

Nous découvrirons au fil des pages des parcours concentrés sur un petit territoire avec pour centre Cahors, ses alentours dont le village d’Arcambal, planques des réfractaires.
Le monde syndical, les services publics, les loges maçonniques, sont parmi les acteurs de ces itinéraires croisés d’hommes et de femmes dans le bouillonnement de l’Histoire de la Résistance.

Cette foultitude de personnages : héros, victimes, bourreaux, sans oublier la cohorte des oubliés et des inconnus ; tous nous interpellent.
> Quelle empreinte ont-ils laissé à Cahors et dans le département du Lot ?
> Quels récits demeurent ?

C’est à ces questions que Sarah Chabert tente d’apporter son éclairage dans cet ouvrage parfaitement documentée. Il est le résultat de très nombreuses recherches d’archives, y compris au-delà du département, d’entretiens, sans oublier la collecte de photos dont certaines inédites à ce jour et qui accompagnent les textes publiés.

L’OUVRAGE EST À PARAITRE COURANT NOVEMBRE.
+ D’INFORMATION SUR WWW.EDICAUSSE.FR

 

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